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Pilule du Lendemain  /  la pilule du Lendemain chez soi ?   /  L'IVG Chirurgical
Droit des Femmes : Contraception, IVG, Pour un meilleur accès


Le RU 486 ou pilule abortive




RU 486
Intérêt
Action
Entretien
Liens RU

Technique
Accompagnement
Disparité
Complications RU
Menaces

Ce que les Femmes disent
Témoignage : vécu à Roubaix
Avantages Désavantages Prix
Grossesse "Surprise"
Complications Chirurgie
ONU


Le RU 486 ou pilule abortive est accepté en Belgique.

L'arrêté Royal a été publié au moniteur belge.
L'approvisionnement est acquis depuis le 10/07/2000.
Les conditions de délivrance sont très strictes et détaillées dans l'arrêté Royal.

Cela ne veut pas encore dire remboursé ( le prix de remboursement est cependant connu : +- 2655 FB ).
Les femmes devront encore un peu patienter. (espérons que cela ne soit pas trop long)!!

L'arrêté Royal déterminant les conditions pour la délivrance de la spécialité pharmaceutique Mifegyne
La Notice de la spécialité pharmaceutique Mifegyne
Technique médicale d'interruption volontaire de grossesse. :
Différences et similitudes France / Belgique


Votes à l'Assemblée Nationale : Novembre 2000
Une avancée spectaculaire anglo-américaine des modalités thérapeutiques
Résultats après 18 mois d'utilisation
La protestation anglaise


Intérêt


L' intérêt de cette pilule abortive est qu'elle permet le choix de la technique d'interruption volontaire de grossesse ( IVG ) aussi bien aux médecins qu'aux patientes.
Rappellons qu'en Belgique l' IVG médicale est possible depuis le 10/07/2000. Le nom de la pilule est Mifegyne. Elle n'est disponible sur prescription que dans les centres hospitaliers et extra hospitaliers pratiquant l'interruption volontaire de grossesse.


Mode d'Action


La grossesse pour évoluer a besoin d'une hormone : la progestérone.
Le RU 486 est une anti progestérone. Le développement de l'embryon est arrêté.


Technique

L'interruption volontaire de grossesse ( IVG ) peut se faire dans les pays où il est légal d'utiliser le RU 486 grâce à l'usage de deux médicaments

Mifepristone ou Mifegyne ou RU 486 ou pilule abortive et Misoprostol ou Cytotec .
  • En France jusqu'à la 7ème semaine de grossesse ( cinq semaines après la fécondation ) ( ou quarante-neuf jours ) soit trois semaines de retard de règles. Mais cela va changer ( une ou deux semaines de plus )
  • Dans d'autres pays on accepte deux semaines de plus ( 63 jours en Angleterre et Suède ).
  • En Belgique l'Arrêté Royal stipule la X ème Semaine de Grossesse
  • Le dosage le plus couramment admis ( en France : Mais cela va aussi évoluer suite aux discussions du congrès de la FIAPAC de novembre 2000 et de celui d'Amsterdam de 2002 ) est le suivant : 600 mg de Mifepristone ( RU ) suivi par quatre cent microg de Misoprostol ( cytotec ) après 36 à 48 heures. ( dans les 7 semaines d'aménorrhée ou 49 jours à partir des dernières règles )
  • Le dosage le plus couramment admis en Angleterre et aux USA : 200 mg de Mifepristone ( RU ) suivi par huit cent microg de Misoprostol ( cytotec ) après 36 à 48 heures. ( dans les 9 semaines d'aménorrhée ou 63 jours à partir des dernières règles )

  • D'autres dosages ou modalités ont été proposés : ( réf : Medline )

    1. ( Contraception 1999 Jan;59(1):1-5 ) 200 mg de Mifepristone et 800 microg de Misoprostol après 48 heures par voie vaginale. ( 97% de résultats positifs jusqu'à la 8ème semaine de grossesse ou 56 jours- 94% des personnes se sont déclarées satisfaites par la procédure ).
    2. ( Hum Reprod 1998 Oct;13(10):2962-5 ) 200 mg de Mifepristone et 800 microg de Misoprostol de 36 à 48 H plus tard 97,5% résultats. Grossesses jusqu'à 9 semaines ou 63 jours.

