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Sautin dans le Besoigné de Sivry (1608)


Les Besoignés de Charles de Croy

Suite au décès de son père en 1595, Charles de Croy (1550-1612), duc de Croy et d'Aerschot, fait ordonner la confection des Besoignés, inventaires complets qui restituent la physionomie complète de chaque ville, village, château, abbaye et couvent lui appartenant ; à cette relation venaient s'ajouter d'innombrables plans et vues dessinées et coloriées.

Par après, le duc fera reproduire ces plans sur parchemin et y fera adjoindre la vue de chaque sujet peint à la gouache à la manière d'un petit tableau entouré d'un encadrement artistique composé de fleurs, fruits, oiseaux et dessins géométriques divers. Le projet va être réalisé par un peintre de Valenciennes (France) nommé Andrien de Montigny et il va aboutir à près de trois milliers de vues réparties en 23 volumes sur parchemin. Ils seront mis en vente publique à Bruxelles le 19 août 1614 et dispersés aux quatre coins du monde. Cependant, entre 1985 et 1992, le Crédit Communal de Belgique a réédité en 26 volumes ce qui a pu être retrouvé, dont Beaumont, Chimay et Quiévrain. Il s'agit de la collection "Albums de Croy" publiée sous la direction de Jean-Marie Duvosquel, que l'on peut consulter à la Bibliothèque Royale de Belgique.

Le Besoigné de Sivry

La rédaction du Besoigné de Sivry et Sautain, ordonnée dès le 5 avril 1597, a été retardée et ordonnée à nouveau le 25 février 1606 mais seulement effectuée en l'année 1608 sous la direction de François Liénart, secrétaire du duc. Le manuscrit est recopié en 1707 par le greffier de Sivry, A. Georges, tandis que tous les plans d'accompagnement sont reproduits par Charles Lannoy, architecte civil et militaire à Mons.

C'est d'après cette copie que la publication imprimée en est réalisée en 1890 par les publications de la Société paléontologique de Charleroi par Alphonse Gosseries, directeur des contributions à Liège. Celui-ci fait précéder le travail d'une introduction.

Le besoigné débute en relatant la visite du duc Charles en sa bonne ville de Beaumont en juillet 1596, puis celle de sa seconde épouse Dorothée de Croy au mois de juin 1606, à Sivry, où ils dînèrent en la maison d'Adrien Cornée, sur la place, reçus par les mayeur, échevins et habitants, puis allèrent visiter prairies, bois et terres labourables. Ils rentrèrent ensuite à Sivry et prirent part aux réjouissances et même dansèrent.

Le duc donna aux manants tous les chênes nécessaires pour couvrir le clocher dressé sur la tour de l'église ; auparavant, il avait déjà donné 90 chênes pour l'édification de la nef reconstruite après l'incendie de l'église paroissiale survenu en 1603 et qui avait ravagé, à partir d'une forge de maréchal, plusieurs maisons et granges tout alentour.

Leurs Excellences remontèrent en litière pour aller passer la nuit à Rance. Ils prirent le chemin par le fourneau de Sautain pour y voir "courir les gueuses de fer en fusion". Ils étaient escortés par tous les jeunes hommes de Sivry, armés et équipés. Là, ils furent reçus par les habitants de Rance, eux aussi armés et équipés ; ils conduisirent le duc et la duchesse vers leur village.

La structure du besoigné

Le besoigné de Sivry se termine par la délimitation détaillée du territoire, attesté par Laurent Poschet, mayeur, Nicolas de Bruisle, lieutenant-mayeur ; les six échevins : Jean Hardy, Pierre Descartes, Cornée, Simon Gosseau, Pierre Cabotteau, Paul Hasnon ainsi que par les habitants les plus âgés du village : Jean Anceau, Pierre Descartes l'aisné, Jean Hannecart, Jean Waudart et Thomas Dulieu.

Suivent les signatures des mayeur et lieutenant-mayeur de Rance, Montbliart, Clairfayts, Beaurieux, Grandrieu et Solre-Saint-Géry.

C'est à la suite de ce texte qu'apparaît :

François Linéart, assisté des mayeur et eschevins de Sivry, après avoir achevé ce cartulaire en présence des plusieurs et plus vieux habitants du mesme lieu, a procédé et fait le cartulaire de Sautain, par ordonnance de mondit Seigneur le Duc d'Arschot, prince de Chimay, comte de Beaumont, etc..., de la manière suivante et reprise aux foeillets postérieurs.

Hameau de Sautain dépendant du village de Sivry

Ledit hameau de Sautain est situé à un quart de lieu du village de Sivry à une plaine du costé de Rance, auquel il y a une chapelle à clocher, y ayant son Excellence, toute justice et seignorie haute, moyenne et basse, lequel, de temps immémorial, a esté toujours mouvant et tenu hameau du village de Sivry, où les manants sont paroissiens et par ainsi tenu de la comté de Beaumont, signanment depuis qu'il a pleu à Philippe, Roy de Castille, de Léon et de Grenade, ériger en comté dès le mois de janvier 1519 et suivi tousjours la succession d'icelle à la très illustre maison de Croy jusques à Monseigneur le Duc de Croy et d'Arschot, comte de Beaumont, moderne.

