Affaire Doneux C/ Sakho : HISTORIQUE
Préambule
En décembre 2004, mon épouse et moi avons passé des
vacances de fin d'année à M'Bour. Nous y avons retrouvé Cheikh Sydia Sakho
(junior) que nous connaissions déjà (nous l'avions rencontré lors de nos séjours
précédents à l'hôtel "les Cocotiers" à Saly). Depuis 1 ans, nous lui
envoyions de l'argent pour contribuer à la distribution de riz aux pauvres de
son quartier, qu'il effectuait régulièrement avec son père Mohamed Sakho.
Durant ce séjour,
nous avons été choqués par les conditions de vie des enfants talibés. Nous
avons décidé avec mon épouse de créer une association (SOS Enfants Mendiants du
Sénégal – SOSEMS) pour structurer l'aide que nous pourrions apporter à ces
enfants. Cheikh Sakho et son père se sont joints à nous, son père proposant de
mettre à la disposition de l'association un terrain jouxtant sa maison
familiale. (Pièces justificatives : 8.1 Statuts
Association, 8.2 Rapport d’activité Association 2005)
Un peu plus tard, le
31 décembre 2004, Cheick Sakho nous a mis en rapport avec son oncle, Cheick
Sydia Sakho (senior), propriétaire de l'hôtel "les Cocotiers" qui
cherchait un repreneur pour l'hôtel, fermé depuis septembre 2004. Nous nous
sommes rencontrés la nuit du réveillon dans le restaurant de l’hôtel qui avait
été ouvert pour la circonstance.
Nous avons rapidement
estimé qu'en reprenant la gérance de cet l'hôtel, nous pourrions disposer d'une
activité près de M'Bour générant un revenu pour vivre et qui contribuerait à
développer et pérenniser l'action de la
nouvelle association.
Nous avons donc
décidé d’étudier la possibilité de reprendre l’hôtel, sachant que cette
décision impliquerait ma démission de mes fonctions de Directeur Financier pour
l’Europe auprès du premier constructeur automobile mondial : TOYOTA.(Pièces justificatives : 10.1 Curriculum Vitae).
Lettre d’intention
Nous avons visité
l'hôtel le 2 janvier et Mr Koko, représentant de M Sakho sur place, nous a
remis un document destiné aux candidats repreneurs, décrivant assez précisément
la composition de l'hôtel (Pièces
justificatives :1.1 Informations Générales de l’hôtel Les Cocotiers).
N'étant
pas un professionnel du secteur et disposant de peu de temps
pour prendre une décision (départ du
Sénégal le 5 janvier) nous avons fait savoir
à M. C.S.Sakho que
nous pourrions être candidats à la reprise de
l'hôtel pour autant qu'il nous
concède le même loyer que le gérant
précédent. Son neveu nous avait indiqué que
cela s'élevait à environ 6M CFA par mois.
Nous avons rencontré
à nouveau M.C.S. Sakho dans son bureau à Dakar. Ce dernier nous a annoncé que
le loyer du gérant précédent s'élevait à 9M CFA + 1M pour le terrain.
Bien que surpris par
ce montant, mais sans raison de mettre sa bonne foi en doute (d’autant plus que
nous venions de décider le la création d’une association avec son frère,
Mohamed Sakho, commissaire de Mbour à la retraite), pensant que son neveu
s’était trompé, nous avons néanmoins signé avec lui, le 5 janvier 2005, jour de
notre départ, "une lettre d'intention" manifestant notre volonté de
considérer cette offre. (Pièces justificatives :1.2 Lettre d’intention)
Pré-accord
La lettre d’intention
prévoit que cette lettre deviendra un pré-accord dans l’hypothèse où, après
consultation avec mes associés, je confirmais mon intention avant le 15
janvier. Cette confirmation fut donnée le 10 janvier 2005 par e-mail puis faxé. (Pièces justificatives :1.3 Lettre de confirmation
d’intention)
Le lendemain, C S
Sakho accusait réception de la confirmation et s’engageait à rembourser la
caution (fixée à 3 mois de loyer, soit 27 M de F cfa) si nous ne parvenions pas
à transformer ce pré-accord en convention de location définitive. (Pièces justificatives : 1.4 Engagement de
remboursement de la caution)
Ce pré-accord
prévoyait un engagement des parties à conclure une convention de location
provisoire d’une durée maximum de 3 mois sur base des conditions spécifiées
dans la lettre d’intention.
Ces conditions
stipulent, entre autre choses, le versement de la caution avant le 28/1/005. Le
virement fut effectué le 14/01. Il faut remarquer qu’alors que la lettre
d’intention stipulait un payement de la caution en 2 tranches (2 mois au
28/1/2005 et le dernier mois pour le 28/2/2006, Sakho nous a implorer de verser
les 3 mois directement, arguant de problèmes qu’il rencontrait avec sa famille
pour avoir concédé cette faveur. (Pièces
justificatives : 1.5 Ordre de virement caution ; 4.2.1 Avis de débit
caution 27M ; 1.6 RIB du compte pour caution ; 1.7 AR ordre de
virement caution 14-01-2005 ; 1.8 relevé de compte bancaire débité)
Durant la période
couverte par la convention provisoire, les parties doivent s’accorder sur les
termes de la Convention de Gérance définitive.
Le 21 janvier 2005,
mon frère Henri, son épouse Ninette et la mienne, Béatrice, arrivaient au
Sénégal pour démarrer les premières tâches de la reprise.
Le 28 janvier, la
société les Cocotiers de Saly SARL était constituée avec les 4 associés comme
co-gérants, enregistré à Thiès le 4 février. (Pièces
justificatives : 9.1 Statuts de la sarl ; 9.2 enregistrement au RC).
Mon frère poursuivait
les discussions avec M. C.S. Sakho, étant personnellement resté en Europe,
toujours employé chez le constructeur automobile TOYOTA en tant que directeur
financier pour l'Europe et organisant mon départ pour juillet 2005. D’un point
de vue purement financier, il était clair que mes activités au Sénégal ne
pourraient jamais rapporter autant que ce que je gagnais chez Toyota. Mais
notre objectif était d’œuvrer en faveur des talibés tout en ayant une activité
sur place pour pérenniser l’action de l’Association (Pièces
justificatives : 10.2 Relevé des rémunérations Toyota 2004).
Durant la période de
démarrage, mes associés ont reçu la visite de plusieurs candidats repreneurs,
dont des marseillais, (qui avaient une expérience du secteur de l’hôtellerie)
qui avaient eu des discussions avec Sakho en vue de reprendre l’hôtel, mais
avaient estimé que le montant demandé : 6.000.000 F CFA !!! était nettement trop élevé, vu l’état de
l’hôtel!
Négociations de la convention définitive (Contrat N°1)
Alors que dans la
lettre d’intention, les parties avaient envisagé la signature de l’accord
définitif pour le 15 février, nous avons découvert tant de points litigieux que
l’accord n’a finalement été conclu que le 16 juin soit 20 semaines après
l’arrivée de mes associés au lieu des 3 semaines prévues initialement.
Au cours de ces
négociations, les points suivants ont été longuement débattus :
- Etat
de délabrement général de l'hôtel. Les travaux de remise en état (allées,
restaurant, etc..) qui devaient être achevés pour le 15 janvier ne l’ont été
que plusieurs semaines plus tard et après que nous ayons pris les choses en
main, (Pièces justificatives : 9.3 5 photos prises le 16/2 ; 9.4 courrier
à Sakho du 13/2)
- Installation
électrique (UP1 au lieu de UP2) non conforme au cahier des charges de la
Senelec. Menace d'interruption du service.
(Pièces justificatives : 9.5.1 Senelec
UP2 ; 9.5.2 demande Senelec abonnement UP2 ; 9.5.3 Résiliation
contrats Senelec suite passage à UP2 ; 9.5.4 réponse Sakho sur UP2)
- Piscine
non conforme aux normes de sécurité européennes, nécessitant la construction
d’un local technique avec filtre a sable et pompe séparés. Ces travaux seront
finalement réalisés en août 2005 aux frais du gérant (Pièces
justificatives : 9.6.1 et 9.6.2
photos de la piscine en cours de travaux),
- la
majorité des climatiseurs hors d'état de marche (factures
avec la comptabilité aux mains de Sakho)
- Nombreux
travaux de réparation plomberie, carrelage, aucun accessoires dans les
toilettes, (factures avec la comptabilité aux mains de
Sakho)
- Aucun
équipement mobilier de cuisine (frigos, congélateurs, ..) , (factures avec la comptabilité aux mains de Sakho)
- Aucun
équipement mobilier de restaurant (Pièces
justificatives : Achat de mobilier pour restaurant Ponton, acheté via
Sakho en juillet 2005 pour 682.000 F – voir récapitulatif loyers, autres factures dans comptabilité),
- Aucun
petit matériel de cuisine (poêles, casseroles, etc) ni de restaurant (couverts,
verres, assiettes, etc). (factures avec la comptabilité
aux mains de Sakho)
- La description du bien
loué que Sakho nous proposait dans le contrat n'était pas conforme au document
initial sur la base duquel la lettre d’intention avait été conclue. (voir 9.4 lettre à Sakho du 13/2). Il en avait retiré :
· 2
villas : Grand Standing (3 et 2 chambres)
· 4 chambres twin (20 au
lieu de 24) situées dans le « bloc de remise en forme)
· 1 suite (5 au lieu de
6) situées dans le « bloc de remise en forme)
Ceci représente une
réduction de 20 places de la capacité proposée initialement soit 112 au lieu de 132 places (- 15% en volume
mais –20% en valeur car les hébergements retirés étaient les plus hauts de
gamme)
· Salle de remise en
forme : Jacuzzi et massage, gymnase 45 m². Ceci était pur mensonge car
inexistants
· Boutiques (3 côté
village)
- Du
point de vue commercial, les premiers contacts avec agences et tours opérateurs
européens nous ont appris :
* Que
l'hôtel avait une mauvaise réputation à la suite de nombreux litiges clients
qui s'étaient produits au cours de la gérance précédente, les professionnels du
secteur étaient hésitant à s’engager à nouveau avec Les Cocotiers.
