Nouvelles d'Avril Nouvelles de Mars


Juin 2001




C'est une campagne d'Amnesty International qu'on peut voir à http://www.amnesty.be/



L ES TRAVAILLEURS DE LA SANTE ENCOURAGENT L'EMPLOI DU PRESERVATIF FEMININ

Les travailleurs de la santé encouragent l'emploi de préservatifs féminins pour restreindre l'étendue d'infections sexuellement transmises (MST) .
Les chercheurs révèlent que les femmes qui emploient des préservatifs féminins en plus des préservatifs masculins ont moins de chances d'être infectées par des MST que les femmes qui dépendent uniquement des préservatifs masculins.
Selon une étude indépendante exécutée en Thaïlande, des péripatéticiennes ont été encouragées à employer des préservatifs féminins et on a remarqué 34% de diminution du nombre de nouvelles infections sexuellement transmises . Des résultats similaires ont été rapportés dans des pays tel que le Brésil, la Zambie et les Etats-Unis .
Selon Michael Renard, conseiller technique supérieur au Department of Policy, Strategy and Research at the Joint United Nations Programme on HIV/AIDS (UNAIDS), 'L'acceptabilité du préservatif féminin comme option pour la prévention est bonne. Un nombre significatif de femmes, et aussi d'hommes, trouvent que l'emploi du préservatif féminin est une méthode satisfaisante de protection.' Il ajoutait, 'C'est une méthode que les femmes peuvent choisir et initier plus aisément que le condom masculin.' Ce raisonnement a joué un rôle significatif en persuadant plus de femmes à utiliser le préservatif féminin depuis son introduction en 1992.
Le préservatif féminin est actuellement disponible dans plus de 60 pays en voie de développement. L'année passée quelque 45 pays ont distribué 4.5 millions de préservatifs féminins.
Néanmoins, les experts publics de la santé ne prévoient pas que le préservatif féminin atteindra des niveaux d'usage aussi élevés que le préservatif masculin. Le prix du préservatif féminin reste élevé, ce qui entrave son plus large emploi surtout dans les pays en voie de développement .

SOURCE: Inter Press Service, WE! Isis International, No. 3, April 2001

PUBLIC HEALTH WORKERS ENCOURAGE USE OF FEMALE CONDOM

Public health workers are encouraging the use of female condoms in an effort to curb the spread of sexually transmitted infections (STIs) following mounting evidence from a number of global studies. Researchers revealed that women who use female condoms in addition to male condoms are less likely to be infected with STIs compared with women who depend solely on the male condom.
According to an independent study carried out in Thailand, a select number of commercial sex workers who were encouraged to use female condoms 'experienced a 34 per cent decrease in the number of new sexually transmitted infections.' Similar results have been reported in countries such as Brazil, Zambia and the United States.
Michael Fox, senior technical advisor in the Department of Policy, Strategy and Research at the Joint United Nations Programme on HIV/AIDS (UNAIDS), says, 'Acceptability of the female condom as an option for prevention is quite good. A significant number of women, and also men, find that use of the female condom is a satisfactory method of protection.' He went on to say, 'It is a method which women can choose and initiate more easily than the male condom.' Such reasoning has played a significant part in persuading more women toward using the female condom since its introduction in 1992.
The female condom is currently available in more than 60 developing countries. Last year some 45 countries distributed over 4.5 million female condoms.
Nevertheless, public health experts do not anticipate the female condom to reach high usage levels like those of the male condom. The price of the female condom still remains high, which hinders wider use especially in developing countries.

