| QU’EST-CE QUE L’ATELIER COLLECTIF ? |

| LE PRINCIPE |
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L'ATELIER COLLECTIF était à l'origine une expérience ponctuelle qui peu à peu est devenue récurrente. Après 10 ans d'existence et de nombreux courts métrages réalisés, il est en passe de devenir un lieu mythique et reste une expérience unique au monde. L'AC désigne l’ensemble des personnes qui s'inscrivent dans les projets de réalisation de court métrage d’animation en équipe développé à Zorobabel. Le principe réside
dans le fait que tous les participants sont co-auteurs du projet.
L’Atelier Collectif conçoit tout le film de façon
collective depuis le scénario jusqu’au montage final.
Toutes les décisions sont prises en commun dans une logique
de démocratie participative. |
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| Concrètement, les participants organisent des réunions de travail au cours des différentes phases de réalisation. On se réunit autour d’une table, on prend des notes, on gribouille, on chipote, on s'enthousiasme, on doute, on sirote un café et le projet s’élabore. On s'efforce de rassembler le plus de monde pendant la phase de scénarisation. Ensuite, en cours de projet, on se réunit régulièrement pour décider de l'un ou l'autre point à discuter. |
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Le nombre de personnes varie beaucoup d’une réunion à l’autre, puisque chacun vient en fonction de sa disponibilité et qu’il arrive qu’on soit peu autour de la table, néanmoins de mini-réunions ponctuent régulièrement l’élaboration du film. Pour prendre une décision, on argumente, on discute, on vote et le projet avance pas à pas. Ces réunions servent aussi à informer le groupe sur l’avancement du film, à trouver des solutions techniques ou discuter d’une option à prendre sur le plan narratif ou esthétique. |
| Il ne faut pas de compétence spécifique. Ce point est primordial. L’Atelier Collectif est un lieu ouvert à tous, issus de toute provenance sociale ou culturelle. Le projet s’inscrit dans une dynamique d’éducation permanente, où l’on échange les savoir-faire, sans viser à prodiguer une formation professionnelle spécifique. Toutes les phases de la réalisation d'un film sont abordées : écriture de scénario, story board, scénographie, prise de vue, mise en scène, montage, sonorisation. |
| LES MOYENS TECHNIQUES |
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| Nous utilisons aussi un banc-titre et, si nécessaire, une structure multiplane. Pour le son, un micro et un enregistreur DAT. Enfin, deux stations de montage sont entièrement dédiées aux films de l'Atelier Collectif. Les films étant réalisés sur une période d’un an, par des groupes qui comptent en moyenne plus d’une quarantaine de personnes, le résultat de ces films est très abouti, comme en témoignent les multiples sélections en festival et les prix obtenus. |
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| On n'imagine pas réaliser un dessin animé, où il faudrait nous plier à un style déterminé et où nous devrions aligner des centaines de dessins à longueur d'année. Cependant nous nous permettont, pour certaines séquences, de faire quelques incursions dans les autres domaines du genre : dessin animé, pixillation, banc-titre multiplan, peinture animé, Flash, live, rotoscopie, papier découpé animé, compositing, etc. |
| LES PARTICIPANTS |
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| De nombreux stagiaires, pour lesquels une convention est établie avec des écoles, des associations, des centres de formation, des agences pour l’emploi ou des institution d’aide publique, viennent à l’atelier. Ils sont automatiquement associés au projet en cours de l’Atelier Collectif et ce, au même titre que les autres inscrits : à savoir qu’ils sont entièrement intégrés au processus créatif de l’atelier et, à ce titre, ils sont considérés comme co-auteurs. |
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La participation de chacun est fonction de ses envies propres et de sa disponibilité. Aucun rôle prédéterminé n’est attribué à l’un ou l’autre des participants, à chacun de déterminer la part qu’il veut prendre dans le projet et à quel niveau de réalisation. |
