Encadrer
les loyers divise encore mais le débat a repris sa
place
Après
une poussée de fièvre à son sujet en
commission, les députés bruxellois ont adopté
vendredi soir une proposition de résolution visant
à décourager la pratique des loyers excessifs.
Rejoint depuis les rangs de la majorité régionale
par son pendant flamand, Open-VLD, le MR a voté contre
ce texte.
Aux
yeux de la principale formation de l'opposition, les recommandations
qu'elle contient sont trop orientées vers le gouvernement
fédéral et masquent mal l'immobilisme du gouvernement
régional. Cet argument a été contesté
avant et pendant la séance plénière
par la secrétaire d'Etat en charge du Logement Françoise
Dupuis, qui avance un bilan chiffré différent
de celui de l'opposition.
En commission,
le débat avait pris une tournure particulièrement
virulente, à quelques semaines des élections
fédérales. Les divergences idéologiques
sont réapparues vendredi en séance plénière,
mais sans la répétition de la levée
de camp par l'opposition.
Pour
les auteurs de la résolution, l'objectif est de faire
pression pour que le dossier de la crise du logement aboutisse
au fédéral, ce qui dépendra du rapport
de force qui se dégagera après le 10 juin,
ont-ils concédé.
Plus
le "rapport de force" sera en faveur des partis
à l'initiative de la résolution après
les élections du 10 juin plus la chance d'aboutir
à un encadrement des loyers sera réelle, ont
dit les auteurs de l'initiative, Julie Fiszman (PS) et Alain
Daems (Ecolo).
En matière
de logement, il y a bien deux options, a ajouté Alain
Daems: "l'option libérale qui considère
le bien comme un investissement et l'autre qui voit le logement
comme un bien de nécessité".
"Le
cdH y reviendra lors des négociations après
le 10 juin s'il est invité à y participer",
a dit Céline Fremault, paraphrasant le slogan de
campagne de son parti: "il est heure H moins 10".
Le cdH, le CD&V et le sp.a-Spirit ont cosigné
le texte.
Par
l'entremise de Brigitte De Pauw, le CD&V a insisté
sur la nécessité de "réglementer"
les loyers et non pas de les "bloquer".
Comme
il l'avait fait mercredi, le MR a redit tout le mal qu'il
pensait d'une résolution régionale invitant
l'échelon fédéral à agir, d'autant
que selon lui, les outils régionaux ne manquent pas.
Le député
libéral Olivier de Clippele a indiqué ne pas
croire en une mesure de blocage temporaire des loyers que
ne revendique pas la résolution, mais que d'aucuns
exigent. "On dit un an mais on ne sait pas ensuite
ce qu'il en advient", a-t-il dit en substance.
Olivier
de Clippele a globalement regretté l'absence de "débat
scientifique" sur l'encadrement des loyers au profit
d'un "débat idéologique".
Dit
was een persbericht van Belga van 1 juni 2007
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