Numéro 2 - 2e trimestre 2003


Brèves:


COOPÉRATION AVEC L'ALGÉRIE.

Le Gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire, la Communauté française, la Région wallonne et la Cocof ont signé un accord le lundi 14 avril à Alger. La coopération prendra notamment les formes suivantes : échange permanent d'informations ; échange d'expériences et de personnes ; octroi mutuel de bourses de stage, de recherche, de spécialisation ou d'été ; conclusion d'ententes sectorielles dans les secteurs précités ; collaboration directe entre institutions diverses (chambres de commerce, universités, entreprises, associations, etc…) ; élaboration et réalisation de projets conjoints ; transfert réciproque de technologies et de savoir-faire ; organisation de rencontres professionnelles, séminaires, ateliers au bénéfice d'experts et de porteurs de projets ; réalisation d'études et d'expertises ; encouragement à la coopération décentralisée ; promotion réciproque de produits et de services ; promotion de partenariats interentreprises et création de sociétés mixtes. Un exemple concret : l'organisation d'une semaine de promotion du cinéma francophone, début octobre 2003. Cet événement permettra à des réalisateurs de la Communauté française de promouvoir leur film dans quatre villes algériennes : Alger, Oron, Constantine et Anaba. o Communiqué

RÉSOLUTIONS SUR LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE …
Les représentants personnels des 51 chefs d'Etats et de gouvernements membres de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), réunis le 27 mars à Paris à l'occasion de la 47ème session du Conseil permanent de la Francophonie (CPF), ont approuvé, dans une première résolution, la proposition du Secrétaire général de l'OIF, Monsieur Abdou Diouf, d'envoyer sans délai une mission d'information et de contacts en République centrafricaine. Par cette résolution, après avoir fait sien le communiqué du Secrétaire général condamnant fermement toute prise de pouvoir par la violence, les armes ou quelque autre moyen illégal, le Conseil permanent de la Francophonie exhorte les nouvelles autorités à œuvrer, dans les meilleurs délais, au rétablissement de l'ordre constitutionnel et à l'organisation d'élections libres, fiables et transparentes et encourage la tenue du dialogue, qui devrait s'engager avec le concours de la Cemac et de la Communauté internationale, en impliquant toutes les forces vives de la nation centrafricaine, pour conduire à la réconciliation nationale.

… ET LA COTE D'IVOIRE
Concernant la situation en Côte d'Ivoire, les membres du CPF appellent, dans une deuxième résolution, toutes les parties ivoiriennes à persévérer dans la voie de la réconciliation nationale après la formation du nouveau gouvernement, se félicitent des actions déjà entreprises par la Francophonie (réunion d'un Comité consultatif ad hoc restreint le 17 décembre 2002, participation en qualité d'observateur aux travaux de la Table ronde des Forces politiques ivoiriennes à Marcoussis du 15 au 23 janvier, présence du Secrétaire général aux travaux du Sommet des chefs d'Etat sur la Côte d'Ivoire les 25 et 26 janvier et réunion d'un groupe de travail les 24 et 27 janvier pour préciser la contribution francophone) et appuient le Secrétaire général dans ses démarches pour la création imminente d'un bureau de l'OIF à Abidjan. o Communiqué

MISSION D'OBSERVATION AU BÉNIN.
A l'invitation de la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA) du Bénin, adressée à Abdou Diouf, Secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie, une mission internationale d'observation a rejoint Cotonou le 27 mars, dans le cadre des élections législatives du 30 mars 2003. La mission conduite par le Monsieur Pierre Scharff, Député belge (Communauté française de Belgique), était composée d'experts venant de France, de Côte d'Ivoire, du Niger et du Mali. Les activités de cette mission se situaient dans le cadre de la mise en œuvre des principes directeurs de la Francophonie en ce qui concerne l'envoi d'une mission d'observation d'élection et de la déclaration de Bamako du 03 novembre 2000, notamment en ce qui concerne le renforcement des capacités nationales de l'ensemble des acteurs et structures impliquées dans le processus électoral.
Dans la phase de l'avant scrutin, les membres de la mission ont rencontré des représentants des formations politiques, des responsables de la Cour Constitutionnelle et de la CENA et des membres d'organisations de la société civile.
En outre, les observateurs de la Francophonie ont rencontré les observateurs de l'Union africaine et de l'Algérie avec lesquels ils ont eu une séance de travail le 29 mars 2003. A l'issue de cette séance, les différentes délégations ont décidé de former une mission conjointe d'observateurs (OIF, UA et Algérie) en coopération également avec des représentants d'organisations non gouvernementales béninoises. Le dimanche 30 mars 2003, jour du scrutin, les membres de cette mission conjointe ont été déployé en quatre groupes : Cotonou et périphérie, Ouidah, Abomey, Porto-Novo et environs. L'observation du scrutin a porté sur environ deux cents bureaux de vote. o Communiqué