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| Concrètement, quand un participant arrive, le coordinateur fait un topo sur l’avancement du projet et sur ce qu’il y a moyen de faire à ce moment-là et le participant fait son choix. Cela implique une certaine capacité d’écoute de la part de l’animateur ; sa constante préoccupation consiste à faire en sorte que chacun trouve sa place dans le projet, ce qui n’est pas une mince affaire. Il y a donc des contributions extrêmement variées dans le film. Dans un groupe, et c’est particulièrement vrai au cours des discussions, il y a toujours des prises de pouvoir et donc, des personnalités qui émergent plus que d’autres. Il faut donc constamment veiller à ce que tout le monde participe. |
| LA COORDINATION |
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| Le cinéma d’animation, en particulier, est avide de petites mains qui viendront mettre en couleur, monter des décors ou « cleaner » des dessins. Ce n’est pas nécessairement de l’exploitation : certains y trouvent l’occasion d’effectuer un stage, d’acquérir de l’expérience ou d’investir un milieu. Faut-il encore qu’ils y trouvent leur compte, surtout s’ils sont relégués à servir le café ou à jouer les chauffeurs. Le cinéma continue à faire rêver, semble-t-il. |
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| Ce ne sont pas non plus des professionnels qui offrent leurs services à l'équipe de réalisation. Tout simplement parce qu’il n’y a pas de pré-requis ou de compétences spécifiques exigées pour participer au film. |
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| C'est peut-être une évidence de préciser ce qui suit, sachant que l'on évolue dans un contexte d'Éducation Permanente, mais cela ne l'est pas pour tout le monde : Il faut bien comprendre que l'Atelier Collectif n'obéit pas aux logiques marchandes de l'industrie audiovisuelle parce qu'il n'a aucune visée commerciale. |
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| Par ailleurs, ce type de projet, comme les longs métrage par exemple, imposerait une masse de travail et un temps de réalisation hors proportion par rapport à la façon de fonctionner de l'Atelier Collectif. Et enfin, sachant que la technique privilégiée au sein de l'Atelier Collectif est l'animation en volume, nous estimons qu'il est financièrement impossible d'envisager la production d'un long métrage en volume en Belgique (sinon comme producteur minoritaire). |
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| Pour le premier projet, lancé en 1997, les animateurs ont proposé d’adapter le conte «Barbe bleue». Tout le travail d’adaptation et de réflexion autour du conte, relève d’une démarche collective. « Le petit théâtre mécanique » et « Le complot de famille » sont des scénarios originaux élaborés en groupe. |
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| Pour « Transit », le cinquième projet, le coordinateur a proposé de faire un documentaire en laissant libre le choix de plutôt réaliser une fiction si le groupe le souhaitait. Une fois l’idée du documentaire acquise, le choix du sujet fut débattu autour de la table. Enfin, pour le sixième projet, il a été décidé de revenir au processus de l’adaptation d’un texte existant. Pendant plusieurs mois, nous avons cherché avec le groupe de l’Atelier Collectif une nouvelle adaptable et tombée dans le domaine public. |
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| Cependant, en Atelier Collectif, le rôle de l’animateur est sensiblement différent de celui qu’il exerce habituellement en atelier d’initiation, avec des enfants par exemple. Dans ces cas-là, il est plus en réserve, s’efforçant de faire émerger une parole chez les enfants et d’assurer le cadre pédagogique et technique. Au sein de l’Atelier Collectif, son rôle est celui du coordinateur, responsable d’assurer la cohérence esthétique et narrative du projet. |
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| Il est donc assimilé à un co-réalisateur, au même titre que les autres membres de l’Atelier Collectif.Dans cet ordre d’idée, il participe d’un mouvement récent dans l’éducation permanente, qui voit s’estomper la distinction entre les acteurs du lieu (gestionnaires-animateurs) et les «usagers» du lieu (le public de l'association) . Il revendique donc le droit d’être aussi l’utilisateur de ce lieu. Et peut-être que cet aspect des choses a semé quelque peu la confusion dans les esprits quand à l'identification de l'auteur du film : les films sont effectivement et sans ambiguités réalisés en collectif par l'Atelier Collectif et non par les seuls animateurs de Zorobabel. Les génériques sont d'ailleurs sans équivoque à ce sujet, il est bien indiqué systématiquement : "Réalisation : Atelier Collectif" |
| LA DIFFUSION |