* Qu'en cas
d'accord avec une agence ou tour opérateur, les premiers clients ne devaient
pas être attendu avant la nouvelle saison c'est à dire le 1/11/2005.
* La
fermeture de l'hôtel (de septembre 2004 à mars 2005) était maintenant connue
par la plupart des anciens clients et professionnels de l’industrie. La
réouverture devait faire l'objet d'une campagne de communication longue et
coûteuse.
- Le
principal point de discussion a bien entendu porté sur le fait que d’autres
candidats repreneurs s’étaient vu proposé la location à 6 M par mois et
l’avaient refusée car jugée trop élevé.
Au vu de cette
situation, M. Sakho a finalement concédé que le loyer payé par le précédent
gérant s’élevait bien à 6 M. De plus, avec la réduction de l’ordre de 20% en
valeur des hébergements et des nombreux défauts constatés dans l’hôtel (dont la
mise en conformité restera à la charge du locataire – électricité, piscine),
Sakho a finalement accepté, afin de concrétiser un accord définitif, de revoir
le montant du loyer à la baisse de 9M à 4.5M (loyer moyen de l’hôtel) +
1M (loyer du terrain) soit 5.5M F CFA.
En contrepartie, se
référant au montant de la lettre d'intention, il a exigé de recevoir durant la période du premier contrat (d'une
période de un an), un montant de 3M/mois ( soit 36 M) pour couvrir les frais
qu'il avait engagé durant la période de fermeture pour réhabiliter l’hôtel,
à savoir :
- Doter
le restaurant principal d'un toit de béton (le précédent laissant passer l'eau
durant l'hivernage!)
- L'extension de la cuisine.
Il a également
fortement insisté pour que nous signions un contrat de prestations de
services avec sa société en matière de conseils en gestion hôtelière et
relations publiques de 1,5M par mois.
Finalement, il a
demandé que le montant de la caution soit ajusté au moment de la négociation du
second contrat, sur la base du nouveau loyer qui sera établi.
NB : A fin
juin, nous avions déjà versé 58 M F cfa à Sakho (plus environ 35 M
d’investissements et de frais de fonctionnement) qui auraient probablement été
perdus si nous avions refusé ces conditions « imposées » dans le 1er
contrat.
Le 16/6/05, nous
avons signé le premier contrat de location d'une durée de 1 an à compter du
1/03/05. Cependant, le principe de sa reconduction a été établi dans l’annexe 1
(reconduction automatique sauf si non accord sur le nouveau loyer). (Pièces justificatives : 2.1 Convention de location SCI / SARL - contrat N°1)
Exécution du
Premier Contrat :
Il faut remarquer que
le contrat stipule explicitement la facturation d’un montant de 3 M par mois
pour couvrir le coût des travaux pour maintenir la norme 3 étoiles de l’hôtel.
Or la Commission Nationale de Classement des Etablissements d’Hébergements
Touristiques, en date du 5 février 2007 a classé l’hôtel « Les
Cocotiers » en 1*, sous réserve de réalisation d’un certain nombre de prescriptions
Clairement, Sakho a
failli à l’exécution de cet aspect du contrat avec les nombreux préjudices qui
en découlent. (Pièces justificatives : 9.7
Classification hôtel Cocotiers).
Malgré notre insistance répétée, Sakho n’a jamais accepté
de se rendre ou d’envoyer un mandataire pour effectuer un inventaire des bien
mobiliers (et pour cause, l’hôtel était vide à notre arrivée) ni l’état des
lieux (et pour cause, les travaux ont traîné en longueur et il a subsisté de
nombreuses lacunes) alors que ceux étaient prévus au contrat.
Règlement des
sommes dues à Sakho :
Les loyers et
montants des prestations annexes ont été réglés, difficilement, mais
intégralement sur le courant de la première année (Voir
4.1 Etat récapitulatif des versements
effectués à Sakho ; 4.3.1 à 4.3.18
payements et quittances)
En mai 2005, vu les
difficultés commerciales rencontrées pour le redémarrage de l’hôtel, les
lenteurs et frais de remise en état, nous revenons aux accords initiaux
concernant le payement de la caution. Un crédit de 9 M est donc enregistré, ce
3ème mois de caution étant payable avant le 28/2/2006. (voir 2.2 courrier Sakho 20-04-2005)
A partir de juillet, les difficultés grandissantes m’ont
amené à rencontrer Sakho pour convenir un aménagement du règlement des loyers.
Le 3/10, Sakho me fait signer une reconnaissance de dette
sur le montant qu’il estime que je reste à devoir soit 30.674.200 F (en réalité
la somme due est de 28.610.000 F).
Ce montant correspond grosso modo au montant des
prestations complémentaires qui s’élèvent à fin septembre à 31.500.000 F.
Je m’engage à lui rembourser cette créance avant le
31/12/2005. Ceci sera fait puisque entre le 4/10 et le 31/12, Sakho recevra au
total 37.753.000 F) (voir 2.3 Attestation d’engagement 03-10-2005).
Le 8/11, Sakho m’adresse par fax un rappel de paiement de
loyer, malgré la reconnaissance de dette que je lui ai concédée. (voir 2.4 rappel de paiement 08-11-2005).
Le 15/12, Sakho me fait parvenir par fax un courrier daté
du 10/12 (date modifiée manuellement !) par lequel il m’informe que le
contrat expire le 28 février 2006. Le but de ce courrier n’est pas clair, mais
ne peut en aucun cas constituer une résiliation du contrat car celle-ci aurait
du intervenir 3 mois avant l’expiration, soit avant le 30/11/2005, par acte
extrajudiciaire. Par conséquent, dès le 1/12/2005, le contrat de location était
reconduit tacitement pour un an jusqu’au 28/2/2007.
(voir 2.5 Fax Sakho 15-12-2005).
Au 28/2/2006, la sarl n’avait plus aucune dette vis-à-vis
de Sakho (en réalité, nous lui avions versé un peu trop ! à concurrence de
1.386.470 F cfa).
Le 3ème mois de caution dû a été versé le
2/3/2006 conformément à l’engagement que j’avais pris.
(voir 4.2.2 Caution 3ème mois).
Factures et
quittances :
Les relations avec
Sakho se caractérisent par un mépris total de la part de
ce dernier des
obligations qui régissent les rapports commerciaux entre deux
sociétés (sarl et
sci). C’est ainsi qu’en dépit de demandes
répétées, Sakho s’est toujours refusé
à émettre des factures et quittances conformément
au Code Général des Impôts.
Ce n’est qu’en
septembre 2006 ( !), que je parviendrai à obtenir des documents partiels
et erronés à savoir des factures et quittances relatives à mars 2005 jusque
juillet 2006. (voir 2.6 Lettre de transmission Fiddex
01-09-06).
Tout d’abord, alors
que nous avions versé une caution de 27 Millions, nous ne recevrons une
quittance que pour 13,5 Millions (voir 4.2.3 quittance
caution)
De plus, les factures
de loyers sont augmentées de 18% (TVA) par rapport au contrat. (voir 2.7.1 à 2.7.12 factures)
Finalement, nous ne
recevrons jamais de factures pour les frais de réhabilitation (3 M / mois) et
les prestations de service (1,5 M/mois).
Ces inexactitudes
seront analysées plus loin (voir 2ème année).
Le retard dans
l’obtention de ces documents légaux ont créé un préjudice pour la sarl :
en effet, alors que les pertes cumulées de la société à la fin de la première
année d’exploitation s’ élève à environ 155 Millions de F cfa, le défaut
de facture nous a empêché de réclamer la déduction de la TVA y afférant. De ce
fait, de la TVA a été versée au fisc alors que ceci n’aurait pas eu lieu si
Sakho avait respecté ses obligations.
De même les
quittances fournies (remises en juillet 2006) seront partielles et erronées.
Aucune quittances après décembre 2005 (voir analyse plus loin avec factures). (voir 2.8.1 à 2.8.5 quittances)
Formalités
administratives :
Dans le cadre de la gérance de la sarl et de
l’exploitation de l’hôtel, nous avons rempli progressivement les formalités
requises par diverses administrations.
Nous avons obtenu le
NINEA pour la société le 10 août 2005 (Pièces
justificatives : 9.8 lettre d’attribution de NINEA)
Afin d’introduire la demande de permis d’exploitation,
nous demandons à Sakho de nous fournir les plans architecturaux de l’hôtel (Pièces justificatives : 9.9 demande de plans à Sakho
du 03-08-2005)
Ces plans ne nous seront jamais fournis si bien que début
2007, nous devront nous résoudre à les faire réaliser par un architecte (au
prix de 400.000 F) pour répondre à la demande insistante du ministère du
tourisme pour que nous régularisions la situation.
Le 29 septembre 2005,
nous introduisons une demande de licence de débit de boisson (Pièces justificatives : 9.10
Récépissé de dépôt d’un dossier de demande de licence)
Courant
septembre : premier contacts avec l’Apix pour l’obtention d’un agrément au
Code des Investissements. Ces contacts conduiront au dépôt de demande
officielle le 23 février 2006 et à la notification d’agrément de l’Apix le 3
mars 2006. Cependant, le 31 mars, l’Apix nous informe de la nécessité de mettre
revoir la durée du bail qui nous lie à la SCI (pour la porter à 3 ans) (Pièces justificatives : 9.11 Lettre demande
Apix ; 9.11.2 Notification d’agrément Apix ; 9.11.3 Lettre Apix sur
durée contrat)
La déclaration
d'établissement auprès de la Caisse de
Sécurité Sociale de Thiès a été
effectuée le 1/10/2005. (voir 9.12 déclaration
d’établissement - documents de la sarl retenus par Sakho)
Les premiers contrats
signés avec le personnel le 16/10/2005, après une première période de
stage/formation. (Pièces justificatives : 9.13
exemple de contrat- Seydou Fall - original déposé à l’inspection du travail de
Thiès, second original retenu par Sakho)
Adhésion à l’Ipres le
15/12/2005 (Pièces justificatives : 9.14
Adhésion Ipres).