PARTENAIRES POUR UN PROJET .
A l'issue du IIe colloque " Trois Espaces linguistiques : coopération, diversité et paix " organisé à Mexico (Mexique) du 2 au 4 avril 2003, les Secrétaires généraux de l'Organisation des Etats ibéro-américains (OEI), de l'Union latine et de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont adopté une Déclaration en faveur de la diversité culturelle et linguistique. Les trois Espaces hispanophone, lusophone et francophone se sont engagés à soutenir les efforts de leurs pays membres pour progresser sur la voie de la négociation d'une Convention internationale sur la diversité culturelle, alors que le Conseil exécutif de l'UNESCO est actuellement saisi d'une résolution à cet effet. L'enjeu que pourrait représenter une éventuelle libéralisation des échanges des biens et services culturels est d'autant plus important que les négociations touchant le secteur des services s'accélèrent à l'Organisation mondiale du commerce (OMC). o Communiqué

ENTENTE DE COOPERATION OIF - COMESA
Le Secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie Abdou Diouf (OIF), et Monsieur Erastus J.O. Mwencha, Secrétaire général du Marché Commun pour l'Afrique orientale et australe (COMESA), ont procédé, le mercredi 21 mai 2003 à Paris, à la signature d'une entente de coopération qui confirme la volonté des deux organisations d'intensifier leurs relations, par un échange régulier d'informations et la conduite d'opérations conjointes dans le domaine des négociations commerciales ainsi qu'une collaboration dans le domaine de la diversité culturelle et linguistique.
Le COMESA compte 20 pays, dont 9 - le Burundi, les Comores, la République démocratique du Congo, Djibouti, l'Egypte, Madagascar, Maurice, le Rwanda et les Seychelles - sont également membres de l'OIF. o Communiqué

POUR PARLER DES COMMORES.
Abdou Diouf, Secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a réuni, à Paris, du 21 au 23 mai 2003, dans le suivi d'une réunion similaire tenue en novembre 2002, les différentes parties comoriennes pour tenter de surmonter les difficultés persistantes que rencontre le processus de réconciliation aux Comores, dont la conséquence la plus importante est le report des élections législatives attendues depuis près d'un an. Une Commission technique chargée de l'élaboration des avant-projets des lois organiques a ainsi pu poursuivre les discussions sur le partage de compétences entre le gouvernement fédéral et les Iles devenues autonomes après l'Accord de Fomboni de février 2001 et conformément à la nouvelle Constitution. Cette rencontre a abouti à un consensus sur la question de Forces de sécurité intérieure, recommandant la mise à la disposition des Iles autonomes par Président de l'Union, de forces de gendarmerie. Des avancées significatives ont également été réalisées sur la gestion des douanes durant la période de transition, laissant en suspens le seul point du versement immédiat des recettes conformément aux quotes-parts fixés avec l'aide du FMI, point qui devra trouver une solution lors de la rencontre prévue entre les Présidents.
Au cours de cette même réunion, les parties comoriennes sont parvenues à un consensus sur l'organisation de la Justice et de la Cour constitutionnelle, renvoyant à la compétence des instances politiques le point relatif aux modalités de nomination des magistrats. o Communiqué