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| Aucune catégorie "film amateur collectif" n’est bien entendu prévue puisque ce type d’expérience est à notre connaissance unique en animation. Les films se retrouvent donc en compétition avec les films d’auteur. Ce qui a pour conséquence de mettre quelque peu à mal la distinction entre amateur et professionnel, ce qui n’est pas un but en soi mais qui permet de décloisonner parfois les choses établies.Ce travail de diffusion est un point capital. Il contribue à assurer une reconnaissance pour le groupe de réalisation, à motiver les membres du groupe et à garantir le fait que l’effort fourni n’est pas vain. Certes, Zorobabel, en tant que producteur, en retire une certaine renommée comme pour tout court métrage produit en son sein mais chaque co-réalisateur des films de l’Atelier Collectif peut légitimement revendiquer sa participation au projet. Et cela, même si la diffusion d’un court métrage reste modeste et confinée aux cercles des spectateurs de festivals et aux émissions tardives à la télévision. |
| LE FINANCEMENT |
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| De plus, il n’y a pas de critère objectif pour établir une répartition juste en fonction des contributions de chacun.Il a donc été décidé d’affecter cet argent, uniquement et exclusivement, à la production des films de l’Atelier Collectif, sachant que les sources de financement, à la base, ne sont pas pléthores : le financement provient essentiellement des différents services d’éducation permanente et de jeunesse (au niveau régional, communautaire, fédéral et européen). |
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Si les films collectifs ou amateurs n'entrent pas dans les critères de cette politique d'aide au cinéma, c'est parce que les instances publiques préfèrent aider les courts métrages d'un jeune cinéaste prometteur, qui, un jour, réalisera un long métrage, qui, un jour, brillera dans les festivals internationaux. Cette politique culturelle est donc une politique étrangère, un peu comme dans le sport. Il est donc logique que notre démarche ne cadre pas totalement avec leur système d'aide au cinéma. En ce qui concerne les droits d’auteur, les sociétés de gestion de droit d’auteur n’ont pas prévu une telle façon de fonctionner, sinon par un calcul insensé et, à coup sûr, arbitraire, de la contribution de chacun. Il est impossible de déterminer clairement qui a fait quoi, qui a eu telle ou telle idée, et dans quelle proportion. En cinéma traditionnel, la distinction auteur ou pas ne reflète pas la complexité de la genèse d’une création. Le scénariste, le réalisateur et le musicien sont considérés comme les auteurs. |
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| Une convention particulière a donc été établie pour que ces droits d’auteur servent à financer les films de l’Atelier Collectif. De cette façon, l’Atelier Collectif s’auto-finance en partie. |
| FILMOGRAPHIE |
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7. "Le diagramme du migrant" de
l'Atelier Collectif (HD Flash, colour, 2'00'', 2007) |
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8. "Déjà vu", de l’Atelier Collectif (35 mm, couleur, 19 ' 57'', 2008) Tout commence comme le plus typique des polars : un ex-flic détective, des gangsters, une femme fatale, un flic pas clair. Une rhétorique et une mécanique narratives huilées comme un pistolet automatique. Sauf que le héros meurt après quelques minutes de film et que soudain la machine s'emballe et répond à une toute autre logique... En partenariat avec Mordalia. |
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9. "Kill the surfers" de l’Atelier Collectif (HD, couleur, 3 ' 23'', 2009) |
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10. "L'affaire Ghinzu" de l’Atelier Collectif (HD, couleur, 16' 20'', 2010) |
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11. "Kimiko" de l’Atelier Collectif (HD, couleur, 3' 23'', 2011) |
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12."Kin" de l’Atelier Collectif (35 mm, couleur, 11' 00'', 2011) |
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"Atelier Collectif 2000-2003" |
"Atelier Collectif 2004-2008" DVD Pal, Multizone couleur, stereo, 60'00 isbn 978-2-930356-54-9 , 12,00 € inclus : "Transit", "Otomi", "Le diagramme du migrant" & "Déjà vu" |
"Atelier Collectif 2009-2011" DVD Pal, Multizone couleur, stereo, 52'00 isbn 978-2-930356-82-2 12,00 € inclus : "Kill the surfers", "L'affaire ghinzu", "Kimiko", "Kin", "Pigmaleón" & "Des cailloux plein les poches" |