|
AWA-story
: la biographie officielle
d'AWAKEN.
Où on découvre aussi un peu
SOUSBOCK et METROPOLIS. Mais pas trop. Quoique...

METROPOLIS POUR
ETRE AU NET
Les historiens ont beau décrocher des
subsides gargantuesques, ils ne sont toujours pas parvenus à déterminer
avec précision les origines d'AWAKEN, ce fameux
non-groupe à l'existence cahotique, sinon chaotique. On peut néanmoins
remonter au milieu des golden eighties (les fameuses années octante ou
huitante, voire même 80) pour mieux comprendre
l'incompréhensible.
1986
: Nous sommes en
pleine
époque
de dictature SIMPLE MINDS, U2,
DURAN DURAN et CURE.
Salles de
concerts, couvertures des magazines, gribouillages des cahiers,
graffitis dans les toilettes, écorchage des bancs de classe, il n'y en
a que pour eux. Et ce malgré la concurrence très rude d'un groupe
sévissant dans les bals plus ou moins costumés (hum...): METROPOLIS
!!! Avec leurs têtes de minets anémiques sous
couches
de
gomina bétonnée et des refrains accrocheurs à faire pâlir les
FLOWERPOT MEN eux-mêmes, ils envahissent les lycées, des
classes aux toilettes, des élèves aux profs inclus (surtout les profs,
d'ailleurs, on se demande bien comment certains ont passé leurs examens
cette année-là. L'enquête continue), pour le plus grand malheur de
l'Humanité entière. MAIS... Seul un énergumène endormi résiste encore à
l'ennemi: Snowcat ! Avec ses airs de Gaston Lagaffe sous Valium, il
devient vite le pire ennemi des gars de METROPOLIS,
certains diront par jalousie, même s'il s'en défend encore aujourd'hui,
d'autres évoqueront la lucidité. L'omniprésence de la bande aux frères
Mattys lui tape tellement sur les nerfs (oui, il en a, des nerfs, même
si ça ne se voit pas toujours...) qu'il décide que, quand il sera
grand, il fera aussi un super-groupe qui marchera très fort partout, de
la classe aux toilettes et des élèves aux profs. Il ouvre la pochette
d'un 33t de YES, tombe sur la chanson "Awaken",
trouve que ça sonne bien, et l'histoire, que dis- je: l'Histoire peut
commencer. "Mon groupe s'appellera Awaken",
aurait-il déclaré sous les éclats de rire de la bande à Ced Mattys,
Sven Mattys et Fabrice Rans! Grmbl…
|
|
|
| AWAKEN
(Snowcat), vers 1987 |
METROPOLIS,
vers 1986 (Ced & Fabrice) |
METROPOLIS(Sven)
|
Ecouter un
extrait de "A Trip To
Nowhere" de METROPOLIS, qui innondait les
FM en
1986.
Pour écouter "A Trip
To
Nowhere"
en entier, il faut être membre de la liste de diffusion Awaken-frrrr :
LORD OF ACID
Il faudra toutefois attendre 1988, le
début de la fabuleuse époque acid-new-beat et des chapeaux ridicules
des groupes de rock FM, pour que le Gaston Lagaffe de la musique se
décide à lancer officiellement AWAKEN
(rires). Les premières compos sur partition, un plan machiavélique
germe dans sa tête: pourquoi ne pas carrément engager les musicos de METROPOLIS
? En effet, ils ont quasiment splité, suite à
d'insoutenables
tensions internes (Rans n'aurait pas supporté que Mattys copie sur lui
à l'interro de gym, ce qu'on peut aisément comprendre...), au grand dam
des lycéennes, toutes au bord du suicide ou pire: de rater leurs
interros de morale laïque ! Snowcat harcèle tant bien que mal l'ancien
batteur (Ced Mattys, dit "Slap Snap") devenu bassiste, et le pianiste (Renaud Lhoest)
resté pianiste, tous deux sévissant alors dans le RENAUD
LHOEST TRIO, fabuleux quatuor à cinq musiciens, dont six
autodidactes.
A grands coups de whisky de mauvaise
qualité, Snowcat arrive à piquer les secrets de composition de Ced
Mattys lors de soirées bien arrosées dans ce qui deviendra l'Awa-land
(en fait un pauvre piano désaccordé plus habitué à recevoir de la bière
tiède que des mains virtuoses, et un enregistreur à cassettes -sans
auto-reverse) et se lance dans l'écriture de ce qui deviendra le
classique "Four Dreams Suite".
|
| Snowcat juin 1988 |
Snowcat : "Ced Mattys, alias
Slap-Snap, venait à Awa-land le plus souvent sans prévenir, et après
qu'on ait éclusé une larme ou deux de whisky -une larme prenant souvent
la forme d'une bouteille à l'époque, en effet on pouvait encore
déboucher une boutanche sans avoir une kyrielle d'associations de
pleurnichards sensibles du neurone actif collées aux baskets-, il
jouait une de ses chansons au piano, que j'écoutais religieusement.
Puis, quand la bouteille était vide, il se barrait et le lendemain,
j'allais chez lui (au Metropo-Land) jouer ma nouvelle compo du jour,
non sans avoir vidé sa réserve de bières trappistes pour me donner du
courage. De temps en temps, il jugeait mes morceaux en disant "Ca me
dit quelque chose", ou "Tiens ce ne serait pas ce que je t'ai joué hier
?", mais bien vite, l'effet du houblon aidant, il oubliait le
plagiat."
|
|
| Ced "Slap-Snap", la réinKARNation
de JAPAN ? |
Snowcat, mal aux cheveux
d'essayer de ressembler à David Bowie.
|
N'ayant pas peur du scandale, Snowcat
pousse même la supercherie jusqu'à se créditer à lui tout seul un
passage de sa "Four Dreams Suite", "Polygonal Mirror", alors qu'une
bande sortie d'un tiroir prouve que Mattys en est le co-compositeur.
Malgré cette haute trahison, le bassiste (souvent appelé le Mick Karn
belge par ses amis, sauf par David Sylvian, qui n'est d'ailleurs pas
son ami, ni Belge pour autant qu'on sache) ne lui en tiendra pas
rigueur (enfin, du moins en apparence) et jouera même sur quelques
morceaux d'AWAKEN dans le futur. Mais n'anticipons
pas !
Ecouter un
extrait de la session de
compo de "Polygonal Mirror"
par Mattys et Snowcat, en février 1988.