Quant à la joyeuse entrée de son Excellence en sa ville et comté de Beaumont, les manants dudit Sautain ont fait leur devoir de l'aller recevoir avec ceux du village de Sivry, mesme contribué avec eux aux dons et présents faits à saditte joyeuse entrée, que depuis jusque à présent, n'ayant iceux esté envoyé au Sr Gouverneur, mais se sont addressé aux mayeur et gens de loy de Sivry,qui les répartissent et taxent selon leur moyen et qualité avec les autres manans dudit Sivry.

Come de mesme ont aussi fait à la joyeuse entrée de Madame et contribué aux dons et présents à elle faits par ceux de Sivry, pourquoy en est fait mention par le besoiné d'ycelui.

Quant aux articles 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14 et 15 touchant ici les chatteau, basecour et belles marques de maison, néant.

Venant aux rentes héritières et arrentements en argent audit Sautain, icelles se payent annuellement au receveur du comté de Beaumont, au siège des rentes qu'il tient chacun an après Noël, à Sivry, au besoiné duquel les rentes de Sautain sont comprises, portant touttes ensemble 23 livres 2 sols.

Come de mesme se payent les rentes en chapons, en nature à l'apprétiation de son Excellence, portant icelles rentes en chapons, compris ceux de Sivry : 38 chappons et le tiers d'un.

Les rentes en pouilles deues audit Sautain portent, comprises celles de Sivry, 40 pouilles.

Quant aux articles dix-noef, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28 et 29, icy à Sautain, néant.

Quant au tiers des rentes espeautres, dittes les charlets, contre les dames de Maubeuge pour les deux tiers, deu à son Excellence audit Sivry, autant qu'à Sautain il n'y a aucuns héritages labourables sur lesquels les dits charlets se lèvent, ains qu'il y at seulement des jardins et prairies, néant.

Pour les rentes héritières en avoine, d'autant qu'aucunes ne sont deues audit Sautain, icy néant.

Quant aux articles 35, 36, 37, 38, 39, 40 et 41 pour les droits d'attelages, hayonages, mesurages de grains, balances, poids, revendries, tonlieu sur marchandises et eswarts de pourceaux, icy néant.

Regardant le droit de treuves de mouches à miel deu audit Sautain, tant sur les chemins, terres, prairies, bois et campaignes en quel lieu que ce soit, il appertient à son Excellence, de mesme qu'audit Sivry.

Le droit de tonlieu et maltotte, tant sur les vins que sur la bière, aussi le décharge est deu audit Sautain de mesme qu'au village de Sivry et est compris dans le bail et se passe à recours avec celui dudit Sivry.

Quant aux articles 45, 46 et 47, pour le droit de berlen, estaux et tripaux, pour ny avoir aucune chose audit Sautain, néant.

Quant aux articles 48, 49, 50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58 et 59, pour les droits de vinage, mesurage, chatelains et autres, icy, néant.

Bourgeoisies

Il est aussi deu à Son Excellence, audit Sautain, le mesme droit de bourgeoisie en argent, qu'au village de Sivry, avec lequel il se donne et passe en ferme, pour en rendre chaque année, ensemble, 17 livres.

Come aussi doivent chacq. Manans dudit Sautain le mesme droit de soingnies que ceux de Sivry et se donne aussi iceluy en ferme, ensemble, et en sont fermiers ... et Servais Godefroid, au rendage de 20 muids d'avoine.

Quant aux articles 65 jusqu'à 87, il n'y a aucune chose audit Sautain, partant, icy, nénant.

Moulins

Il n'y a audit Sautain aucuns moulin à eau ny à vent pour moudre farine, écorches, draps et bonnet, ains (mais) sont les manans dudit lieu bannals et sujets au moulin de Frazies, come sont ceux dudit Sivry.

Quant aux articles 85 à 119, pour n'y avoir aucune chose audit Sautain, néant.

Fourneaux

Audit Sautain, proche la forest de Rance, il y a dans un fond un fourneau basty de pierres, couvert de hollures, par deseure lequel il y a trois viviers allans de l'un à l'autre, servans à faire travailler ledit fourneau. L'eau desquels, provient des accoulins de laditte forest et surgeon, près lequel il y a une chippe faite de bois et des planches couvertes de hollures, pour y retirer le charbon qu'il convient pour faire travailler ledit fourneau. Davantage, il y a aussi une maison, chambre, estables et jardin basty come dessus, le tout appartenant à Laurent Polchet.