Commercial
Au cours
de cette période nous avons signé 2 contrats avec des tours operateurs français
:
- TUI : sans engagement ferme, premiers
clients le 1/11/2005
- Promo-séjours: engagements sur 5 chambres,
premiers clients le 1/12/2005
Profitabilitél
Au terme
de la première année d'exploitation, au 28/2/2006, mes associés et moi avions
consenti au total un montant d’avance de l’ordre de 182 Millions CFA. (277.780 euros)
Sur cette période, les loyers et caution s’élèvent à 147
Millions.
(Pièces
justificatives :10.3 Recapitulatif avances associés).
Négociations du second
contrat (Contrat N°2)
Début 2006, je me suis
rapproché de M.Sakho pour discuter les termes du second contrat.
La négociation s’est déroulée
dans une atmosphère assez tendue. En effet, alors que, à défaut de
dénonciation, le 1er contrat avait été reconduit tacitement, Sakho
essayait de contester cette tacite reconduction, comme en témoigne son courrier
du 18 mars 2006. Ceci est une indication supplémentaire de la mauvaise foi dont
a fait preuve Sakho tout au long de notre relation. (Pièces
justificatives :3.2 fax Sakho 18-03-2006).
Trois jours plus trad, il
faisait parvenir un nouveau courrier au ton assez menaçant et mystérieux dans lequel
il semble mettre en cause la régularité des opérations d’enregistrement
(effectué le 20/6/2005) du 1er contrat. (Pièces
justificatives :3.3 fax Sakho 21-03-2006).
D’autre part, je lui réclamais
avec de plus en plus d’insistance les factures qu’il me devait afin, entre
autres choses, de pouvoir bénéficier de la récupération de TVA.
Sur base de l'expérience
acquise, il était clair que le second contrat, pour permettre une exploitation
normale de l'hôtel, devait répondre aux normes d'un contrat commercial et
couvrir une période minimale de 3 ans.
Le 31
mars, je pose officiellement la demande à Sakho de considérer l’octroi d’un
bail commercial de 3 ans. Accusé de réception Sakho le 3/4. (Pièces
justificatives :3.4 demande officielle bail commercial 3 ans
31-03-2006 ; 3.5 accusé réception Sakho 03-04-2006).
En effet
:
- L'obtention
d'un permis d'exploitation de l'hôtel, exigé par le ministère du tourisme,
requiert une durée minimale de 3 ans (Voir dépôt de notre demande de permis d’exploitation, remis à M.
Sougou, du ministère du tourisme à Mbour)
- L'obtention
d'une licence touristique indispensable pour le transport des clients transfert
aéroport-hôtel / excursions requérait un contrat de 5 ans (3 ans renouvelable
toléré) (Pièces
justificatives : 3.6 Dossier licence de tourisme).
- L'APIX que
j'avais approché pour obtenir un agrément en vue des investissements
nécessaires, avait refusé ma demande à cause la durée du contrat. (Pièces justificatives : 9.11.3
Lettre Apix sur durée contrat)
De plus, 3
ans était un minimum pour espérer recouvrer les avances de fonds consentis au
cours de la première année.
C'est
finalement le 1/06/2006 que nous sommes parvenus à la conclusion du
second contrat sur les bases suivantes (Pièces justificatives : 3.1 Contrat 2006-2009 du 1-06-2006):
- Durée : 3 ans renouvelable
- Montant
du nouveau loyer, compte tenu de la situation touristique difficile (voir
mention spécifique dans le corps du second contrat) et des efforts
consentis au cours de la première année : 3.540.000 TTC plus 1.007.800 F
CFA pour le terrain (inchangé).
- Une
augmentation annuelle de 10%, pour compenser partiellement la baisse de loyer
consentie (-960.000F/mois) soit 3.894.000
TTC la seconde année et 4.283.000 TTC la troisième année.
- Date
de prise d’effet : le 1/3/2006.
Concernant la date de prise d’effet [à la date
d’expiration du 1er contrat c-à-d le 1/3/2006 au lieu de la date de
signature du 2ème contrat c-à-d le 1/6/2006] Sakho a demandé en
contrepartie de retarder d’un an le remboursement du trop perçu
découlant des termes du 2ème contrat soit au 1/3/2007.
Montant du trop perçu devenu exigible par la sarl du fait
des termes du contrat :
· le
remboursement des montants trop versés en mars, avril et mai 2006 au titre du
loyer :
- 2 X (4,75 M
– 3,54M)= 1.210.000 F ) soit 2.420.000 F ;
- 1X (4,25 M – 3,54 M) = 710.000 F
· Le
remboursement des frais de réhabilitation : 3 X 3 M soit 9 M ;
· Le
remboursement des frais de prestation : 3 X 1,5 M soit 4,5 M ;
· l’ajustement
de la caution au nouveau loyer : 3 X (9M – 3.54M)= 5.560.000 F cfa) soit 16.380.000 F
La sarl
possédait donc une créance de 33 Millions sur la SCI, exigible le 1/3/2007.
Exécution du second contrat
Contestation
du montant des loyers du 1er contrat :
Le 1/7/2006 Sakho m’adresse un courrier dans lequel il
prétend que le montant stipulé dans le premier contrat était un montant Hors
Taxes et que je lui suis redevable du montant de la TVA sur l’ensemble des
loyers du premier contrat ! Il me met donc en demeure de lui régler la
somme de 8 millions (9,72 M précisément) .
(voir
3.8 mise en demeure de Sakho 29-06-2006)
Il est remarquable de lire dans ce courrier « la
TVA doit ………………..dans la facturation
adressée au locataire » alors que je lui réclame ces factures depuis
des mois.
Il est intéressant de noter qu’il ne réclame pas la TVA
pour la couverture des frais de réhabilitation et de prestation. Il reconnaît
donc implicitement que ces montants, eux, s’entendaient bien TTC !!!
En réalité, dès la
lette d’intention, il était clair que les montants discutés s’entendaient TVA
comprise. C’est ainsi que le montant du loyer du terrain (sapco) est bien
stipulé s’élevé à 1.007.800 et ce montant, comme le montre les factures émises
par la sapco, est un montant TTC.
De même, dans le
contrat, le loyer serait HT et les prestations TTC et le loyer
« sapco » TTC.
Il n’est pas
raisonnable que dans le même document, certains éléments du loyer eut été
exprimés en TTC et d’autres en HT.
De plus, il y a une
jurisprudence constante en la matière selon laquelle tout prix qui ne mentionne
pas HT ou TTC doit s’entendre TTC
Règlement des loyers :
Les loyers ont été réglés, jusqu’au terme de la
première année, soit le 28/2/2007.
Le 10/5, le
négociations progressant, nous étions pratiquement convenus du montant du
nouveau loyer, soit 3 M + TVA. Je lui ai donc remis 2 chèques SGBS pour le
loyer (3 M) et le terrain (1.007.800 inchangé). Aussitôt, Sakho a réagi en
exigeant, tant que le contrat n’était pas signé, de me conformer aux montants
du contrat en vigueur (c-à-d le 1er contrat) et de lui verser la
différence. Le 17/5, je lui ai donc versé par virement un montant de 6 M
complémentaires.
Ne recevant toujours
pas de factures, je ai pris le parti de ne plus régler que la partie HT du
loyer, soit 3 M puisque je n’étais pas en mesure de déduire cette TVA à défaut
de facture.
Le 4 Août, je dépose
aux bureaux de Sakho un chèque de 3.540.000 F pour lequel je reçois une facture
TTC, déchargée ainsi qu’une quittance. Pour la première fois, tout se passe de
manière normale (à l’exception du loyer terrain qui manque et qui ne sera donc
pas payé) (voir 4.1.x Copie décharge et quittance
août 2006)
Le 1er
septembre, je me présente pour remettre le loyer de septembre, mais la
secrétaire de Sakho refusera de prendre le chèquesur instruction (voir 3.11 Refus d’encaisser loyer de septembre 1-09-2006)
Ayant enfin reçu des
factures pour les mois de mars à août de la part du cabinet Fiddex le 1er
septembre, je fais remettre le 18/9 un chèque au bureau de Sakho d’un montant de
2.700.000 F (5 x 540.000 F) représentant la TVA non payée de mars à juillet
2006. (voir 3.13 Lettre + chèque TVA du 18-09-2006)
La secrétaire de
Sakho refusera, sur instruction, de prendre le chèque. Le règlement sera donc
effectué par virement sur le compte de Sakho auprès de la SGBS le 27/9 (voir 4.4.9.1. ordre de virement TVA)
Devant cette série de
refus d’encaisser les loyer ou de signer des décharges, je suis contraint de
remettre le dossier dans les mains de mon avocat, Maître Ndour, et de faire remettre
les règlements de loyer par huissier de justice. Ce dernier, après plusieurs
tentatives se verra refuser les 27/10 et 3/11 de prendre le règlement par la
secrétaire de Sakho, ce dernier donnant instruction de remettre tout courrier à
son avocat, Maître Abdou Kane. (voir 3.14 Refus
encaisser loyer remis par huissier)
Dans un but de
comprendre la raison du comportement de Sakho et dans un esprit de
conciliation, je propose une rencontre dans ses bureaux. Elle aura lieu le 8
novembre.
Au cours de cette
réunion, Sakho me fait comprendre qu’il veut que je continue à lui verser 9
millions par mois, comme dans le premier contrat. Dans la mesure où l’hôtel
accueille de nombreux clients, cela ne devrait pas poser de problèmes. Si je ne
me conforme pas à ses exigences, il me laisse entendre qu’il aurait les moyens de m’y contraindre.
