Le passage d'eau et le moulin du Halleux Les voies navigables Toponymie
Histoire de Fraiture La carte d'époque La carrière de La Belle-Roche et l'ancienne scierie de marbre
Le château d'Amblève Chanxhe, le village & le château La ligne vicinale
Poulseur-Sprimont-Trooz

Ligne Horizontale
Le passage d'eau et le moulin du Halleux


Le passage d'eau du Halleux est encore bien conservéTout comme Sougné, situé un peu plus loin sur l'Amblève, le village de Halleux comptait jadis un passage d’eau emprunté par les hommes et le bétail pour gagner la rive opposée de la rivière. En effet, en l’absence de la voie ferrée et de la route de la vallée, qui n’existaient point encore à l’époque, Halleux se trouvait bien isolé dans sa cuvette. Or, les relations déjà anciennes et importantes avec le hameau de Fraiture, situé sur la rive opposée, et la présence de pâtures sur cette dernière imposèrent la traversée de l'Amblève et ainsi l’instauration d’un passage d’eau. Un gué pavé en pierre du pays permit la traversée du bétail tandis que les gens utilisaient une barque de bois appelée "betchète" en wallon, propulsée à la rame le long d’un câble par un passeur.
Le métier de passeur d’eau, bien que difficile et souvent périlleux, connut ainsi un essor bien mérité. Il était pratiqué par de solides gaillards qui savaient manier la rame et diriger une barque.
Le passage d’eau du Halleux vit sa prospérité grandir avec le rattachement en 1834 du hameau à la paroisse de Fraiture (un sentier bien connu, nommé li vôye di frêteure reliait alors les deux patelins à travers prés et forêts), avant de régresser vers 1895 avec la construction de la route de la vallée entre Comblain-au-Pont et Aywaille et de la ligne de chemin de fer de l'Amblève.
Il disparut définitivement en 1937 suite au rattachement officiel de Halleux à la paroisse de Comblain-au-Pont et au non-entretien de la piste entre Fraiture et le Halleux.

Le hameau de Halleux avait aussi son moulin à farine, actionné par une roue à aube, elle-même mise en mouvement par l’eau d’une petite dérivation de l'Amblève.
D’après les documents historiques, ce moulin et son bief auraient été construits à l’époque féodale, sous le régime de la principauté de Stavelot-Malmédy.
Le dit moulin moulût la farine jusqu’à l’époque proche de nous où les carrières prirent leur essor. En effet, le bâtiment du moulin fut transformé en scierie de petit granit. Les pierres provenant des centres d’extraction de la rive droite de l'Amblève étaient acheminées vers le moulin dans des chars tirés par des chevaux, convois qui devaient traverser la rivière à gué.
Il est en outre probable que des betchètes (barques) ont également amené des pierres à la scierie.

On comprend ainsi l’attachement du village de Halleux à "sa" rivière, tous deux ayant été tellement liés par le passé.

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Les voies navigables


Notre belle région compte deux rivières principales, l’Ourthe et l'Amblève, dont certains tronçons sont décrétés officiellement voies navigables :

Sur l'Amblève, nous dit le recueil “Voies navigables de Belgique”, la partie navigable est comprise entre le pont de Sougné et le confluent avec l’Ourthe (hameau de Douxflamme). Sa longueur est d’environ 11 km et sa profondeur moyenne est comprise entre 0,35 et 0,70 m selon les saisons. Plusieurs projets pour l’amélioration et la canalisation de cette rivière furent dressés entre 1817 et 1858 mais tous restèrent sans suite. Les carrières et les villages avoisinants ont jadis utilisé l'Amblève pour le transport par eau mais ce mode de transport a été supplanté depuis par le chemin de fer puis par la route. Le halage des marchandises se faisait autrefois par des chevaux. Aujourd'hui, seuls les barques de pêche et les kayaks des touristes empruntent encore la rivière, bénéficiant du courant de ses flots torrentueux.