Quant aux articles 121 à 128, pour n'y avoir aucune chose audit Sautain, néant.

Il compète et appertient à Son Excellenc par tout le terroir de Sautain, de mesme qu'audit village de Sivry, le droit de bastardise, aubains, confiscation, biens espaves trouvés et abandonnés, mais quand et comment par quelle voye ils eschéent à saditte Excellence, ils s'en réfèrent aux officiers de Beaumont.

Mortemains

Saditte Excellence a aussi le droit de mortemains audit Sautain, lors que quelq home marié ou veuve à trespas, tel que du meilleur cattel, n'ayant les femmes accoutumé de le payer.

Fief tenu de la comté de Beaumont

Il y a audit Sautain un fief contenant six journels de prêt et courtil, tenant aux aizes de ville, appertenant à Henry Monte, tenu de la comté de Beaumont, au relief duquel est deu pour cambrelage 64 sols et le cinquième denier à la vente, n'ayant, les mayeurs et eschevins, connoissance si l'héritier d'iceluy fief auroit fait aucuns contracts personnels au préjudice de son Excellence ou point.

Droit seigneurial

Son Excellence a aussi, par tout le jugement de Sautain, le droit seignorial tel que d'un pattar à la livre aux vendanges, tant des bourgeois qu'estrangers, quand ils vendent entièrement ce qu'ils ont audit Sautain ; mais s'ils retiennent quelque chose, ils maintiennent ne devoir aucun droit seignorial, de mesme qu'il est déclaré au besoiné de Sivry, de la mairie duquel ledit hameau est dépendant ; desquels droits seignoriaux les gens de loy dudit lieu en donnant attestation au receveur, pour servir en ses comptes, d'an à autre.

Au regard de la grandeur et comprendement dudit hameau de Sautain, les mayeur et eschevins et manans n'en ont peu respondre, tant pour n'avoir, de leur mémoire, esté mesuré, que pour estre celuy compris et enclavé au terroir de Sivry, sans y avoir séparation ny limittes entre deux, estant, touttes les maisons d'iceluy hameau; situées et assizes çà et là sur les héritages et des propriétaires, sans se joindre l'une à l'autre.

La Chapelle de Sautain

Il y audit hameau de Sautain une chapelle bastie de pierres de taille de bricques couverte d'escailles, y ayant un petit clocher de bois couvert de mesme, avec une petite clochen mais ny a aucune horloge, cadran ny montre.
Choeur de cette chapelle
A laditte chappelle, il y a un choeur renclo d'escrineries, auquel il y at un autel dédié à Dieu et à Sainct Hubert, patron d'icelle, l'image duquel sainct est à costé gauge dudit autel, lequel est illuminé d'une verrière peinte, de nostre Seingeur en croix.
La nesve de laditte chapelle
La nefve de laditte chappelle est toutte blanche, à laquelle il y a une chayère de bois faite d'escrinerie pour le prédicateur, illuminée aussi d'une verrière peinte d'un Saint George et d'une blanche ; n'estant, icelle chapelle benitte, mesme ny a aucun cimetière mais seulement un petit enclo de fossets et hayes à l'entour d'icelle chapelle, estant, tous les manans dudit hameau, paroissiens de l'église paroissiale de Sivry.
Fondation de laditte chapelle
Sachent tous présents et à venir que le 10 de mois de may 1575, par devant Mathieu Cornee, lieutenant-mayeur de la ville de Sivry et come eschevins d'icelle ville, Nicolas de Bruisle, Philippes Martin, Jean le Monseu, Pierre Colle et Jean Hasnon, comparurent personnellement Jacque et Thomas Bernard, Meurice Descartes, Collart Semon, Henry Cappon, Georges Bernard, Benoi de Blaugies, Piérart Bernard et Thomas Bernard l'aisné, tous manans et habitants de Sautain, terroir de Sivry, et à l'endroit, remontèrent come par la grande distance de chemin depuis ledit Sautain jusques à l'église de Sivry, impossible leur estoit d'aller les dimanches et festes ouir la saincte messe et le service divin en l'église dudit Sivry, du moins que ce ne fut à grande peine ; pourquoy, ils ne pouvoint en ce, tellement acquitter come ils eussent bien désiré, non à faute de dévotion mais pour cause dudit long chemin, aussi pour les aucuns d'entre eux estre vieux, anciens, débilles et caducqs et quelquefois aussi pour les impétuosités du temps, pour, en ce néanmoins, les consolider, supporter et de tant plus les encourager, aussi mouvoir à plus grande dévotion, de la grâce de Monseigneur l'Archevecque de Cambray et de saditte Excellence Monseigneur le Duc d'Arschot, auroint impétré licence, pouvoir, faculté de faire ériger, bastir et construire audit Sautain une chapelle dans laquell on pourroit célébrer messe à l'advenir et aussi avoir l'eau bénitte tous les dimanches ; et come laditte chapelle estoit déjà érigée, construite, mesme bénite, aussi désirans lesdis comparans, par zel de dévotion, l'augmentation et accroissement du Saint service divin et meilleur maintenement de la religion catholicq, apostolicq et romaine, dotter et fonder messes pour célébrer en laditte chapelle, de leurs bonnes et agréables volontés, non constraints, mirent et rapportèrent chacuns et particulièrement et par soy, en la main dudit lieutenant-mayeur, scavoir, ledit Jacques Bernard, une maison, chambre, estables, grange et jardin, ainsi qu'elle se contient, gisante audit Sautain ; tesnant d'un costé au chemin le Seigneur et à la cense Peronsart.