A la suite de cette
réunion, j’adresse un courrier à Sakho que je confie à mon avocat pour remettre
à Me Kane. Je laisse également 4 chèques correspondant aux mois de septembre,
octobre et novembre 2006 ainsi que les loyers de terrain de août à novembre. Me
Kane est informé qu’à défaut de venir les prendre, Me Ndour introduira une
requête pour pouvoir consigner ces montants sur un compte désigné par le juge. (voir 3.15 courrier suite reunion sakho 3-11-2006)
Les chèques seront
remis à Me Kane le 17/11 contre réception de factures en bonne et due forme, et
encaissés le 21/11.
Par la même occasion,
Me Ndour obtiendra de Me Kane la signature d’un avenant au contrat rendant le
loyer quérable à l’hôtel « Le Cocotiers » contre présentation d’une facture en bonne et due forme. (voir 3.1.2 avenant au contrat 17-11-2006)
Le 23/1/2007, je
reçois un commandement-assignation pour non payement des loyers. Afin d’apaiser
les esprits, et bien que Sakho ou un de ses mandataire ne se soit jamais
présenter pour percevoir aucun loyer, je fais remettre par Me Ndour le montant
des loyers HT, pour l’hôtel et le terrain correspondant au mois de décembre. (voir 3.16 lettre Ndour payement loyers décembre 26-01-2007)
Le 18/3/2007, je
reçois des mains du frère de Cheikh Sydia Sakho, Mohamed, les factures de loyer
de l’hôtel pour décembre 2006, janvier et février 2007. Comme il n’était pas en
possession d’une procuration valable pour encaisser les loyers, dans un but de
conciliation, j’envoie le lendemain un porteur déposer 2 chèques de 3,54 M
ainsi qu’un chèque de 540.000 F correspondant à la TVA de décembre. Ces chèques
seront encaissé le 20/3/2007.
A compter de
mars 2007, les loyers dûs à
Sakho ont été réglés par la réduction de la créance de 33 Millions que la sarl
avait vis-à-vis de la SCI et qui devenait exigible à partir du 1/3/2007
De même, à compter du
1/3/2007, les loyers dûs pour le terrain (sapco) ont été réglés par la
réduction de la créance de 33 Millions que la sarl avait vis-à-vis de la SCI.
Au 1/9/2007
(même compte tenu de l’augmentation contractuelle du loyer de 10% le portant à
3.894.000 F cfa) Sakho nous devait toujours la somme de 3.300.000 F cfa.
Factures
Après la signature du second contrat, j’ai demandé de
façon plus ferme à Sakho de bien vouloir respecter la loi et de se conformer à
la législation commerciale et fiscale. En particulier :
- De me fournir un N° de compte en banque des la SCI avec
lequel la sarl avait un contrat en lieu et place d’un compte personnel au nom
de Sakho,
- De me fournir des factures en bonne et due forme pour
les loyers, refacturation de frais, prestations de service, etc…
(voir
3.7 courrier à Sakho 21-06-2006)
Le 4/8, me présentant pour régler le loyer. Je reçois une
facture TTC ainsi qu’une lettre de transmission. J’étais très heureux de voir
que nous étions enfin parvenu à une façon normale de travailler.
La facture pour le terrain n’était elle pas prête. Aussi
je n’ai pas laissé le chèque 1.007.800 F de loyer terrain à défaut de recevoir
une facture. (voir 3.9 courrier à Sakho 13-08-2006)
Le 1/9 je me rend aux bureaux du cabinet Fiddex pour y
retirer des factures laissées à mon attention (voir 2.6
Lettre de transmission Fiddex 01-09-06).
En date du 3/9, je rédige
un courrier dans lequel j’émets des réserves sur les factures reçues et indique
les lacunes subsistant pour être parfaitement en ordre (voir 3.11 réserves suites factures reçues de Fiddex).
Les factures couvrent la
période Mars 2005 à Juillet 2006
Les réserves portaient
sur :
- Pas de facture de
terrain sapco
- Les factures de mars
2005 à février 2006 sont erronées car la TVA a été ajoutée sur des montant qui
étaient déjà TTC
- Pas de factures
concernant les coûts de réhabilitation de mars 2005 à février 2006.
- Pas de facture pour les
prestations de relations publiques de mars 2005 à février 2006
- Pas de facture de
refacturation pour divers prestataires (téléphone, SDE pour la période avant le
changement de contrat, mais réglées par la sarl)
Les factures de septembre à novembre (loyer) et de août à
novembre (terrain) ont été remises par Me Kane à Me Ndour le 17/11.
Les factures de décembre 2005 à Février 2006 ont été
remises par Mohamed Sakho, frère du propriétaire, le 18/3/2007.
Nous n’avons plus reçu aucune factures pour les période
après février 2007.
Formalités administratives :
Après la signature du contrat (de 3 ans), nous avons
obtenu rapidement l’agrément de la part de l’Apix (voir
9.11.4 Agrément Apix 20-06-2006).
Nous sommes toujours en
attente du la licence de débit de boisson.
Pour le permis
d’exploitation, le dossier complet a été déposé auprès de M. Sougou courant
mars 2007. N’ayant jamais reçu les plans architecturaux requis pour le dépôt du
dossier et réclamés depuis août 2005, je me suis résigné à commissionner un
architecte pour qu’il en fasse de nouveaux (coût de l’opération : 400.000
F cfa).
La déclaration d’impôt des société (IS) qui couvre
l’exercice initial (2005 et 2006, le ninéa ayant été délivré en août 2005)
devait être remise le 30 avril 2007. A ce moment, j’étais incarcéré et mes
associés avaient fui le Sénégal pour éviter de se retrouver en prison comme
moi. Par la suite, à ma sortie de la Maison d’arrêt, je n’ai pas eu accès aux
documents de la société et ai du fuir également le pays.
Commercial :
Le redressement commercial de l’hôtel se poursuivait.
Nous pouvions compter sur 2 tours opérateurs avec
lesquels nous travaillions depuis 2005 : TUI et Promoséjours (ce dernier
ayant augmenté ses allotements de 40% au renouvellement du contrat)
Nous avions travaillé avec un Tour Opérateur
suédois : Go International qui déposera son bilan sans régler ses
dernières factures (ardoise de 12 millions). N éanmoins, le succès
rencontré avec cette clientèle nous poussera à investir sur cette clientèle
scandinave en participant au salon du tourisme de Goteborg en mars 2007.
Résultat direct : un T.O suédois et une agence de Stockholm ont commencé à
travailler avec nous.
De même, nous avions un contrat avec une centrale de réservation
espagnole qui commençait à nous amener des clients.
En mars 2007, nous avions de nombreux contacts avec T.O
et agences (Belgique, Italie, France) dont la finalisation était prévue avant
le début de la haute saison.
Sur
le plan de la clientèle locale, le succès
rencontré
avec les colonies de vacances 2006 avait fait du bruit et dès
octobre 2006,
nous étions contactés pour l’été
2007. L’été 2007 promettait d’être
complet
avec des prix en hausse par rapport à l’année
précédente.
De même, nous recevions de plus en plus de demandes pour
l’organisation de séminaires, avec de nouveaux clients.
La satisfaction des clients ayant séjourné à l’hôtel
faisait que beaucoup souhaitaient revenir ou faisaient part de leur
satisfaction à leur entourage. Le proportion de réservations directe (plus
rentable) augmentait sensiblement (dès février 2007, nous avions reçu une
réservation de 25 clients en villa pour la période des réveillons).
De même, l’hôtel attirait des société européennes comme
en témoigne le séjour d’un groupe de jeunes (150) de la BNP Paribas en octobre
2006, groupe qui avait également réservé à nouveau (175 personnes) pour la même
période en 2007.
Rentabilité :
La période au cours de laquelle nous avons du
continuellement investir s’est achevée vers novembre 2006 (soit environ 1,5
ans), au début de la haute saison 2006-2007. C’est à ce moment que nous avons
commencé à équilibrer nos résultats.
L’été 2007 s’annonçait excellent et la saison 2007-2008
était très prometteuse.
Tout s’est terminé fin mars 2007 avec mon incarcération.
Manœuvres de
SAKHO pour nous écarter et reprendre l’hôtel:
- le 6/11/2006 : convocation
par le Procureur de Thiès. Sans être prévenu du motif de la convocation, je
me suis retrouvé en présence du Procureur de la République et de l’avocat de M.
Sakho, Maître Kane qui avait tout un dossier préparé. Le Procureur m’informe
que je me trouve là dans le cadre d’une « médiation pénale ». (Pièces justificatives : 5.1 convocation auprès du
Procureur de Thiès).
Je fais remarquer au Procureur que ce que Sakho réclame n’est pas en
accord avec le contrat qui nous lie et que ce différent relève tout au plus
d’une juridiction civile.
Sachant que Sakho a des relations qui comprennent le ministre de la justice,
je met cette entrevue sur le compte de tentative d’intimidation et quitte le
bureau du Procureur tout à fait décontracté.
- Le 14/12, remise par
huissier d’un Commandement-assignation en expulsion et payement de loyers .(Pièces justificatives : 6.1 Commandement-assignation
en expulsion et en payement 14-12-2006).
Sakho réclame ici devant les tribunaux le versement, pour le 2ème
contrat, du même montant que ce qu’il a reçu au cours du premier contrat et
donc un complément de loyer de 6.250.000 F par mois.
Il prétend que ce complément résulte d’un accord existant.
Pour démontrer l’existence d’un tel accord, il invoque :
a) la lettre
d’intention du 5/1/2005. Clairement, cette lettre ne peut s’appliquer au 2ème
contrat (voir 6.2 analyse lettre d’intention)
b) le fait que cet accord
a reçu un début d’exécution par le fait que j’ai versé pour mars, avril et mai
2006 respectivement : 8,75M ; 8,75M ; 9,25 M. Or, ces montants
correspondent à l’engagement contractuel qui liait les parties au cours de
cette période à savoir : le premier contrat puisque le second n’a été
signé que la 1/6/2006.
