Cahier Didactique

Francisco Goya ou la lucidité

et

La touche, la main du peintre



La touche, la main du peintre

Un documentaire pour les passionnés d'histoire de l'art qui illustre la lutte éternelle entre les partisans de la touche lisse, invisible, et ceux de la touche apparente.



FICHE TECHNIQUE
La Touche - La main du peintre
FRANCE - 2003 - 26 min
Réalisation : Marie-José et Alain Jaubert
Scénario : Marie-José et Alain Jaubert
Image : Marie Chevais, Françoise Paillieux
Montage : Marie-Catherine Miqueau
Voix : Nicole Kaufmann
Producteur : Paul Saadoun
Production : Palettes Production Lignes, Formes, Couleurs / France 3 / Musée du Louvre / CNRS Image



Voici une série qui ne laissera pas indifférents les amateurs de peinture. Ses auteurs, Alain et Marie-José Jaubert, signataires des fameuses Palettes et de la série pour enfants Le Musée amusant, proposent en effet de parcourir plusieurs siècles d'art pictural par le biais de l'évolution des techniques. Ce document est tiré de la série Lignes, Formes, Couleurs qui permet de redécouvrir de grandes œuvres en décrivant l'art pictural sous un angle artisanal, technique et scientifique. La série met à profit toutes les possibilités offertes par les nouvelles technologies.

De nombreux exemples d'oeuvres, des reconstitutions de gestes et pratiques picturales anciennes, un commentaire en voix off sobre et documenté forment l'essentiel de chacun des six épisodes de cette série. L'ensemble constitue une petite encyclopédie des techniques picturales qui, montrée et étudiée en profondeur, renouvelle de manière plus sensible l'approche de l'histoire de l'art.

LE FILM

Lorsqu'on s'approche de près d'un tableau, on finit par distinguer chaque coup de pinceau. La touche est à la fois le témoignage du travail patient de l'artiste et une sorte de signature secrète. Par sa présence sur la surface du tableau ou par son absence au bénéfice d'une surface lisse et homogène, la touche, "molécule élémentaire de la peinture", s'impose comme la marque de la présence du peintre et de son engagement artistique. A travers les grands noms de l'histoire de l'art, c'est le récit d'une petite guerre qui nous est racontée ici, une guerre de styles qui oppose Rembrandt à Botticelli, Ingres à Delacroix... Les comparaisons faites entre les toiles consacrée à un même sujet permettent de comprendre instantanément ce que signifie "le geste du peintre".

Un regard précis, un usage pédagogique du cadrage et du zoom, une prise en compte des techniques picturales et de leurs évolutions à travers l'histoire nous renseignent sur la fabrication du tableau, sur le regard et l'action du peintre, et nous permettent ainsi d'accéder à une compréhension intime de l'œuvre.

Une façon originale d'aborder la peinture qui vous fera peut-être regarder les toiles différemment.

Quelques mots du film....

LES RÉALISATEURS

Alain Jaubert

Réalisateur et scénariste.

Pour la série Océaniques (France 3), il a signé de nombreux portraits d'écrivains : Jorge Luis Borges, Umberto Eco, Octavio Paz, Ginsberg, Vargas Llosa. Initiateur de la série Palettes, on lui doit une cinquantaine de films entre 1989 et 2003 portant sur les peintres Vermeer, Delacroix, Titien, Goya et Bacon. Pour Arte, il a aussi réalisé Citizen Barnes (1993), Gustave Caillebotte ou les aventures d'un regard (1994) et Traces de l'époque bleue : Yves Klein (1997).

Marie-José Jaubert

Documentaliste, écrivain et réalisatrice de télévision. Documentaliste pour la série Palettes, elle a aussi réalisé deux émissions sur Henriette Nizan (1990), la série pour enfants Le Musée amusant (1998-1999), Les Globes du Roi-Soleil (1999), et Lignes, Formes, Couleurs (2002-2003), une encyclopédie historique des techniques de la peinture en six épisodes, dont celui-ci.

