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Le coin detente

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Amont: Côté d'où vient le courant
Assiette : Inclinaison du flotteur vers l'arrière ou l'avant selon l'axe transversal.
Aval: Côté vers laquelle descend le courant
Gîte: Inclinaison du flotteur à gauche ou à droite selon l'axe longitudinal.
Giron ou gironné: ligne de courbe du flotteur selon l'axe transversal.
Temps actif: palmage dans le mouvement descendant. C'est le temps propulsif qui demande force musculaire.
Temps passif: la jambe remonte, la force propulsive est plus faible.












































Surf à 2






vrille








la chandelle du webmaster


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  • Une technique de base est indispensable pour naviguer en eau vive dans de bonnes conditions et dominer la situation.



Qu'est-ce-que c'est ?

Peu de gestes techniques semblent necessaires et pourtant il n'est pas si simple de se rendre où l'on désire, de s'arrêter, ne pas avoir l'air d'un fétu de paille au gré du courant.

Le palmage La posture La direction La reprise de courant
Le bac Le stop L'esquimautage Le free-style (rodéo)



Le palmage
C'est le système propulseur du nageur. Il sert à acquérir une certaine vitesse mais aussi à se diriger. Selon les tronçons de rivière, il sera plus ou moins tonique, plus ou moins ample. En général, on évite de palmer quand le courant nous donne suffisamment de vitesse pour garder de l'énergie pour les manoeuvres et réactions.
Ça c'est le style " du moindre effort".
Le palmage du nageur en eau vive doit être d'amplitude réduite, avec une flexion des genous et des hanches modérée pour éviter les chocs.

Ne sortez pas les palmes hors de l'eau , vous vous fatigueriez d'avantage (les palmes sont plus lourdes à l'air libre) .
Pour que le palmage soit efficace, les jambes doivent être tendues (mais pas raides) et les genoux verrouillés. L'erreur la plus fréquente est de faire du pédalage, c'est à dire plier les jambes au niveau du genou, c'est moins fatiguant mais moins efficace.
Le mouvement débute au niveau de la hanche, se poursuit au niveau du genou et se termine à la cheville, tout cela avec des petits mouvements de faible amplitude de flexion-extension. L'art du palmage en eau vive consiste à trouver le compromis entre la phase descendante du palmage avec une flexion minimum, tout en gardant une parfaite efficacité musculaire.
Il est important d'assurer la stabilité au niveau du flotteur malgré les roulis inhérents aux battements de jambes.
L'utilisation des palmes sur le plan directionnel, équilibrateur, freinateur et propulseur entraîne une participation plus active des muscles du bassin et lombaires.
Certains nageurs utilisent une technique de type ondulation : les deux jambes en même temps. D'une puissance souvent supérieure au palmage classique, ce style est particulièrement amusant dans les grosses vagues.


La posture
La nageur est allongé sur le ventre, les coudes sont fléchis à 90º et les épaules à environ 60º. Le tronc étant sur le flotteur et les jambes dans l'eau, le nageur est en général assez cambré avec le cou en hyperextension pour mieux voir devant lui.


Les changements de direction
Il suffit d'orienter le nez du flotteur dans la direction recherchée et y associer une gîte plus ou moins importante en fonction de la force du courant. Les palmes servent d'appui-appel. Par exemple, pour virer vers la droite, le nageur sort la palme gauche (ou appui plus fort sur la palme gauche), gîte à droite pour faciliter la sortie de la palme, tout en écartant la jambe pour balancer la palme à l'extérieur de l'axe nageur-flotteur: il réalise alors un appel (repousser l'eau de l'extérieur vers l'interieur). Dans le courant plus fort, le nageur peut aussi ajouter une assiette à sa technique (plus difficile): il relève l'avant du flotteur et prend appui sur un des côtés arrière et il pivote ainsi autours de cet appui.







Le départ
reprise de courant



Il est aussi appelé "reprise de courant" car il consiste à entrer dans la veine d'eau principale, nez du flotteur vers l'amont, avec un angle d'attaque d'environ 45º, une gîte assez importante et une certaine vitesse dans le but de faire pivoter le flotteur nez vers l'aval.









Le bac
bacLe bac est la traversée d'un courant sans se laisser entraîner vers l'aval, l'avant de la luge étant orientée vers l'amont. C'est la résultante de la dérive + de la propulsion, en fonction de l'angle choisi par rapport à l'axe du courant qui permet la traversée. Plus le courant sera fort, plus l'angle du flotteur sera faible.
Il est important de prendre en compte la morphologie de la rivière, de la force du courant, des contres présent sur la trajectoire dont on pourra se servir pour "souffler" car il faut palmer énergiquement. N'oubliez pas de contre-gîter en arrivant dans le contre-courant d'arrivée afin de limiter le dérapage.