Ses tentatives suivantes de
metropoliser AWAKEN se soldent par de retentissants
échecs, si bien qu'il faudra attendre l'aide d'un vrai musicien
professionnel,
Vincent Trouble du groupe BIG TROBLE
(sans U), pour entendre le premier enregistrement studio d'AWAKEN:
"Memories Of A Teenage Cat", sorti sous le manteau (oui bon : la veste
en jeans mitée, on sait...) en obscure démo début mars 1989. Il est à
noter que les claviers sont majoritairement joués par Trouble, Snowcat
se contentant du chant et de synthés additionnels. Déjà le minimum
syndical... Pour l'anectdote, il était d'abord prévu d'enregistrer
"Electric Time", mais pour des questions d'économie de temps, il fût
décidé de se contenter d'une chanson plus linéaire et plus simple à
programmer la boîte-à-rythme ! Paresse, paresse...
De ces jours bizarres (88-89) naîtront,
en plus des chansons qui deviendront la longue fresque "Four Dreams
Suite" et l'extraordinaire "Electric time", d'autres machins
qu'on ne va pas te citer (mais quand même tu serais con de passer à
côté de "Still Today / I'm 9"), t'as qu'à acheter les albums comme tout
le monde, bordel de merde mal chiée !
NB- Un site spécialement consacré aux
'vintage songs' d'AWAKEN a
vu le jour...

LES ED WOOD DE
LA Z-MUZAK
La période 89-95 verra l'apparition des
acteurs de la Glace Acide, une par une et un par un mais sans parrain.
AWAKEN sort de mois en mois d'improbables cassettes démo
(contenant en réalité plus de souffle que de musique) qui provoquent la
citation "Awaken moi je dis c'est les Ed Wood de la musique,
moi je dis" de la part d'un douteux journaliste-musicien
nommé John -N-
Sellekaers,
de l'éphémère canard NOYADE MECANIQUE, sans qui Mofo, Libération, Le
Parisien et Rif-Raf ne seraient pas les dangereux concurrents de
Scotex, Vania et Kleenex aujourd'hui ! C'est encore ce sinistre
individu qui trouva la qualification de "Z-Muzak" récemment, pour
qualifier le groupe préféré de ces demoiselles en fleurs (et en pleurs
parfois). L'ennemi à abattre, ce John –N- !!! Enfin pas trop vite quand
même car c'est devenu le Mister Mastering attitré du groupe depuis
lors... Décidément, les collaborations avec l'Ennemi sont monnaie
courante chez les Awa's ! On peut dire que les mots 'intégrité' et
'amitié' ont été depuis longtemps rayés de leur vocabulaire, ça tombe
bien, c'est déjà ça en moins à apprendre !
|
| John "JNS" Sellekaers
|

JEUDI MAGIQUE ET
GLACE ACIDE
On continue ? Tu suis au moins ?!! OK :
début 96 (80-16 en France), après les errances des cassettes
(d'introuvables collectors
actuellement),
AWAKEN sort enfin un vrai album, sous la forme du CD (un CD
est un vinyle qui marche au sabre laser. On est futuristes chez AWAKEN...)
intitulé "Tales
Of Acid Ice Cream".