      Indications autres que l'IVG ou sans le RU 486 ( pour non disponibilité ou pour raisons économiques dans des pays du tiers monde ) ( avec Cytotec ou autre médicament tel le méthrotexate)

    3. ( Eur J Contracepept Reprod Health Care ) 800 microg de misoprostol par voie vaginale, répété si besoin à 48 et 96 H jusqu'à 9 semaines d'aménorrhée ou 63 jours à partir de dernières règles : 92% de résultats 77% après la première dose et 13,7% après la deuxième dose )
    4. ( Eur J Contracepept Reprod Health Care 1998 JUn;3(2):93-8 ) 800 microg de misoprostol par voie vaginale toutes les 25 H avec un maximum de 3 doses 80% de résultats. Grossesses de 13 à 15 semaines. ( donc illégales en Belgique ).
    5. ( Obstet Gynecol 1999 April;93(4):571-5 ) 200 microg de Misoprostol vaginal toutes les 12H pendant 48H - 2 séries 87 et 89% de résultats. Grossesses de 12 à 22 semaines ( il s'agit donc d'indications médicales comme une anomalie du foetus ou une menace grave pour la santé de la femme et n'est pas à retenir pour l' interruption volontaire de grossesse )
    6. Nouvelles Modalités thérapeutiques : revue de la littérature 2000-2001



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Formalités

Le modèle d'accompagnement est le modèle français actuel ( en voie de réforme )
Colloque organisé à l'Assemblée Nationale Française le 30/05/2000 : Pour un meilleur accès IVG
Le droit à l'interruption volontaire de grossesse a été voté en France en janvier 1975.
Votes à l'Assemblée Nationale : Novembre 2000
( Le RU ne sera mis sur le marché qu'en 1988 ).

  • Pour mettre fin à une grossesse non désirée il faut consulter un médecin, ou mieux un médecin pratiquant les IVG et travaillant dans un centre agréé.
  • Suit alors un délai obligatoire d'une semaine de réflexion.
  • Se procurer une attestation d'entretien social. Entretien auprès d'une assistante sociale ou conseillère conjugale dans un centre de plannification ou service social agréé. ( Généralement cet entretien s'effectue durant la période de réflexion ).
  • Si au terme du délai de réflexion la personne persiste dans sa décision, il faut le confirmer par écrit.
  • La méthode médicamenteuse : Si la grossesse est suffisamment jeune et si l'état de santé le permet 3 comprimés de RU 486 sont administrés par voie orale et en présence du médecin puis on fait revenir la patiente 48 heures après pour la prise de 2 ou 3 autres comprimés d'un autre produit (prostaglandines) necessitant alors 2 heures de surveillance à la clinique.
    Technique médicale d'interruption volontaire de grossesse. : Différences et similitudes France / Belgique

  • Le modèle nous semble contraignant. Dans certains centres français, l'obtention d'une interruption volontaire de grossesse médicale semble relever d'un véritable "parcours du combattant". C'est probablement une des raisons des nouvelles propositions du Pr Nisand.
    Certaines pratiques qui découlent de la loi viennent en effet d'être dénoncées dans le rapport établi par le Pr Nisand de L'Université Louis Pasteur à Strasbourg ( à la demande de la ministre de la solidarité Martine Aubry et du ministre de la santé Bernard Kouchner ) .

    "La pilule abortive est un moyen fantastique. Elle évite tout geste chirurgical. Elle ne présente que des avantages. Et pourtant elle est insuffisamment utilisée".

  • Ce rapport attire l'attention sur le fait qu'Il ne faut ni opposer contraception et avortement, en pensant que l'un est le substitut automatique de l'autre, ni croire qu'ils vont automatiquement de pair : la décision de recourir à I' IVG n'est pas de même nature que celle d'utiliser la pilule ou le stérilet.

  • L'avortement reste bien l'expression d'une contradiction entre le désir des femmes et les réalités sociales, économiques et familiales.
  • Pour la très grande majorité des femmes ( 5 sur 6 ), le recours à l'avortement est accidentel et unique. L' IVG en France n'est donc pas un moyen de contraception, même pour les femmes qui y ont recours plusieurs fois dans leur vie.
  • On observe par ailleurs entre 1980 et 1989, à âge et état matrimonial identiques, une diminution générale de la proportion des conceptions terminées par un avortement.
  • Ce rapport montre aussi que l'on rencontre toutes sortes d'entraves y compris moralisatrices en cas de grossesse non désirée qui expliquent que nombre de patientes se voient contraintes de se rendre à l'étranger.
  • Il est encore déclaré qu'il y a réponse insuffisante du service public tant en quantité qu'en qualité.
  • Un autre constat important : la faiblesse de l'utilisation de l'avortement médicamenteux ( RU 486 ) boudé au profit de l'avortement dit chirurgical et sous anesthésie générale.
  • Le rapport se termine par vingt-cinq nouvelles propositions.
    Une des propositions vise à modifier la réglementation concernant les mineures afin d'arriver " à l'affirmation d'un droit propre de la jeune fille à décider de l' IVG ; aujourd'hui une mineure doit avoir l'autorisation parentale alors qu'elle a de droit l'autorité parentale si elle met un enfant au monde" et le professeur Nisand conclut "Nous ne pouvons pas laisser certaines mineures dans une telle situation de détresse".
  • Le modèle Français actuel est donc un modèle en voie de réforme profonde.
  • La nouvelle proposition allemande consiste à demander aux gynécologues et aux médecins traitants de s'occuper de la prescription médicamenteuse. La commercialisation est maintenant acquise ( début décembre 99 ) après une virulente opposition des catholiques et de la démocratie chrétienne; la loi a dû être modifiée.