Sur l'Ourthe, la partie navigable est comprise entre La Roche-en-Ardenne et Liège, le tronçon entre Comblain-au-Pont et Liège ayant été canalisé entre 1853 et 1857. Le dit canal de l'Ourthe, dont certains tronçons sont encore visible à l'heure actuelle, a coûté assez cher et n'a pas beaucoup servi suite aux bouillonnements de l'histoire et à la révolution industrielle. Près de chez nous, le canal de Poulseur avec son antique écluse au niveau du pont et du village de Chanxhe, est le vestige le plus visible de l'ancien canal de l'Ourthe. Citons encore les écluses de Colonster et Rénory (Liège). Comme pour l'Amblève, le cours de l'Ourthe a été utilisé pour le transport des produits de carrières et le halage se faisait par des chevaux. Signalons aussi la construction plus récente (1959) du barrage de Nisramont en aval du confluent des deux Ourthes (orientale et occidentale), qui retient un volume de 3 millions de m³ d'eau qui recouvrent une superficie de 47 hectares. Seuls les kayaks sillonnent encore le cours de la rivière à l'heure actuelle, pendant la belle saison.

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Toponymie


Chanxhe : En wallon Tchanhe, le nom de ce village provient du mot gaulois cantia, dérivé du latin Cantos ou Cantia, qui signifie la (rivière) brillante, miroitante. Ce surnom de la rivière se sera appliqué ultérieurement à la localité.

Comblain-au-Pont : Autrefois appelé Comblen, cette localité doit son nom au latin confluentes, qui signifie confluent. Il a la même origine que Coblence (Koblenz) en Rhénanie et les Coublanc de France. Comblain est en quelque sorte synonyme de Douxflamme.

Douxflamme : Dans ce nom du village situé au confluent de l'Ourthe et de l'Amblève, on retrouve les mots latins duo et flamina, signifiant la jonction de deux fleuves ou encore deux rivières. L'origine du nom du hameau de Douxflamme est donc claire : elle découle de sa situation géographique.

Fraiture : Ce nom vient du latin fractura, qui signifie : terrain vague, terre inculte, friche ou encore fracture. Au 14e S., on retrouve le mot Fraiteur.

Géromont : Le premier fermier de l'endroit s'appelait Gérard (quel beau prénom 8-) ), devenu en wallon Djérô. C'est lui qui aurait donné son nom a la localité, "mont" étant un suffixe généralement ajouté par opposition aux agglomérations qui, elles, étaient situées dans la vallée.

Halleux : En 607 on retrouve le mot latin haletum ; en 1270 Haloir, dérivé du germain Hasal. Cela semble s'identifier au français hallier ; se dit de toute espèce de taillis.

Hoyemont : "Mont aux mottes", "masse de houille, motte"

Liotte : C'est la déformation du wallon L'îyote, signifiant la petite île. Il est sans doute fait allusion ici à l'île sur l'Amblève sur laquelle se trouvait l'ancienne scierie de marbre de Liotte.

Oneux : Le nom de ce village viendrait du latin alnetum, qui signifie aunaie. Cela atteste de la présence passée à cet endroit d'une forêt d'aunes, l'aune étant l'ancien nom de l'aulne actuel. Voilà qui prouve qu'Oneux était autrefois baigné par l'Amblève, vu le tempérament hygrophile de l'aulne, qui aime voire exige les sols humides.

Pont-de-Scay : Village né après le 1er août 1866 (passage du premier train de voyageurs), Pont-de-Scay ne figure pas dans les documents anciens. Cependant, quelques documents parlent auparavant de Pont Mossay et c'est là l'étymologie du village. En effet, François-Marie Mossay avait construit le premier pont (en bois) du village et son nom fut donné à ce pont, alors appelé li pont Mossay. Après plusieurs abréviations successives, ce nom est devenu Pont-de-Scay.

Rivage et Mont, enfin, ont un sens compris de tous : on peut difficilement faire plus explicite comme nom de village !

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Histoire de Fraiture


Une origine féodale est probable pour Fraiture, qui doit s’être développé par l’émancipation de serfs puis par la fixation de nouveaux venus lors de défrichements et l’aliénation du domaine primitif.

