Minimex et aide sociale 

Article 23 de la Constitution belge

Chacun a le droit de mener une vie conforme à la dignité humaine.

A cette fin, la loi, les décrets et autres textes législatifs doivent garantir à tous le bénéfice des droits économiques, sociaux et culturels, en déterminant les conditions de leur exercice.

    Ces droits comprennent notamment :
  • le droit au travail et au libre choix d'une activité professionnelle dans le cadre d'une politique générale de l'emploi, visant entre autres à assurer un niveau d'emploi aussi stable et élevé que possible, le droit à des conditions de travail et à une rémunération équitables, ainsi que le droit d'information, de consultation et de négociation collective
  • le droit à la sécurité sociale, à la protection de la santé et à l'aide sociale, médicale et juridique
  • le droit à un logement décent;
  • le droit à la protection d'un environnement sain;
  • le droit à l'épanouissement culturel et social.
Les Centres Publics d’Aide Sociale ont reçu pour mission d’aider toute personne qui n’a pas les moyens de mener une vie conforme à la dignité humaine . Cette aide est octroyée sous la forme de minimex ( minimum de moyen d’existence qui est devenu depuis peu le revenu minimum d’intégration ) ou d’aide sociale.

Le minimex est une aide financière alors que l’aide sociale peut prendre diverses formes ( aide médicale , colis alimentaire , aide au logement , aide financière ponctuelle ..). Ces aides sont soumises à des conditions qui selon le cas sont fixées par la loi ( minimex ) ou laisser à l’appréciation du CPAS ( aide sociale)

Le gouvernement actuel s’est fixé comme objectif primordial : « le plein emploi » et en fait la condition du bon fonctionnement de la société. L'objectif de cette nouvelle politique sociale est de remettre progressivement au travail tous les bénéficiaires du minimex et plus particulièrement les jeunes de moins de 25 ans.

Chaque jeune bénéficie dans les trois mois qui suivent sa demande de minimex d'une « mise au travail » sur le marché de l'emploi, soit d'un accompagnement ou d'un encadrement, ou encore d'une période de formation nécessaire pour pouvoir envisager l'insertion professionnelle. Aussi longtemps que le bénéficiaire de ce droit ne pourra pas vivre décemment de sa mise au travail, il pourrait continuer à percevoir le "revenu vital".

Les CPAS sont chargés d'encadrer les minimexés concernés en signant avec chacun d'eux un projet individualisé. Un financement forfaitaire de 250 € par dossier d'intégration sociale est prévu. Quant au revenu vital, il a été indexé à hauteur de 4% dès le 01/01/2002.







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