Historique
 

Grands Baillis de Hainaut

Grand salon gothique ou salle Notre-Dame
Plafond à caissons

F1

Harchies 1347

E1

Roisin 1344

D1

Bastos 1341

 

C1

Daysne 1333

 

B1

Manchicourt 1323

A1

Edificatum 1458

F2

Buvrages 1348

E2

Barbançon 1352

D2

Lalaing 1352

C2

Ville 1354

B2

Ligne 1355

A2

Lalaing 1358

F3

Sars 1360

E3

Ville 1362

D3

Launay 1364

C3

Desclaives 1365

B3

Pouille 1366

A3

Allemans 1367

F4

Rumont 1369

E4

Lalaing 1377

D4

Ville 1386

C4

Santzels 1399

B4

Barbençon 1392

A4

Trahegnies 1394

 

F5

Lille 1395

 

 

E5

Lalaing 1.398

 

 

D5

Berlaimont

 

C5

Hainin 1408

B5

Sars 1418

A5

La Haye 1422

F6

Bousies 1425

E6

Hainin 1424

D6

Lalaing 1427

C6

Croy 1433

B6

Croy 1456

A6

Rubempré 1463

F7

Rolin 1467

E7

Croy 1497

D7

Gavre 1504

C7

Croy 1537

B7

Lalaing 1549

A7

Lannoy 1556

F8

Berghes 1560

E8

Sainte Aldegonde 1566

D8

Lalaing 1574

C8

Lalaing 1582

B8

Croy 1593

A8

Longueval 1613

F9

Longueval 1632

E9

Arenberg 1666

D9

Arenberg 1675

C9

Bergue 1682

B9

Melun 1688

A9

Croy 1698

F10

Arenberg 1709

E10

Arenberg 1754

D10

Arenberg 1760

C10

Arberg 1788

B10

Ligne 1791

A10

Restauration 1866

A1. EDIFICATUM

De gueules à l’inscription anno 1458 surmonté de Edificatum date de la décision de début des travaux de construction de l’hôtel de ville de Mons. Le projet fut, paraît-il, confié à Matheus de Layens un des trois architecte qui, quelques décennies plus tôt, avait participé à l’édification de l’Hôtel de Ville de Louvain.

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B1. MANCHICOURT (1323) Robert de

Lecture : de sable à 3 chevrons d’or                    
Ecu réel : de sinople à 3 chevrons d’argent
D’après DOUXCHAMPS : “d’argent à la fasce de gueules accompagnée de 3 merlettes de sable rangées en chef ”

Il s’agit d’une famille chapitrale de Mons au 14e siècle. Chevalier, il passe pour être le premier grand bailli de Hainaut en 1323; en réalité il l’a été de 1328 à 1333 comme bailli ou, selon certains, grand bailli. Un acte de 1325 lui donne le titre de seigneur de Villers. (Réf. JENNEPIN, Histoire de la ville de Maubeuge, T.1, cercle archéologique de Mons, p. 127).

L’affirmation, selon François de VINCHANT (XVIIe siècle), et de BOUSSU (XVIIIe siècle), de la nomination en 1323 de Robert de MANCHICOURT comme premier grand bailli, en grande pompe, en présence de Guillaume 1er comte de Hainaut est fausse car il se trouvait en Hollande à cette date. En réalité, de 1321 à 1324, le bailli était Thierri du CHASTELER et il se trouvait en 1323 en Hollande avec le comte Guillaume.
Robert de MANCHICOURT a occupé cette fonction à dater de 1328 jusque 1333. (Réf. Cercle archéologique de Mons, 7e série, 1er bulletin).

Thierri du CHASTELER portait : “D’or à la bande de gueules avec brisure en chef d’un lion de sable, armé, lampassé et couronné de gueules.” La famille du CHASTELER,ou de CHASTEAU, est originaire des seigneurs d’Havré de la première race, apparentée aux de MONS, ces derniers alliés des d’AVESNES. (Réf. Cercle archéologique T.23).

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C1. DAYSNE ou DAISNE (1333) Gérard de, dit SAUSSES

Lecture : de sable à 10 losanges d’argent accolées, aboutées et posées 3, 3, 3, 1
Ecu réel : idem

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D1. BASTOS (1341) Bauduin

Lecture : de sable plain
Ecu réel : d’azur plain
Bailli de 1341 à 1344.

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E1. ROISIN (1344) Baudry de
Lecture : bandé de gueules et d’argent
Ecu réel : idem
Dans le tome 23 du Cercle archéologique de Mons, p. 267 : Pommeroeul “bandé d’argent et de gueules de 6 pièces” semble être une erreur.
Cette famille est très ancienne car on trouve déjà en 1007 un Allard de ROISIN, seigneur de Blaregnies et pair du Cambrésis. Jean-François de ROISIN est nommé marquis de ROISIN le 5 mai 1686.

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F1. HARCHIES ou HARCIES (1347) Charles de
Lecture : d’or à 5 cotices de gueules au franc-canton du même
Ecu réel : idem
D’après DOUXCHAMPS : le franc-canton est chargé d’une étoile à six rais d’or (famille chapitrale de Maubeuge, Mons, Munsterbilsen, Nivelles depuis le XVe siècle, représentée dans l’Etat Noble du Hainaut au XVe siècle).
Note : cette famille a les AVESNES comme origine, de même que les LIGNE et VILLE avec les mêmes émaux et les écus en bande.

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F2. BUVRAGES (1348), Jean de
Lecture : d’azur au lion de sable, à la filière de gueules
Ecu réel : d’azur au lion d’argent, à la filière de gueules
Jean de Cerfontaine, seigneur de Buvrages (ou Beuvrage). Bailli de Hainaut de 1348 à 1352.

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E2. BARBENÇON (1352) ou BARBENSON, Jean de
Lecture : d’argent à 3 lions de gueules, armés, lampassés et couronnés d’or
Ecu réel : idem
Bailli de Hainaut en 1352.
Fils de Guillaume et Isabeau d’ARGIES, seigneur de Solre, Erquelinnes, Barbenson, de la Buissière, Merle, Jeumont. Il épousa Jolente de Gavre, dite de Lens.

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D2. LALAING (1352) Nicolas III, Sire de
Lecture : de gueules à 10 losanges d’argent accolées, aboutées et posées 3, 3, 3, 1
Ecu réel : idem
Bailli de Hainaut de 1352 à 1354.
Frère aîné de Simon II. Il a épousé Isabeau de Montigny en Ostrevant.

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C2. VILLE (1354) Gérard de
Lecture : d’or à 5 cotices de gueules
Ecu réel : idem
Chevalier, sire de VILLE, bailli de Hainaut en 1354 et 1355.

Note : en 1110-1111, Thierri d’AVESNES est mentionné comme seigneur de Ville et de Pommeroeul.
Par après, Ville et Pommereouel furent détachés des possessions directes de la famille d’AVESNES pour former un fief particulier dont les seigneurs prenaient indifféremment le nom de Ligne ou Ville.
Les premiers sires de Ville de la branche Ville d'Estrepy et Ville d’Harchies ont porté : "d’or à 5 bandes en bâtons de gueules" qui est une réduction de la bande usitée pour les puinés et cadets de famille. (Réf. Cercle d’archéologique de Mons, T.23).

