Numéro 1 - 1e trimestre 2005


La Francophonie, à l'occasion de sa Journée internationale,
le 20 mars 2005, était en fête un peu partout dans le monde et … à Bruxelles


Une mobilisation active et débordante d'enthousiasme …
Fêtée sur les Cinq continents où la Francophonie est représentée dans sa diversité géopolitique et géoculturelle, et bien au-delà, dans l'espace "hors Francophonie" - voir à ce propos le site www.20mars.francophonie.org -, la Journée internationale se veut, avant tout, un moment de rencontre et de réflexion, auquel je prête une double signification.
Celle, tout d'abord, de rappeler pour les francophones eux-mêmes, les valeurs de solidarité et de partage qui caractérisent cette communauté de langue forte de plus de 175 millions de locuteurs sur une population dépassant largement les 500 millions d'habitants.
Celle, ensuite, de rappeler, dans le contexte de la mondialisation galopante et souvent avide d'uniformisation de la pensée, combien la prise en compte de la diversité est une nécessité vitale pour la préservation de l'identité de chacun.
Loin de constituer un discours de la sémantique, c'est bien dans le respect de la diversité que le dialogue des cultures peut s'amorcer et les civilisations se rencontrer harmonieusement, pour construire la paix globale, dont le monde a tant besoin.

… à laquelle Bruxelles n'a pas fait exception.
A Bruxelles, la Représentation de la Francophonie, en partenariat avec plusieurs entités, dont le CGRI (Commissariat général aux relations internationales), a soutenu, à cette occasion, de nombreuses activités ludiques, des concours de textes, des rencontres littéraires et bien d'autres actions pour marquer la Journée.
Point d'orgue, la soirée culturelle du 21 mars, dans le prestigieux décor du Théâtre National de la Communauté française. Plus de quatre cents personnes des milieux, tant international que national à Bruxelles, ont fait le déplacement pour écouter, en première partie, la voix envoûtante de Marlène Dorcena nous délivrer ses rythmes haïtiens dans son style unique. Elle a été suivie, en deuxième partie, par le belge Steve Houben et son sextet aux couleurs du jazz. Cette symbiose réussie, Nord - Sud de la Francophonie, a trouvé continuité dans la Réception très conviviale qui s'est déroulée dans l'Allée des Rois (burkinabés), du nom de l'Exposition qui habillait, pour la circonstance, les murs du Foyer du Théâtre.

Sans oublier que l'essentiel demeure la Paix et la Diversité.
Les deux thèmes que sont la Paix et la Diversité, portés à l'honneur en cette Journée, nous rappellent, cette fois, qu'il y a urgence.
Urgence, pour faire sortir de crise plusieurs des pays membres de l'OIF, afin que ces derniers puissent s'engager, sereinement, dans la voie du développement durable. Le pont a été ainsi fait entre le choix de Marlène Dorcena à Bruxelles et celui de la célébration officielle de la Journée en Haïti, par le Secrétaire général de l'OIF, pour marquer la solidarité et le soutien francophones envers une transition démocratique que la Francophonie appelle de tous ses vœux pour ce pays.
Urgence, en vue de l'adoption à l'Unesco, lors de la Conférence d'octobre prochain, de l'instrument international de protection de la diversité culturelle, pour que puissent vivre et circuler librement aussi bien les œuvres que les créateurs culturels, et que les industries culturelles puissent apporter la part de leur contribution au progrès économique et social des pays, notamment ceux en développement.
Cette double urgence s'inscrit dans le mandat confié à l'Organisation par le Xème Sommet des Chefs d'Etat et de gouvernement en novembre dernier à Ouagadougou, comprenant les misions essentielles de paix, démocratie et diversité culturelle certes, mais également d'éducation pour tous et de développement solidaire, sans exclusion.
On comprend alors, comme le disait le Secrétaire général, le Président Abdou DIOUF, dans son message que, " la Francophonie est plus que jamais en marche ", à trente cinq ans de sa création. José Luis ROCHA

 

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