Sous le nom de “Freteur”, le village faisait autrefois partie du comté de Logne et de la principauté abbatiale de Stavelot-Malmédy, dont les chartes mentionnent le nom dès 1350. A cette époque, Fraiture-sur-Amblève possédait ses propres instances communales (mayeur et échevins) et judiciaires (cour de justice, dirigée par un certain “Johan de Filoz”, prison, écuries, …). C’était donc un hameau qui jouissait d’un certain prestige et d’une totale indépendance. Quant à l’église Saint-Nicolas, l’écrivain Georges Laport affirme qu’elle existait déjà au 14ème siècle. Dans les chartes de l’abbaye de Stavelot-Malmédy, il n’est fait mention pour la première fois de l’église qu’à la date du 25 mai 1551.

Le 22 juin 1834, Fraiture devient paroisse et reçut comme territoire Rivage, Douxflamme, Liotte et Halleux. L’église actuelle fut consacrée en 1857. Au décès de l’abbé Wouters, dernier curé de la paroisse, Fraiture est rattaché à Comblain-au-Pont. Signalons enfin que la ferme Martin, ensemble de bâtiments imposants entourant une cour carrée, fut construite en 1876 pour Alexandre Laport par un architecte parisien.

Fraiture comptait quatre pompes munies d’un bac pour les lessives et l’alimentation du bétail, réparties dans le village. De plus, le hameau disposait de trois puits couverts construits en maçonnerie et munis d’un système de levage, dont l’un était situé dans la cour du presbytère.

A la fin du régime principautaire (1773), Fraiture passe sous la dépendance de Comblain-au-Pont (Comblen à l’époque). Elle le restera jusqu’en 1977, année de la fusion des communes, qui voit le passage de Fraiture sur le territoire de la commune de Sprimont. Actuellement, le hameau compte quelques 400 habitants.

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La carte d'époque


Cette carte vous présente notre région telle qu'elle était lorsque nous étions toujours les Pays-Bas Autrichiens... Vous constaterez que la vallée était bien plus encaissée qu'elle ne l'est actuellement...

Carte d'époque

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La carrière de la Belle-Roche et l'ancienne scierie de marbre du Pont-de-Scay


Vers le milieu du siècle dernier, un paysan habitant Fraiture, ayant remarqué que le granit était de belle et de bonne qualité, ouvrit une carrière à La Belle-Roche. L’exploitant transportait alors ses produits par eau au moyen de “betchètes”, longues barques très étroites, hautes de bords, à fond plat et à pointe recourbée à l’avant, qui remontaient l’Amblève jusqu’à Sougné.

Parallèlement aux travaux de la carrière proprement dite, l’entreprise construisit une scierie de marbre sur l’île située entre la carrière et les premières maisons du Pont-de-Scay (1879), dont les imposants bâtiments en pierre du pays sont encore visibles aujourd’hui. Les machines destinées à traiter les blocs de marbre étaient mues par une roue à aubes actionnée par l’eau d’un bras de l’Amblève. Le débit des eaux de ce bras était alors réglé par un barrage à vannes de bois (encore en place aujourd’hui). Hormis les murs, le bâtiment est actuellement en mauvais état mais une restauration adéquate pourrait lui rendre toute sa fierté.

Les ruines pittoresques de la scierie de marbreAprès la carrière, ce fut le chemin de fer qui vint s’installer à La Belle-Roche et, comme les barques ne pouvaient plus accoster aux quais de la carrière, le maître cessa le travail et vendit son exploitation. Le chantier devint désert et La Belle-Roche, à l’abandon, montra son flanc éventré, entaille béante où la pluie fondait l’ocre des terres éboulées au gris noirâtre de la pierre.