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B2. LIGNE, Sire de (1355)
Lecture : d’or à la bande de gueules
Ecu réel : idem
 

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A2. LALAING (1358) Simon 1er de
Lecture : de gueules à 10 losanges d’argent accolées, aboutées et posées 3, 3, 3, 1
Ecu réel : idem
Simon 1er de LALAING, Bailli de 1358 à 1360, seigneur de Quiévrain, Hordaing et d’Ecaussines suite à la mort son père Simon (+ 1333).
Il fut bailli de Hainaut à deux reprises. Il mourut le 13 septembre 1386. Il avait épousé Jeanne du Roeulx, dame d’Ecaussines, de Louwes et de Brebières, fille de Gilles du Roeulx, seigneur d’Ecaussines et de Jeanne de Lens. (Réf. Cercle archéologique de Mons, T.20)

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F3. SARS (1360), Willaume
Lecture : d’or à la bande de gueules chargée de 3 lionceaux d’argent
Ecu réel : d'or à la bande de gueules chargée de 3 lions du champ (Rietstap)
Willaume de BARAF, seigneur de SARS et MASNIL ou MAINIL.  Bailli de Hainaut de 1360 à 1361.
Il s’agit d’une branche collatérale des AVESNES et de LIGNE. En 1296, la famille de SARS étant éteinte, Gilles BARAF fit l’acquisition de ladite seigneurie et épouse Jeanne de la HAYE. Guillaume ou Wuilaume de BARAF, seigneur de SARS et de MAINIL fut fait chevalier par l’empereur Albert, à son couronnement à AIX-la-CHAPELLE en 1301. Il devient bailli de HAINAUT en 1360. Il épouse Marie DUSSART et meurt à Mons le 23 août 1361. Son épitaphe se trouvait au couvent des Cordeliers de Mons. (Réf. Cercle archéologique de Mons)

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E3. VILLE (1362), Gérard de
Lecture : d’or à 5 cotices de gueules
Ecu réel : idem
Sire de VILE ou VILLE, sire d’AUDREGNIES. Bailli de Hainaut de 1362 à 1364.

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D3. LAUNAY (1364) Jehan de

Lecture : parti emmanchés d'or et de sable
Ecu réel : idem

Bailli de Hainaut de 1364 à 1365.

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C3. DESCLAIBES (1365) ou DESCLAIRES, Jean de
Lecture : de gueules à 3 lions d’or
Ecu réel : de gueules à 3 lions d’argent

Jean d’ESCLAIBES ou de CLEBES, bailli de Hainaut de 1365 à 1366.

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B3. POUILLE (1366), Jean de le POELE ou de le
Lecture : d’azur au franc-quartier écartelé qui est Hainaut
Ecu réel : d’azur plain
Fils bâtard de Guillaume II.

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A3. ALLEMANS (1367), Jean
Lecture : voir ci-dessous
Ecu réel : de sinople à la bande engrêlée d’argent, au franc- quartier écartelé, aux 1 et 4, d’or au lion de sable armé et lampassé de gueules; aux 2 et 3, d’or au lion de gueules armé et lampassé d'azur (qui est Hainaut actuel).
Jehan (Jean) dit ALLEMANS, chevalier, bâtard de Hainaut, licencié ès droits. Fils bâtard de Guillaume II. Une charte du 8 juin 1387 décrit que Jehan, dit l’ALLEMAND, chevalier, bâtard de Hainaut, fait une donation à l’hôpital Saint- Julien de Mons.
(Réf. notice sur Harvengt, page 108 - Cercle archéologique de Mons - volume 33).

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F4. RUMONT (1369), Gilles de

Lecture : bandé d’or et de gueules.
La date de 1569 est une erreur.
Ecu réel : idem
(Réf. Cercle archéologique de Mons - Pommeroeul, T.23, p.267).
Gilles de RUMONT, de RUYMONT ou de REUMONT est issu d’un cadet des seigneurs de Roisin et de Florence de LALAING.
La fille de Gilles, Jeanne de RUYMONT ou de RUMONT, a épousé Guillaume de KIEVRAIN, dit des PRETS, seigneur de Bois de Lessines et de Lestrivie. Bailli de Hainaut de 1369 à 1377 (Réf. Monographie du village de Ciply - T.36, p.87 du cercle archéologique de Mons).

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E4. LALAING (1377), Simon de
Lecture : écartelé; aux I et IV, de gueules à 10 losanges d’argent accolées, aboutées et posées 3, 3, 3, 1; aux II et III, d’or au chef de gueules à 3 bandes d’or
Ecu réel : écartelé; aux I et IV, de gueules à 10 losanges d’argent accolées, aboutées et posées 3, 3, 3, 1; aux II et III, d’or au chef bandé d'argent et de gueules (qui est Quiévrain)

QUIEVRAIN et ses branches des PREIS et MAROTTE conservèrent pour armoiries : “d’or au chef bandé d’or et d’argent et ensuite "d’or et de gueules” des maisons d’AVESNES ou ROISIN. (Réf. Cercle archéologique de MONS - T.23 p.267).
Simon de Lalaing, de la branche de QUIEVRAIN, est le fils de Simon III de LALAING et de Mahaut d’ASPREMONT. Simon de LALAING, seigneur de QUIEVRAIN, épousa Jeanne du ROEULX dame d’ECAUSSINES. Il fut bailli de Hainaut de 1377 à 1386.

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D4. VILLE (1386), Guillaume de
Lecture : d’or à 5 cotices de gueules
Ecu réel : idem

Bailli de Hainaut de 1386 à 1389.
Seigneur d’AUDREGNIES.

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C4. SANTZELS (1389), Thiery de
Lecture : d’azur semé de vair au chevron de gueules
Ecu réel : parti à dextre de vair posé en barre et à senestre de vair posé en bande, chargé d’un chevron de gueules (Réf. armorial des communes de Belgique)

Thiery de SANTZELS ou de SENZEILLES, chevalier. Bailli de Hainaut de 1389 à 1392. Il a épousé Agnès de BARBANÇON et est devenu seigneur de BIESME par son mariage.
(Réf. : notice sur Harvengt et ses seigneuries - Cercle archéologique de Hainaut - volume 33 et cartulaire des comtes de Hainaut - T.II pp.502-508).

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B4. BARBENÇON (1392), Jean de


Lecture : d’argent à 3 lions de gueules
Ecu réel : d’argent à 3 lions de gueules, armés, lampassés et couronnés d’or


Jean de BARBENÇON, sire de MERLEMONT, bailli de Hainaut de 1392 à 1394. Fils de Jean de BARBENÇON, écuyer, seigneur de BIESME-lez- HAPPART et d’ERQUELINNES.
Sa mère était MEHAULT d’ERNIMONT. (Réf. Cercle archéologique de Mons - volume 30).

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A4. TRAZEGNIES (1394), Anseau de
Lecture : bandé d’or et de sable à la filière engrêlée de gueules à l’ombre de lion brochant
Ecu réel : bandé d’or et d’azur à la bordure engrêlée de gueules à l’ombre de lion brochant
(Réf. Cercle archéologique de Mons - 4e série - 1877)
Anseau, sire de TRAZEGNIES ou TRAHEGNIES, sire d’HEPPIGNIES et de MAUNY, chevalier. Bailli de Hainaut de 1394 à 1395.
La devise des TRAZEGNIES est “ Tant que vive ”. Elle est, par hasard, la même que celle des de BOURGOGNE. C’est peut-être pour cette raison, et pour s’en différencier, que les sires de TRAZEGNIES complétèrent leurs armes de l’ombre d’un lion. (Réf. Châteaux en Hainaut - Emile POUMON).
Il existe une autre explication quant à la présence d’un lion, qui aurait pour origine les prétentions de cette famille sur des terres en Brabant, et qui justifierait la présence d’un lion brabançon, projet contré par le duc de Brabant de l’époque.

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F5. LILLE (1395), Thomas de
Lecture : de gueules au chef d’or
Ecu réel : idem. Thomas de LILLE ou de LISLE, seigneur de FRESNES-Sur-ESCAUT.
Bailli de Hainaut de 1395 à 1398.
Cette famille, originaire de Flandre, portait également “de gueules au chef d’or, chargé de 3 fleurs de lis rangées de gueules” (Réf. Rietstap).

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E5. LALAING (1398), Otte ou OTHON II de
Lecture : de gueules à 10 losanges d’argent, accolées, aboutées et posées 3, 3, 3, 1.
Ecu réel : idem. Bailli de Hainaut de 1398 à 1403.
Othon II, sire de LALAING, fils de Nicolas II et de Marie de MONTIGNY en Ostrevant. Othon II épousa Yolande de BARBENÇON, dame de MONTIGNY-Saint-CHRISTOPHE, qui était la fille cadette de Jean, seigneur de BARBENÇON, BUISSIERE, MERBE et SENZEILLES.