SOURCE: Inter Press Service, WE! Isis International, No. 3, April 2001

L ES CONTRACEPTIFS ORAUX REDUISENT LE RISQUE DE CANCER COLORECTAL

Les contraceptifs oraux offrent une protection significative contre le cancer colorectal, selon les résultats d'un méta - analyse de 20 études, publiée dans le numéro actuel du Journal Britannique du Cancer. Spécifiquement, les investigateurs ont observé 18% de réduction du risque de cancer colorectal par rapport aux femmes qui n'avaient jamais employé de contraceptifs oraux. L'effet protecteur est apparemment plus important à l'emploi des contraceptifs oraux récents, mais ne dépend pas de la durée d'utilisation de la pilule. Les chercheurs disent que la présence d' oestrogènes dans la pilule pourrait expliquer pourquoi le taux de mortalité par cancer colorectal a diminué plus chez les femmes que chez les hommes ces 20 dernières années. Ils suggérent que les hormones féminines peuvent protéger du cancer colorectal par suite des changements dans la sécrétion et la synthèse de la bile, qui conduit à des concentrations réduites d'acides biliaires dans le colon. Ils ajoutent que d'autres mécanismes biologiques peuvent aussi être impliqués. Ils indiquent que les oestrogènes inhibent la croissance des cellules du cancer de colon in vitro, et que des récepteurs d'oestrogènes ont été identifiés dans les cellules épitheliales normales et néoplasiques du colon.

SOURCE: British Journal of Cancer 2001;84:722-727., 16 April 2001

ORAL CONTRACEPTIVES REDUCE COLORECTAL CANCER RISK

Oral contraceptives offer significant protection against colorectal cancer, according to the results of a meta-analysis of 20 studies, published in the current issue of the British Journal of Cancer.
Specifically, the investigators observed an 18% reduction in colorectal cancer risk among women who had ever used oral contraceptives. The protective effect was apparently stronger for recent oral contraceptive use, but did not depend on how long women had used the pill.
Researchers said the presence of oestrogens in the pill could explain why colorectal mortality rates have dropped more in women than in men over the past 20 years. They suggested that female hormones may protect against colorectal cancer as a result of changes in bile synthesis and secretion, which lead to reduced concentration of bile acids in the colon. They added that other biological mechanisms may also be involved. They pointed out that oestrogens inhibit the growth of colon cancer cells in vitro, and oestrogen receptors have been identified in normal and neoplastic colon epithelial cells.

SOURCE: British Journal of Cancer 2001;84:722-727., 16 April 2001

M EILLEURE COMPLIANCE AVEC LES PATCH QU' AVEC LES PILULES CONTRACEPTIVES

Le premier patch contraceptif au monde, qui attend l'approbation du gouvernement des U.S.A , est aussi sûr et efficace que la pilule, et plus facile à l'emploi.
Les chercheurs, s'exprimant dans les pages du JAMA, ont conduit un essai randomisé comparant les pilules contraceptives orales avec le patch contraceptif hormonal transdermique , qui est appliqué hebdomadairement pendant 3 semaines suivi par 1 semaine d'arrêt. L'efficacité contraceptive, l'incidence des petits saignements ou pertes brunes, et la sécurité n'ont pas été significativement différents dans les 2 groupes, mais la proportion de cycles avec contraception parfaite était considérablement plus élevé dans le groupe des patch.
La pauvre compliance limite l'efficacité des pilules contraceptives orales. Dans cette étude, le pourcentage de cycles dans lesquels il y avait compliance parfaite, signifiant que la méthode fut employée comme indiquée, fut de presque 90% des femmes pour le patch et de presque 80% des femmes pour la pilule.
L'approbation du gouvernement pour le patch prendra une année. Le fabricant a aussi demandé l'approbation Européenne.

SOURCE: Journal of the American Medical Association (JAMA), Vol 285, No 18: pp.2347-2354, 9 May 2001

BETTER COMPLIANCE WITH CONTRACEPTIVE PATCH VS PILLS

The world's first contraceptive patch, now awaiting U.S. government approval, is as safe and effective as the pill, and easier to remember to use, research suggests. Researchers, writing in the current issue of JAMA, conducted a randomized trial comparing oral contraceptive pills with the transdermal combination hormonal contraceptive patch, which is applied weekly for 3 weeks followed by 1 patch-free week. Contraceptive efficacy, the incidence of breakthrough bleeding and spotting, and safety were not significantly different in the 2 groups, but the proportion of cycles with perfect contraceptive compliance was significantly higher in the patch group. Poor compliance limits the effectiveness of oral contraceptive pills. In this study, the percentage of cycles in which there was perfect compliance, meaning the method was used as directed, was nearly 90 percent in the patch women and nearly 80 percent in the pill women.
The U.S. government review of the patch is expected to take a year. The manufacturer has also applied for approval in Europe.