La formation est instable, mais tout le
gratin awakenien est là : un vocaliste soul (Ptit Bout), un fameux et
fumeux ex-METROPOLIS (Ced Mattys décidément peu
rancunier), ainsi qu'une kyrielle d'autres sympathiques musiciens :
Yves Larivierre, Gina Mainardi et Aurélia Thirion. Le tandem Philippe
Tasquin & Vincent
Trouble vient même illuminer huit des vingt et unes chansons,
mixées de main de maître par Magic
Fred Scalliet, qui ne s'en est probablement jamais remis.
Mais tel un orage orageux par temps de pluie pluvieuse, c'est la
désintégration massive qui suit, à faire passer YES,
GONG et KING CRIMSON
pour des
formations stables et indestructibles : le bateau coule plus vite qu'un
Titanic-ta-mère-du-Nord, les fans sont éplorées, certaines pensent même
à se remettre à écouter METROPOLIS, d'autres se
sont déjà tournées vers les 2BE3 ou pire : les
rééditions en cd de Mike Brant (le chanteur des DOORS)
!!!! Mais AWAKEN est plus insubmersible qu'un
sous-marin soviétique ou qu'un Concorde franchouillard, et une nouvelle
formation se met déjà en place, prête à conquérir le monde, ou du moins
les toilettes du lycée.
Ces merveilleuses Toilettes
Du Lycée donneront naissance à deux romans-photos dans un
fanzine indies Le Brouillon d'AWAKEN, auquels
participeront de grandes personnalités comme MacKilsuos, Floris
& Laetitia VDV, Patrick Duhamel (RIP man), Snowcat et JNS...
Heureusement, l'Homme a inventé le feu et cette merveilleuse invention
aura raison de ces preuves accablantes du glandage intensif de l'équipe
AWAKEN !
AWAKEN s'offre alors
le luxe d'emmener son répertoire visiter le public lors des fameuses
"live-to-sequences" performances de sinistre mémoire. L'esprit punk
qu'on croyait disparu se réincarne sous la forme de chanteuses qui
préfèrent se vautrer dans les sièges plutôt que de monter sur scène,
d'un membre du public qui s'empare d'un micro de scène pour raconter sa
vie pendant une chanson, le claviériste qui est appelé au téléphone en
jouant parce que l'ingé-son s'était barré et, soudainement pris de
remords, a décidé d'appeler pour voir si tout allait bien avec la sono,
le
même claviériste qui raconte des blagues à deux balles entre les
chansons, un guitariste qui se barre en plein morceau pour éviter que
ses potes dans la salle, visiblement énervés, ne foutent le baston, on
en passe et des meilleures.

Une mémorable contre-performance
d'Awaken en 1997
Heureusement, la rencontre avec Al Stewart
se passe un peu mieux. Parlant d'Al Stewart, AWAKEN
enregistre quelques plages pour deux albums "tribute" à ce grand
monsieur de la chanson.
|
| Al Stewart et Snowcat |
Courant 1998, comme si ce n'était pas
suffisant, AWAKEN rencontre un nouveau groupe
concurrent, qui plus est français (eh oui...), modestement intitulé SOUSBOCK.
SOUSBOCK, sorte de subtil (?) mélange
entre JJ
Goldman et MARILLION, MARILLION
et J.Kapler, Sam Brewski et MARILLION, Phil Collins
et O.Menor. Le courant passe entre les deux groupes, qui se mettent
évidemment à se plagier sans complexe. La rumeur veut que le leader d'AWAKEN
se soit intéressé à SOUSBOCK à cause de leur nom,
le pauvre gars pensant que le groupe de Montpellier était fournisseur
en vins et spiritueux. La désillusion fût rude et cruelle : non
seulement ce n'était qu'un nom, mais en plus le quintet
quatuor trio
duo carbure à ce que la """"gastronomie"""" a fait de plus ignoble : le
fromage dans toutes ses formes, de la plus abjecte à la plus abjecte.
Ce n'est donc pas étonnant que ce groupe perde ses membres année après
année, telle une momie scorbutée. D'ailleurs si SOUSBOCK
(qui ne veulent pas être appelés "les SOUSBOCKS"
!) ressemble à GENESIS, ce n'est pas tant par sa
musique que par la perte constante de ses musiciens. Enfin, on les aura
prévenus, après ils font ce qu'ils veulent. Et puis lorsqu'il n'en
restera vraiment plus qu'un, plus personne ne dira "les
SOUSBOCKS" et le rescapé sera enfin heureux.
|
| Aurélien et Sébastien
Bournier, aka SOUSBOCK |
NB- SOUSBOCK
dément formellement avoir un lien de parenté avec Frank Sousbosc.

LES TOILETTES DU
LYCEE
Oui, nous voilà enfin au 2ème opus, "Party
In Lyceum's Toilets" émergeant d'un mystérieux
lycée relié à
un supermarché psychotique par un couloir néon-disco partant des
toilettes à l'odeur improbable.