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D5. BERLAIMONT (1403), Gérard de
Lecture : fascé de vair et de gueules, la deuxième fasce chargée à dextre d’un carreau couché de sable à 4 cotices de gueules.
Ecu réel : fascé de vair et de gueules, la deuxième fasce chargée à dextre d’un carreau couché d’or à 5 cotices de gueules (qui est VILLE)

Bailli de Hainaut de 1403 à 1408.

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C5. HAININ (1408), Pierre de
Lecture  : d’or à la croix engrêlée de gueules
Ecu réel : idem                                                  Voir "contributions extérieures"
Pierre dit Brongnart, sire de HAININ ou de HAYNIN , sire de LOUVIGNIES, fut bailli de Hainaut de 1408 à 1418.
Il décède le 24 octobre 1431. (Réf. : Cartulaire des comtes de Hainaut par L. DEVILLERS - livre V).
Famille chapitrale (DENAIN, MAUBEUGE, MONS, NIVELLES depuis le XIIIe siècle).

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B5. SARS (1418), Willaume (Guillaume) de
Lecture : d’or à la bande de gueules chargée de 3 lionceaux du champ
Ecu réel : idem
Seigneur dudit lieu, de Maisnil, sire d’Audregnies, il était un des principaux officiers de l’armée. Son épouse était Agnès d’ANVAING.
Bailli de Hainaut de 1418 à 1422.

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A5. LAHAYE (1422), Evrard
Lecture : de sable au lion d’or
Ecu réel :de sinople au lion d’or
Seigneur de la Haye et de Gouy ou Goy. Bailli de Hainaut de 1422 à 1425.
(Réf. : livre IV - Cartulaire des comtes de Hainaut par DEVILLERS, p.305)

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F6. BOUSIES (1425) Pierre de
Lecture : d’azur à la croix d’argent
Ecu réel : idem
Pierre de BOUSIES, sire de Vertaing, de la baronnie de Beaumont et pairie du Cambrésis, sire de Romeries et de Feluy. Il a été bailli de Hainaut de 1425 à 1426. A épousé, en 1463, Jeanne de Rouveroy. Il était le fils d’Eustache de BOUSIE, seigneur de Vertaing et d’Elsbenne de POLANEN, dite de la LECKE, dame de Gosselies. (Réf. - Nobiliaire des Pays-Bas et du comté de Bourgogne par Vergiano) Dans le cartulaire des comtes de Hainaut, livre IV, p.359 de DEVILLERS, Pierre de BOUSIES a été nommé bailli de Hainaut en décembre 1423

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E6. HAININ (1424) Pierre de
Lecture : d’or à la croix engrelée de gueules
Ecu réel : idem                                                  Voir "contributions extérieures"
Pierre dit Brongnart (Broignars), sire de Hainin ou Haynin, sire de Louvignies, bailli pour la deuxième fois de 1424 à 1426; il l’avait été une première fois de 1408 à 1418 (voir C5).

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D6. LALAING (1427) Willaume ou Guillaume de
Lecture : de gueules à 10 losanges d’argent, aboutées et accolées, posées 3, 3, 3, 1
Ecu réel : idem

Willaume ou Guillaume, sire de LALAIN ou LALAING. Fils d’Othon II et de Yolande de BARBENÇON.
Il épouse Jeanne de CREQUY. A été bailli de Hainaut de 1427 à 1433.
Lorsque le Hainaut est passé sous la domination des ducs de Bourgogne, Guillaume de LALAING a été maintenu dans ses fonctions par Philippe le Bon et a prêté serment en la ville de Mons le 21 mai 1433.
Il est resté en fonctions jusqu’en janvier 1434 avant de devenir Stadhouder de la Hollande.Il participe au siège de la ville de Liège en 1468 et meurt en 1475.
(Réf. - Nobiliaires des Pays-Bas et du comté de Bourgogne part Vergiano).
Cartulaires des comtes de Hainaut - livre V, p.207 par Devillers).

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C6. CROY (1433) Jean de

Lecture : écartelé; aux I et IV, de sable à 3 fasces de gueules; aux II et III, de sable à 3 doloires de gueules, les 2 en chef adossées; au III, les doloires sont mal disposées. En abîme, un écusson écartelé; aux 1 et 4, d’or à 9 losanges accolées et aboutées de gueules, posées 3, 3, 3; aux 2 et 3, d’or au lion de sable armé et lampassé de gueules.

Ecu réel : écartelé; aux I et IV, d’argent à 3 fasces de gueules (qui est CROY); aux II et III, d’argent à 3 doloires de gueules, les 2 en chef adossées (qui est RENTY). En abîme, un écusson écartelé; aux 1 et 4, losangé de gueules et d’or (qui est CRAON); aux 2 et 3, d’or au lion de sable armé et lampassé de gueules (qui est Flandre)

Troisème fils de Jean, sire de CROY et d’ARAINES et de Marguerite de CRAON, il reçut en partage les seigneuries de Tours-sur-Marne et Chimay, celle-ci transformée en comté par Charles le Téméraire.
Il fut successivement chevalier, conseiller et chambellan de Pilippe le Bon duc de Bourgogne, chevalier de la Toison d’or, gouverneur de Namur en 1430, premier grand bailli de Hainaut portant ce titre officiellement depuis janvier 1434 (et non 1433), chef des troupes bourguignonnes qui se portèrent au secours de Charles VII, roi de France, en 1436. Ambassadeur de Charles VII en 1456 et 1460, gouverneur et châtelain d’Attre en 1465.
Il meurt à Valenciennes en 1472. Son épouse était Marie de LALAING, dame de QUIEVRAIN et d’ECAUSSINES, fille de Simon de LALAING, seigneur de QUIEVRAIN et d’ECAUSSINES et de Jeanne de BARBENÇON.

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B6. CROY (1456) Philippe de

Lecture : écartelé; aux I et IV, de sable à 3 fasces de gueules; aux II et III, de sable à 3 doloires de gueules, les 2 en chef adossées; au III, les doloires sont mal disposées. En abîme, un écusson écartelé; aux 1 et 4, d’or à 9 losanges accolées et aboutées de gueules, posées 3, 3, 3. Aux 2 et 3, d’or au lion de sable armé et lampassé de gueules.
Ecu réel : écartelé; aux I et IV, d’argent à 3 fasces de gueules (qui est CROY); aux II et III, d’argent à 3 doloires de gueules, les 2 en chef adossées (qui est RENTY). En abîme, un écusson écartelé; aux 1 et 4, losangé de gueules et d’or (qui est CRAON); aux 2 et 3, d’or au lion de sable armé et lampassé de gueules (qui est Flandre)

Grand bailli de Hainaut de 1456 à 1463. Gouverneur des villes et châteaux du Quesnoy et de Bouchain. Chevalier de l’Ordre de la Toison d’or.
Le 1er mai 1473, il se signale à la funeste bataille de Nancy contre le duc de Lorraine et les suisses.
En 1477, il est prisonnier du duc de Lorraine. En 1478, il eut l’honneur de tenir sur les fonts baptismaux Philippe, le fils aîné de l’archiduc Maximilien. Sous le règne de Maximilien, il gouverna le duché de Luxembourg.
Il épouse Walburge de MOEURS, fille de Vincent, comte de MOEURS et d’Isabeau de BAVIERE.
Il meurt à Bruges le 13 septembre 1483 et est enterré dans l’église des récollets de Mons.
(Réf. annales du cercle archéologique de Mons, T.20, 1887).

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A6. RUBEMPRE (1463), Jean de
Lecture : d’argent à 3 jumelles de gueules
Ecu réel : idem

Grand bailli de Hainaut de 1463 à 1467. Chevalier de la Toison d’or. Seigneur de BIEVRES et d’ARQUENNES. Général des armées du duc de Bourgogne, Charles le Téméraire.
En 1475-1476, il participe à la bataille de Nancy dont il était le commandant de la ville et soutint le siège contre le duc de Lorraine. A la même bataille de Nancy en 1477, il fut mortellement blessé aux côtés de Charles le Téméraire.
Epoux en premières noces de Colle de BOUSIES, dite de VERTAING, dame d’AUBIGNY, d’ESTREES, MALMAISON, etc. En secondes noces, il épouse Catherine de BERNIEULLES
(Réf. : Nobiliaire des Pays-Bas et du comté de Bourgogne par Vergiano).

