Numéro 2 - 2e trimestre 2004


Hongrois, européen et en français.

Cécile Vrain, qui dirigeait à Budapest, l’hebdomadaire « Les Nouvelles francophones » vient de lancer, toujours en Hongrie, le mensuel « Europe nouvelle ».

Mensuel francophone, indépendant, d’information économique, cette publication a le format d’un « news magazine » (60e de pages), illustrations, langage clair et mise en page aérée (la langue française n’étant pas forcément la langue maternelle d’une partie des lecteurs). Il veut donner une information généralement économique, tout en laissant de la place à des articles « société » et des rubriques « nouvelles technologies » ou « santé » par exemple. Dans un premier temps, la priorité sera donnée à l’actualité économique, commerciale et financière hongroise ainsi que celle des pays de la région et principalement ceux entrants dans l’Union européenne. Enfin, tout ce qui aura trait à la nouvelle intégration européenne complètera les informations qui seront données par ce nouveau magazine. (rubriques emploi, comptable, juridique etc. ..)

A ce jour, ce type de magazine n’existait pas en Hongrie et dans la région en langue française. La cible est large et représente toutes les personnes susceptibles de lire le français et s’intéressant aux pays d’Europe centrale et orientale en général et plus particulièrement à ceux qui intègrent l’Union européenne. De par la ligne éditoriale choisie et les thèmes spécifiques exploités, le portrait du lecteur potentiel est un citadin avec une pratique médiatique, étudiant, de profession libérale ou à un poste de responsabilité dans le milieu de l’entreprise, directeur de PME-PMI, en résumé, toutes les activités où une connaissance de la situation économique et financière est nécessaire et utile. Tiré à 50 000 exemplaires, sa diffusion se fera de différentes façons dans les pays de la région: en kiosque, par abonnement et gratuitement. En Europe occidentale, au début uniquement par abonnement et gratuitement. Le premier numéro est sorti le 10 mai 2004.  Communiqué

 

Abdou Diouf et les journalistes francophones bulgares.

  

Le Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie M.Abdou Diouf a effectué une visite officielle en Bulgarie du 7 au 9 avril à l’invitation du Président de la République M.Gueorgui Parvanov. M.Diouf a eu des entretiens avec le Président de la République et le Premier ministre Siméon de Saxe Cobourg Gotha et des rencontres au Parlement, au Ministère de l’Education et de la Science, dans des universités bulgares, à l’Institut francophone d’administration et de gestion (IFAG) etc.

Une rencontre spéciale a été organisée le jeudi 8 avril à la Résidence présidentielle de Boyana avec des journalistes de la Section bulgare de l’Union internationale de la presse francophone.

Lors de cette rencontre M.Abdou Diouf a agréablement surpris les journalistes francophones bulgares par sa connaissance de plusieurs détails de l’activité de leur association. Il les a félicités d’avoir refondé il y a un an la Section bulgare de l’UPF et d’avoir accompli en très peu de temps un travail considérable pour la promotion de la francophonie en Bulgarie.

La Présidente de la Section bulgare de l’UPF Mme Guerguina Dvoretzka, a offert à M.Abdou Diouf l’édition « La francophonie vue et vécue par les journalistes bulgares », consacrée au 10e anniversaire de l’adhésion de la Bulgarie à l’OIF qui a été fêtée l’année passée. La brochure a été imprimée grâce au soutien financier de l’Institut français de Sofia. Tout le travail de préparation a été réalisé à titre bénévole par des membres de l’association.

Le Secrétaire général de l’OIF a repondu à des questions des journalistes sur des événements de l’actualité, ainsi que sur l’avenir de la francophonie. Dans ses réponses il a souligné que promouvoir la francophonie signifie promouvoir la langue française mais aussi les valeurs francophones. Parmi ces valeurs sont le multilinguisme et la diversité culturelle pour combattre énergiquement un monde unipolaire, un monde à la pensée unique, dominé par une seule langue et une seule culture. Il a rappelé l’initiative lancée au sein de l’UNESCO pour une Convention sur la diversité culturelle.

Dans la promotion de la diversité culturelle la francophonie collabore très étroitement avec l’espanophonie, la lusophonie, même avec l’arabophonie. Une collaboration est esquissée même avec la russophonie et, dans l’avenir, avec la cinophonie et l’indophonie. M.Abdou Diouf a souligné que nous menons un combat globale pour une mondialisation maîtrisée, humanisée. Ce combat n’est pas quanitatif, mais qualitatif. Il y a des valeurs nobles et universelles qui nous unissent. La francophonie a encore son mot à dire et la meilleure preuve en est qu’actuellement il y a beaucoup de demandes à l’adhésion à l’OIF. Ce qui prouve que la demande du français et des valeurs francophones est très grande. C’est notre espoir.

En répondant à une question concernant l’Algérie M.Diouf a insisté sur le fait que même si ce pays ne fait pas officiellement partie de le francophonie il est en réalité très francophone. L’OIF prendra contacts avec les autorités algérienne après les élections pour discuter une éventuelle adhésion ou autre forme de la participation du pays à la francophonie.

Le Secrétaire général de l’OIF a partagé avec les journalistes francophones bulgares son impression qu’il a des pays de l’Europe Centrale et Orientale - telles que la Moldavie, la Roumanie, la Bulgarie- où il existe une francophonie vraiment vivante et désireuse de s’affirmer encore plus. Il a rappelé que l’OIF va soutenir la Bulgarie et la Roumanie pour qu’elles accèdent à l’Union européenne en 2007.

A la fin de son entretien avec des membres de la Section bulgare de l’Union internationale de la Presse francophone (UPF) M.Abdou Diouf leur a adressé le message qu’il faut populariser les différents projets et programmes de la Francophonie. « Nous allons essayer de vous bombarder par des communiqués.- a-t-il ajouté en sourian.- Vous allez, bien sûr, les sélectionner car vous avez vos agendas, vos priorités selon les événements du moment, mais nous comptons sur vous. Nous ne pouvons maintenir la flamme que grâce à votre appui. »  Guerguina DVORETZKA

 

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