Mais lorsque survint la fin de la grande guerre (1914-1918), la crise économique réclama la valorisation de toutes les richesses naturelles et une société anonyme se forma en vue d’exploiter La Belle-Roche : “la S.A. des Carrières de La Belle-Roche”. Cette société dota la carrière d’un matériel ultra-moderne et ériga ainsi bâtiments et imposantes machines sur le site même de la carrière : voies ferrées, locomotives, pylônes, fours à chaux et à dolomie, remises à charbon, forges, hangars abritant les moteurs et centrale électrique. La production allait donc augmenter considérablement par rapport au temps où l’on déliait la pierre au moyen de coins de bois (le gonflement du bois fissurait le granit et en détachait une portion). Le front de carrière progressa alors vers l’est et le nord-est à vive allure, attaquant ainsi de plus belle la colline, créant le vaste “trou” tel que visible aujourd’hui. La falaise dite de La Belle-Roche fut épargnée par le pic des carriers grâce à une intervention de la Commission Royale des Monuments et Sites.

Plus tard, la carrière de La Belle-Roche fut reprise par une autre société, qui exploita alors la roche sous forme de concassé destiné à des usages multiples (construction de routes, ballast de chemin de fer, …)

Depuis 1991, la carrière n’est plus exploitée suite aux actions de l’ASBL BELLE-ROCHE 500.000 pour sauvegarder notamment le gisement fossile de La Belle-Roche et faire prendre conscience aux dirigeants de l’importance de ce site, patrimoine universel, en matière de préhistoire. Cependant, une procédure est actuellement en cours pour réouvrir la carrière de La Belle-Roche suite à un permis d’exploiter accordé en 1995 par le ministre Lutgen (permis contre lequel l’association des riverains a introduit un recours en suspension et en annulation devant le Conseil d’Etat, lequel n’a toujours pas prononcé son jugement)…

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Chanxhe, le village et le château


La superbe église de Chanxhe Le village de Chanxhe, situé aux confins de la vallée de l’Ourthe, est caractérisé par des maisons en pierre du pays (moellons) regroupées autour d’une place et d’une artère principale. Le hameau est coupé en deux par la rivière, ce qui lui vaut la particularité de siéger sur le territoire de deux communes différentes : Comblain-au-Pont (rive gauche) et Sprimont (rive droite, partie principale du village). Les deux “moitiés” du village de Chanxhe sont reliées entre elles par un pont sur l’Ourthe.

D’un point de vue historique, Chanxhe possède un château bien conservé datant du 17ème siècle, imposante demeure qui est aujourd’hui monument classé et propriété privée. Chanxhe possède également ses fermes rustiques, principal attrait économique à l’heure actuelle, et est entouré de carrières en activité (carrières de Chanxhe et de La Préalle).

Enfin, le village est entouré d’un écrin de verdure où il fait bon se promener, bien que la carrière constitue un véritable chancre dans ce vert paysage.






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Le château d'Amblève

Les ruines du château d'Amblève, plus connues comme château des Quatre Fils Aymon, apparaissent dans un site grandiose, offrant une vue panoramique exceptionnelle sur la vallée.

Résidence de seigneurs, la forteresse fut également le siège de la cour de justice de Sprimont. Le castel féodal fut agrandi par les ducs de Bourgogne. En 1578, il fut démoli sur ordre d'Alexandre Farnèse.

En 855, un château existait déjà à Neufchasteau-sur-Amblève puisqu'un acte en confirme la donation par Lothaire II à l'Abbaye de Stavelot. Il fut détruit par des barbares venus du Nord.

En 1049, il est fait mention du château actuel. En 1252, il appartient au Limbourg et, en 1285, au Brabant. Il passe ensuite par plusieurs mains et notamment celles de Philippe le Hardi et la maison de Bourgogne.

En 1429, il revient, par mariage, à une famille parente des La Marck. Evrard II de La Marck en hérita en 1531 et sa veuve le légua , en 1566, à sa nièce, Isabeau de Hoisteden. En 1570, Celle-ci épousa François de Loncin, qui garda le château jusqu'à sa destruction par les espagnols en 1578. Suite au partage de l'Empire de Charles Quint en 1555, les Pays-Bas (dont la Belgique) revinrent à son fils Philippe II. Fervent défenseur du catholicisme, aux dépens du calvinisme, il mécontenta une moitié de son royaume. En 1577, le château fut occupé par une garnison de Guillaume d'Orange, qui soutenait les protestants et qui organisa le soulèvement des Provinces-Unies contre l'Espagne. Les catholiques se lièrent au gouvernement espagnol et ce dernier vint assaillir les forteresses tombées aux mains ennemies.