- Le 18/12/2006, j’ai
été convoqué chez le Commandant de la brigade de gendarmerie de Saly
(adjudant Kébé) pour être entendu sur une plainte déposée pour escroquerie
par M. Sakho auprès du Procureur de Thiès.
Le
Commandant Kébé, qui a toujours fait
l’unanimité par son
professionnalisme et avec lequel j’ai toujours entretenu
d’excellentes
relations, m’a fait part de l’objet de la plainte. A ma
grande surprise, c’est
le même contenu que ce qui se trouve dans le
commandement-assignation reçu 4
jours plus tôt ! et le délit résultant tel
qu’il m’ été lu par le Cdt Kébé
est : Faux intellectuel, usage de faux, escroquerie, menace et
chantage.
Il m’a interrogé pendant près de 2 heures.
- · Le 23/1/2007, remise par huissier d’un nouveau
Commandement-assignation en expulsion et payement de loyers. (Pièces justificatives : 6.3 Commandement-assignation
en expulsion et en payement 23-01-2007).
Cet exploit remplace simplement celui du 14 décembre qui était nul pour
non respect des formes prévues par la loi.
Celui-ci est tout aussi nul, mais cette fois pour non respect des délais
prescrits par la loi.
- Le 25/1/2007, j’ai
été convoqué par le Commissaire Yague, du Commissariat de Mbour pour être
entendu suite à une plainte déposée par M Sakho pour escroquerie. Il
s’agit de la ême plainte que celle pour laquelle j’avais fait déposition à
la gendarmerie de Saly.
Je serai interrogé, ainsi que mon épouse, de 20h à 22 h30 par un
inspecteur de police.
A l’issue de cette audition, le commissaire Yague a remarqué que je
n’étais pas en ordre au niveau de mon permis de résidence au Sénégal. Je l’ai
asuré que j’allais régulariser la situation.
- Le 21/2/2007, dépôt
des conclusions de Me Ndour sur les 2 commandement assignation en
expulsion et payement démontrant la nullité de ces commandements et
invoquant l’incompétence du tribunal régional de Thiès en la matière. (Pièces justificatives : 6.4 Conclusion Me Ndour
21-02-2006).
Me Ndour sera suivi par le tribunal de Thiès qui se déclarera
incompétent.
- Le 7/3/2007, un combi
de la police de Mbour arrive à l’hôtel avec l’intention de procéder à mon
interpellation (ceci me sera confirmé ultérieurement). Constatant que je
n’étais pas à l’hôtel, ils se contentent de déposer une convocation pour
le lendemain matin.
Le lendemain 8/3/2007, je me rend avec mon épouse au
commissariat de Mbour où j’apprend que le commissaire Yague est en déplacement
à Dakar et que je serai reçu par son adjoint, Monsieur Leye.
Ce dernier m’apprend qu’il a reçu instruction de
procéder à mon arrestation et de me conserver en dépôt pour situation
irrégulière au Sénégal à défaut de permis de séjour.
Après lui avoir présenté un récépissé de dépôt d’une demande
d’autorisation d’établissement, l’interpellation n’avais plus lieu d’être. (voir 5.2 récépissé de dépôt de demande d’établissement
07-03-2007)
Suite à ce constat, il s’entretient longuement avec
le Procureur de Thiès à qui il explique qu’il ne peut procéder à mon
interpellation car je suis en situation régulière. Il prie également le
Procureur de bien vouloir contacter le commissaire Yague pour lui expliquer les
raisons pour lesquelles il n’a pas pu respecter les ordres reçus.
L’audition, commencée à 9h du matin, se poursuivra
22h (avec une interruption dans l’après midi). Je suis questionné en détail sur
le fait que je ne dispose pas d’un permis d’exploitation et doit fournir une
copie de tous les documents constitutifs du dossier en cours pour lequel il ne
manque que une copie des plans architecturaux (en possession de Sakho !!!)
A plusieurs reprises, au cours de l’audition, M. Leye
recevra des appels de la part du commissaire divisionnaire Diallo qui
s’enquière de savoir si M. Leye avait procédé à mon incarcération, car elle
recevait continuellement des coups de téléphone de « tonton »
(entendez Sakho). Irritée par le fait que j’étais en ordre, elle a exigé que M.
Leye vérifie soigneusement le certificat de dépôt pour s’assurer que ce n’était
pas un faux !!!
- Le 30/3/2007, mandat
de comparution (remis la veille par la gendarmerie de Saly) auprès du juge
d’instruction BODIAN, à Thiès.
Bodian me reçoit vers 10h, me donne lecture du motif
d’inculpation (que j’ai noté au vol): « … accusé de s’être, à
Saly, courant 2006 et avant prescription des faits pour action publique, fait
remettre la somme de 53.500.000 F cfa par Cheikh Sydia Sakho, escroquant ainsi
tout ou partie de la fortune d’autrui : article 319 du Code Pénal »
Le juge d’instruction me demande si je reconnaissais les faits à quoi
j’ai répondu par la négative. Il a alors parlé d’un montant de 6 M par mois de
loyers non payés. Le montant de 53.500.000 F correspond approximativement à 9
mois de « taux non déclaré » soit la période du 1/6/2006 au
28/2/2007.
A remarquer que le motif de l’inculpation est tout
a fait similaire au motif de l’action intentée au civil tel que stipulé dans
l’assignation du 23/1
Bien entendu, je ne
me suis jamais fait remettre quelque somme que ce soit par Mr Sakho. Ce dossier
n’a aucun contenu pénal. Tout au plus s’agissait-il d’un litige sur le montant
du loyer (purement civil).
En réalité, il
s’agissait bien d’une tentative de chantage de la part de M. Sakho à mon égard.
Le
juge
d’instruction a procédé ensuite à ma mise en
dépôt immédiate à la Maison
d’Arrêt
et de Correction de Thiès.
- Le 30/3/2007 :
Prévenue de mon incarcération, mon épouse qui s’était rendue le jour même
en Belgique pour un séjour de courte durée, décide de ne pas rentrer au
Sénégal craignant d’être à son tour placée inquiétée par Sakho et ses
comparses. (elle sera impliquée
directement dans certaines poursuites lancées ultérieurement par le juge
d’instruction BODIAN).
Durant les premiers jours de mon incarcération, je suis contacté à
plusieurs reprises au cours de visites, par Cheikh Sakho (le neveu) et Amhed
Sakho (le fils) qui me proposent de signer une reconnaissance de dette contre
le retrait de la plainte par Sakho. La dernière tentative remonte au jour de la
confrontation devant le juge d’instruction (le 17/4), le projet étant présenté
par Cheikh Sakho (son oncle était à quelques mètres, en compagnie de son
avocat, Me Kane), tout d’abord à moi (dans la cellule d’attente), puis, à mon
invitation, à mon avocat Me Ndour, qui a refuser de s’engager pour moi. Tout
ceci s’est passé à l’extérieur du bureau du juge Bodian.
La nouvelle de mon incarcération fera rapidement le tour du petit monde
du tourisme au Sénégal et en Europe.
Les Tours Operateurs s’inquiètent et viennent aux nouvelles. Je tente
tant bien que mal de dicter certaines réponses pour calmer les esprits par
l’intermédiaire de collaborateurs loyaux qui viennent me rendre visite en
prison.
De même, les directeurs de colonie et responsables de sociétés qui nous
avaient contacté pour l’organisation de colonies commencent à prendre peur et à
ne plus répondre à nos appels.
- 16/4/2007 : Remise
de la copie d’un Procès-verbal de saisie attribution de créances signifié aux
directeurs des agences de banque SGBS à Saly et BICIS à Mbour. (Pièces justificatives : 6.5 Procès-verbal de saisie
attribution de créances 16-04-2007).
Le montant qui se trouvait sur le compte – 7.060.787 F cfa - sera débité
par la banque. Par la suite, un certain nombre de chèques émis seront rejetés,
créant ainsi des impayés. (voir 6.6 releve SGBS
avril 2007)
De même, la société s’est trouvée dans l’impossibilité de régler les
salaires du personnel journalier.
Ceci créera rapidement un vent de panique auprès des fournisseurs qui
arrêteront le crédit qu’ils accordaient à la société et tenteront de recouvrer
leur créance aussi rapidement que possible.
- Le
16/4/2007, devant la tournure des évènements, mon
frère, co-gérant de la société, qui
résidait à l’hôtel (détenteur
d’un permis de séjour), décide lui aussi de quitter
le pays pour éviter tout risque d’ incarcération
arbitraire similaire à celle dont j’étais victime.
En effet, il réalisera rapidement qu’il était la
prochaine personne sur la liste de Sakho.
Après son départ, il ne restera plus que Michael, mon fils de 23 ans
pour tenter d’éviter le naufrage de la société.
- Le 19/4, Remise par
huissier : Dénonciation de saisie attribution de créances (Pièces justificatives : 6.7 Dénonciation de saisie
attribution de créances 16-04-2007).
L’ordonnance du juge Papa Ibrahima Ndiaye, Président du Tribunal
Régional de Thiès, ne sera pas remise avec la dénonciation, empêchant ainsi se
connaître le motif exact justifiant cette saisie attribution.
Il faut remarquer que cette ordonnance a été rendue le 16 février 2007.
ce n’est donc qu’après 2 mois que Sakho s’en est servi. Ceci montre bien que
toute cette affaire a été soigneusement calculée et que mon adversaire a attendu
que je sois emprisonné et sans moyens de me défendre pour lancer son attaque
visant a asphyxier financièrement ma société.
Comme l’a démontré brillamment Me Ndour dans ses conclusions (voir 1/6),
la non remise de l’ordonnance et les difficultés incroyables auxquelles Me
Ndour s’est heurté pour se la faire remettre démontre clairement que mon
adversaire cherchait à nous empêcher de contester cette saisie dans les délais
prévus par la loi.
De plus, la saisie attribution ne répondait pas aux critères établis par
la loi et était donc illégale.
