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Hépatite C

Un tueur silencieux

Source : N° 1236 - mardi 18 janvier 2000 Journal du Médecin
Auteur  : Ch. D. B.

Près de 100 000 personnes en Belgique ( et environ 150 millions dans le monde ) seraient porteuses du virus de l'hépatite C.
Environ 80% d'entre eux développeront une hépatite C chronique et 20% d'entre eux développeront après 10 ans une cirrhose du foie. Après 20 ans, ce pourcentage devrait monter à 40%. 10% des patients cirrhotiques développent un cancer du foie.

Seuls 1 à 3% des porteurs du virus ont été diagnostiqués. La plupart ont été contaminés lors d'une transfusion sanguine avant 1990. Depuis, tous les donneurs sont dépistés quant à la présence du virus de l'hépatite C.

Les autres personnes à risque sont les toxicomanes, les personnes "piercées" et tatouées, les personnes ayant des rapports sexuels non protégés et le personnel médical et paramédical.

Le malade connaît une longue période asymptomatique (de 10 à 30 ans) après quoi des problèmes se présentent. Pendant cette période, le malade n'émet que de vagues plaintes (fatigues, douleurs articulaires).

D'après les spécialistes, d'ici 2010, on s'attend à assister à une forte augmentation du nombre de patients développant une cirrhose du foie à la suite d'une infection à l'hépatite C.
Il est donc indispensable de le dépister tôt.
En cas de fatigue latente et de plaintes vagues, particulièrement chez les groupes à risques, le MG peut demander les tests de dosage sanguin des transaminases ( GOT et GPT ) et des anticorps contre l'hépatite C qui permettent dans de nombreux cas d'établir la contamination. En cas de doute, une PCR permet de déterminer la présence d'ARN viral de l'hépatite C.

Le traitement actuel consiste à combiner l'interféron alpha-2b (qui stimule le système immunitaire) et la ribavirine. 30 à 40% des patients surmontent le virus après 6 mois. On travaille actuellement à de nouvelles formes de traitement et à un vaccin. Seul un diagnostic rapide et un bon traitement sont à même d'assurer une rémission définitive.

Journal du Médecin N° 1302 - mardi 7 novembre 2000

Séance d'information à l'hôpital Erasme : L'Hépatite C expliquée
170 millions de personnes dans le monde sont infectées par le virus de l'hépatite C.
Les besoins d'information sur cette maladie sont donc grands. Plusieurs médecins belges ont décidé de jouer la carte de la prévention vers le généraliste et le grand public. L'Hépatite C concerne 2% de la population. En France près de 600 000 personnes seraient touchées, dont un tiers ignore sa séropositivité. En Belgique, on a dépisté 80 000 personnes. Mais de nombreuses personnes contaminées ne le savent pas.
Les groupes à risques pour l'Hépatite C sont les personnes transfusées ou greffées avant le 1er juillet 1990, les patients hémophiles et en dialyse, les (ex)toxicomanes par voie nasale ou intraveineuse, les personnes travaillant dans le secteur (para)médical ou qui exerce une profession à risque (pompiers, sauveteurs, police,…), les personnes à partenaires sexuels multiples, sans rapports protégés, les adeptes du piercing, tatouage, et les patients d'acupuncteurs utilisant des aiguilles non stériles.

Parmi ces porteurs, 20% développent une cirrhose après 10 ans d'évolution et 40% après 20 ans."

Ce scénario-catastrophe n'est pas une fatalité.
"L'Hépatite C peut être dépistée et traitée", explique le gastro-entérologue de l'Hôpital Erasme.

Information complémentaire: Hôpital Erasme, route de Lennik 808, 1070 BXL.
tél. 025553712 fax:025554697.


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