 

Francisco Goya ou la lucidité

"Le grand mérite de Goya consiste à créer le monstrueux vraisemblable."

Baudelaire

FICHE TECHNIQUE
Francisco Goya ou la lucidité
FRANCE - 2001 - 26 min
Réalisation : Jean-Paul Fargier
Scénario : Jean-Paul Fargier
Image : Jean-Michel Gautreau
Montage : Sandra Paugam
Musique : Pedro Soler
Production : Lapsus, la Cinquième, Le Musée du Louvre, La Réunion des Musées Nationaux.
 

LE FILM

Ponctué par de belles images d'une Espagne ensoleillée, le film suit les traces du peintre Goya, de Saragosse à Madrid, de Madrid à Bordeaux. Jean-Paul Fargier cherche à capter qui était véritablement non pas l'homme, mais le peintre. Le réalisateur s'interroge sur cette dualité qui semble caractériser Goya. Qui est Goya ? Un peintre de cour, relativement classique et conventionnel, ou bien un peintre moderne donnant une image réaliste et crue de la réalité ? Est-il simplement le peintre officiel du roi, ou celui qui, dans Les caprices, affirme ses opinions libérales et veut ainsi lutter contre l'obscurantisme et les superstitions ?

La lumière et les couleurs particulières des toiles, qui sont aussi celles de l'Espagne avec sa corrida, ses paysans et ses femmes, éclairent le film et le propos. Le commentaire intelligent et lyrique, ainsi que la mise en scène, laissent la part belle aux tableaux, de même que les silences en donnent toute leur intensité. Ce récit d'une métamorphose, due peut-être à l'accident dont fut victime Goya et qui entraîna sa perte de l'ouïe, nous propose l'itinéraire d'un peintre résolument moderne, et même ses portraits de cour sans complaisance nous montrent tout le caractère d'une peinture riche et forte.

La dualité n'est donc qu'apparence : il n'y a qu'un seul Goya, un peintre de génie, qui a su donner vie à ses toiles, et proposer toute la profondeur de sa vision.

Critique

par Jacqueline Aubenas in Catalogue du Centre du Film sur l'Art

Un film de Jean-Paul Fargier plus proche du didactisme que de l'expérimental. Si la structure et la facture sont très classiques avec un suivi biographique précis et un parcours/catalogue souvent en plan fixe de ses tableaux majeurs, ce balayage très "histoire de l'art" est ranimé par une interrogation majeure : pourquoi et quand Goya, peintre de la chambre du roi, portraitiste de la cour et de la noblesse, faiseur de cartons de tapisserie pleins de couleur et de fraîcheur, de bonheur et de vie privilégiée est-il devenu ce témoin féroce des "désastres de la guerre", des injustices de la société, des horreurs de l'Inquisition, bref cet artiste sombre et violent, témoin implacable des atrocités de son temps et initiateur de la peinture moderne ? Le cinéaste suggère deux pistes. Celle qu'on peut lire dans l'évolution de ses auto-portraits qui passent de la joliesse lisse à la facture tourmentée et sauvage, et celle plus existentielle d'un accident qui, à l'âge de 47 ans, a failli lui ôter la vie et ne l'a privé "que" de l'ouïe. Ce peintre qui n'était plus que regard, a vu la cruauté et la bêtise, l'arrogance et la souffrance et a décidé d'en témoigner jusqu'à ce que mort s'en suive, à un âge avancé à Bordeaux, exilé des fastes de la cour d'Espagne et de leur redoutable ressentiment.

Une voix off raconte comme un livre lu. Les images des tableaux, des dessins ou des gravures illustrent ce commentaire, et des inserts des visages et des paysages de l'Espagne contemporaine viennent couper et actualiser les ou la vision de Goya.

Quelques mots du film....