L’implication directe du Président Ndiaye dans les difficultés
d’obtention de son ordonnance et le fait qu’il aie rendu cette ordonnance alors
que les pré requis prévus par la loi n’étaient pas en place, laisse planer un
doute sérieux sur son honnêteté. Personnellement, je suis convaincu qu’il s’est
laissé corrompre.
Sur la base de cette saisie attribution, M Sakho contacte directement le
principal tour opérateur partenaire de l’hôtel, Promoséjours en la personne de son
directeur, M. Vanroy, pour exiger de remettre les payement dus à ma société,
directement en sa faveur, sous la menace d’être accusé de complicité
d’escroquerie.
Ces contacts directs avec mes partenaire à contribuer à amplifier les
craintes des Tours Opérateurs. Bien que Promoséjours nous ai maintenu sa
confiance dans cette période difficile, le TO Soleil d’Afrique lui, en a
profité pour ne jamais régler ses factures relatives aux prestations de février
et mars 2007 (accélérant ainsi un peu plus le processus s’asphyxie financière
de la société).
- Le 19/4, mon fils
Michael reçoit une convocation pour le lendemain au commissariat de Mbour.
Renseignement pris, il était convoqué pour s’expliquer sur la vente de
certains équipements de la société, alors que ces équipements ne faisaient
l’objet d’aucune contrainte d’aucune sorte. Devant le caractère anormal de
cette convocation et compte tenu des évènements précédents, il décide, par
mesure de prudence de faire partir son épouse, Mme Ngoné Cissé et son
fils, Khalifa Ababacar pour la Belgique dès le lendemain, au départ de
Dakar.
- Le 20/4/2007,
Michael, dernier membre de l’équipe a occuper l’hôtel, vu la situation et
redoutant de nouvelles manœuvres de Sakho et de ses relations, quitte le
territoire pour se réfugier en Gambie d’où il regagnera la Belgique le
28/4/2007
- Le 8/5, dans
l’impossibilité de faire face à nos fournisseurs et en particulier la SDE
et la Senelec qui menacent d’interrompre leurs services (de qui signifie
la fin de l’activité de l’hôtel), nous sommes sauvés in extrémis par une
cliente qui réside à l’année dans l’hôtel et qui accepte de nous verser 8
mois de pensions à l’avance (jusqu’à la fin de l’année), nous sortant
ainsi temporairement d’embarras. (voir 6.8
courrier à mme Balayan 9-5-2007, rédigé à la maison d’arrêt)
- Le
15/5/2007 : Chambre d’accusation de Dakar, statuant en appel
sur le refus du juge BODIAN et du Procureur de la République
Gormak TALL, de m’accorder la libération provisoire, et
constatant que le dossier ne contenait aucun élément
à caractère pénal, ordonne ma libération
immédiate et me rétabli dans tous mes droits tels que la
veille de ma mise en dépôt.
L’Avocat
Général reconnaîtra que ce dossier ne comporte pas
le moindre
élément pénal. Sa requête d’assortir
ma libération d’un contrôle judiciaire ne
sera pas retenu par le Président du Tribunal qui rendra son
verdict sur le
champs.
A noter que l’Ambassadeur de Belgique à Dakar est intervenu directement
auprès du Président de la Cour, évoquant l’incident diplomatique si justice
n’était pas rendue objectivement (c-à-d m’accorder la libération provisoire).
Je suis convaincu que sans cette intervention, qui posait directement la menace
de faire remonter le dossier au niveau de la Présidence, je serai toujours
incarcéré à la MAC de Thiès
Une fois sorti et avant de regagner l’hôtel, je finalise les formalités de la vente du véhicule Toyota, qui
m’appartenait en nom propre, afin de dégager des liquidités pour l’hôtel
- Le 16/5/2007 à
17 :05 remise par huissier dans les mains du réceptionniste de
l’hôtel, Mr Seydou Fall, de la Signification d’une Ordonnance (rendue par
le juge BODIAN) aux fins de saisies conservatoire, de restitution et de
refus de désignation d’un administrateur provisoire. (Pièces justificatives : 5.5 signification
ordonnance BODIAN 16-05-2007)
Cette ordonnance a été rendue par le juge Bodian le 27 avril et
signifiée par huissier, comme par hasard, le jour de ma libération. Ceci
démontre à nouveau combien toute cette opération a été soigneusement manigancée
par les sbires de Sakho.
Il faut remarquer que, dans cette ordonnance, le juge Bodian met en
cause directement mon épouse : « … Raymond Doneux, avec la
complicité de son épouse, est en train de faire déménager le matériel de
l’hôtel… ». Comme on l’a vu, mon épouse a quitté le territoire
sénégalais le 30 mars, avant mon inculpation, et ne pouvait donc, en aucun cas,
s’être rendue complice de quoique ce soit.
Il est évident que l’objectif est de décourager toute tentative de mon
épouse et également co-gérante, de remettre les pieds au Sénégal.
Saisie conservatoire ordonnée par le juge BODIAN sur les 3 véhicules
utilisés par la société (un véhicule appartient à la Sarl, un véhicule
m’appartient et a été cédé préalablement à la signification et le dernier
appartient à mon fils Michael et ne peut donc faire l’objet d’une saisie
conservatoire).
Finalement,
l’ordonnance de restitution n’a pas de sens dans la mesure
où les biens incriminés appartiennent à la sarl,
ne faisaient l’objet d’aucune
mesure conservatoire et que leur vente fait partie des actes normaux de
gestion
de la société (d’autant plus que celle-ci avait
été privée de toutes liquidité par
la saisie sur compte bancaire)
On commence a comprendre pourquoi Sakho a toujours fait obstruction a
l’établissement d’un état des lieux et d’un inventaire tels que prévus au
contrat. Il avait en tête depuis le début de nous faire remettre l’hôtel en état
et de le meubler avant de s’accaparer du tout. Outre les photos, de nombreuses
personnes pourront témoigner que l’hôtel était rigoureusement vide lorsque nous
en avons pris possession (il y avait juste des matelas qu’il a fallu rapidement
remplacer car infestés d’insectes, quant aux climatiseurs, la plupart étaient
hors d’usage ou très fatigués) !
- Le 16/5/2007, quand
j’ai tenté de regagner mon domicile à l’hôtel « Les Cocotiers »,
vers 18h, j’ai été reçu par le fils du propriétaire qui m’a menacé avec un
pistolet qu’il a armé et pointé vers moi en exigeant que je quitte les
lieux immédiatement, mettant ainsi en danger, outre ma personne, la
dizaine d’employés rassemblés et potentiellement, les clients de l’hôtel. (Pièces justificatives : 7.1 liste témoins)
M.
Gueye, responsable de la sécurité de l’hôtel
et travaillant pour le
compte de la société ASA s’est interposé
pour tenter d’éviter l’irréparable et
de calmer Amhed (Pièces justificatives : 7.2
temoignage A Gueye 17-05-2007)
Prévenue par M. Gueye, la Commandant de Brigade de la gendarmerie de
Saly (M. SECK) après audition et consultation téléphonique en ma présence avec
le juge BODIAN, m’a reproché d’aller provoquer mon adversaire ( !), m’a
interdit de retourner dans l’hôtel sans accord préalable du juge d’instruction
( !!) et a refusé de prendre ma plainte concernant l’agression dont
j’avais fait l’objet ( !!!).
Contacté durant cette audition, mon avocat Me Ndour téléphone
immédiatement au Procureur de la République de Thiès, M Gormak TALL, l’informe
de la situation et lui demande d’intervenir auprès du Commandant Seck pour
qu’il fasse son travail. Malheureusement, M le Procureur ne jugera pas utile
d’intervenir !!!
Je serai autorisé à me rendre quelques minutes dans le logement où
j’habitait, villa N° 11, escorté par 2 gendarmes et accompagné de M. Gueye, de
l’ASA, pour y reprendre quelques effets personnels de première nécessité. (Pièces justificatives : 7.3 récit évènements du
16-05-2007, 7.4 rapport de M. Gueye à
direction ASA).
Ce sera la dernière fois que je mettrai les pieds « chez
moi ». Toute tentative ultérieure de faire reprendre des effets personnels
sera bloquée par Amhed Sakho et sa bande, qui occupent les lieux.
Un des objectifs poursuivi est de nous empêcher de mettre la main sur
les documents comptables de ma société qui nous auraient permis d’attester des
frais encourus pour la remise en état de l’hôtel et de produire les factures
d’achat prouvant que l’ensemble des biens se trouvant dans l’hôtel
appartenaient à la sarl. C’est juste un vol soigneusement organisé
- Le 16/5/2007, je me
réfugie chez des amis à Niakhniakhal, traumatisé par ces évènements. Il
faudra plusieurs heures à ma famille
pour me convaincre de cesser le combat et de quitter le pays tant
qu’il est encore temps. Je réalise finalement que la situation a
basculé en passant d’un combat juridique (truqué par les relations et
la corruption) à un combat physique où ce sont maintenant les armes à feu
qui parlent et où les forces de l’ordre censées me protéger ferment les
yeux.
Pour finir de me convaincre, ma fille Nathalie prendra l’avion et
viendra le 19/5 me récupérer chez ces
amis.
- Le dimanche
20/5/2007, 2006 sans attendre que
mon adversaire s’en prenne à nouveau à moi, je quitte le territoire
sénégalais avec ma fille via l’aéroport de Dakar.
- Le 21/5/2007,
conclusions de Me Ndour sur le commandement-assignation en expulsion et
payement soumis au tribunal des Référés de Dakar.