Ce deuxième vrai album est non
seulement nouveau, vrai et album, mais aussi double puisque comprenant
un volume de compos originales et un autre de reprises qui furent donc
originales un jour mais il y a plus longtemps quand même. Un line-up de
base encore un peu changé, agrémenté de nombreuses invitées et de
nombreux invités (t'as vu comme je suis galant, comme on dit chez
Mitsubishi –arf, en plus keske chuis drôle !) et hops ! c'est reparti
pour un tour.
|
| AWAKEN
2001 |
Le line-up est prometteur : une
chanteuse issue de l'univers impitoyable de la musique classique (Julie
"Cunégonde" Absil) + un guitariste
à la sensibilité artistique totale (Cedric Hamelrijck) + un chanteur
puissant et droit (Lionel Meessen) réfrènent quelques temps
les ambitions dictatoriales du claviériste-machiniste. L'album offre
quelques classiques dans lesquels les différents membres et invités
brillent particulièrement : Meessen fait exploser "I'll Disagree", Ham'
secoue "Cold As My Heart" et Absil illumine "Down The Drain". Une
formule trio sans Absil offrira même quelques performances live avant
de devenir quintet, la meilleure fausse-bonne idée d'AWAKEN.
|
|
|
 |
| Fabien Remblier |
Patrick Laplagne |
Julie Absil |
Paul G |
Si le line-up semble un moment se
stabiliser, une petite démo "Farewel
To The Pulsar" (été 2001) provoque rapidement la
désintégration du noyau, qui se dissout tel un clou rouillé dans du
Cola. Le chanteur et le guitariste fuient la Dictature Snowcatienne et
retrouvent une liberté bien méritée. Ben oui, chez AWAKEN
c'est pas vraiment la franche amitié qui domine. Les ennemis d'abord,
pour paraphraser le vieux Georges de Sètes... Après tout, l'amitié
n'est-elle pas
le cancer de la liberté ?
|
|
| AWAKEN
2001 : Snowcat (basse et synthétiseur), L.Meessen (voix), Elke P.
(batterie), Karo VR (chant & guitare), C.Hamelrijck (guitare) |
Farewell To The
Pulsar, la démo par laquelle le scandale arriva. |

LE WASABI A-T-IL
UN GOÛT AMER POUR LES RIVAUX ?
Pourtant, loin de détruire le vieux
vaisseau, ce mini-split permet à AWAKEN de repartir
de plus belle. Sur le web, d'abord, avec nombre de nouvelles chansons
créées exprès pour l'occasion depuis l'automne 2001, dont "One Wild War" (avec Zoubibi), "Wasabi Kiss" et
"Drunken Kuma". Puis
le side-project NEKOKAWA.
 |
 |
|
Drunken
Kuma
|
Nekokawa |
L'évolution d'AWAKEN
sera toutefois accueillie froidement par les rivaux SOUSBOCK
et METROPOLIS ! Fabrice Rans sortira de sa tannière
pour lancer un amer "Comment oublier ce mauvais Snowcat qui
crachait sur toute la musique du monde exceptée celle qui
distorsionnait dans sa tête à longueur de journée. Metropolis était
l'incontournable raison de vivre des jeunes des années 80 dans les
collèges bien branchés de Bruxelles SUD."
Puis Ced Slap-Snap
en
personne,
qui avait déjà osé déclarer auparavant "AWAKEN ? C'est un peu
du Lara Fabian en plus trash mais en moins grunge (ou le contraire
selon qu'on écoute la face A ou B)", se fendra d'un
communiqué cinglant sur "Wasabi Kiss":
"Sur Terre, Gilles Snowcat
n'en finit pas de provoquer : Dans les années 90, il s'ingéniait
pendant des heures à faire sonner ses chansons toutes plus faux et plus
mal mise en place les unes que les autres (admirons la performance : La
TR505 ne permettait pas de quantification nulle, il fallait donc un
réel talent pour qu'elle joue à côté du temps) Tout cela de peur que
cela sonne trop lèché, faCon (c et pas ç) Metropolis qu'il a toujours
admiré en secret mais dont il jalousait affreusement la coiffure de
Fabrice Rans et l'acnée juvénile du batteur... Tout cela est désormais
du passé et relégué au rayon d'enfantillages à peine digne de quelque
Grunge nostalgique de sa crasse passée. Maintenant Gilles va BEAUCOUP
plus loin... (...) il nous livre ce qu'il appele un tube (qui n'a de
rapport avec l'ustensile de plomberie que par le fait qu'il est creux)
dégoulinant de synthés datant d'avant la chute du mur de Berlin et
d'une guitare dont on dirait qu'elle est jouée par une belette névrosée
qui auait la queue coincée dans une prise électrique. Autant le dire
tout de suite, nous avons a faire ici à du grand Snowcat ! Il parvient
à chanter si faut que l'écart entre ce que devrait être la note et ce
qui est chanté, dépasse souvent l'ambitus de toute la mélodie.C'est
vous dire si nous nous trouvons face à un talent considérable...
Dernière provocation : il a même été jusqu'à faire jouer son séquenceur
en place... Tant qu'il y est, pourquoi ne se laverait-il pas les
cheveux ?"
Seb Bournier de SOUSBOCK,
qui veut se faire appeler "bargio" avec un petit "b" (la race humaine
comprend des névroses insoupçonnées) sera plus laconique (d'autant
qu'on a sucré les 90% de son commentaire) : "(...) quelque
part entre Bowie et un générique de dessin animé... (...) Musicalement,
c'est toutefois excellent... (...) En conclusion : morceau gâché par la
voix."
Au niveau des collaborateurs d'AWAKEN,
on est plus objectif. John Sellekaers ne fera pas partie des traîtres,
puisqu'il déclarera ouvertement : "Tu ne vas pas me croire,
mais je trouve que le morceau est plutôt pas mal. Pas mal du tout. Tout
en gardant la fameuse "touche" Awaken que j'aime tellement, mais ca
sonne presque pro. "Presque", hein! En plus, ton virage japonais me
fascine... c'est une chouette idée." Fabien Remblier,
lui, dira "Très 80's comme d¹hab, mais c¹est une période que
j'adore. Depuis tout à l¹heure j'essaye de trouver exactement à quoi ça
me fait penser... Ca me reviendra." et Paul G : "C'est
sympatique ! Typé mais sympathique. Le rythme 80s est cool, les
progressions sont typiques d'Awaken, la mélodie est agréable, il y a
comme souvent diverses bonnes idées... On aime ou on aime pas, mais ca
tient la route.(...)" (euh il a aussi dit des trucs plus
critiques mais bon, on a sucré, sinon où qu'elle serait la mauvaise foi
awakenienne ?)
Malgré tout cela, Snowcat fait des
sessions sur, entre autres, "Une Part De Moi" de... SOUSBOCK. Il
avouera plus tard "J'ai fait ça pour le fric, mais faut le
dire à personne." C'est fait. On retrouve aussi le cher
Gourou d'AWAKEN session-musician pour d'obscurs
projets japonais tels que Miyu et Berry
Cool, puis sur le cd de l'idole
J-pop Koiko, cette dernière étant une collaboration avec le label
japonais IT'S OH! MUSIC,
qui donnera également lieu à deux prestations scéniques à Miyazaki, au
Japon.
|
|
|
|
|
Koiko |
Berry Cool |
Live à Miyazaki |