L'ARTISTE

Francisco Goya y Lucientes

Peintre et graveur espagnol (Fuendetodos, 1746 - Bordeaux, 1828).   

De Saragosse à Madrid

Né le 30 mars 1746 à Fuendetodos, village proche de Saragosse, où son père est maître doreur, Francisco de Goya y Lucientes entre probablement vers douze ans dans l'atelier du peintre Juan Ramírez, et fréquente ensuite celui de José Luzán.

À dix-sept ans, Goya part pour Madrid, où il concourt pour une bourse de l'académie San Fernando : premier échec, suivi d'un autre, trois ans plus tard. Goya fait alors le traditionnel voyage à Rome. En 1771, de retour à Saragosse, il reçoit une commande d'importance : la décoration d'un plafond de la basilique Nuestra Señora del Pilar. L'année suivante, il exécute des peintures pour la chartreuse d'Aula Dei. Sept vastes compositions habillent les murs de l'église. Les figures monumentales modelées par larges plans lumineux se dressent dans un espace projeté vers le spectateur. Toutes les scènes, tirées de l'Évangile selon saint Luc, s'animent avec une simplicité de moyens qui annonce déjà les œuvres de la maturité.

En 1774, Goya retourne à Madrid, où le frère de sa femme Josefa, Francisco Bayeu, est un peintre en vue. L'Espagne voit alors s'affronter deux esthétiques, celle de Mengs, chantre du néoclassicisme, et celle de Tiepolo. Tant le génie inventif de Tiepolo, qui déstructure et recrée l'espace par le mouvement de la lumière, que le rationalisme et l'intellectualisme de Mengs influenceront Goya. Raphaël Mengs et Francisco Bayeu lui obtiennent des commandes pour la Manufacture royale de Santa Bárbara. C'est ainsi que, en dix-huit ans, Goya produira trois séries de cartons de tapisserie, dont il domine peu à peu les impératifs techniques, en même temps qu'il se dégage des influences italiennes. Les scènes populaires, la chasse, la pêche sont les sujets de ces huiles, appréciées par le roi. Cette activité au profit de la Manufacture est mal rémunérée, et Goya poursuit parallèlement une carrière de portraitiste, dont le succès étonne parfois. À une première série marquée par la contrainte et la raideur des poses et de la composition, mais déjà empreinte d'une inquiétante pénétration psychologique, fait suite une seconde, caractérisée par une vie et une maîtrise technique novatrice uniques. Il est nommé peintre de la Chambre du roi en 1789. Entre-temps, toujours grâce à son beau-frère, il a été élu membre titulaire de l'académie San Fernando.

Les épreuves et l'exil

Le travail intense et régulier de Goya est interrompu en 1792 par une longue et grave maladie. Devenu sourd, il se lance dans une série de "tableaux de cabinet", qui lui permettent de satisfaire sa fantaisie et son imagination plus que les "travaux sur commande, où le caprice et l'invention ne peuvent être développés". En 1795, Goya est nommé directeur de l'Académie de peinture. Deux ans plus tard, son infirmité l'empêche d'exercer sa fonction. Toutefois, il conservera le titre de directeur honoraire. C'est aussi en 1795 qu'il fait le premier portrait de la duchesse d'Albe. Même s'il est vraisemblable que Goya tomba amoureux de son modèle, rien n'atteste l'intimité que récits romanesques et interprétations tendancieuses de certains dessins leur ont prêtée, ni que la duchesse posa pour La maja desnuda et La maja vestida.

Alors que le peintre jouit de l'estime des ducs d'Osuna, qui lui commandent une série de petits tableaux, Goya entreprend en 1798 la décoration de l'église La Ermita de San Antonio de la Florida, à Madrid. C'est une esthétique déjà romantique qui préside à la composition, où s'allient le beau et le monstrueux, en une œuvre de synthèse et de transition, l'un des sommets du génie novateur de Goya, qui, enfermé dans sa surdité, laisse désormais libre cours à ce qui lui paraît être l'essentiel : la vérité et la nature - celles de l'homme.