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F7. ROLIN (1467) Antoine de
Lecture : d’azur à 3 clefs d’or
Ecu réel : idem (d’après Douxchamps).

Il existe une autre représentation des armes d’Antoine de ROLIN : ? ... à la bordure engrelée ... à 3 clefs, les pannetons en chef en forme de carreaux pommelés.
(Réf. : Répertoire d’armoiries sur sceaux des hommes de fiefs du comté de Hainaut du XIII au XVIIIe siècles).
Antoine de ROLIN ou ROLLIN ou ROBIN, chevalier, sire d’Aimeries, Lens et Antoing.
Grand bailli de Hainaut de 1467 à 1497. Chancellier du duc de Bourgogne, grand veneur et maréchal de Hainaut, seigneur d’Aymeries, Authume et Raismes.
L’office de grand veneur de Hainaut fut affecté, en 1265, à la terre de Raismes par la famille ROLLIN pendant le règne de Baudouin V comte de Hainaut. Il fut plus tard transféré aux comtes de Solre avec l’agrément des archiducs. Un des ROLIN était mansard de Mons en 1354.
(Réf. : volume I, p.217 - Vol. V, p.90 - Vol VI, p.223 des Cartulaires des comtes de Hainaut par Devillers ). Antoine de ROLIN ou ROLLIN, était le fils de Nicolas de ROLLIN qui était un des ambassadeurs envoyés, le 23 juillet 1429, au Portugal pour conclure le contrat de mariage entre Philippe le Bon, duc de Bourgogne et Elisabeth, fille de Jean, roi du Portugal et d’Algarve.
Nicolas de ROLLIN, chevalier, était seigneur d’Authume (Autun), d’Aymeries et de Raimes. Il était chancelier de Philippe le Bon.

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E7. CROY (1497) Guillaume de

Lecture : écartelé; aux I et IV, de sable à 3 fasces de gueules; aux II et III, de sable à 3 doloires de gueules, les 2 en chef adossées. En abîme, un écusson écartelé; aux 1 et 4, d’or à la bande de gueules à 3 lionceaux du champ; au 2, de gueules chargé de 8 lionceaux d’or en orle, à l’écusson de ... ; au 3, d’or au lion de sable armé et lampassé de gueules.

Ecu réel : écartelé; aux I et IV, d’argent à 3 fasces de gueules (qui est CROY); aux II et III, d’argent à 3 doloires de gueules, les 2 en chef adossées (qui est RENTY). En abîme, un écusson écartelé, aux 1 et 4, d’or à la bande de gueules chargée de 3 lions du champ (qui est SARS); au 2, de gueules aux lionceaux d’or en orle; sur le tout, un écusson d’or à la bande de gueules chargée de 3 lionceaux d'argent (qui est CHIEVRES); au 3, d’or au lion de sable armé et lampassé de gueules (qui est Flandre).

Guillaume de CROY, surnommé le sage, seigneur de Chièvres, de Rotselaer, de Bierbeke, pair de Hainaut, chambellan et sénéchal héréditaire de Brabant, naquit en 1458. Il se rendit célèbre sous le nom de “Seigneur de Chièvres ”. Il fut fait chevalier à Aix-la-Chapelle par Maximilien, roi des Romains, après la cérémonie de son couronnement le 9 avril 1486. Guillaume est le 3e fils de Philippe 1er de CROY, chambellan de Louis XI, roi de France et Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Sa mère était Jacqueline de Luxembourg, dame de Bar-sur-Aube.
Il reprit, en 1488, la ville de Walcourt aux français. Il reçut, en 1491, le collier de la Toison d’or à Bruges.
Il se signala sous les rois de France, Charles VIII et Louis XII, par la conquête de Naples et de Milan après avoir obtenu l’agrément de Philippe d’Autriche, fils unique de Marie de Bourgogne.
Après une nouvelle mésentente entre les souverains de France et nos régions, il se retira, en 1497, en Hainaut. Il gouverna et fut nommé grand bailli le 6 septembre 1497 et ce jusqu’en 1505.
En 1509, Guillaume fut choisi pour être gouverneur et tuteur de Charles V, futur Charles Quint. Il devint le grand chambellan de Charles Quint et conclut, en 1516, à Noyon, un traité entre Charles V, alors roi d’Espagne, et François 1er , roi de France. Charles Quint érigea, en sa faveur, en 1518, la baronnie de Beaumont en comté, la seigneurie d’Heverlée en baronnie laquelle unie à celle d’Arschot et aux seigneuries de Bierbeke et de Rotselaer, sous le nom d’Arschot, fut érigée en marquisat. Il reçut aussi les duchés de Sora (Soria) et d’Arci dans le royaume de Naples. Nommé capitaine général des armées navales d’Espagne de 1516 à 1517.
Marié à Marie-Madeleine de HAMAL, il meurt empoisonné à Worms le 28 mai 1521, à l’âge de 63 ans, sans postérité. Il eut pour héritier son neuveu Philippe II de CROY, 1er duc d’Arschot, dont la petite fille, Anne de CROY, porta le duché d’Arschot dans la maison de LIGNE-d’AREMBERGH (ou AREMBERG).
Le corps de Guillaume fut enterré dans le couvent des Célestins d’Héverlée.
Réf. - Nobiliaire des Pays-Bas et du Comté de Bourgogne, Tome III, par Vergiano - Archives des ducs de CROY par G. Wynans.

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D7. GAVRE (1504) Jacques de

Lecture : d’or au lion de gueules
Ecu réel : idem
Selon DOUXCHAMPS : d’or au lion de gueules, armé, lampassé et couronné d’azur, à la bordure engrelée de sable
Jâques ou Jacques de GAVRES, sire de Frezin, d’Inchy, d’Ollignies et Mussaing, fils de Godefroid de GAVRES, sire de Quinquempoix, et Marie de GHISTELLES.
Chevalier de la Toison d’or en 1516. Chambellan de Charles Quint, grand bailli de Hainaut de 1504 à 1537, il en assurait déjà l’intérim depuis 1500.
Son épouse était Antoinette, dame héritière d’Inchy et de Pas. Il décéda le 5 août 1537 et fut enterré aux Escoliers de Mons.
(Réf. : Dictionnaire général héraldique des familles nobles du royaume de Belgique par Goethals F.V.)

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C7. CROY (1537) Philippe II de
Lecture : écartelé; aux I et IV, de sable à 3 fasces de gueules; aux II et III, de sable à 3 doloires de gueules, les 2 en chef adossées
Ecu réel : écartelé; aux I et IV, d’argent à 3 fasces de gueules; aux II et III, d’argent à 3 doloires de gueules, les 2 en chef adossées
Philippe II de CROY était le neveu de Guillaume de CROY appelé “ le seigneur de Chièvres ” et le fils de Henri, sire de CROY, comte de Château-Porcéan et de Seneghem, baron de RENTY, d’Araines et de Moncornet, seigneur de Bar-sur-Aube, conseiller et chambellan de Louis XII, roi de France.
A épousé Charlotte de Château-Briant, dame de Longny-en-Perche. Philippe II hérita des biens et titres de son oncle Guillaume. L’empereur Charles Quint le fit duc d’Arschot. Il fut chambellan, premier chef des finances, capitaine général de l’armée impériale contre les français et les gueldrois en 1543. Grand bailli de Hainaut de 1537 à 1549.
(Réf. Archives des ducs de CROY par G. WYNANS).

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B7. LALAING (1549) Charles II de
Lecture : de gueules à 10 losanges d’argent, accolées, aboutées et posées 3, 3, 3, 1
Ecu réel : idem
Charles II de LALAIN ou LALAING, comte de LALAIN, fils de Charles de LALAING et de Jacqueline de LUXEMBOURG- FIENNES.
Grand bailli de Hainaut de 1549 à 1556 Baron d’Escornaix et de Montigny, seigneur de Bracle, Saint- Aubin, etc. Gouverneur et capitaine général de Hainaut, de Cambrai et Cambresis, gouverneur d’Utrecht, du duché de Luxembourg, du comté de Chiny. En 1543, il était à la bataille de Sittart où il servit à la tête d’un régiment de cavalerie légère. Chambellan de Charles Quint et de Philippe II.
A épousé en premières noces, Marguerite de CROY et en deuxièmes noces, Marie de Montmorency. Il meurt à Bruxelles le 22 novembre 1558 à 52 ans et est enterré dans l’église de Saint-Aldegonde à Lalaing.
(Réf. : Nobiliaire des Pays-Bas et du comté de Bourgogne par Vergiano).