LE
CHAT-QUI-DORT
EST DE RETOUR
|
| Jam vietnamienne, 2005 :
Snowcat, Claudi Fender, Trịnh Thanh Duyên |
Entre-temps, AWAKEN
écrit la légende d'un chat qui dort, simplement appelé le
Chat-Qui-Dort, avec la la chanteuse vietnamienne Trịnh Thanh Duyên pour
"Chú
Mèo Ngủ Quên". En gros c'est l'histoire d'un
chat qui dort (tu l'auras deviné) et qui n'a pas envie qu'on le fasse
chier. Le problème c'est que quelqu'un va le faire chier. Et il n'aime
pas ça. Alors, tu l'auras deviné, il va se mettre à faire chier le
Monde aussi.

Depuis, le rumeur parle d'une chanson
chinoise, mais sans voir de résultat tangible, puisque les dernières
news font état de sessions d'enregistrement à Kyûshû, dans le studio d'IT'S OH! MUSIC, au
printemps 2006. Où vogue AWAKEN ? Dans quel état va
arriver le vieux vaisseau ? Le Chat-Qui-Dort est de retour, mais
était-il vraiment parti ? On fait bien revenir les oignons, alors
pourquoi pas AWAKEN ? SOUSBOCK
ayant repris "Memories Of A Teenage Cat", n'a-t-il pas contribué à
donner un sacré coup de vieux à AWAKEN ? Leur
version fleurant bon l'acné juvénile a-t-elle déstabilisé le vieux Chat
?

ROSE ET JAUNE
SONT DANS UN MIXER

Juin
2006. Plus d'un an sans nouvelles. Rien. Ou presque. AWAKEN
est-il mort ? Endormi ? Tout-à-coup, alors que les ex-fans de
METROPOLIS revivaient déjà le scénario qui les avaient
terrorisé(e)s 20 ans plus tôt, voilà que sort "As
A Start : Cà Phê &
Pizza",
comme ça, sans prévenir.
|
| Enregistrement de
"As
A Start : Cà Phê & Pizza", 2006 |
Et on peut dire
que c'est de la bonne, un Grand
Cru, qui
préfigure déjà le Chef-d'Oeuvre à venir, mais chhhuuut... lis la suite
au lieu de poser des questions idiotes !

Eté-automne 2006, AWAKEN
retourne à Kyûshû, s'inspire à
Beppu avec Hello Kitty, retrouve Shuzenji ("Wasabi Kiss" !) et
collabore intensivement (enfin, si tant est qu'un Chat puisse faire
autre chose intensivement que dormir) avec le label IT'S OH!
MUSIC. Que demander de mieux ? Un Chef-d'Oeuvre ? Attends, ça
vient.
|
| Hello Kitty et AWAKEN,
Beppu, 2006 |
Sentant ce fameux Chef-d'Oeuvre venir,
et ne
voulant pas demeurer en reste, SOUSBOCK ne trouve
rien de mieux à faire, pour couper l'herbe sous le pied d'AWAKEN,
que de sortir son premier vrai album, "Parenthèses" unanimement salué
par la critique (et par Françoise Hardy, mais ça c'est une autre
histoire). Les experts trouveront néanmoins le mimétisme douteux : "AWAKEN
se crée en 1988 et sort son premier vrai album 8 ans plus tard, en
1996. SOUSBOCK se forme en 1998 et sort son premier vrai album 8 ans
plus tard, en 2006. La Cour n'a pas d'autres commentaires à faire."
Vlan ! L'album de SOUSBOCK est une réussite
artistique, saluée dans le milieu très euh... "sensible du neurone
actif" qu'est le microcosme Prog'. A quand la une de Libé ? Malgré une
sonorité d'orgue Bontempi parsemant (et non pas "parmesan" !) les
chansons, Snowcat se défend d'avoir participé aux sessions : "Je
leur ai proposé un prix raisonnable : en échange de ma participation,
j'exigeais une Peugeot 504 Diesel avec levier de vitesses au volant, le
modèle LD quoi, + un an de gas-oil gratuit. Vous ne devinerez jamais :
ces bourgeois m'ont envoyé valser ! Encore un coup des associations
prônant l'usage de l'airbag !"
|
| Snowcat et sa vraie muse. Est-ce réellement
Hello Kitty ? |