(voir 6.9 Conclusions Me Ndour 21-05-2007)
- Le mardi 22/5/2007,
les amis qui m’avaient hébergés à Saly reçoivent la visite d’un huissier
qui (sur ordre du Procureur de Thiès ou du juge BODIAN ?) vient
saisir un véhicule Hyundai appartenant à la société et stationné chez eux
par mesure de sécurité (véhicule sous le coup de la saisie conservatoire
du 16/5) pour le conduire à l’hôtel. De plus, cet huissier procèdera à une
fouille complète du domicile de ces amis pour tenter d’y trouver du
matériel appartenant à l’hôtel c-à-d à ma société
- Le 22/5/2007, de
retour en Belgique, j’adresse un courrier de remerciement au Premier
Secrétaire de l’Ambassade de Belgique à Dakar, qui m’avait rendu visite à
la Maison d’Arrêt de Thiès, pour l’intervention de L’Ambassadeur dans ma
libération. (voir 10.4 lettre Ambassade Belgique
22-05-2007)
- De retour en Belgique
dans un état de choc, le médecin que je consulte constate mon état de choc et
de stress post-traumatique et mon incapacité à poursuivre mes activités
professionnelles.(Pièces justificatives :10.5
certificat médical 13 juin ; 10.6 certificat medical 26 juillet 2007).
- Le 1/6/2007 :
rétractation de l’ordonnance de saisie attribution par le Président Ndiaye et
obtention de la main levée sur les comptes et créances de l’hôtel
La liste des incohérences concernant ce dossier est résumé sur le projet
de conclusions de Me Ndour relative à la contestation de cette mesure. Ces
conclusions ne seront jamais déposées dans la mesure où le juge a préféré se
rétracter. (Pièces : 6.10 Projet contestation
saisie)
Comme évoqué plus haut, cette rétractation intervient plus de 6 semaines
après les faits si bien que le mal était déjà fait tant sur la trésorerie que
sur la réputation de l’hôtel.
- Le 7/6/2007 : Le
juge des Référés du tribunal de Thiès ordonne la main levée de la saisie
attribution et condamne les SCI de Sakho aux dépens. (Pièces :
6.11 Extrait jugement main levee 07-06-2007)
- Le
14/6/2007 : Lettre à l’Apix pour les informer de la situation avec
copie intégrale du dossier, lettre reçue le 18 juin) (Pièces : 10.7 LRAR Apix 15-06-2007)
Fin octobre, je n’ai
toujours pas reçu la moindre réaction officielle de la part de Madame Aminata
Niane, Directeur général de l’Apix.
Force est de constater, malheureusement, que si l’Apix fait beaucoup
d’efforts en terme de vente du Sénégal, le service après vente laisse fortement
à désirer.
- Le 20/6/2007 :
L’Ambassadeur de Belgique, choqué par les conditions dans lesquelles j’ai
été contraint de quitter le Sénégal, reçoit de Me Ndour, une note
juridique résumant l’affaire m’opposant à Sakho. L’Ambassadeur
compte utiliser cette notre dans le cadre d’une protestation communiquée
aux services du Premier Ministre. (Pièces :
10.8 Note juridique cas Raymond
Doneux 20-06-2007)
- 25/6/2007 (date à confirmer) : le
tribunal Hors Classe de Dakar, statuant sur une nouvelle demande en
expulsion formulée par Sakho, se déclare incompétent pour statuer sur la
procédure d’expulsion. (Pièces : 6.12.
communication sur action en expulsion 25-06-2007)
- Le 5/7/2007 :
Commandement / Assignation, pour le 8/8 devant le tribunal Hors Classe de
Dakar, en expulsion et en payement pour cause de non payement de loyer à
compter de juin 2006 à raison de 8.750.000 / 9.250.000 F le loyer mensuel (Pièce justificative : 6.13 Commandement-assignation en expulsion
et en payement 05-07-2007 )
- Le 12/7/2007 :
L’Ambassadeur de Belgique à Dakar m’informe que, suite à sa lettre de
protestation adressée au Premier Ministre, ce dernier, via la Ministre de
la Justice, a fait remettre le dossier à l’IGAJ – Inspection Générale de
l’Administration Judiciaire – pour enquête sur le comportement du juge BODIAN
- Le 12/7/2007, Me
Ndour m’informe avoir été contacté par M. Seck, inspecteur à l’IGAJ qui
désirerait me rencontrer sur le dossier le 30 juillet à Dakar (voir 10.9 courrier Ndour sur convocation IGAJ)
- Le 23/7/2007 :
Remise par huissier d’une citation directe à comparaître le 31/7 devant le
Tribunal Correctionnel de Thiès, à l’encontre de mon fils Michael et
moi-même (pour complicité) pour abus de confiance. Bien que l’objet soit
complètement farfelu, la partie adverse joue sur le fait que l’accusé ne
peut se faire représenté par son avocat devant une juridiction
correctionnelle, il n’a alors pas le droit d’ouvrir la bouche. (Pièce justificative : 7.6 Citation Directe Michael
et Raymond 23-07-2007 )
- Le
29/7/2007, je transmet à Me Ndour un certificat médical justifiant min
incapacité à me rendre à la convocation de l’IGAJ (qui avait préalablement
accepté que je sois représenté par Me Ndour) ainsi qu’un rapport complet
sur les anomalies que l’avais constatées au cours des derniers mois.
Maître Ndour communique ce dossier a l’IGAJ début août (Pièce justificative : 10.10 Rapport IGAJ )
- Le 31/7/2007, le
Tribunal Correctionnel de Thiès renvoie les deux citations directes à
l’audience du 18/9/2007 pour le payement des frais de consignation fixés à
100.000 F cfa).
- Le
7/8/2007 Commandement-assignation (maître Cheikh Fall) à comparaître le
10/9 devant le Tribunal Régional de Dakar, séance des référés, pour non
payement des loyers de mars à août 2007 à raison de 3.540.000 F/mois ,
soit 21.240.000 F (Pièce
justificative : 6.14 Commandement-assignation en expulsion
07-08-2007)
Il faut remarquer qu’alors que depuis le mois de
novembre 2006, Sakho clame devant toutes les instances que le loyer de l’hôtel
s’élève à (environ) 9.000.000 F mensuel (le lendemain, le tribunal de Dakar doit statuer sur une demande en
expulsion basée sur un loyer de 8.750.000 / 9.250.000 F !) , ce
nouveau commandement, lui, stipule que le loyer de l’hôtel s’élève bien en
réalité à 3.540.000 F.
Les loyers réclamés couvrent la période Mars à Août
2007, alors que précédemment, il prétendait que les loyers non payés
commençaient en juin 2006.
Il faut également remarquer que sûr de sa victoire
sur le terrain, Sakho ne s’embarrasse plus à soutenir que le loyer était de 9M.
Il se contente d’invoquer les loyer réellement dûs qu’il prétend non payés, au
point qu’il omet, dans le montant signifié dans le commandement, d’appliquer la
clause d’indexation de 10% prévue dans le contrat à compter du 1/3/2007 qui le
porte à 3.894.000 F cfa / mois)
Or à fin août 2007, la SCI Les Cocotiers était
toujours débitrice de 3.300.000 F cfa à l’égard de la sarl. (Pièces : 4.1 historique versements Sakho)
- Le 8/8/2007,
l’audience devant statuer sur la demande d’expulsion (commandement du 5/7)
est reportée au 22/8.
- Le 11/8 Amhed Sakho,
qui occupe l’hôtel avec quelques comparses, se fait remettre la somme de
2.175.000 F par le responsable de l’hôtel sous la menace de ne pas laisser
rentrer la colonie des Grands Moulins de Dakar (attendue le 13/8) en cas
de refus. Cette somme correspond à 1/3 du montant réglé par la colonie
précédente (Compagnie Sucrière). Depuis plusieurs semaine, ce racket de
33% des recettes se déroulait.
Plainte contre cette pratique a été déposée à la gendarmerie de
Saly le 17/8.
- Vers le 20/8, Sakho
fait appel à une société extérieure de gardiennage qui prend possession de
l’hôtel et trie les entrées-sorties, un vigile est posté à la réception
- Le 22/8/2007,
l’audience devant statuer sur la demande d’expulsion (commandement du 5/7)
est reportée au 5/9.
- Le 27/8, la colonie
des Grands Moulins de Dakar quitte l’hôtel. Ce seront les derniers clients
de la sarl « Les Cocotiers de Saly »
- Le
31/8, Procès verbal de saisie conservatoire de créance ayant pour effet de
saisir toute recette versée à l’hôtel (cet exploit est non daté et ne
repose sur aucune ordonnance). (Pièce justificative : 6.15 PV saisie conservatoire créance
31-08-2007)
- Le 5/9/2007,
l’audience devant statuer sur la demande d’expulsion (commandement du 5/7)
est reportée au 24 octobre
- Le 10/9/2007 l’ assignation en expulsion
est reportée à huitaine.