SOURCE: Journal of the American Medical Association (JAMA), Vol 285, No 18: pp.2347-2354, 9 May 2001


L 'AVORTEMENT MEDICAL PEUT ETRE BENEFIQUE POUR LES FEMMES DES PAYS MOINS DEVELOPPES

L'avortement médical avec des dosages plus faibles et donc à coût plus bas peut être bénéfique pour les femmes des pays moins développés , selon une étude du Lancet. 315 femmes enceintes - - 120 au Vietnam et 195 en Tunisie - - qui n'avaient pas eu leur période menstruelle ( jusqu'à huit semaines ) ont reçu 200 milligrammes de mifepristone - - un tiers de la dose Américaine et Européenne. Les femmes choisissaient alors de prendre 400 microgrammes de misoprostol deux jours plus tard par voie orale soit à la clinique soit à domicile . Près de 88% des femmes choisirent de prendre le misoprostol à domicile.
Le traitement fut fructueux chez 93% des femmes Vietnamiennes et 91% des femmes Tunisiennes.
La plupart des femmes furent satisfaites de leurs avortements, mais leur satisfaction et les taux d'efficacité furent plus élevés parmi celles qui choisirent de prendre le misoprostol à la maison. L'hypothèse des chercheurs est qu' un environnement familier, tel que le logement," a amélioré le score des avortements, tant émotionnellement que cliniquement."
Les chercheurs concluent, "Un régime simplifié d'avortement médical de 200 mg de mifepristone suivi de l'administration orale de misoprostol paraît faisable dans les pays moins développés . L'administration orale offre aux femmes plus de choix, de contrôle, et d'intimité pour gérer leurs avortements. La sécurité, l'efficacité et l'acceptabilité du régime combinant 200 mg de mifepristone et l'option d'administration orale de misoprostol employés dans notre étude suggère qu'il devrait être considéré dans les pays plus développés ainsi que dans les pays moins développés.

SOURCE: The Lancet, Vol 357, No 9266, 5 May 2001

MEDICAL ABORTION REGIMEN MAY BENEFIT WOMEN IN LESS-DEVELOPED COUNTRIES

Low-cost and low-dose medical abortion regimens may be of benefit to women in less-developed countries, according to a study in the Lancet. 315 pregnant women -- 120 in Vietnam and 195 in Tunisia -- who had not had a menstrual period for up to eight weeks, received 200 milligrams of mifepristone -- a third of the recommended 600 milligram American and European dose. The women then chose whether to take 400 micrograms of oral misoprostol two days later in a clinic or at home. About 88% of women chose to take the misoprostol at home.
The treatment was successful in 93% of women in Vietnam and 91% of Tunisia. Most women were satisfied with their abortions, but satisfaction and efficacy rates were higher among those who chose to take misoprostol at home. Researchers hypothesized that being in a familiar environment, such as the home,"improved women's abortion experiences, both emotionally and clinically."
The study researchers concluded, "A simplified medical abortion regimen of 200 mg mifepristone followed by home administration of misoprostol appears feasible in less-developed countries. Home administration offers women more choice, control, and privacy in managing their abortions. The safety, efficacy and acceptability of the regimen combining 200 mg mifepristone and the option of home administration of misoprostol used in our study suggests that it should be considered further in more developed and less developed countries."

SOURCE: The Lancet, Vol 357, No 9266, 5 May 2001

PILULE DU LENDEMAIN EN VENTE LIBRE EN PHARMACIE EN BELGIQUE

Le Ministre de la Santé Magda Aelvoet autorise la vente en pharmacie de la pilule du lendemain sans prescription au 10/6/2001.

L'étape suivante? Obtenir le remboursement de la pilule.