En 1799 paraît le recueil des 80 planches des Caprices, préfiguré dès 1796 par deux "albums de Sanlúcar", réunissant des lavis à l'encre de Chine. Les deux derniers tiers des Caprices sont accompagnés de légendes écrites de la main du peintre, pour qui cette série constitue un recueil de pensées illustrées : attentif à la réalité qui l'entoure, ouvert aux univers oniriques, il donne à ces proverbes et dictons populaires une dimension universelle, et exprime à travers eux sa révolte contre la superstition et l'inutile méchanceté de son temps. La folie, le fanatisme, la sorcellerie, qui affleurent déjà dans la fresque de la chapelle de San Antonio de la Florida en 1798, deviennent dans ses eaux-fortes l'objet d'une dénonciation violente. Son Saint François Borgia assistant un moribond s'inscrit dans cette recherche d'une liberté totale du rendu de la réalité intérieure ou spirituelle, qui trouve ses racines dans les traditions médiévales. Mais l'Inquisition veille, et Goya n'y échappe que parce qu'il a cédé au roi, en 1803, les 80 cuivres et la plus grande partie des 267 exemplaires invendus.

Les années 1800-1808 sont marquées par la guerre et l'occupation française. Le Goya libéral, qui voit d'un œil favorable l'introduction de réformes politiques, même par des moyens extérieurs, est choqué par les violences et les exactions de l'armée française. Pourtant il reste dans le camp des "afrancesados" et demeure à Madrid, dans l'orbe de Joseph Ier, placé sur le trône d'Espagne par Napoléon. Il poursuit son activité de portraitiste et réalise, de 1805 à 1810, plusieurs natures mortes, dont une inquiétante Tête de mouton. C'est à cette époque qu'il entreprend les 82 planches des Désastres de la guerre. En 1813, le traité de Valençay met fin à la guerre. L'année suivante, Goya peint El dos de mayo, ou l'Attaque contre les mamelouks à la Puerta del Sol, et El tres de mayo, ou les Fusillades de la Moncloa, tout en reprenant sa place à l'Académie et auprès du roi. L'attitude ambiguë de Goya incarne cette Espagne meurtrie et divisée qui accueille Ferdinand VII en "sauveur". Celui-ci rétablit le tribunal de l'Inquisition, qui - avant de disparaître définitivement en 1820 - procédera à une brutale et arbitraire épuration dans le milieu de l'opposition libérale.

En 1819, Goya achète, non loin de Madrid, une maison de campagne qui deviendra la "maison du Sourd", refuge et espace de liberté créatrice où son invention thématique et technique s'exprimera, et où il réalisera, probablement en 1821-1822, ses peintures "noires". Mais la politique répressive de Ferdinand VII attise les luttes fratricides et éloigne davantage Goya de la vie publique, tandis que son fils unique, qui a exigé l'exécution du testament après la mort de Josefa, récupère la maison de Carabanchel que le peintre vient d'acheter et de décorer en y mettant le plus intime de lui-même. En 1824, il rejoint tous ses amis exilés en France, sous le prétexte officiel de prendre les eaux à Plombières. Ayant obtenu un congé du roi et le maintien de sa pension, Goya vivra ses dernières années en compagnie de Leocadia Weiss, une cousine de sa femme, à Bordeaux.

L'esquisse au crayon représentant un vieillard chenu courbé sur des cannes, avec la légende "Aún aprendo" ("J'apprends encore"), est emblématique du Goya exilé : à soixante-treize ans, il découvre le tout nouveau procédé de la lithographie, entreprend sa série sur la tauromachie, dont la première édition ne sera publiée qu'en 1855, et réalise une série de petits tableaux et de miniatures sur ivoire. À quatre-vingt-un ans, il fait preuve avec la Laitière de Bordeaux d'un esprit de recherche qui l'habitera jusqu'à sa mort, en avril 1828.