LA REFONDATION DE L'UNIVERSITE SENGHOR D'ALEXANDRIE
Le Secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie a présidé, le 27 mai 2003 à Paris, à la mise en place de la nouvelle Assemblée générale et du Conseil d'Administration de l'Université Senghor d'Alexandrie, opérateur direct de l'OIF. A cette occasion, un nouveau règlement général de l'Université a été adopté, destiné à clarifier la gestion administrative et financière de l'Université Senghor, à élargir son offre pédagogique et à développer les synergies avec les autres opérateurs de l'OIF. Les instances ont renouvelé leur confiance au Professeur Ahmed El Kosheri, réélu Président de l'Université, ainsi qu'au Recteur Frédéric Constant. Les principaux bailleurs ont, pour leur part, confirmé leurs contributions financières et le gouvernement égyptien a renouvelé ses assurances concernant les locaux mis à la disposition de l'Université. Sur le plan pédagogique, les effectifs des promotions seront renforcés et l'offre de promotion élargie. " Nous sommes à l'évidence en train de vivre un moment important de l'histoire de l'Université Senghor " a déclaré M. Abdou Diouf " celui de sa refondation autour de nouvelles structures susceptibles de lui permettre, sans tourner le dos à son passé, de libérer tout son potentiel pour l'avenir ".
L'Université Senghor d'Alexandrie a été créée par le 3ème Sommet de la Francophonie qui s'est tenu à Dakar en 1989. Elle a pour vocation de former et de perfectionner des cadres et des formateurs de haut niveau et d'orienter leurs aptitudes vers l'action et l'exercice des responsabilités dans certains domaines prioritaires pour le développement en particulier en Afrique. o Communiqué
Adresse du site : www.usenghor-francophonie.org

MISSION AU TOGO …
L'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), a délégué une mission d'observation lors de l'élection présidentielle du 1er juin 2003, au Togo. Cette mission, forte de 22 personnalités, parlementaires pressentis par l'Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF), et experts de différents pays membres de l'espace francophone (Albanie, Bénin, Cameroun, Canada-Québec, Comores, Congo, Djibouti, France, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger et Sénégal), était conduite par S. E. Monsieur Norbert Lala RATSIRAHONANA, ancien Président par intérim de la République de Madagascar. En attendant le rapport d'observation circonstancié qui lui sera soumis prochainement, et selon les informations qui lui ont été communiquées, le Secrétaire général de l'OIF retient en particulier des constats effectués par la mission, que, pendant la période antérieure au scrutin, les principales forces politiques ont participé à la compétition électorale ; les différents candidats ont présenté leurs programmes et ont tenu des réunions électorales ; le Ministère de l'Intérieur et la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ont déployé des efforts sensibles afin d'assurer la concertation sur leurs taches respectives ; les forces de sécurité ont fait preuve d'une bonne tenue.

… ET SES CONCLUSIONS
Pendant le scrutin et sur la base de l'observation effective d'environ 435 bureaux de vote, situés dans les 5 régions administratives du pays : les opérations électorales, selon les comptes-rendus des observateurs de l'OIF, se sont déroulées dans le calme, hormis les incidents préoccupants qui ont été constatés dans la préfecture de Zio ; des délégués de candidats étaient présents, en règle générale, dans les bureaux de vote visités ; les opérations de dépouillement observées ont été correctement effectuées.
Le Secrétaire général prend également acte des problèmes que la mission a relevés, et qui appelleront, sans doute, des aménagements utiles, tels que la mission en a fait la recommandation, notamment : les difficultés incontestables rencontrées, spécialement dans certaines préfectures, dans le retrait des cartes d'électeurs avant le scrutin, et qui n'ont pas permis à de nombreux citoyens de voter ; la fermeture de plusieurs bureaux de vote dans la préfecture de Zio consécutive aux graves incidents mentionnés ci-dessus ; les difficultés de fonctionnement et de moyens en ce qui concerne la collecte et la transmission des résultats des Bureaux de vote, par les Commissions Electorales Locales Indépendantes (CELI), à la CENI. o Communiqué