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A7. LANNOY (1556) Jean de
Lecture : d’argent à 3 lions de sable couronnés d’or
Ecu réel : d’argent à 3 lions de sinople, armés et lampassés de gueules, couronnés d’or
Jean de LANNOY, seigneur de Molembais ou Molembaix, dit Percheval, fut grand bailli de Hainaut de 1556 à 1560. Cette maison a pour origine un chevalier Jean d’Allery, cadet de sa maison, venu de Picardie à un tournoi en Flandre au 14e siècle et qui portait : « d’argent à 3 lions de sinople »; il épousa en 1312 Mahaud, dame de Lannoy et de Lys, de la petite ville de Lannoy dans la châtellerie de Lille en Flandre.Toute sa postérité a porté le nom de LANNOY.
(Réf. Nobiliaire des Pays-Bas et du comté de Bourgogne par Vergiano)

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F8. BERGHES (1560) Jean de

Lecture : mi-parti coupé; au I, d’argent au lion de sable lampassé de gueules, au II, d’or à 3 pals de gueules; au III, de sable à 3 macles d’or
Ecu réel : mi-parti coupé; au I, de sable au lion d'or armé et lampassé de gueules (Brabant); au 2, d'or à trois pals de gueules (Berthout); au III, de sinople, à trois macles d'argent (Bautersem)

 

Jean VII, fils ainé des six enfants d’Antoine de BERGHES, sire de Berghes, comte de Walhaim et de Jacqueline de CROY. Charles Quint l’éleva au marquisat de Berghes-op-Zoom en mai 1533. Il fut conseiller et chambellan de Philippe II, roi d’Espagne, gouverneur et grand bailli de Hainaut de 1560 à 1566, chevalier de la Toison d’Or et grand veneur de Brabant en 1556, gouverneur de Valenciennes, etc. I
Il meurt, sans postérité, en Espagne, le 22 mai 1567. Ses biens passèrent à sa nièce Marguerite de Mérode. Il avait épousé Marie de LANNOY, dame de Molembais et de Solre-le-Château, fille de Jean de LANNOY, seigneur de Molenbais et Solre.
(Réf. : Nobiliaire des Pays-Bas et du comté de Bourgogne par Vergiano - livre I, p.155)

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E8. SAINTE-ALDEGONDE (1566) Philippe de
Lecture : d’or à la croix de gueules chargée de 5 roses sans sépales du champ, celle en coeur versée; cantonné de 5 mouchetures de sable, posées 2, 1, 2
Ecu réel : d’hermine à la croix de gueules chargée de 5 roses d’or (d’après Douxchamps).
Philippe de SAINTE-ALDEGONDE, seigneur de Noircarmes, de Wisques, de Genets, etc. était le fils de Jean de SAINTE-ALDEGONDE et Marie de RUBEMPRE. Il était chevalier-commandeur de l’ordre militaire d’Alcantara, général des armées, conseiller d’état, gouverneur de Valenciennes et de Tournai.
Grand bailli de Hainaut de 1566 à 1574. Il meurt à Utrecht en mars 1574 des blessures qu’il avait reçues au siège d’Haarlem.
Le 24 mai 1572, Louis de NASSAU pris la ville de Mons par surprise. Les troupes du duc d’Albe assiégèrent la ville jusqu’à sa reddition le 21 septembre 1572. Pendant cette période, le baillage du Hainaut fut transféré à Ath. Philippe de SAINTE-ALDEGONDE, seigneur de Noircames, participa à la reprise de Mons en compagnie de don Alvarez de Tolède, fils du duc d’Albe.
(Réf. : Histoire de la ville de Mons par Gilles-Joseph de Boussu).
Son épouse était Bonne de LANNOY, dame de Maingoval, Bugnicourt, Rieulay, Hordain, d’Iwyr, Brebières et autres lieux, sénéchale d’Ostrevant, fille de Nicolas de LANNOY et d’Anne de LALAING.
(Réf. : Nobiliaire des Pays-Bas et du Comté de Bourgogne par Vergiano- Tome IV)

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D8. LALAING (1574) Philippe de
Lecture : de gueules à 10 losanges d’argent accolées, aboutées et posées 3,3,3,1
Ecu réel : idem
Philippe, 3eme comte de LALAING, baron d’Escornaix, seigneur de Waurin ou Wavrin, gouverneur de Valenciennes, général de l’infanterie des Etats en 1577 et 1578, conseiller d’état aux Pays-Bas en 1580, gouverneur et grand bailli de Hainaut de 1574 à 1582. Il meurt à Valenciennes, le 14 mai 1582.
Il était le fils de Charles II de LALAING et de Marguerite de CROY, la première épouse de Charles II; il avait épousé Marguerite de LIGNE dite d’AREMBERG, fille aînée de Jean de LIGNE, prince d’Aremberg et du Saint-Empire, baron de Barbançon.
(Réf. : Nobiliaire des Pays-Bas et du comté de Bourgogne par Vergiano – livre III, p. 1167)

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C8. LALAING (1582) Emmanuel-Philibert de

Lecture : de gueules à 10 losanges d’argent, accolées, aboutées et posées 3, 3, 1 à la filière d'or
Ecu réel : idem

Emmanuel-Philibert de LALAING, marquis de Renty, baron de Montigny, seigneur de Condé et de Leuze, 3e fils de Charles II de LALAING et de Marie de Montmorency, sa seconde épouse. Il avait épousé Anne de CROY, marquise de Renty, vicomtesse de Bourbourg, dame de Chièvres.
Il était également chevalier de la Toison d’Or, amiral de la mer, gouverneur, capitaine-général et grand bailli de Hainaut de 1582 à 1590. Il meurt le 27 décembre 1590 à l’âge de 33 ans et est enterré dans le choeur de l’église collégiale de Notre-Dame de Condé.
(Réf. : Nobiliaire des Pays-Bas et du comté de Bourgogne par Vergiano – Tome III, p. 1166)

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B8. CROY (1593) Charles de
Lecture : écu au dessin ne respectant pas les règles héraldiques. Cependant, il pourrait être blasonné comme suit : d’argent à la bordure ... ; sur le tout, écartelé aux 1 et 4, d’argent à 3 bandes de gueules (qui est CROY); aux 2 et 3, d’argent à 3 doloires de gueules, les 2 en chef adossées (qui est RENTY).
Ecu réel : écartelé; aux I et IV, d’argent à 3 fasces de gueules; aux II et III, d’argent à 3 doloires de gueules, les deux en chef adossées
Charles de CROY est le fils de Philippe III de CROY, duc d’Arschot et prince de Chimay qui joua un rôle important sous le règne de Philippe II d’Espagne. Ce fut un militaire renommé mais encore plus un diplomate.
Charles, prince de Chimay et duc d’Arschot était une figure de première grandeur.
Influencé par sa première épouse Marie de Brimeu, il embrassa la cause des calvinistes et finit par se retrouver comme son père au service des Etats généraux des Pays-Bas. Il fut gouverneur de la Flandre en 1583, puis vira de bord et ramena sa province à l’obédience du roi Philippe II, avant de renier la religion réformée.
A partir de ce moment-là, il combattit loyalement sous les ordres du duc de Parme en Hollande et en Allemagne. En 1590, il marcha sur Paris, assiégé par Henri IV, et se couvrit de gloire. Il en fut de même en Flandre lorsqu’il combattit avec l’archiduc Albert. Après la paix de Vervins, il dirigea la délégation qui reçut d’Henri IV le serment relatif à l’observation de ce traité, ce qui lui valut, de la part du roi de France Henri IV, l’érection en duché de la terre natale des CROY.
Sous les archiducs, il fut conseiller d’Etat et grand bailli de Hainaut de 1593 à 1613.
En 1603, il marcha avec l’archiduc contre Maurice de NASSAU.
En 1605, il se marie avec sa cousine Dorothée de CROY, par dispense du Saint-Siège. Le mariage fut célébré, en grande pompe, à Mons.
A partir de ce moment, il se retira presque complètement des affaires publiques, se consacrant à l’administration de ses biens.
C’est à lui que l’ont doit les célébres « besognés » ou relevés statistiques de ses possessions et les célèbres albums de gouache représentant ses innombrables localités et édifices des Pays-Bas et de France.
Il fut bâtisseur, mécène et collectionneur. Il n’a pas eu d’enfant légitime de ses deux épouses mais un fils naturel nommé François de CROY qui épousa Dorothée de RAVILLE, veuve de Godefroid, baron d’ELTZ. (Réf. : Archives des ducs de CROY par G. WYMANS)