Le stop
Pour s'arrêter sur la rive il faut avant tout choisir une zone où se situe un contre-courant de rive. Le stop permet de s'arrêter, se ralentir, se regrouper, se reposer...
Pour bien réussir un stop il faut orienter le flotteur vers l'endroit où se situe le contre-courant et anticiper largement pour passer au ras de rocher avec une gîte amont qui permet un virage court et rapide tout en ancrant le flotteur dans le courant. Il est important de viser le bord du rocher !
Un stop courant est un arrêt sur la rive mais qui ne se situe pas dans un contre. Dans ce cas, il faut se mettre a genoux dès que le retournement est fait et le flotteur stabilisé.
Un stop en contre utilise les obstacles de la rivière.
Les fautes à éviter:
  • Faire un stop devant un obstacle qui rendra difficile de départ suivant.
  • Arrêter de palmer avant que le nageur ne soit complétement dans le contre : attention aux palmes qui traînent dans la veine!
stop stop

L'esquimautage
Il s'agit d'une technique pour se remettre à l'endroit après un retournement.
Lors d'un retournement, le nageur ne peut plus controler sa trajectoire et n'est plus protégé. Il est donc impératif de se redresser rapidement. Le mouvement vient d'une rotation du tronc associée à une action simultanée des bras dans le sens de la rotation ainsi que par la recherche d'un appui des palmes. Il faut rester solidaire du flotteur pour faciliter la rotation. Les jambes peuvent aussi servir de balancier (flexion 90° de la hanche).
Deux techniques sont possibles:
  • Le nageur, en déséquilibre, accèlere le mouvement de rotation en vue d'assurer un tour complet. Pour cela il prend appui sur ses palmes en position de ciseau d'appui et provoque la rotation du tronc, appui du coude extérieur et traction du coude intérieur.
  • La nageur est en dessous du flotteur: Il plie une jambe perpendiculaire à la surface de l'eau et s'en sert à la manière d'un balancier avec contre-poinds.


Le free-style
Bien sur, ce n'est pas vraiment une technique de base, mais les rivières du Québec sont de véritables play spot et l'envie de surfer vous prendra très vite !
Vous remarquerez vite que certaines vagues retiennent le nageur et permettent de se stabiliser sur le rouleau pour y surfer. C'est aussi une bonne position pour observer les comportements du flotteur, du nageur, du courant etc.
Le surf est donc une technique de base à partir de laquelle on pourra effectuer des chandelles, des genous, des esquimautages surfés, des mains-libre (avion), votre imagination inventera le reste.
Le surf permet au nageur de se stabiliser dans une vague. Il faut palmer pour se placer dans le rouleau, nez vers l'amont, juste en aval de la crête et y rester. Une fois en place, les palmes servent de stabilisateur. Il n'est pas necessaire de palmer.
Le dérapage : on position de surf, il s'agit de parcourir la vague latéralement de droite à gauche sans se faire éjecter. On travaille l'assiette du flotteur.
Le main-libre ou avion: il s'agit d'un surf sans maintient du flotteur avec les mains. Le nageur est assez haut sur son flotteur, les bras écartés.
avion

La chandelle est la mise à la verticale de l'ensemble nageur-flotteur, la tête vers le bas. Pour se mettre en chandelle, le nageur, en surf, enfonce l'avant de son flotteur et réalise une sorte d'équilibre avec les mains placées sur les poignées. Le nageur se réceptionne sur le dos. Esquimautage indispensable. Vous pouvez varier la position des jambres (tendues, fléchies, écartées etc).
Le genou dréssé consiste à monter à genou sur le flotteur.
a genouSuperman: 1 jambe + 1 bras
Le nageur doit se placer en appui sur ses bras (au niveau des coudières ou à l'avant du flotteur) pour faire monter ses fesses et placer les genous. Si il en est capable, il peut, une fois stabiliser, lâcher les mains et se redresser. Il peut aussi alonger une jambes et le bras opposé. La aussi il existe de nombreuses variantes, alors à vos débarques !!!
Le surf groupé: il s'agit de se placer dans un surf à deux ou trois nageurs, voir plus. Se stabiliser ensemble ou faire des déplacements, et même passer par dessus l'autre etc.
La pyramide : deux nageurs sur un seul flotteur. On peut composer et additionner selon son imagination.
360 flotteur par Denis360 flotteur ou flat spin : en surf, tourner son flotteur pour qu'il fasse un tour complet.
Helix ou esquimautage surfé : faire un esquimautage sur le rouleau sans débarquer et revenir en position de surf.
Surf inversé : surfer, dos au flotteur.
Surf à l'envers

Vrille: il s'agit de se servir de la vague comme tremplin pour effectuer un 360 dans les airs.
Zero to hero: On arrive dans le rouleau par l'amont, tête en bas (position d'esquimautage), on se sert du mouvement rotation du rouleau pour se redresser par le haut et non sur le côté comme un esquimautage. Si vous réussissez, vous devez être alors en position de surf classique.
Kickflip: Entrée de vague par l'amont, perpendiculaire au courant, esquimauter et rester accroché sur le rouleau.
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