Le château d'Amblève fut démoli en 1578 sur l'ordre d'Alexandre Farnèse. Il a pu conserver quelques intéressants vestiges de son glorieux passé : une bonne partie du mur d'enceinte, la basse-cour, la cour centrale et la cour d'honneur, un beau pan de mur du donjon avec ses cheminées toujours visibles, la cuisine, la citerne, l'emplacement du corps de logis, une cave, ...

On accède au château par un petit sentier escarpé au départ du hameau d'Amblève. Un bien joli but de promenade !

LEGENDE CONNUE : LE FANTÔME DE BLANCHE

L'avant-veille de la Toussaint, un fantôme ensanglanté tenant à la main un poignard et tirant derrière lui deux cadavres, parcourt les ruines puis se jette du haut du donjon. Il s'agit de Blanche de Montfort, qui paie ainsi l'assassinat de son ancien fiancé et de l'épouse de ce dernier.


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La ligne vicinale Poulseur-Sprimont-Trooz

La ligne vicinale Poulseur-Sprimont-Trooz, sur son tronçon entre la gare SNCB de Poulseur et Sprimont (9 Km), fut construite à la fin du 19ème siècle, à l’écartement normal de 1,435m pour assurer le transport des marchandises (mise en service le 9 décembre 1887) ainsi que celui de voyageurs (dès le 1er mars 1888). Le trafic de cette voie était pratiquement tributaire des raccordements privés (carrières et fours à chaux de Chanxhe et carrières de la Préalle, d’Ogné et de Merbes-Sprimont essentiellement).

Près de 20 ans après l’ouverture de la voie Poulseur-Chanxhe-Sprimont, il fut décidé de prolonger la ligne jusqu’à Trooz, à travers une région beaucoup moins industrielle, via Louveigné, Banneux, Gomzé-Andoumont et le vallon du Ry de Mosbeux. L’extension, longue de 15 Km, fut ouverte au trafic de septembre 1906 à janvier 1908 selon les tronçons (Sprimont-Louveigné puis Louveigné-Trooz).

A présent longue de 22,191 Km et pourvue de 21 points d’arrêt, cette ligne vicinale figurait alors parmi les plus actives du réseau existant. L’industrie de la pierre était particulièrement dynamique dans la région, où elle occupait plusieurs milliers d’ouvriers, et le trafic de marchandises était en conséquence florissant, ce qui n’était pas le cas du service voyageurs, qui fut réduit à six allers-retours par jour dès 1928.

En 1938, suite à la mise en service de deux lignes d’Autobus au départ de Trooz (Trooz-Liège et Trooz-Aywaille), le trafic voyageurs est supprimé entre Damré et Trooz et la ligne vicinale est déferrée sur ce tronçon. Au début de la grande guerre, le pont de Chanxhe est démoli par deux fois par l’armée allemande et notre ligne vicinale fut donc coupée à ce niveau, ce qui anéantit les trafics marchandises et voyageurs.

Dans l’attente d’une situation meilleure, les voies sont réparées à l’aide de matériel récupéré sur la section démontée. Hélas, les carrières commencent à travailler au ralenti et le trafic s’en ressent; le service n’est d’ailleurs plus quotidien. La ligne reprendra néanmoins vie en 1961 grâce à une grosse commande de pierres brutes passée par la Hollande pour mener à bien son plan Delta (polders et digues).

Mais le 30 avril 1965, le trafic disparaît définitivement : à peu près tout le matériel roulant est déjà démoli et la ligne est bientôt déposée. La ligne vicinale Poulseur-Sprimont-Trooz était restée la seule exploitation vicinale de la région encore en service. Elle a fait partie du paysage et de la vie locale pendant près de trois quarts de siècle.


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