Disparité

En France certains centres comme celui de Strasbourg atteignent un taux d' IVG médicamenteux de 80 pour cent.
D'autres centres infiniment moins. Ce qui donne une moyenne nationale de 20%.
On ne peut que s'interroger sur la raison ou les raisons à ce constat.


  Ce que les Femmes disent :


  • 85% des femmes choisissent le RU 486 si Elles ont le choix et plus de quatre-vingt-dix pour cent sont satisfaites de leur choix après.
  • Les femmes ayant vécu les 2 méthodes préfèrent le médicament dans leur grande majorité.
  • Elle pensent que c'est une méthode plus naturelle qui ne dépend pas du corps médical et qui leur permet d'agir de façon plus autonome et d'être plus responsables.
  • Ce qui est important c'est que les femmes puissent choisir.
  • Un avantage certain du médicament est que la méthode peut-être utilisée très tôt alors que l'aspiration (+- 8 semaines ) n'entre pas encore en ligne de compte




Témoignage

Impressions personnelles : à propos de l'utilisation de la RU 486

Mon idée initiale était assez floue et j'étais très sceptique quant à cette méthode; j'avais du mal à me représenter comment tout se déroulait et quel était le vécu de la femme face à cette technique.

    J'ai été très surprise de constater comment ça se mettait en place :
  • Le fait qu'ils utilisent cette technique depuis quelques années fait qu'ils sont très bien organisés.
  • Pour aider les femmes à comprendre ce qui va se passer, ils n'hésitent pas à leur montrer des photos du contenu de l'expulsion.
  • Je n'ai pas assisté à la prise de la "Ru" mais l'infirmière et les médecins nous ont dit que c'est à chaque fois un moment très solennel et très lourd de sens.
  • Les femmes qui étaient présentes au jour 3 ( le jour de l'expulsion ) m'ont parues très calmes et assez détendues. Elles étaient toutes très souriantes. Elles doivent rester le plus possible debout ou assises afin de faciliter et d'accélérer le moment de l'expulsion.
  • Elles ont un endroit où elles peuvent se rencontrer et discuter ensemble. Les médecins et infirmières disent que cet endroit est très important.
  • Le contenu de l'expulsion est souvent très petit ( grossesses très jeunes ). Ce qui m'a le plus étonné est la faible quantité des saignements.

Il faut tout de même reconnaître un inconvénient : les crampes sont plus importantes et douloureuses.

Cette technique m'a vraiment séduite. Les femmes paraissent plus sereines et très à l'aise. Je crois que nous ne devons pas hésiter à utiliser la Mifégyne ( RU 486 ) car elle représente une alternative à la méthode instrumentale. De plus cette méthode est beaucoup moins intrusive ce qui me paraît être un élément très important ( surtout chez des jeunes femmes )




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Avantages Désavantages Prix
    Avantages

  • L'avantage est que l'on ne doit ni endormir ni opérer.
    On supprime donc les risques liés à l'anesthésie et à l'intervention : il n'y a pas de risque d'infection, de déchirements du col de l'utérus ou de stérilité.
  • La méthode permet un avortement plus précoce.
    Désavantages

  • La femme doit revenir quarante-huit heures après pour la prise du deuxième médicament.
  • Les douleurs sont en général équivalentes à des douleurs de règles. Parfois cependant il est nécessaire d'administrer un anti douleur faible, rarement plus.
  • Dans certains cas il est nécessaire de pratiquer une aspiration pour arrêter des pertes de sang.
  • L'efficacité est de 95%; 98% si une deuxième prise du deuxième médicament est nécessaire. Reste donc que certaines femmes subiront une aspiration pour échec de la méthode médicamenteuse.
    Prix