NUITS FROIDES A
BEPPU
Décembre 2006,
l'Année Mozart ne pouvait s'achever sans une nouvelle réalisation
musicale d'AWAKEN (le silence qui suit du AWAKEN
n'est-il pas encore du Mozart ?). Bienvenue à Beppu. AWAKEN
entre dans la Cour Des Grands et sort sa pièce maîtresse (c'est pas
nous qu'on le dit...!), "BEPPU
NIGHTS",
fleuron de la Musique Magnétique. A l'heure du
cyber, c'est un mini-album virtuel téléchargeable online. Cinq chansons
magnifiques, ayant déjà bouleversé une bonne partie de la population
Terrestre et même dans l'au-delà, puisque ce cher Wolfgang Amadeus
himself aurait envoyé un e-mail de félicitations à AWAKEN
! (à vérifier mais hein... c'est écrit donc ça doit être
vrai).
Cinq pièces essentielles dans le
répertoire d'AWAKEN, qui ne sont pas tombées dans
l'oreille d'un sourd, puisqu'un rescapé du regretté METROPOLIS
(encore eux ! Putain c'est quoi cette bio, AWAKEN
ou METROPOLIS ?? Tu dis ? SOUSBOCK
? Ah bon, je me disais aussi.) en personne a mis la main sur les
enregistrements et se présenta à Awa-land, quelques bouteilles de rouge
à la main, dans le but peu avouable de saoûler le pauvre Snowcat et de
lui piquer ses secrets de composition ! Tu as déjà lu ça
quelque part, non ?
|
| Awa-Polis : Snowcat (g.)
et Rans (d.) en 2007 |
Non ce n'est pas Ced Mattys, ni Sven
et surtout pas Renaud Lhoest (môssieur est devenu arrangeur célèb', oui
ma bonne dame, çui qui va dans les réceptions avé des gens chicos, et a
qui probablement une piscine de Champagne dans sa Rolls-Royce Phantom
VI. Il arrange des groupes aussi prestigieux que... euh..., et puis
aussi, allez, comment qu'il s'appelle ce chanteur mal coiffé...? Enfin
des groupes belges quoi ! (rires))
mais bien l'ancien bassiste Fabrice
Rans, qui, entre deux compliments, laissera les vieilles querelles
revenir à la surface, et dira sèchement et froidement : "Il
n'y aurait pas une influence METROPOLIS dans tes nouvelles compos ?".
Damned ! Mozart s'en retourne dans sa tombe ! Que reste-t-il comme
solution ? Splitter AWAKEN ? Impossible. AWAKEN
est indivisible. Retrouver Mattys et enregistrer avec Rans ? Pourquoi
pas. Partir au Việt Nam promouvoir la légende du Chat-Qui-Dort ? Ah
oui. Bonne idée. "Partir un jouuuur, sans retouuuur..."
Au fait, quid de la reformation des
2B3 ?

CALME INQUIETANT
AUTOUR DU LABORATOIRE
2007 est l'année du secret pour AWAKEN: qui sait
ce qui se trame dans le laboratoire magnétique ? AWAKEN
capture-t-il des neutrinos pour en faire de la musique ? Rien ne filtre
du vieux vaisseau à l'approche de ses 20 ans d'existence, si ce n'est
une petite chute de studio ci- et là-, telle cette version japonaise de
"Misty
Conclusion" enregistrée à Beppu, ou encore un captage presque
live de "The Tale Of The Magic Thursday" un vendredi 13.
Pour remercier les Vietnamiens de leur accueil, AWAKEN
se fend d'une petite reprise de "Rửa Mặt Như
Mèo".
|
| Enregistrement
de "Rửa Mặt Như Mèo" |
Et puis, on murmure
que...
...les
enregistrements à Miyazaki continuent.
...les
deux ex-METROPOLIS ont bien été contactés et
partants pour l'aventure, mais se seraient finalement
rétractés.
...un
membre de SOUSBOCK serait impliqué dans la tempête
de 2008 qui suivra le calme de 2007.
...AWAKEN
aurait volontairement retardé la sortie de ses exploits futurs pour ne
pas faire de l'ombre au nouvel album de SOUSBOCK :
"Compte A Rebours". Quelle prétention ! Mais une fois de plus, c'est
pas nous qu'on l'a dit, c'est la faute à Mozart. Et puis Bach. Et aussi
Beethoven. Whisper whisper, chantaient les Bee
Gees...

DE RETOUR DANS
LA DANSE !