Item Thomas Bernard, une maison, chambre, estable, grange et jardin ainsi que le lieu se contient, gisant audit Sautain, tenant à George Bernard, au chemin le Seigneur et à Collart Semon.

Item ledit Collart Semon, une maison et jardin gisant audit Sautain, contenant cinq journels en une pièce, tenant au chemin le Seigneur, d'autre aux aizes de Sivry et à Thomas Bernard.

Item, Henri Cappon, une maison et jardin gisant audit Sautain, contenant sept journels ou environ, tenant au chemin le Seigneur, d'autre à Jacques Bernard et aux aizes de ville.

Item, George Bernard, un bonnier d'héritage gisant à la sablonière de Péronsart, tenant aux aizes de Sivry et aux héritages de la cense de Péronsart et un autre bonnier d'héritage tenant au chemin le Seigneur et à la Haye de Sivry.

Item, Maurice Descartes, une maison et jardin gisant audit Sautain, appelé vulgairement le Bonneau, tenant au chemin le Seigneur et aux aizes de Sivry ; item Benoid de Blaugies, une maison et jardin, situés audit lieu de Sautain, tenant à George Bernard, aux aizes de ville et, per desseure, au chemin le Seigneur.

Item Thomas Bernard l'aisné, une maison, chambre, estables et courtil, gisant audit Sautain, tenant de deux costés au chemin le Seigneur et à Jacques Bernard. Et s'en déshéritèrent chacuns à par soy, bien et à loy, de tout tel droit et héritages qu'ils et chacuns d'eux y avoint et avoir pourvoint, en point, temps et lieu que bien le povoint faire, come d'héritages à eux, venas et appartenans, sicome aux susdits Jacq Bernard, Henri Cappon, George Bernard, Meurice Descartes, Benoid de Blaugies, Piérart Bernard l'aisné, de leurs acquets et eux estants à ce jour en mesme point et état d'iceux acquests.

Item aux susdit Thomas Bernard, premier déclaré, de son patrimone, ayant à ce jour sa femme et, d'elle enfants vivans.

Et audit Collart Semon, par l'action de Barbe Bernard, sa femme, ayant à ce jour, d'icelle, aussi enfants vivans, et si n'avoit, ledit Collart Semon, nuls héritages ny rentes venant de son patrimoine ny d'acquests gisant soulb le souverain chef-lieu de Mons, come de ce il jura et fit serment deumens es mains de la loy, si y renoncèrent suffisamment et chacun d'eux, des parties par eux déshéritées et rien ny clamèrent ny retindrent une fois, seconde et tierce, à telle fin que pour en advestir et les rapporter es mains de N... come mambour de ladite chappelle, pour, sur icelles maisons et héritages, par ledit mambour ou autre en sol lieu, se prendre, lever et recevoir chacun ans, au jour Saint Jean Baptiste prochain que l'on comptera l'an 1575, et ainsi d'an en an, héritablement, à perpétiuté et à tousjours, pour convertir et emploier à faire prières et oraisons pour leurs âmes et de leurs bon fidels parents ou amis trespassé, par la célébration des dites messes en laditte chapelle de Sautain.

Scavoir, sur l'héritage déshérité par ledit Jacques Bernard, douze livres tournois de rente par an, afin de faire dire et célébrer en icelle chapelle, tous els dimanches, une messe et y faire donner l'eau bénite.

Item, sur les héritages de Collar Sermon, quarante sols tournoi, item sur celui d'Henry Cappon, ottels quarante sols tournoi. Item sur le permier bonnier déshérité par George Bernard, soixante sols tournoi, et sur le second bonnier, dix sols. Item sur celui de Benoid de Blaugies, dix sols tournoi. Item sur le déshérité par Pierre Bernard, pareilles dix sols tournoi et sur celuy de Thomas Bernard l'aisné, pareillement dix sols par an prestement, lesquelles déshéritances ainsi faites que dit est, ledit lieutenant-mayeur rapporta incontinent tous les susdis héritages et chacun à par soy, en la main dudit N... Mambour d'icelle chapelle et l'en adhérita bien et à loy, pour sur chacun prendre, lever et recevoir chacq année, au jour cy-dessus déclaré, pour employer et convertir aux ordonnances, devises et conditions susdittes, les parties de rentes prédéclarées, pour lesquelles et chacune d'icelles, estoint rapporté et déshérité aux us et coutumes du lieu et que lesdis héritages doivent par le jugement et sieulté paisible faite par lesdits eschevins qui de ce en avoint et ont à juger et qui jugeurs en sont, et bien furent touttes droitures payées si avant qu'il appertenoit.