  • Il n'est pas encore fixé. En France il est vendu 1980 FB.
  • en Belgique il coûte 2.655 francs belges.
  • Il reste à savoir s'il sera remboursé.( il devrait l'être début 2002 )

L'arrêté Royal déterminant les conditions pour la délivrance de la spécialité pharmaceutique Mifegyne

Résultats après +- 18 mois d'utilisation




Grossesses "Surprise"

Même si toutes les femmes utilisaient régulièrement un contraceptif fiable à 99 %, 3 sur 10 se trouveraient enceintes contre leur gré au moins une fois dans leur vie.
Hulka JF. "A mathematical model study of contraceptive efficiency". Am.J.Obst.Gyn. 104:443-47,1969

    Taux d'échec des contraceptifs ( grossesses annuelles pour 100 femmes utilisant l'une ou l'autre méthode contraceptive )
  • Stérilisation 0,4
  • Pilule 0,5 - 2,5
  • Stérilet 1,5 - 5
  • Préservatif 2 - 10
  • Diaphragme 2 - 19
  • Observation du cycle 2 - 24
  • Spermicide 3 - 18



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    L'entretien

  • Il est obligatoire en France
  • Après la première consultation chez un médecin, une semaine de réflexion est obligatoire avant de consulter à nouveau un médecin pour confirmer la demande.
  • Au cours de cette semaine, la patiente doit avoir un entretien avec un conseiller conjugal ou familial, ou un(e) assistant(e) social(e).
  • Ceci sera probalement réformé suite au rapport sur l' IVG par le Pr Nisand.

  • En Belgique cet entretien n'est pas obligatoire. La seule contrainte est le délai de réflexion de une semaine et d'expliquer les solutions alternatives.

  • Aux Pays Bas il n'est pas obligatoire.

  • En Suisse il est contesté. ( ci dessous le résumé de leur opinion ) Pour en savoir plus cliquez sur le lien de L'USPDA
    • Les femmes ont-elles besoin d'un entretien de conseil?
    • Le Parti démocrate-chrétien suisse (PDC) propose - sur le modèle allemand - que la femme prenne obligatoirement conseil auprès d'un centre de consultation mandaté par l'Etat avant d'être autorisée à interrompre sa grossesse non désirée ("modèle de protection").
    • L'USPDA refuse l'entretien obligatoire:
    • Il dénie aux femmes la capacité de prendre une décision autonome et responsable. En fait, il la remet sous tutelle.
    • Lorsqu'une femme songe à interrompre une grossesse non désirée, elle en parle d'abord avec son partenaire, sa famille, ses proches. La plupart du temps, elle est déterminée à interrompre sa grossesse avant de consulter un médecin. Si elle a besoin d'aide pour prendre sa décision, elle s'adressera de son propre chef à un centre de consultation. C'est l'observation faite en Allemagne (où l'entretien est obligatoire), en Hollande (qui ne connaît pas cette obligation) et en Suède (qui l'a supprimée).
    • Il est du devoir professionnel de tout médecin d'informer la femme qui souhaite interrompre une grossesse non désirée, de discuter avec elle de sa décision et, au besoin, de la diriger vers un centre spécialisé lorsqu'elle est ambivalente ou qu'elle a besoin d'une aide sociale.
    • Toutes les associations professionnelles intéressées (psychologues, travailleurs sociaux etc.) se sont prononcées contre l'entretien obligatoire.
    • Pour l'USPDA, il serait plus judicieux d'investir les deniers publics dans la prévention et l'offre de consultations facultatives.





Complications RU 486

Source : Université Genève
Echec (poursuite de la grossesse et avortement incomplet) 4%  
Poursuite de la grossesse 1%  
Avortement incomplet 3%  
Hémorragies 0,8%  
Hémorragies nécessitant une transfusion 0,1%  
Infection (endométrite, salpingite) 0,3%  
Contractions ou douleurs abdominales 80%  
Vomissements et diarrhées 15%  
Troubles cardio-vasculaires 0,3%  





Complications Chirurgie

Source : Université Genève
Complications liées à la technique de l'anesthésie:  
Accidents mortels: anesthésie générale 0,6/100000
Accidents mortels: anesthésie locale 0,15/100000
Complications liées à la dilatation:  
Déchirures du col 0,1-1,7%
Fausse route 0,2-0,3%
Béance du col 0,1-2,2%
Complications liées à la dilatation ou à l'aspiration  
Perforations utérines 0,01-0,4%
Complications liées à l'aspiration  
Hémorragie extériorisée lors de l'interruption 0,1-4%
COMPLICATIONS SECONDAIRES  
Complications locales:  
Rétention ovulaire:  
- Poursuite de la grossesse inf à 0,3%
- Rétention partielle (risque d'infection ou d'hémorragie) 0,3-1,3%
Complications régionales:  
Salpingite, pelvipéritonite 0,1-1,3%
Complications générales:  
Septicémie 0,05-0,07%
Syndrome du 3e-5e jour: recrudescence des hémorragies et des douleurs pelviennes, fièvre, utérus globuleux sensible  
COMPLICATIONS TARDIVES  
Troubles de la fécondité: synéchies utérines, béance cervico-isthmique, lésions tubaires  
Iso-immunisation Rhésus  
Conséquences psychologiques  