SOURCE : Le Soir 1/06/01

L A DISTRIBUTION DE LA CONTRACEPTION D'URGENCE EST ECONOMIQUEMENT RENTABLE ( CANADA )

Si la contraception d'urgence est fournie préventivement ou lorsque l'urgence survient, le rapport coût - bénéfice est intéressant, selon des données d'une étude Canadienne .
Le docteur James Trussell et ses collègues ont calculé que le coût moyen d'une grossesse non désirée est de $1289 (dollars Canadiens) en prenant en compte le coût des grossesses extra utérine, des avortements spontanés ou volontaires et des naissances.
Dans un modèle séparé, assumant que les grossesses étaient en fait des échecs de "timing" et qu'une grossesse aurait été intentionnelle 2 années plus tard, ils estiment le coût moyen d'une grossesse involontaire à $735.
Chaque dollar dépensé pour la prévention par "Preven" économise $2.35 dans le premier modèle et $1.34 dans le modèle "naissance trop tôt" . Même s'il s'agit du "Plan B" plus coûteux , (norlevo en Belgique ), la contraception d'urgence était encore économiquement rentable.
Tant aux USA qu'au Canada, le " goulot clinique" est que les femmes ne savent pas pouvoir demander la contraception d'urgence, ajoute le Dr Trussell . "Nous avons le potentiel pour réduire l'incidence des grossesses non désirées et les avortements de moitié, mais cela n'arrivera que si les femmes le savent."

SOURCE: Obstetrics and Gynecology, 2001; Vol97; pp.789-793, May 2001

PROVISION OF EMERGENCY CONTRACEPTION IS COST-EFFECTIVE IN CANADA

Whether emergency contraception is provided ahead of time or when the emergency occurs, it is a cost-saving intervention, according to data from a Canadian study.
Dr. James Trussell and colleagues estimated that the average cost of an unintended pregnancy, in Canadian dollars, is $1289, taking into account the costs of ectopic pregnancies, induced and spontaneous abortion, and birth.
In a separate model, assuming that pregnancies prevented were timing failures, and that pregnancy would be intentional 2 years later, they estimated the the average cost of an unintended pregnancy was $735.
Each dollar spent on advance provision of Preven would save $2.35 in the averted-birth model and $1.34 in the delayed-birth model. Even for the more expensive progestin-only product, Plan B, emergency contraception was still cost-effective.
In both the US and Canada, the "clinical bottleneck" is that women don't know to ask for emergency contraception, Dr Trussell said. "We have the potential to reduce the incidence of pregnancy and the consequent need for abortion by half, but that's not going to happen unless women know about it."

SOURCE: Obstetrics and Gynecology, 2001; Vol97; pp.789-793, May 2001


U NE FEMME TOXICOMANE ACCUSEE DU MEURTRE DE SON FOETUS

Une femme de 24 ans a été détenue et condamnée à 12 années de prison pour avoir tué son futur enfant en utilisant de la cocaïne pendant sa grossesse.
Pour la première fois une femme aux Etats-Unis a été reconnue coupable d'homicide pour avoir pris des drogues pendant la grossesse.
Ce cas ouvre la porte aux procureurs pour accuser des femmes de négligence dans d'autres conditions, telles celles qui fument pendant la grossesse, selon le South Carolina Advocates for Pregnant Women.
La Cour Suprême en 1996 a considéré qu'un foetus viable est un enfant et que les mères peuvent être accusées d'abus si elles prennent des drogues si l'enfant futur est capable de vivre hors de l'utérus.
Le bébé de la femme était mort-né en 1999 à 35 semaines de grossesse. Elle est la mère de trois autres enfants et est enceinte de deux mois .

SOURCE: Associated Press, 18 May 2001

WOMAN DRUG ADDICT CONVICTED OF MURDER OF FETUS

A 24 year old woman has been convicted and sentenced to 12 years in prison for killing her unborn child by using crack cocaine during her pregnancy.
The verdict marks the first time a woman in the United States has been found guilty of homicide for taking drugs during pregnancy, an advocate for the defendant claimed.
The case opens the door for prosecutors to charge women with neglect under other conditions, such as smoking during pregnancy, said the South Carolina Advocates for Pregnant Women.
The state Supreme Court ruled in 1996 that a viable fetus is considered a child and mothers can be charged with abuse if they took drugs after their unborn child was able to live outside the womb.
The woman's baby was stillborn in 1999 at 35 weeks. She is the mother of three other children and is two months pregnant.

SOURCE: Associated Press, 18 May 2001



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