Après lesquels devoirs ainsi faicts, connus et passés come au 19 du mois de may 1576, stil nouveau, pardevant Ursmer de Blaugies, mayeur de Sivry et come eschevins d'icelle ville, Nicolas de Bruisle, Philippes Martin, Jean le Monsieu, Pierre Colle et Jean Hasnon, comparurent personnellement Thomas Bernard fils Georges, Jean le Mosnier et Martin Cappon, tous demorans audit Sautain, lesquel après la remontrance de la dotation cy-dessus et pour célébrer messes en laditte chapelle et aussi désirans par eux l'accroissement et augmentation de laditte fondation, de leurs bonnes et agréables volonté, non constraints et pour les mesmes raisons prédéclarées, firent rapport chacun d'eux particulièrement, bien et à loy, en la main dudit mayeur, si come le dit Thomas Bernard, d'une maison et jardin contenant un bonnier ou environ, gisant audit Sautain, tenant au fief dudit Sautain et as aizes de plusieurs costés.

Item ledit Jean Mosnier, d'un tiers des portions de maison, prets, terres et héritages de la cense Peronsart, en tous ses appendices et ledit Martin Cappon, d'un prêt qui fut cy-devant appertenant à Michel Mahieux, tenant à son courtil et as aizes de ville, et s'en déshéritèrent bien et à loy, chacun à par soy de tous tels droits et héritages qu'ils, et chacun d'eux, y avoint et avoir pourvoint, en point, temps et lieu que bien le pouvoint, come d'héritages à eux venans et appertenans, si come auxdis Thomas Bernard et Jean le Mosnier, de leurs acquests et eux estant à ce jour en mesmes points et estats d'iceux leurs acquests et audit Martin Cappon de ... Si avant que faire le peut, et ce, par le lot et consentement de N... Cappon, son fils unicq estant à marier et pour cet effect mis hors de pain, partant émancipé, lequel N... Cappon estoit le seul, le vray droit hoir et héritier dudit héritage, et bien y renoncèrent suffisamment sans y rien clammer ny retenir une fois, seconde et tierce, à telle fin que pour en adhériter bien et à loy, le susdit mambour de la ditte chapelle, que pour chacun desdits héritages par eux déshérité, prendre, lever et recevoir, par an, au jour et terme cy-dessus déclaré, dix sols tournois de rente, et en faire et recevoir le premier payement, pour la première année, au jour de Sainct Jean Baptiste prochain du présent an 1576 et ainsi d'an en an, héritablement à tousjours continuer, pour convertir et employer ainsi qu'est prédéclaré.

Lequel mambour d'icelle chapelle fut desdits héritages et chacun à par soy par ledit mayeur bien et à loy adhérité pour, sur chacun d'iceux, prendre, lever et recevoir, chacun an, au jour cy-dessus devisé, dix sols tournois par an, aux devises dittes et aux us et coutumes du lieu et que lesdits héritages doivent par semblable jugement et sieulté paisible faite desdis eschevins, qui de ce en avoint et ont à juger et qui jugeurs en sont, bien en furent aussi touttes droitures payées si avant qu'il appertenoit.

A tout ce que dessus ainsi faire, connoistre et passer bien et à loy, furent présens les mayeur et eschevins prédéclaré. Tout ce que devant est dit, fut faict et passé bien à loy au pouvoir et jugement desdis échevins, aux jours, mois et en cy-dessus escrits, estant icelle lettre de fondation, en parchemin, sain et entier d'escriture et scellée du seel eschevinal desdis eschevins, en cire verde.

Depuis, si come le 10 de février 1577, pour l'augmentation du sainct service divin en laditte chapelle de Sautain, les mayeur, eschevins et manans de Sivry, du consentement de feu Monseigneur le Duc de Croy et d'Arschot, en qualité de Comte de Beaumont, ont donné en arrentement deux bonniers de hayes et bruyères d'aizement dudit lieu, tenans à la veuve de Luc Charneau et à Collart Bouillet, et ce, à Pasquier Hannoteau, pour le prix de 26 livres de rente chacun an, au 10 de février, oultre deux chappons deus à Son Excellence, et deux autres bonniers des hayes et bruyères, tenant aux précédentes, donnés ausi en rente à Nicolas Bouillet pour le prix de 28 livres de rente audit jour, et outre deux chappons à saditte Excellence.