Liens RU




Menaces


Extrait d'un article du Quotidien du Médecin du 2 Juillet 1999 sous la plume de Philippe ROY et concernant les remous entraînés par la publication du rapport sur l' interruption volontaire de grossesse du Pr Israël NISAND.

A moins que les remous provoqués par une question du député Guy Hascoët à la ministre de l'Emploi et de la Solidarité, au Palais-Bourbon le 23 juin, sur ce rapport et son auteur, ne modifie le cours des choses. « Le Pr Israël Nisand fait actuellement l'objet d'une campagne d'insultes antisémites et de menaces de mort, orchestrée par Droit de naître, sous-groupe de Tradition-Famille-Propriété, qualifiée de mouvement sectaire », dénonce alors le parlementaire radical-citoyen-vert du Nord.
Le Pr Nisand reçoit, comme moi et d'autres personnes, des menaces de mort » , répond Martine Aubry, en annonçant que ses services travaillent à remédier aux « carences » de la loi Veil.
Le 17 juin, Droit de naître avait déposé 45 000 cartes-pétition au ministère de la Solidarité et aux secrétariats d'État à la Santé et aux Droits des femmes, demandant à Martine Aubry et à « ses comparses », Kouchner et Péry, de ne pas se salir « les mains du sang des innocents » en reprenant des dispositions du rapport Nisand.
« Une allusion très claire à l'Holocauste »
« Cinq millions de victimes en vingt-cinq ans de loi Veil. N'est-ce pas déjà un génocide ? », découvre-t-on au verso des cartes-protestation imprimées, envoyées depuis la mi-juin, au rythme de cent par jour, à l'adresse professionnelle du Pr Israël Nisand.
« L'allusion à l'Holocauste est très claire, traduit-il. Pour eux, je cherche à me venger. »
Et parmi les signataires - 40 000, espère Droit de naître, qui revendique ce nombre d'adhérents -, certains en « rajoutent » de leur propre main : « Vous voulez faire la place à l'islam, les égouts de la France », ou profèrent des menaces de mort.
Le Pr Nisand, gynécologue-obstétricien, chef de service au centre médico-chirurgical et obstétrical de Schiltigheim (Bas-Rhin), pense que Droit de naître « provient de groupuscules, à l'attitude revancharde et menaçante, cherchant à reconstituer une extrême droite vacillante. Elle est intéressée par l'argent ; chaque carte lui permettrait d'encaisser 200 F ».
Dans ce climat pour le moins nauséabond, le médecin a décidé de porter plainte au pénal à Strasbourg. Il est assisté d'un avocat de la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA), dès lors que l'auteur ou les auteurs des injures seront identifiés, elle pourrait se constituer partie civile dans le cadre de la loi antiraciste du 7 juillet 1972.
Le 23 juin, dans l'hémicycle de l'Assemblée, Martine Aubry a tenu à dire, sous les applaudissements de la majorité, que si le Pr Nisand saisit la justice, « le gouvernement l'accompagnera, financièrement et politiquement »."



ONU


20 MILLIONS D'AVORTEMENTS DANGEREUX SONT EXECUTES ANNUELLEMENT
Une nouvelle publication "Avortements dans le Tiers Monde" produite par l'OMS rapporte que deux avortements sur cinq sont dangereux,
Presque 90% des procédures dangereuses surviennent dans des pays en voie de développement.
Selon la publication, l'avortement est limité par la loi dans 94% de pays en voie de développement. et (1999) : "Le risque de mourir d'un avortement dangereux dans un pays en voie de développement est de 1 pour 250 actes, tandis que dans les pays développés il est de 1 pour 3,700."
70,000 femmes meurent annuellement par suite d'avortements dangereux.
"Beaucoup de femmes souffrent le reste de leur vie de stérilité, morbidité chronique et de dommages physiques permanents ."
Près de 50 million d'avortements sont exécutés mondialement annuellement et 20 million d'entre eux sont à risques. (ONU Fil, 1999)
Source ippf



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