Un art qui échappe aux normes

Malgré un apprentissage en atelier, Goya est en réalité un autodidacte, et les moyens traditionnels de la peinture restent impuissants à traduire ce qu'il a à exprimer. La jeunesse et les premières années madrilènes de ce peintre qui ne se reconnaît que trois maîtres, Vélasquez, Rembrandt et la nature, ressemblent plus à une longue maturation intérieure stimulée par les modèles qui s'offrent à lui qu'à un véritable apprentissage. Cette impression est confortée par un procès-verbal de l'académie San Fernando, en 1792 : "M. Goya est contre toute soumission servile et scolaire, contre les procédés mécaniques."

L'originalité et la puissance de Goya, qui s'affirment dès 1771 dans le Rêve de saint Joseph et la Visitation, s'expriment à travers tous les champs de la peinture : dans le domaine de la composition, où la présence monumentale des personnages s'impose avec force, préfigurant, avec ses Majas au balcon, les audaces d'un Manet; dans le domaine du dessin, où le trait s'efface pour faire place aux formes animées par la couleur et les masses d'ombre; dans celui enfin des thèmes, avec l'irruption audacieuse de l'au-delà ou la transmutation de sujets aussi classiques que le portrait officiel ou le nu féminin.

Goya atteint une intensité dramatique unique en réduisant sa gamme de couleurs, en faisant un usage intense du noir et en combinant l'emploi du pinceau et de la spatule à celui du roseau.  

Goya poursuivra son travail sur les textures jusqu'en 1827. Par des formes simplifiées, sculptées par la lumière et par l'alchimie des pâtes et des couleurs, il atteint ce qu'il considère comme les fins de la peinture : la vérité et la nature profondes de l'homme.

Données encyclopédiques, Hachette  

LE REALISATEUR

Jean-Paul Fargier

Vidéaste, écrivain, critique et professeur, Jean-Paul Fargier a publié plusieurs romans et essais. Il va surtout faire se rencontrer la télévision et le cinéma d'auteur, transformant les films de commande en œuvres de recherche. Il a signé de nombreux documentaires sur des sujets littéraires, artistiques, philosophiques et scientifiques, en cassant les stéréotypes de l'information attendue au profit d'interrogations plus personnelles et d'angles d'approche où les données théoriques sont fictionnalisées et dramatisées par tout ce que la vidéo apporte à l'image : le jeu de la fragmentation, de la superposition, bref de l'ironie inattendue des rencontres et d'une érudition aussi sérieuse que désinvolte.

POUR EN SAVOIR PLUS...

A voir absolument

Goya in Bordeos

Réalisé par Carlos Saura

Goya : Francisco Rabal

Leocadia : Eulalia Ramon

Rosario : Dafne Fernandez

Goya in Bordeos s'attarde sur les derniers jours du peintre, qui, âgé de 82 ans, vit dans le Bordeaux de 1828 avec sa dernière femme Leocadia et surtout sa fille de 12 ans, Rosario. Saura utilise celle-ci comme fil conducteur de l'histoire, Goya l'abreuvant, à travers une série de flashbacks, d'histoires sur sa vie, ses amours, les intrigues politiques de la cour espagnole et bien évidemment sur l'art qui rassemble ses trois thèmes.

 

A lire

E. LAMBERT, Goya. L'oeuvre gravé, Paris, 1948.

E. LAFUENTE FERRARI, Goya. Gravures et lithographies. Oeuvre complète, Paris, Arts et Métiers Graphiques, 1961.

A. DIETERICH, Goya. Dessins, Paris, Chêne, 1975.

E. BENEZIT, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Paris, Librairie Gründ, 1976, tome V, p. 140-145.

T. HARRIS, Goya. Engravings and Lithographs, San Francisco, Alan Wofsy Fine Arts, 1983.

Cahier didactique réalisé par Sarah Pialeprat

 

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