INFORMATIONS
-Le livre de
Monsieur Serge Ghiste "NOBLESSE ET BLASONS EN L'EGLISE DE SAINT-NICOLAS
A MONS", fruit d'une collaboration avec notre Cercle, vient de
paraître.
Celui-ci est disponible à la sacristie de l'église Saint-Nicolas,
rue d'Havré, 107 à Mons aux heures d'ouverture de l'église
ou encore, à la librairie André LETO, rue d'Havré, 35 à
Mons au prix de 14 euros.
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Suite à l'article "Armoiries ou Logos" paru dans le journal "La Province" du 21 mars 2011 (pp. 4-5), le Cercle Heraldus de Mons a adressé le 19 avril 2011, le droit de réponse suivant :
Suite à l'article "Armoiries ou logos"
paru dans votre quotidien du 21 mars, il nous paraît opportun de relever
certains points et de formuler quelques remarques.
"S'en tenir au blason exprime une dimension d'arrêt dans le temps"
cite cet article. C'est un point de vue, nous en défendons un autre.
Le blason perdure, le logo passe. Ainsi à Frameries " le logo actuel
(créé en 1995) a déjà pris "un petit coup de
vieux" et la commune est prête à débourser jusqu'à
48.000 euros pour s'offrir une "nouvelle identité visuelle".
Renouveler fréquemment une telle opération (dans le cas cité,
15 ans) présente un coût fâcheux pour les finances communales.
Autre exemple, toujours selon cet article : Hensies qui s'est doté d'un
logo en 2010 (1.000 euros), "songe déjà à une nouvelle
version".
Le blason est établi dans le pur respect des règles héraldiques
communes à toute l'Europe, ses motifs ne sont ni archaïques ni rétrogrades,
encore moins choisis par "fantaisie", c'est un hommage séculaire
et durable rendu à une communauté urbaine dont l'histoire a fait
de nous ce que nous sommes aujourd'hui. Il fait partie de notre patrimoine culturel.
A l'heure où celui-ci est largement mis à l'honneur, pourquoi
en supprimer tout un pan? Prenons en exemple le blason de Mons :
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“De gueules (rouge), à une ville d’argent à quatre tourelles, dont les deux intérieures portent des guidons d’or et les deux extérieures le globe impérial, surmonté de la croix de même, ayant au-dessus de la porte les armes de Hainaut et sous la herse un chien de garde d’argent, le tout posé sur une terrasse de sinople (verte), l’écu timbré d’une couronne d’or” Arrêté royal du 25 janvier 1842
qui confirme les armoiries de la ville de Mons Notre interprétation : |
Selon les réf. ci-dessus (Pasinomie) : « Considérant qu’il est établi par tradition immémoriale ainsi que par des documents très anciens et dignes de foi, que la ville de Mons est en possession depuis un très grand nombre d’années d’armoiries particulières dont les titres de concession sont égarés ou détruits… »
Le château joue un rôle très important dans la ville de Mons car il est occupé par la Cour de Mons et ensuite par le Conseil souverain du Hainaut. Le château manifeste l’autorité du seigneur du lieu. Ainsi les comtes s’installent en leur château montois et en font le centre administratif et militaire (réf. www.villesfortifiées.org).
Quelles sont alors les raisons qui poussent la plupart de nos
élus à doter leur ville ou commune d'un logo? Toujours selon l'article
: ""identité visuelle d'une ville vis-à-vis de ses citoyens
et vis-à-vis de l'extérieur" (Mr Elio Di Rupo).
"Quand il y a un changement de majorité (politique), on aime bien
montrer que les choses bougent" (Mr. Carlo Di Antonio, Dour).
" Une dynamique forte de modernisation" (Mr. Marc Dupont, Frameries).
" Le blason, c'est l'histoire, c'est...vieux!" (Thierry Brunfaut, agence Base Design).
Poussons le raisonnement jusqu'au bout en prenant pour exemple
un évènement phare de notre bonne ville de Mons où défilent
des bannières et drapeaux chargés de blasons séculaires
: faut-il les remplacer par des logos tout neufs ? En lieu et place de la Procession
du Car d'Or, Mons se dotera d'une Procession des Logos absolument moderne !
Autre solution : comme la Procession est historique, donc bien vieille, pourquoi
ne pas la supprimer tout simplement ? Et la remplacer, évidemment par
un spectacle moderne...
Permettez-nous de signaler que le blason de la commune de Quévy est bien
antérieur à la fusion des 10 communes. Il s’agit de celui
des seigneurs de Lalaing « de gueules à 10 losanges (et non des
carrés) d’argent accolées et aboutées 3,3,3,1 »
(cf. blason de Nicolas III, sire de Lalaing, bailli du Hainaut de 1352 à
1354. Voir Hôtel de Ville de Mons, plafond de la salle gothique).
Il y a quelque temps, le Cercle Heraldus a créé
et proposé des blasons pour les communes de l’entité de
Mons qui n’en possèdent pas. Ce travail a d’ailleurs fait
l’objet d’un article dans ce quotidien. Un exemple, le blason proposé
pour la commune de Flénu :
« Flénu a appartenu depuis des temps immémoriaux au Chapitre
de Sainte Waudru, comme de nombreux villages de l’entité. A l’instar
de ceux-ci, associons les trois chevrons du Hainaut ancien (Chapitre de Sainte
Waudru) à la croix du Chapitre de Saint Vincent. Ceci est d’ailleurs
le scel échevinal de Flénu (voir ACAM t. 34/1905).
La population de Flénu étant attachée, à juste titre,
à un passé proche, il est impératif d’y associer
la lampe de mineur et les belettes qui évoquent à la fois la faune
locale (les «flennes » en patois) et le nom du village.
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Le blason se lit : «
Parti. Au 1, de sinople à la croix d’argent ; au 2, d’or
à trois chevrons de sable ; au chef d’argent à une
lampe de mineur soutenue par deux belettes, le tout au naturel » |
Nous ne rejetons pas l’utilisation de logos, mais celle-ci
devrait se faire à bon escient et non pas au détriment des valeurs
culturelles et patrimoniales. Blasons et logos peuvent coexister, chacun dans
son champ d’application propre.
Cercle Heraldus de Mons a.s.b.l.
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