Le 13 de janvier 1577, Marc Maurguaut, laboureur, demorant au terroir de Solre-Saint-Géry, pour le zèle de dévotion et augmentation du service divin et meilleur maintenement de la religion catholicq, apostolicque et romaine, a aussi fondé et dotté laditte chapelle de 24 sols tournois par an de rente, à rendre et recevoir annuellement au jour de Sainct Jean Baptiste, sur cinque journels de prets et terre en une piecce, près de la précédente, à charge d'y dire et célébrer deux messes chacun an.

Du depuis, si come le 10 de juin 1583, Mathieu Bernart, demeurant audit terroir de Solre-Saint-Géry, se remémorant et recordant des bénéfice, possession et revenu que Nostre Seigneur Dieu, par sa benigne grâce, luy a donné, désirant que pour ses prédécesseurs, aussi pour luy et ses successeurs, fussent faites prières et oraisons en laditte chappelle, et en ce, esmeu de dévotion, considérant aussi que plusieurs manans et habitans de Sautain avoint cy-devant donné pour faire dire messe les festes et dimanches, et pour faire eau bénite en laditte chapelle, plusieurs parties de rente, mesme aussi pour la bonne dévotion et augmentation du service divin et dotter et fonder messes en laditte chapelle, icluy a aussi donné 50 sols de rente par an, au 18 de novembre, sur une maison et jardin gisant à Sivry, tenant à Martin Hannecart et sur un quart de courtil tenant à Anthoine Dupont.

Le mesme jour, Lambert Boutee, pour mesme zèle et dévotion, a aussi donné à laditte chappelle, 20 sols tournoi de rente chacun an, au jour de Saint Remy, sur la moitié de 5 cartrons de prêt, au fond de Vievaux, partageant contre François Descartes, tenant au chemin le Seigneur et à ... Qui est ensemble tout le bien et revenu de la fondation de la chapelle de Sautain, portant 79 livres, 13 sols tournoi, de quoy jouy et profitte le curé de Sivry, à charge de célébrer messes en icelle, les dimanches et festes principales de l'année.

Quant à l'érection d'icelle chappelle, elle a esté faite et bastie de fond en comble par Jacques Bernard, vivant marchand, maistre de forges de Sautain, pour l'entretenement de laquelle il n'y avoit aucune fondation, seulement de ce qu'il pouvoit avoir bon à cause de messes que ledit pasteur peut obmettre à célébrer chacun an et les aumônes de bonnes gens qui estoint du temps passé libérales.

Ornements de la ditte chappelle
Premièrement, un calice d'argent. Une chasuble de camelot bleu.Une aube servant à la ditte chappelle. Un pot servant à l'autel de la mesme chappelle.
Quant à la disme, grosse et menue, elle est aussi deue audit Sautain et se coeille et lève de la mesme manière qu'au village de Sivry.

Quant aux articles 159 et 160, il n'y at aucune chose, partant : néant.

Estant le sieur Gouverneur de la comté de Beaumont honoré et respécté, audit Sautain, de mesme qu'à Sivry, en l'absence de Son Excellence, come son officier principal et représentant sa personne.

Quant aux articles 162 à 174, il n'y at aucune chose audit Sautain, et partant : néant.

Audit hameau de Sautain, il n'y at aucune autre rue que le grand chemin allant de Heppe-Sauvage à Mons, avec plusieurs piedsentes allant de maisons à autres.

Il y at audit lieu de Sautain, vingt maisons comprises celles de Vieusars et Vieuvaux, lesquelles sont situées et assizes assé long l'une de l'autre, sans se joindre ensemble, sur de beaux jardins et courtils qui rapportent bonne quantité de foins pour y nourrir et eslever des bestiaux, principal exercice que font les manans de Sautain, avec la marchandise de bois, estant, la plus grande partie desdittes maisons couvertes d'escailles et d'assis et, le surplus, de bois et paillotages, entre lesquelles est la maison de Laurent Pochet, nommé Pierre au Sars toutte enclose de murailles, la maison de François Bernart, la maison de Henry Monte, et aultres qui sont fort bonnes et belles pour résister et y tenir bon en une passade.

Quant aux articles 177, 178, 179, 180 et 181, il n'y at aucune chose audit Sautain : partant, aussi néant.

Visitation des fours et cheminées
Quant à la visitation des fours, cheminées et fourneaux à brasser, audit Sautain, le devoir s'en fait d'an à aultre par les mayeurs et eschevins de Sivry avec la mesme et pareille défense qu'audit lieu.

Quant aux articles 184, 185 et 186, il n'y at aucune chose audit Sautain : partant, encore icy, néant.

Lequel hameau de Sautain, a toujours esté et est de temps immémoriale ressortissant et tenu de la mayrie de Sivry, par ainsi, soubz la gouvernance et prévosté de la comté de Beaumont, aussi contribuable et responsable avec ledit Sivry ensemble, sans avoir lettre d'envoye particulière, ains on s'addresse tousjours au mayeur et eschevins dudit Sivry seul, pour touttes tailles tant ordinaires que extraordinaires, qui s'accordent et mettent sus Messeigneurs les chefs, prélats, nobles et bonnes villes du pays et comté de Hainnaut pour le prince souverain.

