Armoiries de Braine-le-Château
"Ecartelé. Aux 1 et 4, d'or à trois huchets de
gueules virolés d'argent; aux 2 et 3, d'argent à deux chevrons de sable".
Modification récente des armoiries (1991)
en raison de la fusion avec Wauthier-Braine (1977).
En 1 et 4, armes de la Maison de Hornes ; en 2 et 3, armes de l'ancienne abbaye
cistercienne de Wauthier-Braine.
Braine-le-Château (ainsi qu’Haut-Ittre qui en constituait une sorte de dépendance) était
compris dans l’antique dotation que le chapitre des chanoinesses de Mons dut à sa fondatrice Sainte Waudru (VIIème siècle).
C’est en raison de cette dépendance à
l’égard du chapitre montois qu’à l’époque du morcellement de l’empire de
Charlemagne, Braine-le-Château connut un sort différent des localités voisines
: tandis que la plupart de celles-ci reconnaissaient la souveraineté du comte
de Louvain, Braine-le-Château et Haut-Ittre restèrent
soumis au comte de Hainaut qui s’était emparé de la dignité d’abbé ou de
supérieur du chapitre de Sainte-Waudru.
L'enclave du comté de Hainaut (détail d'une carte de 1764)
En réalité, la localité ne connut qu’un seul
maître, le seigneur (originairement avoué) qui était au XIIème siècle de la
lignée des belliqueux sires de Trazegnies auxquels
les chanoinesses de Mons avaient donné l’avouerie de Braine-le-Château pour
la gouverner au nom du chapitre.
Succédèrent aux Trazegnies,
Jean de Houdain et ensuite les Walcourt puis les
Abconde. Tous ces seigneurs participèrent avidement aux guerres
intestines de l’époque avec l’espoir d’agrandir leur domaine et d’étendre
leur pouvoir au grand dam des populations locales.
Le dernier Abconde,
Jacques, eut une vie particulièrement agitée et dut
se résoudre à vendre Braine-le-Château (et Haut-Ittre)
à Jean de Hornes, seigneur de Baucignies « par devant
le bailli et les hommes de fief du chapitre de Sainte-Waudru
». L’acte de cession fut signé en l’hôtel de Bourgogne à Gand et est daté
du 21 juin 1434. En même temps, Jean de Hornes acquérait le domaine de Gasbeek qu’il transmit avec
Braine-le-Château à ses descendants.
La fin du XVIème et le XVIIème siècle
furent désastreux pour Braine-le-Château (destructions, pillages, exode de
population). Le 1er avril 1668, les Français brûlèrent le château et le
village.
Le 13 août 1666, Philippe-Eugène de Hornes
ainsi que ses frères et sœurs vendirent Braine-le-Château (et Haut-Ittre) pour la somme de 70.000 florins à Jean-Philippe-René d’Yve, seigneur d’Ostiche.
Toutefois, dès le 11 juillet 1670, on en opéra le retrait au nom de Lamoral
Claude-François, comte de la Tour et Taxis et du Saint-Empire romain, grand maître héréditaire des postes,
chambellan des empereurs Ferdinand III et Léopold I, et de sa femme Anne-Françoise de Hornes, l’aînée des sœurs du comte Philippe-Eugène,
que le comte de la Tour et Taxis avait épousée à Braine-le-Château le 6 février
1650..
Maximilien-Charles de Tour et Taxis aliéna les biens de Haut-Ittre
le 14 mai 1835 à M. Jean-Baptiste ‘t Serstevens
pour la somme de 175.000 frs et ceux de Braine-le-Château
le 28 du même mois au comte Eugène-Gaspar de Robiano pour 730.158 frs. Les biens de la famille de Robiano ont été partagés entre les comtes Louis Cornet de
Ways-Ruart et Ludovic de Meûs d’Argenteuil,
héritiers de la comtesse Stanislas de Robiano par
leur mariage ; ce sont les héritiers de Louis Cornet de Ways-Ruart
qui sont, de nos jours, les propriétaires du vieux château féodal.
Sources :
- J. Kempeneers
: Braine-le-Château en roman païs de Brabant - Duculot 1948
- H. Meurant et
J-L. Van Belle : Braine-le-Château et son passé -
La Taille d'Aulme 1967
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