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A8. LONGUEVAL (1613) Charles de
Lecture : bandé de gueules et de vair
Ecu réel : bandé de vair et de gueules (d'après Rietstap)
Charles-Bonaventure de LONGUEVAL est né en 1571.
Fils de Maximilien, 1er comte de Buquoy et de Marguerite de l’Isle ou de Lille, dame de Fresne, etc., comte de Buquoy et de Gratzen, baron de Vaulx et de Rosenberg, chevalier de la Toison d’Or, gouverneur et grand bailli de Hainaut de 1613 à 1621, membre du Conseil d’Etat de S.M. Philippe III d’Espagne aux Pays-Bas et membre du conseil de guerre, général d’artillerie, commandeur de Caneba de l’ordre de Calatrava, conseiller intime, chambellan et maréchal de camp, général des armées de l’empereur d’Autriche Ferdinand II de Habsbourg.
Il réduisit, en 1619, plusieurs villes rebelles du royaume de Bohême et défit Mansfeld en diverses rencontres. En 1620, il contribua à la victoire de Prague puis, étant passé en Hongrie en 1621, il se signala contre Bethlem Gabor, puis Presbourg, Tirnau et Altenbourg et fut tué au combat près de Neuhauzel en 1621.
Son corps est enterré dans l’église des Cordeliers à Vienne.
Il avait épousé Madeleine de Biglia, fille de Jean, comte de Biglia.
(Réf. : Nobiliaire des Pays-Bas et du comté de Bourgogne par Vergiano – Tome III, p. 1251)

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F9. LONGUEVAL (1632) Charles-Albert de
Lecture : bandé de gueules et de vair
Ecu réel : bandé de vair et de gueules
Charles-Albert de LONGUEVAL, fils de Charles-Bonaventure de LONGUEVAL et de Madeleine de Biglia.
Alors qu’il était mineur d’âge, il reçut la charge de grand bailli du Hainaut.
Durant sa minorité, l’intérim de sa charge fut assuré, en 1624, par Florent de Noyelle, comte de Marles, et, en 1625, par Guillaume de Melun, prince d’Epinois. Il ne prit possession de sa charge de grand bailli de Hainaut qu’en avril 1632 jusqu’au 29 mars 1663, date de sa mort.
Charles-Albert était comte de Buquoy et de Gratzen, baron de Vaulx et de Rosenberg, seigneur de Farciennes, de Guerlesin et d’Assiel-le-Petit en Artois, chevalier de la Toison d’Or, général de cavalerie espagnole aux Pays-Bas. Gouverneur du Hainaut, gouverneur de Valenciennes, membre du Conseil d’Etat de S.M. le roi Philippe II d’Espagne, gentilhomme de sa chambre, chambellan de l’empereur d’Autriche Ferdinand II, capitaine d’une bande d’ordonnance.
Il meurt le 28 mars 1663 et est enterré au couvent de Saint-François à Farciennes.
Son épouse était Marie-Guillemette de CROY-SOLRE, fille de Jean de CROY, comte de Solre, baron de Molembais et de Jeanne de LALAING.
(Réf. : Nobiliaire des Pays-Bas et du ciomté de Bourgogne – Tome III- p.1251)

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E9. AREMBERG ou ARENBERG (1666) Philippe-Eugène d’
Lecture : de gueules à 3 quintefeuilles d’or
Ecu réel : de gueules à 3 fleurs de néflier d’or, percées du champ et barbées de sinople
Philippe-François d’AREMBERG ou d’ARENBERG était le fils de Philippe, prince d’ARENBERG, duc d’ARSCHOT et de CROY, et d’Isabelle-Claire de BERLAYMONT, comtesse de LALAING. Philippe-François était duc d’ARENBERG, d’ARSCHOT et de CROY, prince du Saint-Empire et de Rebecque, marquis de Montcornet, comte de Lalaing et de Seneghem, chevalier de la Toison d’Or, grand d’Espagne, capitaine de la garde bourguignonne de S.M., amiral et capitaine-général de la mer, gouverneur de la Franche-Comté en 1668, gouverneur et grand bailli de Hainaut de 1666 à 1674, gouverneur de Valenciennes.
Il fut créé duc d’Arenberg par l’empereur Ferdinand III en 1644 et meurt à Bruxelles le 5 décembre 1674.
Il avait été marié à Marie-Madeleine de Borgia, fille de François de Borgia et de Centellas, duc de Gandie et d’Artenise Doria.
(Réf. : Nobiliaire des Pays-Bas et du comté de Bourgogne par Vergiano - Tome III - p.1230)

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D9. ARENBERG (1675) Charles-Eugène d’
Lecture : de gueules à 3 quintefeuilles d’or
Ecu réel : de gueules à 3 fleurs de néflier d’or, percées du champ et barbées de sinople
Charles-Eugène d’ARENBERG est le fils de Philippe, prince d’ARENBERG et du Saint-Empire et de sa 3ème épouse, Marie de Hohenzollern-Sigmaringen, qui était veuve de Jean-Jacques, comte de Bronchorst et d’Anholt. Il était le demi-frère de Philippe-Eugène, grand bailli de Hainaut en 1663.
Charles-Eugène d’ARENBERG fut d’abord chanoine de Cologne et de Strasbourg, ensuite il épouse
Marie-Henriette de Cusance, veuve et héritière de Ferdinand-François de Rye, marquis de Varambon, et fille de Claude-François de Cusance, baron de Belvoir et d’Ernestine de Wittem, vicomtesse de Sebourg, dame de Boesinghe.
Charles-Eugène fut premier commissaire du roi au renouvellement du magistrat de Gand en 1672, devint duc d’Arenberg, d’Arschot et de Croy, après la mort de son frère aîné Philippe-François.
Il fut gouverneur et grand bailli de Hainaut le 12 juillet 1675 et chevalier de la Toison d’Or en 1678.
Il meurt le 28 juin 1681 et sa femme lui survécut jusqu’au 21 juin 1700.
Le duc d’Arschot commandait la garnison de Mons pendant le siège des troupes françaises du maréchal de Luxembourg en 1678 et dont le blocus fut levé lors de la prise de Nimègue.
(Réf. : - Nobiliaire des Pays-Bas et du comté de Bourgogne par Vergiano -T.III, p. 1231. - Hainaut, terre de bataille par Jean Godet - Histoire de la ville de Mons par Gilles de Boussu)

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C9. BERGUES (1682) Eugène-Louis de
Lecture : d’or au lion de gueules, armé et couronné du champ
Ecu réel : d’or au lion de gueules, armé, lampassé et couronné d’azur
Eugène-Louis de BERGH-SAINT-WINOC ou WINNOC, baron de Zétrude, seigneur de Boubers, d'Auberlieu, de la Tour et de Plantin, colonel d'un régiment d'infanterie, etc. obtint érection en comté en safaveur, par lettre de 1665, et la baronnie et pairie de Zetrud ou Zetru, au pays de Namur, fut érigée en principauté en sa faveur, sous le nom de Rache, par lettre du roi Charles II du 31 décembre 1681, enregistrées le 30 janvier de l'année suivante. Ce seigneur fut fait grand bailli du Hainaut le 10 mai 1682, et chevalier de la Toison d'or le 9 octobre 1687. Il mourut à Mons le 14 avril 1688, sans laisser d'enfant de sa femme Marguerite-Louise de Limmendonck, fille de Herman-Claude, baron de Pesch, et de Marie de Failly, dame de Bernissart.
(Réf. : nobiliaire des Pays-Bas et du comté de Bourgogne - t. 1 p.158 - par Vergiano)

