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Échos
de notre soirée-débat
du 25 avril sur les limites dans l’éducation
C’est dans le cadre toujours très agréable du Petit Moulin que
s’est tenue, le 25 avril dernier, notre
soirée-débat. Une trentaine
de participants avaient répondu présents à notre invitation et se sont
montrés fort intéressés par le sujet proposé. Seul bémol au tableau :
si le public visé était avant tout les parents dans leur rôle d’éducateurs,
ce sont principalement des professionnels de la petite enfance qui étaient
présents.
La soirée s’est déroulée en trois temps.
Chaque participant fut tout d’abord invité à se présenter et à
expliquer ses attentes par rapport à cette soirée.
Ensuite, Madame Jamart (assistante sociale et psychothérapeute
travaillant pour le centre de guidance de Tubize) nous a rappelé le rôle
essentiel de l’éducation dans le développement d’un enfant. Les
adultes ont réellement un rôle à jouer dans ce développement. Par
exemple, pour que le nourrisson ait envie de quitter l’état premier de
totale dépendance, il faut qu’il sente chez l’adulte cette envie de
le voir grandir. L’adulte, en limitant progressivement ses
interventions, va encourager l’enfant à franchir les différentes étapes
de son développement. C’est ainsi que l’enfant va pouvoir découvrir
de nouveaux plaisirs qui vont le pousser à grandir. Même si l’enfant
ne montre pas un enthousiasme immédiat, à partir du moment où il sent
ses parents réellement désireux de le voir grandir, il acceptera les
limites données par les parents.
Madame Jamart nous a reprécisé les deux
grands rôles de l’éducation : d’une part, aider l’enfant à
se construire, à se découvrir en tant qu’individu, d’autre part, lui
apprendre à s’intégrer dans la société en respectant ses règles de
fonctionnement.
Dans un troisième temps, Monsieur Zamarron,
par des exemples tirés de son expérience professionnelle à l’A.M.O
(Action en Milieu Ouvert) de Tubize, nous a permis de mieux saisir
l’importance du rôle joué par les parents (consciemment ou
inconsciemment) dans l’éducation des enfants. Il nous a rappelé
l’importance de la cohérence entre nos paroles et nos actes, entre les
limites que nous donnons à nos enfants et notre volonté de les faire
respecter. Il a également souligné l’importance pour les parents de se
remettre en question par rapport aux limites qu’ils imposent et
s’imposent ainsi que par
rapport aux limites vécues dans leur enfance.
Pour terminer cette soirée, chaque
participant a pu exposer, à l’assemblée et aux deux invités, son
propre vécu éducationnel.
Plusieurs professionnels de la petite enfance
ont déploré le manque de limites claires données aux enfants à
l’heure actuelle, la place presque trop importante laissée aux enfants
dans certaines décisions qui devraient revenir aux parents, et la
difficulté, en tant que professionnel, de faire le lien entre le lieu
d’accueil et la maison.
Monsieur Zamarron nous a donné quelques
pistes sur la manière d’interpeller les parents en les replaçant dans
leur rôle de premier éducateur de leur enfant et en leur redonnant
confiance en leurs capacités.
Nous avons le sentiment que toutes les
personnes présentes ont apprécié le contenu et le déroulement de cette
soirée. Par ailleurs, en faisant le bilan, lors de notre dernière réunion
de comité, nous avons décidé de renouveler l’expérience plus régulièrement,
en espérant pouvoir toucher plus particulièrement les parents.
Dans
le cadre d’un soutien à la parentalité, L’O.N.E lance une campagne
consacrée aux « repères et limites » à donner aux
enfants. Nous aurions aimé pouvoir remettre aux participants la
brochure éditée dans le cadre de cette action mais elle n’était pas
encore disponible.
C’est chose faite ! Si
le sujet vous intéresse, vous pouvez obtenir gratuitement la brochure « Grandir
avec des limites et des repères », en téléphonant à
l’O.N.E au 02/542 13 61 ou la commander sur le site
web de l'O.N.E (rubrique Publications)
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