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Bâtiments
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Le
château
Le château de Richelle est un bâtiment situé au
centre du village. Il n'a pas l'allure traditionnelle d'un château,
mais plutôt d'une grosse bâtisse. Son ancienneté
n'est pas évidente à déterminer. Divers aménagements
et incendie ont modifié la configuration du bâtiment,
aujourd'hui habitée par la famille Smette-Bernier.
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La
cour de Justice
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Elle est située sur la place du village, près de l’église.
Au 18e siècle, elle abrite la famille d’Odémont ou Dodémont
qui lui donne une série impression-nante de greffiers, échevins
et mayeurs. Elle est d’ailleurs probablement construite, en 1745 par
Jean-Mathias Dodémont, mayeur du lieu et receveur des Etats
du pays de Dalhem autrichien.
Selon
d’autres sources, Jean-Mathias Dodémont n’aurait fait
réaliser que le portail qui porte ses armes et celles de son
épouse pour ajouter au bâtiment existant un surcroît
de prestige. Ce portail, serti dans un mur de pierres grises taillées,
est manifestement rapporté au corps de logis et aux dépendances.
C’est là que se déroule, alors, la vie judiciaire du
vieux Richelle jusqu’à la révolution française.
La
cour d’Aix
On possède peu de renseignements sur cet ensemble de bâtiments
qui forment un vaste carré au cœur du vieux village.
Selon la tradition, elle aurait été
jadis le siège de l’ancienne cour de justice du ban avant que
celle-ci ne soit transférée par Jean-Mathias Dodémont
dans sa demeure du Trixhe. Elle conserve encore au rez-de-chaussée
les vestiges d’un ancien autel portant le monogramme marial : chapelle
ou ancien siège scabinal ?
Selon d’autres, elle aurait pu être la demeure
du Voué. Sur le fronton du porche d’entrée, le millésime
1671 est gravé dans la pierre.
Une pierre plus ancienne, dans un des murs latéraux
du quadrilatère ( 1575), atteste que l’ensemble des bâtiments
a été à plusieurs reprises remanié. La
grange majeure contient un remarquable portique en briques datant
de 1717. Sur un des murs de la cour, on trouve encore les armes de
la famille Van Zuylen. Le bien fut acquis par cette famille en 1903
avec l’ensemble des propriétés du comte François-Joseph
de Mercy Argenteau. Elle fut dès 1985 la propriété
de Joseph Lehane-Houbrechts avant d'être rachetée en
octobre 2001 par Paul Debey et Yolande Lippertz. C'est une grande
chance pour Richelle de voir grâce à eux la plus grande
ferme-carrée du village totalement restaurée dans le
respect de son architecture, avec comme objectif d'en faire un complexe
de gîtes ruraux, de chambres d'hôtel et de lieux de conférences.
L'église
L'histoire de l'église de Richelle est bien naturellement liée
à celle de la paroisse de Richelle, créée par
le prévot d'Aix Walrame de Juliers. C'était en 1287,
mais à ce moment, le hameau ne comportait qu'une chapelle.
Des archives de la fin du moyen-âge mentionnent
des travaux d'embellissement sur une église, mais on en n'a
pas d'autre trace jusqu'à la construction de l'église
actuelle, en 1777.
Celle-ci est dotée d'une massive tour carrée,
en briques, harpée aux angles s'érigeant sur trois étages
soulignés par un bandeau calcaire, couronnée d'une flèche
à huit pans. Cette flèche ne date que de 1942, l'ancienne,
plus trapue ayant été abîmée durant la
guerre, de même que les arêtes du clocher. Celles-ci,
initialement en brique, furent alors remplacés par des moellons
de pierre. Les travaux de l'église avaient été
comandés par le baron Joseph van Zuylen ( père de l'ancien
évêque ) pour occuper les Richellois et leur éviter
le travail obligatoire de Allemagne.
La nef est composée de trois travées. Elle est éclairée
par de hautes baies cintrées ornées de vitraux.
Le coeur, surélevé d'une marche,
se termine par un chevet semi-circulaire couvert en demi-coupole.
Cette disposition, familièrement appelée en cul-de-four,
nous permet d'apprécier une acoustique exceptionnelle. Les
proportions de l'édifice, tout autant que ses dimensions, assurent
un chauffage économique et efficace, et chacun de souligner
" l'ambiance familiale où chacun se sent chez soi ".
Trois cloches rythment les journées, annoncent
les fêtes, chantent les joies et les peines. La grosse ( 750kg
- 1898 ), la moyenne ( 430kg ) et la petite ( 378kg ) volées
par les Allemands et remplacées par les Dommages de Guerre
en 1955.
Dans l'église, un mobilier Louis XV / Louis
XVI remonte à l'époque de construction de l'église
dans un ensemble homogène.
A l'autel latéral gauche, une Vierge de
procession ( poupée dit " à l'espagnole " ) avec deux
habillements alternant avec l'année. A l'autel latéral
droit, une statue de Saint-Firmin, datant également de la construction
de l'église.
Dans la chapelle à droite de l'entrée,
cuve de fonds baptismaux en marbre de Saint-Remy ( entité de
Rochefort ) du 17e siècle. Au fond, statue de Saint-Firmin
bois jadis polychrome du 15e siècle, a été restaurée
et évoque le patron de la paroisse. Firmin, selon la tradition,
était un évèque-missionnaire du deuxième
siècle, parti de Pampelune et martyr-fondateur de l'église
d'Amiens.
L'église possède un orgue de qualité
exceptionnelle. Conçu et installé en 1855 par Jean Mathias
Molinghen, il est, musicalement parlant, parfaitement adapté
à son cadre. Le célèbre pianiste-compositeur
Franz Liszt avait personnellement utilisé l'orgue lors de ses
séjours chez la comtesse d'Argenteau.
La
chapelle de Notre-Dame au bois d'Argenteau de Wixhou
,

Cette magnifique chapelle se trouve au bout d'un petit chemin, perdu
dans les bois dominant la vallée de la Julienne. On y accède
par la route menant à Saint-Remy. Elle est située sur
l'ancien territoire d'Argenteau, mais dépendant religieusement
de la paroisse de Richelle.
L'histoire de la chapelle nous mène loin, en 1683. A ce moment,
la chapelle n'existait pas, mais sur le lieu était érigé
un modeste oratoire. Selon la légende, une pauvre femme aurait
trouvé au coeur d'un chêne une minuscule statue de la
Vierge. Celle-ci devint l'objet d'une vénération spéciale
et de nombeux pélerinages. En outre, l'eau de la fontaine était
considérée comme un collyre pour les yeux.
En 1749, l'oratoire fut transformé en véritable chapelle,
avec une construction plus importante et un logement pour le chapelain.
Il prît le nom d'Hermitage de Wixhou et devint l'objet d'une
fondation créée par la Marquise de Laverne, châtelaine
d'Argenteau à cette époque. Passé par mariage
dans la famille des Comtes de Mercy-Argenteau, l'hermitage fut relevé
en 1849 par le Comte François de Mercy-Argenteau, personnage
éminent de l'époque, dont le souvenir est gravé
sur un marbre à gauche de l'autel.
C'est le style bizantin qui dominte, tant à l'extérieur
qu'à l'intérieur. Le décor est harmonieux, riche
de magnifiques vitraux et d'un jubé fortement décoré
de peintures et de dorures, portant un buffet d'orgues.
Ci-dessous, une ancienne reproduction de l'intérieur de la
chapelle.
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