Fin 2007, AWAKEN
sort de sa délicieuse léthargie pour officialiser sa première vraie
nouveauté depuis BEPPU NIGHTS : "A´o dzài màu hô`ng",
avec "Xu´p Sô-Cô-La" en face B. Comme pour clore (et
non pas clôturer, comme le disent les journalistes ignares) en beauté
(ça c'est nous qu'on le dit) les 20 premières années de quasi-intense
activité, en somme.
Les chiffres, on leur fait dire ce qu'on veut. Célébrer les 20 ans d'AWAKEN,
c'est jouer avec les couloirs du temps. Peut-on réellement considérer
les quelques enregistrements pourris de 1988 comme un réel début ? Eh
bien tu sais quoi ? Oui. Et pour te le prouver, AWAKEN
commence l'année avec une compile "Singles, vintage and rare :
1988-2007", qui reprend des web-singles classiques mais aussi
quelques raretés de 1988, 1989 et puis 2007 aussi. Comme ça le contenu
justifie le titre.

Et puis quid de la réédition des
oeuvres complètes de NEKOKAWA, la musique pour
insomniaques ? C'est fait !
Mais fi du passé, fi du retournage en
arrière (je sais, on fait la fine bouche quand on lit "clôturer" mais
on se permet de dire "retournage", oui oui, je sais... eh bien c'est
comme ça et si t'es pas heureux tu retournes écouter Ah Que C'est Le
Raid et pis c'est tout), si AWAKEN recule c'est
aussi pour mieux sauter. Et question nouveautés, l'année commence fort,
avec une video d'une version disco toute neuve de "Beppu Nights".
Toute humide et sensuelle comme tu aimes (ne nie pas, on le sait bien
que tu aimes 'ça' !)
Puis, comme pour fêter l'infêtable, AWAKEN-groupe
interrompt son hibernation. C'est d'abord PatLap, qui quitte la moiteur
de son Australie natale, qui revient. On se lance avec une reprise
impromptue du "Famous Blue Raincoat" de Leonard Cohen,
puis on entame les choses sérieuses : l'enregistrement d'un nouveau
web-single : "I
Know Time Is Passing By...".
PatLap
assure les choeurs. Paul G, guitariste épisodique mais présent d'AWAKEN
depuis dix ans déjà, lui emboîte le pas et sort sa six-cordes, branche
la disto et secoue les murs. Qui
d'autre veut embarquer ? Fabien ? Oui, mais pas le temps... Dommage. La
prochaine fois. Tu es toujours le bienvenu. Chez METROPOLIS
: Slap-Snap ? Rans ? On dit oui-oui-avec-plaisir
puis pas de réponse ? Dommage. Qui
d'autre ? Vite, c'est qui ce monsieur qui court pour attraper le train
? Mais oui, c'est Sébastien "Bargio" Bournier, de SOUSBOCK
! Le voilà qui sort ses baguettes, ses peaux et son micro. Et notre ami
Ykoz nous bricole un joli son...


FRANCHIR LA
LIGNE JAUNE

Eté
2008, la science avance à grands pas. Alors qu'elle s'interroge sur les
univers parallèles, les déformations de l'espace-temps, les
trous-de-vers et autres cogitations autour de la relativité, une
découverte cruciale veint de perturber le microcosme
scientifico-awakenien : la ligne jaune.

Télécharger
"Riding The Yellow Line Gives Vibrations"
Un
troublant document vidéo vient confirmer le fait qu'en roulant sur la
ligne jaune, on se retrouve aux portes de l'Univers Parallèle d'Awaken.
Les vibrations (parfois orgasmiques) reçues sont le signal que la
musique magnétique entre en résonance avec les rayons cosmiques et
neutrinos qui bombardent la Terre depuis sa création. Rien que ça.

L'été
sera aussi l'occasion d'entendre Awaken en radio, live-in-studio, dans
la configuration la plus élémentaire puisque seul Snowcat s'est rendu
au studio de Radio Si, pour la dernière en direct de "Comme Sur Des
Roulettes". Un bootleg circule déjà (cf page consacrée aux démos et bootlegs d'Awaken)...


Après
la visite de Maître Bargio sur un single d'Awaken, c'est au tour de
Snowcat de faire une petite apparition sur le nouvel album de Sousbock,
"Une Ombre
Qui Danse".
Zoé de York,
voguant également dans la nébuleuse Awaken, y est recrutée
de la même douteuse manière par le groupe français de rock dépressif.
Mais il devient évident que les fans
s'impatientent. "Le
truc de la ligne jaune avec tes trucs parallèles à-la-con, c'est bien
gentil, mais on veut du plus consistant, un vrai album quoi !"
se seraient plaints les membres d'une association de défense des Chats
Des Neiges. (source à confirmer, mais tu nous crois, hein ?)
Et
c'est là qu'on retombe dans le flou : la rumeur parle d'une nouvelle
version d'un nouveau Awaken-groupe, d'autres
sources évoquent un tout nouveau projet dérivé, ou encore un album
solo. On aurait aussi aperçu Snowcat répétant de nouvelles chansons en
trio (le fait que Snowcat répète ses chansons est déjà un évènement en
soi). Puis ce single qui sera réservé au marché japonais,
quand sort-il ?

A noter que dorénavant, Gilles Snowcat
utilise uniquement des
mediators Hello Kitty.