Il n'y at audit Sautain d'autre passage que le grand chemin allant de Heppe-Sauvage et d'autres lieux voisins et frontiers, à la ville de Mons, cy devant mentioné.

Davantage, il y at sur le dit grand chemin une brasserie et taverne que tient Servais Godefroid mais il y at fort peu de commodité pour accomoder les chevaux.

Quant aux censes et maisons de laboureurs, d'autant qu'il n'y at rien audit Sautain pour les manans vivre, seulement des noursons sur leurs jardins et héritages, come est dit cy-devant, aussi néant, excepté Laurent Pochet, qui laboure quelquefois partie de son courtil.

Quant aux articles 189, 190 et 191, il n'y at aucune chose audit Sautain : partant encor néant, excepté que Son Excellence y est seul et absolu Seigneur sur lesdits jardins et héritages.

Mayeur et eschevins
Quant aux mayeur et eschevins, il n'y en at autres audit Sautain que ceux du village de Sivry, qui ont les mesmes povoirs, authorité et connoissance de touttes matières dépendantes de leur office et estat, tant audit Sautain qu'audit village de Sivry.

Quant aux articles 182, 183, 184, 185 et 186 pour les greffiers, homes de fief, coutumes, status et usage, ils se réfèrent au besoiné de la ville de Beaumont, de mesme qu'audit village de Sivry.

Quant aux articles 197, 198, 199 et 200, il y est satisfait cy-devant.

Pour le regard des articles 201, 202, 203, 204, 205, 206, 207 et suivants jusqs et compris 228 et 229, ils se conforment audit Sautain, de mesme qu'à Sivry et ceux de la ville de Beaumont, au besoiné de laquelle ville ils se réfèrent et s'addressent aux officiers d'icelle lorsqu'ils ont quelquz affaires ou quelqz difficulté en justice.

Biens, revenus et aizances dudit Sautain
Il ny at audit Sautain aucuns biens ny aizances particulières, ains jouissent des mesmes droit, aizances, champiages que ceux dudit village de Sivry, à quoy on se réfère ; auquel lieu de Sautain, Son Excellence est aussi Seigneur haut justicier, seul, sur les rues et warichais, à l'exclusion de tous autres qu'il est audit Sivry.
Héritage aizanciers de Sautain
donnés en arrentement pour la chapelle dudit lieu en l'an 1555, par le consentement de feu Monseigneur :
  • Premièrement, 6 journels d'héritage, tenant aux aizemens de ville, à la forest de Rance et au fourneau ; l'héritier duquel paye par an à Son Excellence 6 pouilles.
  • 5 journels d'héritages, tenans auxdis aizemens de ville et au grand chemin, payant annuellement à Son Excellence 5 pouilles.
  • Un quartron d'héritages, tenant encore aux aizemens et Pasquier Hannoteau, payant par an à saditte Excellence 2 chappons.
  • 2 bonniers de bruyères, près de la Douce Parolle, tenant aux aizemens et à Jean Roland, payant par an à saditte Excellence 2 chappons.
  • 2 autres bonniers d'héritages en une piecce, gisans au mesme lieu et payant à saditte Excellence 2 chappons.
  • 5 journels d'héritages, arrenté l'année 1583, gisans audit Sautain et payant à saditte Excellence une pouille.
Qui sont ensemble tous les héritages donnés en arrentement et vendus audit Sautain à la mémoire des mayeur, gens de loy et manans, tant pour laditte chapelle que pour fournir aux nécessités dudit village de Sivry et hameau de Sautain.
Grands chemins de Sautain
  • Le grand chemin de venant de Heppe-Sauvage et allant à la ville de Mons
  • Le chemin de Sautain allant à Rance
  • Le chemin allant à Sivry
  • Le chemin allant à Beaumont et Solre-St-Géry
  • Le chemin allant de Sautain au village de Montbiart
Piedsentes
  • La piedsente allant de Sautain à Sivry
Et quant aux articles 237 et 238, il n'y a aucune chose, partant, icy néant.
Séparation et desoivres (limites)
Il n'y a entre le hameau de Sautain et le village de Sivry aucune séparation ny desoivre, ain est le dit heameau enclo et enclavé au terroir dudit Sivry, à la desoivre et la séparation qui en a esté faite au besoigné d'iceluy. Estant, Son Excellence Monseigneur le Duc de Croy et d'Aerschot, etc... , Seigneur seul absolu audit Sautain, sans y avoir d'autre Seigneur particulier, qui ait peu ou point de seignorie haute, moyenne ou basse.
Tailles et subsides
Quant aux tailles et subsides que payent les manans de Sautain, iceux sont taxés et répartis par les mayeur et eschevins de Sivry en suitte des lettres d'envoye et assiettes des Messeigneurs le grand Bailly, chef et Députés des Estats de ce pays de Hainnau, lesquels habitans de Sautain sont tousjours compris avec ceux de Sivry, sans avoir lettres d'envoye particulière.