- Le 17/9/2007, mon
avocat ayant été empêché de se rendre à l’audience, la sarl est condamnée
à être expulsée des lieux pour non règlement des loyers alors qu’au
30/8/2007, le solde des sommes dues entre la sarl et la sci montrait un
solde de 3,3 Millions de F en faveur de la sarl (compte tenu de
l’indexation du loyer et du règlement intégral des loyers dits
« sapco » pour le terrain
- Le 18/9/2007, la
citation directe contre Amhed Sakho est reportée au 16/10 (il faut
remarquer que la citation directe émise par Sakho à l’encontre de mon fils
et moi-même a également été reportée à la même date sur demande de Me
Chiekh Fall ; ce dernier cherchant à faire juger les deux affaires correctionnelles
le même jour pour créer la confusion dans l’esprit du juge)
Ni mon fils Michael, ni moi, ne sommes en état de nous rendre à
l’audience ). (voir : 10.11 et 10.12
certificats médicaux Michel et Raymond 31-08-2007)
- Le 16/10/2007, la
citation directe contre Amhed Sakho est reportée au 13/11. (voir : 10.13 et 10.14 certificats médicaux Michel
et Raymond 11-10-2007)
Raymond Doneux
NB : toutes les pièces justificatives mentionnées
sont disponibles (par e-mail) ou auprès de mon avocat : Maître Macodou
Ndour, à Dakar (tel : 644 56 79)
Table des justificatifs
- Lettre d’intention
1.1 Information générale hôtel Les
Cocotiers
1.2 lettre d’intention du 05-01-2005
1.3 Confirmation d’intention 10-01-2005
1.4 Engagement de remboursement de
caution 11-01-2005
1.5 Ordre de virement caution 14-01-2007
1.6 RIB Sakho
1.7 AR ordre de virement caution
14-01-2005
1.8 Relevé de compte bancaire débité
- Contrat N°1 (du 1/3/05 au
28/2/06)
2.1 Convention de location du 16/06/2005
2.2 Courrier Sakho 20-04-2005
2.3 Attestation d’engagement 03-10-2005
2.4 Rappel de payement 08-11-2005
2.5 Fax Sakho du 15-12-2005
2.6 Lettre transmission Fiddex du
01-09-2006
2.7 Factures
2.7.1
Facture mars 2005
2.7.2
Facture avril2005
2.7.3
Facture mai 2005
2.7.4
Facture juin 2005
2.7.5
Facture juillet 2005
2.7.6
Facture août2005
2.7.7
Facture septembre 2005
2.7.8
Facture octobre 2005
2.7.9
Facture novembre 2005
2.7.10
Facture décembre 2005
2.7.11
Facture janvier 2006
2.7.12
Facture février 2006
- Contrat N°2 (du
1/3/206-028/2/2009)
3.1 .1
Contrat 2006-2009 du 1-06-2006
3.1.2
Avenant au contrat 17-11-2006
3.2 Fax
Sakho 18-03-2006
3.3 Fax
Salho 21-03-2006
3.4 Demande
officielle bail commercial 3 ans 31-03-2006
3.5 Accusé
réception Sakho sur bail commercial 03-04-2006
3.6 Dossier
licence de tourisme
3.7 Courrier
à Sakho 21-06-2007
3.8 Mise
en demeure de Sakho 29-06-2006
3.9 Lettre
de transmission loyer août 2006
3.10 Courrier
à Sakho 13-08-2006
3.11 Refus
d’encaisser loyer septembre 01-09-2006
3.12 Réserves
suite à factures reçues de Fiddex
3.13 Lettre
+ chèque TVA du 18-09-2006
3.14 Refus
d’encaisser loyer remis par huissier
3.15 Courrier
suite réunion Sakho 3-11-206
3.16 Lettre
Ndour payement loyers décembre 26-01-2007
3.17 Factures
3.17.1 Facture mars 2006
3.17.2 Facture avril 2006
3.17.3 Facture mai 2006
3.17.4 Facture juin 2006
3.17.5 Facture juillet 2006
3.17.6 Facture août 2006
3.17.7 Facture septembre 2006
3.17.8 Facture octobre 2006
3.17.9 Facture novembre 2006
3.17.10 Facture
décembre 2006
3.17.11 Facture
janvier 2007
3.17.12 Facture
février 2007
- Versements à Sakho
4.1 Historique versements Sakho
4.2 Caution
4.2.1 Avis
de débit caution 27 M
4.2.2 Caution:
3ème mois
4.2.3 Quittance
caution
4.3 Payements
contrat 1
4.3.1 Payement
01-03-2005 13.819 euros
4.3.2 Payement
12-04-2005 15.313 euros
4.3.3 Payement
06-06-2005 13.606 euros
4.3.4 Payement
29-07-2005 4.593 euros
4.3.5 Payement
05-08-2005 4.593 euros
4.3.6 Payement
29-08-2005 4.593 euros
4.3.7 Payement
07-11-2005 7.634 euros
4.3.8 Payement
07-12-2005 15.639 euros
4.3.9 Payement
21-12-2005 28.206 euros
4.3.10 Payement
05-01-2006 15.639 euros
4.3.11 Payement
24-01-2006 14.103 euros
4.3.12 Payement
07-02-2006 8.156 euros
4.3.13 Remise
espèces sur compte 24-02-2007
4.3.14 Quittances
mars + avril 2005
4.3.15 Quittance
mai + juin 2005
4.3.16 Quittance
juillet + août 2005
4.3.17 Quittance
sept + oct 2005
4.3.18 Quittance
Nov + Déc 2005
4.4 Payements contrat 2
4.4.1 Payement
08-03-2006 13.524 euros
4.4.2 4
cheques SGBS 24-04-2006 8.015.600 F cfa
4.4.3 Payement
23-04-2006 4.418 euros
4.4.4 2
cheques SGBS 22-05-2006 4.007.800 F cfa
4.4.5 Payement
18-05-2006 9.147 euros
4.4.6 2
cheques SGBS juin 2006 4.007.800 F cfa
4.4.7 2
cheques SGBS juillet 2006 4.007.800 F cfa
4.4.8 Loyer
août 2006
4.4.8.1 1
cheque SGBS 10-08-2006
4.4.8.2 Décharge
et quittance 04-08-2006
4.4.9 Régularisation
TVA Mars à juillet 2006 (après réception factures)
4.4.9.1 Ordre
de virement TVA 27-08-2006 2.700.000 F cfa
4.4.9.2 Relevé
SGBS 27-08-2006 2.700.000 F cfa
4.4.10 4
cheques SGBS 22-11-2006 14.651.200 F
cfa
4.4.11 2
chèques SGBS 06-02-2007 3.854.014 F cfa
4.4.12 Loyers
janvier et février 2007
4.4.12.1 2
cheques SGBS 20-03-2007 4.080.000 F cfa
4.4.12.2 Facture
acquittée TVA déc 19-03-2007 reçu 540.000 F cfa
4.4.12.3 Quittance
TVA décembre
4.4.12.4 Facture
janvier acquittée 19-03-2007 reçu 3.540.000 F cfa
4.4.12.5 Quittance
facture janvier 2007
4.4.12.6 Facture
février acquittée 19-03-2007 reçu 3.540.000 F cfa
4.4.12.7 Quittance
facture février 2007
- Action Pénale : poursuite
pour escroquerie
5.1 Convocation Procureur Thiès
6-11-2006
5.2 Récépissé de dépôt d’une demande
d’établissement 07-03-2007
5.3 Requête aux fins de mise en liberté provisoire 11-04-2007
5.4 Certificat d’élargissement 16-05-2007
5.5 Signification ordonnance Bodian
16-05-2007
- Actions Civiles contre la sarl
6.1 Commandement et assignation en
expulsion et payement 14-12-2006
6.2 Analyse lettre d’intention
6.3 Commandement et assignation en
expulsion et payement 23-01-2007
6.4 Conclusions Me Ndour 21-02-2006
6.5 Procès-verbal de saisie attribution
de créance 16-04-2006
6.6 Relevé SGBS avril 2007
6.7 Dénonciation de saisie attribution
de créances 19-04-2007
6.8 Courrier à Madame Balayan 09-05-2007
6.9 Conclusions Me Ndour 21-05-2007
6.10 Projet
contestation saisie
6.11 Extrait
jugement main levée 07-06-2007
6.12 Communication
sur action en expulsion 25-06-2007
6.13 Commandement
et assignation en expulsion et payement 05-07-2007
6.14 Commandement
et assignation en expulsion 07-08-2007
6.15 Procès
verbal de saisie conservatoire de créance
- Actions en Correctionnelle
7.1 Liste
témoins
7.2 Témoignage
A Gueye 17-05-2007
7.3 Récit
évènements du 16-05-2007
7.4 Rapport A Gueye à
direction ASA
7.5 Citation directe Amhed
Sakho 08-07-2007
7.6 Citation
directe Michael et Raymond 23-07-2007
- SOSEMS
8.1 Statuts
8.2 Rapport d’activité 2005
8.3 f
- Pièces diverses hôtel
9.1 Statuts
SARL
9.2 Enregistrement
RC
9.3 Photos
sur état de l’hôtel
9.3.1 Allée :
photo N° 6806 du 16/02/2005
9.3.2 Toiture :
photo N° 6808 du 16/02/2005
9.3.3 Abords
boutique : photo N° 6810 du 16/02/2005
9.3.4 Villa :
photoN° 6826 du 16/02/2005
9.3.5 Epave
sur la plage : photoN° 6828 du 16/02/2005
9.4 Courrier
à Sakho du 13-02-2005
9.5 Non-conformité
installation électrique
9.5.1 Demande
étalonnage TI pour passage UP2
9.5.2 Demande
Senelec Abonnement UP2
9.5.3 Résiliation
contrat Senelec suite UP2
9.6 Mise
en conformité piscine
9.6.1 Photo travaux piscine 1
9.6.2 Photo travaux piscine 2
9.7 Classification
hôtel Cocotiers
9.8 Attribution
Ninéa 10-08-2005
9.9 Demande
de plans à Sakho du 03-08-2005
9.10 Récépissé
licence boisson
9.11 Apix
9.11.1 Lettre
demande Apix
9.11.2 Notification
d’agrément Apix
9.11.3 Lettre
Apix sur Durée contrat
9.12 Déclaration
d’établissement Sécurité Sociale (manquant)
9.13 Exemple
contrat de travail – Fall Seydou
16-10-2005
9.14 Adhésion
Ipres 15-12-2005
9.15 F
- Autres pièces diverses
10.1 Curriculum Vitae Raymond Doneux
10.2 Relevé des rémunérations Toyota 2004
10.3 Récapitulatif avances associés
10.4 Lettre à Ambassade de Belgique
22-05-2007
10.5 Certificat médical 13-06-2007
10.6 Certificat médical 26-07-2007
10.7 LRAR Apix 15-06-2007
10.8 Note juridique cas Raymond Doneux
10.9 Courrier Ndour sur convocation IGAJ
12-07-2007
10.10 Rapport Inspection Générale de
l’Administration Judiciaire 30-07-2007
10.11 Certificat
médical Michael 31-08-2007
10.12 Certificat
médical Raymond 31-08-2007
10.13 Certificat
médical Michael 11-10-2007
10.14 Certificat
médical Raymond 11-10-2007