GONE SOLO
Après
plus de 20 ans d'activité, il était temps pour AWAKEN de subir un grand
entretien. Vérifier les soudures du vaisseau, rajouter des liquides là
où ça s'assèche, regonfler les pneumatiques raplaplas, étanchéifier les
joints, pour que ça reparte de plus belle, peut-être pas pour 20 ans
mais au moins un round ou deux.
En attendant, le dictateur en chef
Snowcat sort le canot de sauvetage et enregistre quelques chansons de
Sinatra ("Watertown Suite", jamais sorties officiellement, mais le bootleg circule),
puis enfin le volet final (?) de la nébuleuse Beppu Nights,
entamée
avec "Cà Phê & Pizza". Six pièces (7 si on inclut le
merveilleux
bonus-track) enregistrées dans l'urgence, sans la moindre fioriture,
forment l'ossature d'un concept-album de soul magnétique lo-fi dopée à
l'acide de kabosu (citron vert de la province d'Ôita), aux parfums
interdits de montagnes et vallées capiteuses et au vin allemand. "This
Mouth... (nhạc cho Em Mèo)" est dans les bacs (virtuels)
depuis le 18
novembre 2008 et si personne ne sait vraiment de quoi sera fait
l'avenir, il suffit parfois d'une collision pour que tout reparte. Bon,
trève de poésie de supermarché, voici l'album tant attendu, voici la
musique magnétique telle qu'elle est émise par les rayons cosmiques,
voici This
Mouth... (nhạc cho Em Mèo) :


SOUBRESAUTS ET
DISCO
Entre
deux sessions pour le chanteur
japonais Morry Ken (artiste It's Oh! Music), ainsi que pour un groupe
belge dont le nom est encore tenu secret, Snowcat offre aux fans
d'Awaken 3 petites reprises magnétiques: "Hold On My Heart" de
Genesis, "Stars" de Mika Nakashima et "Nỗi Đau Ngọt
Ngào" de Quốc
Dũng, rien que pour les fans et le fun.
Préparation
à l'été qui s'annonce et chaud avec ce magnifique remake disco du "Blue
Hanger",
dont la parution coïncide bizarrement avec la disparition de Michael
Jackson:

Puis
vient l'automne... alors que le monstre Awaken semble se réveiller, se
secouer dans ses propres cendres, ce vieux chat de Snowcat continue à
accumuler les enregistrements en solo ou en collaboration avec le
groupe de pop classieuse Sousbock,
l'artiste expérimental Kevin
Shakey
ou encore le sorcier de la musique instrumentale: Mr
Trustno1.
Comme un nouveau soubresaut du fantôme
des nuits de Beppu, le
45 tours cybernétique noir et introspectif "My Last Evening In Ôita" /
"Chase Around Ôita Eki"
sort presqu'en secret fin octobre, en plein pendant les sessions
d'enregistrement du nouveau... Awaken !

THE 'L' WORD AND
THE WILLOW BY THE SEA
Oui,
oui, Awaken, le groupe, le vrai. Avec, comme le veut la tradition, un
line-up remanié, mais on ne va pas faire la fine bouche, hein madame !
Pour préparer le retour du projet magnétique, Snowcat a emprunté des
musicos là où ils sont les meilleurs dans leur genre: Irène
(chant) et Hakim (guitare) des Narcotic
Daffodils, Nico (basse) et Bargio (batterie) de Sousbock,
Trustno1 (claviers) de Trust
No One et un petit génie de l'électronique: Jean-Paul Hupé
(programmation).
Le résultat cosmique est un nouveau classique de la soul magnétique à
tendance psychédélique: "How Many 'L'
Were In Your
Name?".
Un maxi-single de 3 titres, incluant un nouvelle version de "My Last
Evening In Ôita" ainsi qu'un mix high-NRG pour faire danser sur le
disco floor.
Chacun reprend ses activités et Snowcat, après un nouveau passage live
radio à Comme
Sur Des Roulettes,
se reconnecte spirituellement au mystérieux no-mans-land de
Yanagigaura. Le maxi-single qui en découle est constitué de deux
fresques poussant le slogan 'more
than music, a parallel experience' encore plus loin que
loin. "Yanagigaura",
le single de deux titres revisités, est sans conteste l'oeuvre la plus
aboutie, cohérente et ambitieuse de la galaxie Awaken à ce jour.

ET MAINTENANT ?
Après
avoir trimballé son synthétiseur dans une cave pour y enregistrer de
nombreux morceaux live-in-studio, dont certains sont sortis sous le
titre stevehogarthien
de "S-Natural", Snowcat a accepté, contre une
somme équivalente à un mois d'eau du robinet, de participer à un projet
pop-rock montant (et jusqu'ici tenu secret -c'est ça ou le procès).
Mais surtout les enregistrements du futur LP ont commencé. Puis un p'tit tour chez Sousbock pour se faire les doigts ?

Automne
2011. L'album est prévu pour début 2012. Et c'est du lourd. Le Vieux
Chat a visiblement investi lourd pour corrompre celles et ceux qui
avaient pourtant juré qu'on ne les y reprendraient plus, allant même
jusqu'à récupérer la quasi-totalité des musiciens d'Awaken (bon, pas
autant, mais assez pour que ça fasse illusion). Pris d'une crise de
mysticisme inexpliquée, il s'enfuit à Ôita pour imprégner les bandes de
vapeurs de liqueur de Kabosu et Yuzu, puis..... 
(à suivre... ou peut-être pas)
 |