Une personnalité féminine de cette colonie donne le premier nom de la localité, il s'agit de Berelindis et Berelindis-Mons .Dans les archives on trouve différents noms pour ce village :1
- Berlanmons (1083)
- Berlensmortis (1131)
- Berlaimont (1161)
- Berlemont (1186
- Berlainmont (1196)
- Berlemonte (1201)
- Berlanmont (1273)
- Beraymont (1292)
- Berlaimont (1788)
"Fascé de vair et de gueules de
six pièces" 2

Les armes de Gérard de Berlaymont
sont : "fascé
de vair et de gueules, la 2e pièce chargée à
dextre d'un carreau couché d'or à cinq cotices de gueules (qui
est Ville
)".
L'origine du village est
à
attribuer à une colonie franque qui s'est établie au Ve
siècle au bord
de la Sambre, sur un mont qui constitue le
centre de
l'agglomération.
Il est vraisemblable que les romains ont
érigé un camp fortifié sur la rive droite de la Sambre
. Ce fort a été détruit
lors de l'invasion des Huns vers 385/406. C'est
sur ces ruines que l'on a reconstruit le château des seigneurs de Berlaimont
qui a subi
plusieurs destructions.
Les premiers temps de la
maison de Berlaimont sont
très obscurs.
Deux frères, Eustache et
Yzambert de Berlaymont, ont participé à
la
première croisade. La paroisse se crée en 1110 dont l'autel est
donné à
l'abbaye de Fesmy qui a déjà un prieuré dans le
village.
En 1186, la paroisse dépend du décanat
d'Avesnes.
Vers 1189, Witaffe de Berlaimont
demande au
comte de Hainaut
la permission
d'accompagner le seigneur de Trazegnies
afin de combattre
les infidèles à Tripoli.
La généalogie
débute avec la
maison d'Oisy, châtelains
héréditaires de
Cambrai, qui
se confond avec la famille de
Saint-Aubert, devenus sires de Chin et
seigneurs
de Berlaimont.
Du côté ascendance féminine,
Gilles de Chin
descend de
Berthe de Bouchain
, fille de la comtesse Yolande, veuve de
Baudouin II et de son deuxième mari Godefroid de Bouchain.
Gilles 1er de
Chin, chevalier, participe à
la
première croisade. Il est
nommé premier
chambellan du Hainaut et
décède en 1137.
De ce couple est née une fille héritière
Méhau de Chin
, dame de Berlaymont
, qui épouse Gilles II de Saint-Aubert
, seigneur de Busignies
.
On attribue à Gilles 1er
de Chin
le combat contre
un dragon à Wasmes
mais, en vérité,
Gilles a fait assécher les marais de Wasmes et favorisé l'extraction
du charbon en permettant à des "étrangers" de s'établir
sur ses terres. Gilles de Chin fait don de Wasmes et de Warquignies
à l'abbaye
de Saint-Ghislain
.
Jean de Berlaimont
est à l'origine de la branche de
Cambrai
. Il épouse Jacqueline de Bavière
(Artois
) en 1270 dont les armes sont "d'azur à la bande d'argent chargée de trois aigles de
sable"
Henri de Berlaimont
fait hommage
en 1296 à Guy, comte de Hainaut
, pour un fief dans le Namurois
.
En 1289, renonciation faite par Jean de
Rochefort
de tous ses
droits sur le village de Fain en faveur de Gilles de Berlaymont.10
En 1298, le comte Guy de
Hainaut, paye la somme de 160
livres à Marie Pinon.
Par un acte de 1287,
l'église de Cambrai somme
le comte de Flandre de
réparer
les dommages causés à l'église Saint-Géry par
Gilles IV
et son fils Gilles V, avoué de Bussignies.
Gilles VI de Chin
, décédé en 1415,
est l'époux de Anne de Coucy
.
Ils n'ont qu'une fille, Isabeau de Chin
qui épouse
Guy de Mouy
et qui fait
entrer la seigneurie de Chin dans la maison de Mouy.
Jean
II de Berlaimont, seigneur de
Floyon, d'Engis-sur-Meuse, Kermp, Hautepenne,, est l'époux de Jeanne
de
Warnant. Il
décède
en 1432.
Un Charles de Berlaimont est
gouverneur de Namur et
conseiller
de la régente Marguerite de Parme en
1566, et
auteur du fameux "ce ne sont que des gueux" à l'adresse des
nobles.
Un Michel de Berl, seigneur de Flayon, Kermpt, Hautepenne, Péruwelz, Engis est gouverneur et
bailli du comté de Namur en
1574. Il décède en 1578. La baronnie de
Berlaimont devient
comté en 1574, sous le règne de
Philippe II. Michel de Berl est l'époux d'Adrienne de Ligne.
Un Florent de Berlaimont
épouse
Marguerite, comtesse de Lalaing
.
Gérard épouse
Marie de
Rotselaer, sa cousine germaine, fille
de Jean de Rotselaer, sénéchal du Brabant, dont trois filles et un fils
Gérard III.
Leur fille
héritière Marie,
dame de Ville, Valière, La Hamaide ...
, épouse
Jacques de Luxembourg, seigneur de Fiennes.
La seigneurie de Ville
-Pommeroeul
entre ensuite
dans la maison des Lalaing
et enfin aux
de Ligne
jusqu'à
la fin du XVIIIe siècle.
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1. Res. Univernis : Département du Nord - Vol. II - 1991
R
2. Armorial des Pays-Bas, de France et d'Italie - Manuscrit
n° 19194 - Bibliothèque royale de Belgique R
3. Servais Max : Supplément de l'armorial des provinces
et Communes de Belgique R
4. Carpentier M. : Histoire de Cambrais et du Cambrésis
- Leide 1664 R
5. Duvivier Ch. : Recherches sur le Hainaut ancien du VIIème
au XIIe siècles R
6. Saint-Genois (Comte François-Joseph de) : Monuments
anciens pour l'histoire du Hainaut R
7.Ruteau A. : Annales de la province et du comté d'Aynau
- 1648 R
8. Cercle archéologique de Mons - Tome XVI - 1880 et
1883 R
9. Ch. Duvivier : recherches sur le Hainaut ancien du VIIème
au XIIe siècles R
10. Reiffenberg (Baron de) : Monument I - Histoire du Hainaut
- 1844 R
11. Le Parchemin n° 337 - janvier-février 2002 R
12. Cercle archéologique de Mons - Tome XVI - 1880 et
1883 R
13. Devillers L. : Cartulaires du Hainaut R
14. Cercle Archéologique de Mons - Tome XVI - 1880 et
1883 R
15. Vergiano : Nobiliaire des Pays-Bas et du comté de
Bourgogne R