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B9. MELUN (1688) François-Philippe de

Lecture : de sable à 7 besants d’or posés 3, 3, 1, au chef du second
Ecu réel : d'azur à 7 beants d'or posés 3, 3, 1, au chef du second

François-Philippe de MELUN était le 5e fils de Guillaume de MELUN, prince d’Espinoy, et d’Ernestine d’ARENBERG. Il fut marquis de Richebourg, comte de Beausart, colonel d’un régiment de la cavalerie, général des armées du roi d’Espagne, capitaine de ses gardes du corps, dits archers, gouverneur de Valenciennes en 1677, de Gueldre en 1679, premier commissaire au renouvellement du magistrat de Gand, le 21 mai 1682. Il fut aussi gouverneur et grand bailli de Hainaut du 6 mai 1688 jusqu’à sa mort survenue le 7 février 1690.
Marie-Thérèse de Gand, dite Vilain, devint son épouse en 1665. Elle était fille de Balthasar-Pilippe de Gand, dit Vilain, prince de Masmines, vicomte d’Ypres, et de dona Louise HENRIQUEZ- SARMENTO.
Au décès de François-Philippe de MELUN, elle épouse, en secondes noces, Jean-Dominique, comte de Maldeghem.
François-Philippe de MELUN ne fut remplacé comme grand bailli Hainaut qu’en 1691 par Chrétien de LANDAS, comte de Louvignies. Ce dernier, retenu à Milan, où il y meurt peu de temps après sa nomination, ne put jamais exercer sa fonction. Durant son absence en Hainaut, l’intérim fut assuré par Philippe-François de Ghynes. Philippe-François de GHYNES, de la branche des sires et comtes de Grimberghe, était le fils aîné d’Eugène de BERGHES et de Marguerite de Renesse de Warfusée, dame de Feluy et d’Ecaussines. Lui-même comte de Grimberghe, il fut créé prince de BERGHES par le roi Charles II, le 28 mai 1686. Il fut aussi chevalier de l’ordre de la Toison d’Or et gouverneur de Bruxelles. Il épouse Marie-Jacqueline de LALAING, comtesse de Rennebourg.
Il meurt le 12 septembre 1704.
Philippe-François de GHYNES fut bailli de Hainaut ad intérim lors du siège de Mons par Louis XIV. Le marquis de Gastanagi, gouverneur général des Pays-Bas, l’ayant jugé plus homme de salon que chef militaire, le remplaça en secret au commandement des troupes défendant Mons par le baron de BRESSEY, général de bataille et militaire officier d’infanterie espagnol. Ce dernier fut hélas découvert par les troupes françaises. Fait prisonnier, il fut incarcéré au fort d’Escarpe.
Philippe-François de GHYNES, après avoir commis de multiples erreurs stratégiques, finit par capituler le 10 avril 1691. A cette date, la ville de Mons devint française.
(Réf. : - Histoire de la ville de Mons par Gilles de Boussu. - Siège de Mons par Louis XIV en 1691 par Roger Rafaille. - Nobiliaire des Pays-Bas et du comté de Bourgogne par Vergiano)

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A9. CROY (1698) Ferdinand-Gaston-Lamoral de

Lecture : d’argent à 3 fasces de gueules
Ecu réel : idem
Ferdinand-Gaston-Lamoral, sixième duc de CROY, fut comte du Roeulx, prince du Saint-Empire, baron de Beaurain, de Langhen et d’Assen. Il fut aussi chevalier dans l’ordre de la Toison d’Or, grand d’Espagne, pair et pannetier et également lieutenant- général des armées du roi d’Espagne, gouverneur capitaine- général des armées en 1706 et conseiller d’Etat et de guerre.
Il fut grand bailli de Hainaut de 1698 à 1709.
Il épouse Anne-Antoinette de BERGHES, soeur de Georges-Louis, évêque et prince de Liège et fille d’Eugène de BERGHES, comte de Grimberge, Thissel, baron d’Arquennes, seigneur de Buggenhout, etc. Son père était Charles-Eugène, cinquième duc de CROY de la branche du Roeulx qui fut général en chef des armées impériales en 1693 et généralissime des armées du tsar en 1697. Pendant le siège de Ath du 16 mai au 16 juin par les troupes françaises, les assiégés étaient sous les ordres du prince Ferdinand- Gaston-Lamoral.
(Réf. : - Nobilaire des Pays-Bas et du comté de Bourgogne par Vergiano, Tome III - Hainaut, terre de batailles T.1 par Jean GODET)

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F10. ARENBERG (1709) Léopold-Philippe-Charles-Joseph d’

Lecture : de gueules à 3 quintefeuilles d'or
Ecu réel : de gueules à 3 fleurs de néflier d’or percées du champ et barbées de sinople
Léopold-Philippe-Charles-Joseph, ducd’ARENBERG, était le fils de Philippe- Charles-François et de Marie-Henriette de CARETTO SAVONA Y GRANA. Duc d’ARENBERG, d’Arschot et de CROY, prince du Saint-Empire et de Rebecque, marquis de Montcornet, comte de Lalaing, etc. Il soutint très bien la grande réputation que ses ancêtres s’étaient acquise.
Il naquit le 14 octobre 1690, et était encore au berceau lorsqu’il reçut le collier de l’ordre de la Toison d’Or du roi Charles II.
Il fit fort jeune sa première campagne sous le prince Eugène de Savoye, et s’acquit l’estime et l’amitié de ce fameux général.
Il se trouva aux sièges de Lille en 1708, et de Tournay, en 1709, et fut blessé le 11 septembre de la même année à la sanglante bataille de Malplaquet.
Depuis, il se signale dans toutes les occasions, et entre autres à la fameuse bataille de Belgrade le 16 août 1717, où deux cent mille Turcs furent défaits et où plus de vingt mille infidèles restèrent sur le champ de bataille.
L’empereur Charles VI, qui connaissait le mérite et la fidélité du duc (cette fidélité était une espèce de succession qu’il tenait de ses aïeux, dont aucun n’avait jamais porté les armes contre la maison d’Autriche), l’honora d’une bienveillance particulière, et le fit colonel-propriétaire d’un régiment d’infanterie allemande, capitaine des trabans de sa garde, gouverneur, capitaine-général, grand bailli et officier-souverain du pays et comté de Hainaut, conseiller intime d’état actuel, conseiller d’état d’épée aux Pays- Bas, feld-maréchal de ses armées, en 1737, et commandant en chef de ses troupes aux Pays-Bas. Il commanda, en 1743, les troupes autrichiennes sur le Mein; fut blessé d’un coup de fusil à la poitrine le 27 juin de la même année à la bataille de Dettingen, donnée contre les Français; commanda les mêmes troupes en Flandre, en 1744.
Il meurt au château d’Héverlé, près de Louvain, le 4 mars 1754.
Il avait épousé, à Bruxelles, le 29 mars 1711, Marie-Françoise PIGNATELLI, née le 4 juin 1696, reçue dame de l’ordre de la croix étoilée, morte en 1766, fille de Nicolas PIGNATELLI, duc de Bisaccia et de Marie-Claire-Angélique d’EGMONT.
(Réf. : Nobilaire des Pays-Bas et du comte de Bourgogne par Vergiano – Tome III p. 1232)