TABLE RONDE AFRICAINE.
A l'invitation de l'Agence intergouvernementale de la francophonie (AIF), l'Association mondiale des journaux (AMJ), l'Union des journalistes de l'Afrique de l'ouest (UJAO) et l'Open society initiative for West Africa (OSIWA), une cinquantaine de directeurs de publication, rédacteurs en chef et journalistes venus d'une vingtaine de pays africains se sont retrouvés à Dakar pour une " table ronde " de trois jours consacrée à la " gestion des journaux en temps de crise ". Comment survivre à une crise " économique " et fonctionner lors d'une crise " politique ", quelles " stratégies éditoriales et éthiques " mettre en oeuvre et comment gérer les " ressources humaines " ? Souvent, estiment les organisateurs, " les tensions socio-politiques se répercutent au sein des rédactions, qui se trouvent polarisées, engagées ou paralysées ". D'où ces questions, que les " dirigeants de presse " sont " amenés à se poser ". Pour eux, cette rencontre doit permettre de dresser un bilan, " après plus de dix ans de pluralisme de la presse et de processus de démocratisation sur le continent africain " où la presse, comme " l'environnement politique ", reste " confrontée à de nombreuses
incertitudes o AFP

DEPUTEES = DEPUTES.

Des députées d'Afrique de l'ouest et du centre ont affiché, à l'occasion de la journée internationale des femmes, leur " ferme volonté " d'exercer le pouvoir à égalité avec les hommes en vue de " participer pleinement " au développement du continent.
Ces femmes participaient à un séminaire de trois jours sur le thème " Femmes africaines, actrices du développement ", qui est le premier du genre organisé par l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) en faveur des femmes parlementaires de l'Afrique occidentale et centrale. L'objectif était de réfléchir sur la stratégie à mettre en oeuvre pour exercer " plus de pouvoir au féminin " dans les secteurs de l'éducation, la santé, l'environnement, l'économie, le commerce, l'agriculture, la démocratie, la paix, les droits humains. o AFP

ASSOCIATION ET REFERENCE.
L'Association internationale des maires francophones (AIMF), présidée par le maire de Paris Bertrand Delanoë, s'est présentée lors de sa réunion à Phnom Penh comme " une référence pour la paix " à un moment où une menace de guerre imminente pesait encore sur l'Irak. " La Francophonie, quand elle n'a pas un esprit d'arrogance, est une formidable idée dont on a besoin dans le monde au moment où la vie de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants est en jeu ", a déclaré M. Delanoë, en clôture du colloque annuel de l'association.
" L'AIMF témoigne que, quand on n'a pas la même religion ni la même histoire mais la passion de la vie, on est nécessairement une force de paix ", a ajouté M. Delanoë. Créée en 1979 par Jacques Chirac, alors maire de Paris, l'AIMF fédère 109 métropoles francophones de 46 pays. Les représentants de 65 villes de 30 pays étaient réunis pour un colloque de deux jours consacré à " la décentralisation et à l'aménagement de l'espace urbain ". Concluant les débats, M. Delanoë a rappelé, " à l'adresse des Etats ", que " les maires ne veulent pas qu'on leur transfère des responsabilités sans un cadre clair et des ressources afférentes ".
L'AIMF a annoncé que parmi les 11 nouveaux projets qu'elle soutiendrait à travers le monde pour 1,063 millions d'euros figuraient la construction d'écoles et de points d'eau à Yamoussoukro ainsi que l'assainissement d'un quartier de Bouaké (Côte d'Ivoire). " Nous voulons marquer la continuité de notre solidarité avec un pays dans l'épreuve ", a déclaré M. Delanoë à l'AFP. Parmi les autres projets retenus figurent notamment l'assainissement du canal royal de Hué (Vietnam), la création d'un centre de chirurgie ophtalmique à Bamako (Mali), d'un centre de dépistage du sida à Ouagadougou (Burkina Faso) et d'une station de pompage à Phnom Penh. o AFP

BUCAREST, PARIS ET LA DIVERSITE CULTURELLE.
Le ministre français de la Culture Jean-Jacques Aillagon et son homologue roumain Razvan Theodorescu ont rendu publique (début avril) à Bucarest une déclaration commune dans laquelle les deux pays disent vouloir " défendre ensemble la diversité culturelle […] qui reconnaît le droit pour chaque Etat de définir sa politique culturelle et de la mettre en oeuvre par les moyens d'action qu'il juge appropriés ". De plus, les deux pays " souhaitent l'adoption dans le cadre de l'UNESCO d'un instrument international contraignant, visant la préservation et la promotion de la diversité culturelle et linguistique ". Deux conventions ont également été signées entre la France et la Roumanie, la première portant sur " la conservation et la mise en valeur du patrimoine " à la fois archéologique et aussi architectural et urbain, la seconde concernant la conservation des archives. o AFP