Tout lequel hameau de Sautain a esté bruslé entièrement, excepté deux maisons durant les guerres de feu Seigneur Dom Juan mais on esté depuis rédiffiées jusqs au nombre qui est à présent, restant néant moins encore deux masures à rebâtir.

Ayant, lesdis curé, mayeur, eschevins, certifé de n'estre de leur connoissance que aucuns gentilshommes ou seigneurs voisins auroint pris et empité autre chose sur les droits, hauteurs et authorité de Son Excellence, tant pour le regard de la chasse, vénerie et guarinne, come aussi pour ceux tenans fiefs audit Sautain ayent passé 20 à 30 ans, fait vendange de partie ou de la totalité de leurs dis fiefs, sans en avoir payé le droit seignorial, come encor qu'ils se seoint donné ou attribué quelq hauteur et titre d'honneur qui pourroit préjudicier rien ny en aucune chose à saditte Excellence, par connoissance, ouy dire ou autrement.

Quant aux articles 242, 243, 244, 245, 246, 247, 248, 249, et 250, de mesme qu'il est audit Sivry, au besoiné duquel il se réfère.

Attestation
Nous maistre Jean Dufosset, pasteur du village de Sivry et chappelain de la chapelle de Sautain, Laurent Pochet, mayeur, Nicolas de Bruisle, lieutenant-mayeur, Andrieu Cornée, Jean Hardy, Simon Gosseau, Pierre Descartes, Pierre Cabotteau et Paul Hasnon, eschevins et, come manans plus vieux et plus anciens dudit village de Sivry et hameau de Sautain, Thomas Dulieu, Jean Hannecart, Jean Anceau, Pierre Descartes l'aisné, Lambert Boutée, Gilles le Foulon l'aisné et Servais Godefroid, certifions sur nostre serment que tous les points et articles déclarés en ce présent besoiné sont véritables et ne scavoir aucunes rentes, droits, prairies, terres labourables, revenus et autres parties du domaine, telles qu'elles soint, appartenir et compèter à saditte Excellence Monseigneur le Duc de Croy et d'Aerschot et prince du Saint Empire, de Chimay, comte de Beaumont, de Seneghem, outre celles qui sont cy-dessus déclarées, ny autre chapelle et fondation des messes que celles icy reprises. Affirmons davantage ne scavoir aucuns seigneurs fonciers ny personnes particulières avoir empris ny empiété sur la jurisdiction, hauteur et authorité de sa ditte Excellence dudit haut et puissant Seigneur Monseigneur le Duc de Croy et d'Aerschot, audit hameau de Sautain dépendant dudit village de Sivry, come est déclaré en ce présent besoiné, pour dressement duquel nous avons esté expressément appelés avec d'autres manans dudit lieu par François Liénard, comis à ce sujet par saditte Excellence audit besoiné. En approbation de quoi, nous avons signé cette de nos noms et seings accoutumés.

Fait audit Sautain le 3 d'avril de l'an mil six cent huict, testm. Estoingt soubsigné par ces mots :

Ita attestatur :

J. Dufosset, pasteur
Laurent Pochet,
Nicolas de Bruisle, Andrieu Cornet, Jean Hardy, Simon Gosseau, Pierre Decartes.
Marcque de Gilles Foulon, Pierre Cabotteau, Gilles Foulon, Jean Hannecart, J. Dulieu, Servais Godefroid, Jean Anceau, Lambert Bouttée et François Liénard, habitants de Sivry et du hameau de Sautain, dépendant dudit Sivry, avec leurs paraphes.

Ainsi copié, faict et achevé le 8 d'août 1707 par le greffier de Sivry qui a interprété lesdis besoiné et cartulairs de la meilleure manière qu'il a peu, leurs mots anciens gaulois.

A. Georges, 1707

Les soussignes advocat George et Lannoy, architect civil et militaire, ont receus de Piermonde, mayeur moderne de Sivry, de Jacques Hannecart, lieutenant-mayeur et de Charles Ghisselain, eschevin, cy-devant mayeur dudit lieu, la somme de 120 livres, tant pour avoir coppié le présent cartulaire, que fait les Plans dudit village et hameau cy-attachez.

Fait à Mons le 26 d'août 1707.

A. George, 1707
Charle Lannoy, architecte civil et militaire.


Retranscrit sur base de la publication dans "Aux Sources de la Thure et de l'Helpe" 2004/6 et 2005/1 d'un article de Raymond Philippe - Dernière mise-à-jour : 20 août 2006