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E10. ARENBERG (1754) Charles-Léopold d’
Lecture : de gueules à 3 quintefeuilles d'or
Ecu réel : de gueules à 3 fleurs de néflier d’or percées du champ et barbées de sinople
Charles-Léopold-Marie-Raymond d’ARENBERG était le fils de Léopold-Philippe-Charles-Joseph, duc d’ARENBERG et de Marie-Françoise PIGNATELLI.
Né à Enghien, le 29 juillet 1721, il fut duc d’ARENBERG, d’Arschot et de CROY; prince du Saint-Empire romain et de Rebecque, marquis de Montcornet, comte de Lalaing, de Seneghem, de Kerpen et de Asselbourg; baron de Commeren, Rotselaer, Bierbeke, Héverlé, Wallers, Quiévrain, Péruwelz et Beersele; seigneur des villes, terres et seigneuries d’Enghien, de Halle, Braine-le-Comte, Naast, Petit-Quevy, Prouvy, Neuf- Château, Beveren et autres lieux; chevalier de la Toison d’Or par création du 27 février 1757;
grand-croix de l’ordre militaire de Marie-Thérèse, de la création du 4 décembre 1758; grand d’Espagne de la première classe, pair et chambellan héréditaire du Hainaut, sénéchal et chambellan héréditaire de Brabant, membre de l’état noble du même duché, grand-maître de l’artillerie du Saint- Empire romain, de la part des catholiques, chambellan et conseiller intime d’état actuel de LL.MM. Impériales, feld-maréchal et colonel-propriétaire d’un régiment d’infanterie allemande de S.M.I. Apostolique; gouverneur capitaine-général, grand-bailli et officier-souverain du pays et comté de Hainaut.
Il fut blessé dangereusement, le 3 novembre 1760, à la bataille de Siplitz, donnée contre les Prussiens. Il épouse, le 10 juin 1748, Louise-Marguerite de le MARCK, née le 10 juillet 1730, reçue dame de l’ordre de la Croix étoilée le 14 septembre 1749, fille unique de Louis-Engelbert, comte du S.E.R. de la MARCK et de Schleiden, baron de Lumain et de Seraing-le-Château, seigneur et marquis de Vardes, haut-voué héréditaire du marquisat de Franchimont, grand d’Espagne de la première classe, lieutenant-général des armées de France, colonel du régiment d’infanterie de la MARCK, allemand; gouverneur de Cambrai et du Cambresis; et de Marie-Anne-Hyacinthe de VISDELOU, dame de Bien-Assis, en Bretagne, sa première femme.
(Réf. : - Nobiliaire des Pays-Bas et comté de Bourgogne – Tome III p.1233)

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D10. ARENBERG (1760) Louis-Pierre-Englebert d’

Lecture : de gueules à 3 quintefeuilles d'or
Ecu réel : de gueules à 3 fleurs de néfliers d’or percées du champs et barbées de sinople

Louis-Pierre-Englebert d’ARENBERG était le 2e fils de Charles- Léopold, duc d’ARENBERG et de Louise-Marguerite de la MARCK.

Louis-Pierre-Englebert, prince héréditaire d’ARENBERG, naquit le 3 août 1750. Il fut surnommé l’Aveugle parce que, jeune encore, il perdit la vue au cours d’une chasse.
Il fut nommé chevalier de la Toison d’Or et fut promu chambellan de l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche, le 22 septembre 1771.
Il épouse, à Paris, le 19 janvier 1773, Antoinette -Candide-Pauline de BRANCAS-de LOURAGUAIS.
A la mort de son père, et malgré sa cécité, Marie-Thérèse d’Autriche le nomma gouverneur et grand-bailli de Hainaut de 1760 à 1788, mission qu’il remplit avec efficacité.
A la mort de Marie-Thérèse d’Autriche, son successeur Joseph II, estimant qu’un aveugle ne pouvait remplir efficacement la fonction de gouverneur et de grand-bailli, désigna une personne de son entourage immédiat, le comte d’ARBERG.
(Réf. : Nobiliaire des Pays-Bas et du comté de Hainaut par Vergiano)

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C10. ARBERG (1788) Nicolas-Antoine d’
Lecture : d’or à 3 chevrons de sable, à 2 pals l’un adextré et l’autre senestré de gueules.
Ecu réel : de gueules au pal d’or chargé de 3 chevrons de sable (d'après Douxchamps)
Selon Rietstap : de gueules au pal d’or chargé de 3 chevrons de sable
D’après le supplément au Nobiliaire des Pays-Bas : de gueules au pal chevronné d’or et de sable de 7 pièces
Nicolas-Antoine d’ARBERG était le fils de Nicolas-Maximilien et de sa seconde épouse Antoinette-Thérèse du HAN-de-MARTIGNY, chanoinesse de Nivelles, morte en 1742.
Nicolas-Antoine, comte d’ARBERG, de VALENGIN et du Saint-Empire, seigneur d’Ollignies, est né le 20 juillet 1736.
Il était gentilhomme de la chambre de la noblesse des Etats du pays et comté de Hainaut, lieutenant-général des armées de Marie-Thérèse d’Autriche, chambellan et colonel propriétaire d’un régiment de dragons de son nom. I
Il épouse, le 8 mai 1774, Françoise-Claude de STOLBERG- GEUDERN, chanoinesse de Mons, née le 27 juin 1756, fille de Gustave- Adolphe, prince de STOLBERG-GEUDERN, et d’Elisabeth-Philippine de HORNES.
Il fut nommé gouverneur et bailli de Hainaut en 1788 au grand mécontentement de la population ce qui provoqua son remplacement par le prince de LIGNE.
(Réf. : Nobiliaire des Pays-Bas et comté de Bourgogne par Vergiano – tome 1 p. 54)

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B10. LIGNE (1791) Charles-Joseph de
Lecture : d’or à la bande de gueules
Ecu réel : idem

Charles-Joseph, prince de LIGNE, d’Ambise et du St-Empire, était le fils de Claude-Lamoral II de LIGNE et de Elisabeth-Alexandrine-Charlotte, princesse de SALM. Baron et pair de Silly, nommé comte de Fagnolles par diplôme de l’empereur Joseph II en 1770.
Grand d’Espagne, chambellan de l’empereur, colonel des trabans et feld-maréchal de l’empereur d’Autriche. Il est né à Bruxelles le 23 mai 1735 et est mort à Vienne le 13 décembre 1814.
Il est célèbre dans l’histoire moderne par sa bravoure, par ses talents d’écrivain et ses mérites supérieurs. Colonel du régiment qui porte son nom à la bataille de Hochkeschen en 1758.
Nommé général-major par Marie-Thérèse d’Autriche, il participa à la guerre de sept ans.
A l’avènement de Joseph II, le prince de LIGNE, alors âgé de 40 ans, revêtu du grade de lieutenant-général, accompagne son souverain lors de la célèbre entrevue de celui-ci avec Frédéric le Grand, roi de Prusse.
En 1778, il commandait l’avant-garde autrichienne lors de la guerre de succession de Bohême.
Il combattit les Turcs lors du siège de Oczakow en tant que général d’artillerie.
En 1789, il participa au siège de Belgrade.
Lors du soulèvement des Pays-Bas au sujet des réformes religieuses et de l’intermède des Etats Belgique Unis en 1790, le prince de LIGNE resta fidèle à l’empereur Joseph II. Il ne se montra pas moins dans l’occasion le zélé protecteur du peuple et, au milieu d’un tumulte causé par une mesure imprudente - l’érection d’une potence permanente sur la grand-place de Bruxelles après la reprise du pays par les Autrichiens -, il se mit volontairement à la tête des marchandes de légumes et les conduisit au palais du gouverneur général pour obtenir le redressement des torts dont ces humbles clientes se plaignaient avec justice.
Le comte d’ARBERG de Valengin étant jugé incapable de remplir les fonctions de grand bailli de Hainaut, l’empereur Léopold II, frère de Joseph II (décédé en 1790), proposa à Louis-Englebert d’ARENBERG, l’Aveugle, de reprendre le titre de grand bailli mais l’offre fut déclinée.
L’empereur Léopold II nomma alors le prince de LIGNE en qualité de grand bailli et gouverneur de Hainaut le 8 août 1791, fonction qu’il assura jusqu’à l’invasion de la Belgique par les troupes révolutionnaires françaises en 1794. Le prince de LIGNE avait épousé le 6 août 1755, Marie- Françoise-Xavière, princesse de Liechtenstein, née le 27 décembre 1739 et qui n’avait que 14 ans lors de son mariage.
(Réf. : - la Belgique héraldique - volume 6 par POPLIMONT - les tablettes du Hainaut - T.VII par Cl.E. PATERNOSTRE de MAIRIEU - Hainaut, terre de batailles - T.II par Jean GODET)

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