PREMIER PRIX DEVOS.
Le comédien et humoriste algérien Fellag est la premier lauréat du Prix Raymond-Devos de la langue française créé par le ministère français de la Culture. Ce prix distinguera chaque année un auteur, un poète, un écrivain ou un chansonnier qui s'est emparé de la langue française " pour en jouir et faire partager par les mots un moment d'excellence et de volupté ", a précisé Jean-Jacques Aillagon. " La langue berbère est ma mère, l'arabe ma soeur, et le français ma meilleure amie. Au soleil des terrasses de café d'Alger, j'habitais la langue française, en citoyen de la francophonie, contrée que l'on peut parcourir sans visa ", a déclaré Fellag. " Le français est une langue de paix, très loin de ceux qui pensent que c'est de la haute trahison (...) J'assume les valeurs de modernité que m'a apporté la langue française ". o AFP

TV5 A L'ONU.
La chaîne francophone TV5 sera prochainement disponible sur les réseaux de télévision interne du siège des Nations à l'Onu. Un accord en ce sens a été signé entre l'Organisation internationale mondiale de la Francophonie, représentée par le président de TV5, Serge Adda, et le secrétaire général adjoint chargé du épartement de l'information, Shashi Tharoor. Aux termes de l'accord, la fourniture de ce service est gratuite pour une première période de trois ans. o AFP

CONVENTION MINORITES.
Une centaine d'intellectuels francophones originaires d'une vingtaine de pays ont apposé leur signature au bas d'un courrier réclamant la ratification par la Belgique de la Convention-cadre sur la protection des minorités. Ce courrier, envoyé aux parlementaires belges, est signé par de nombreux universitaires québécois et français. Ces derniers disent " trouver absolument inacceptable l'état d'esprit qui règne en Flandre à l'endroit des francophones ". Affirmant ne pas vouloir remettre en cause le statut linguistique de la Flandre, ces intellectuels demandent " le respect de certains droits normaux tel que celui de développer des activités culturelles dans leur langue ". Et les universitaires de souligner l'interdiction faite à la Communauté française de subventionner des associations culturelles francophones actives en Flandre. Les différents cosignataires de la lettre disent avoir pris connaissance de la situation des francophones de Flandre à l'occasion d'un colloque organisé par l'Année francophone internationale à Québec et au cours duquel l'Association pour la promotion de la francophonie en Flandre (APFF) a informé les différents protagonistes. Belga

BUREAU LIBANAIS POUR L'AUF.
Le Liban et l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont signé début juin un accord pour l'établissement à Beyrouth du siège régional de l'Agence universitaire de la Francophonie. La date de l'ouverture de ce bureau n'a pas été précisée. Le président libanais Emile Lahoud et le ministre des Affaires étrangères Jean Obeid, ainsi que le secrétaire général de l'OIF, l'ancien président sénégalais Abdou Diouf, ont assisté à la signature de l'accord. o AFP

PROFS A LIMA.

Près de 800 professeurs de français du monde entier se sont réunis en congrès pendant cinq jours à Lima pour débattre " de la modernité comme instrument de communication de l'idiome qu'ils transmettent à des élèves de cultures très diverses. " C'est la première fois que le congrès de la Fédération internationale des professeurs de français (FIPF), baptisé SEDIFRALE (Session pour enseignants et chercheurs du français langue étrangère), est organisé dans la capitale péruvienne depuis 28 ans qu'a lieu tous les deux ans cette manifestation. L'ambassadeur de France à Lima, Jean-Paul Angelier, soulignait à l'occasion de ce congrès " le réseau créatif, ouvert aux changements didactiques et technologiques " que constituent les enseignants du français langue étrangère. Selon les organisateurs du congrès, depuis deux ans, l'enseignement du français à l'étranger connaît une embellie. " Beaucoup de nos élèves viennent parce qu'ils sentent que la connaissance de l'anglais n'est pas suffisante comme instrument d'ouverture au monde, dit Patrick Riba, directeur-adjoint de l'Alliance française à Lima. Beaucoup trouvent dans notre langue cette ouverture et cette diversité qu'il recherche. " o AFP

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