Concepts Généraux

Processus de formation des noms de famille

Pour comprendre le processus de formation des noms de famille en France , il faut remonter au Moyen-Age, aux environs du XII° siècle.

Les lieux, les montagnes, les rivières avaient depuis longtemps reçu des dénominations d'après leur position, leur relief, leur végétation ou leur environnement. Les hommes entre eux ont très vite dû procéder de la même façon.

A cette époque, tous sont désignés par un nom unique donné par la famille : on s'appelle juste Jean, Richard, ... c'est tout. On assiste du 11° au 13° siècle à un boom démographique (dû au climat favorable, paix intérieure, recul temporaire des épidémies et de la disette).

Ce boom provoque une grande confusion au sein de chaque village : on ne compte plus les homonymes. Chacun reçoit alors un surnom qui va s'ajouter à son nom. Ce surnom sera individuel et non familial, mais dans un second temps (à partir du 13° siècle) il va se transmettre héréditairement aux descendants. Chacun reçoit donc un prénom et un nom de famille ou patronyme (nom du père).

Les noms ne sont en général ni revendiqués ni choisis par l'intéressé ; ils sont donnés par des tiers, et sont donc plus teintés de moquerie et d'ironie que de louanges. Ils reprennent des noms de professions et de métiers, des sobriquets d'après le physique, le caractère, l'origine géographique etc.

Les déformations seront inévitables. Elles sont dues non seulement au langage parlé, aux accents et patois locaux, aux mentalités, aux habitudes, aux données sociales et économiques, et au caractère essentiellement rural et villageois, mais aussi à l'analphabétisme (==> impossibilité d'épeler son nom) et au peu d'attachement sous l'ancien régime à l'orthographe d'un nom patronymique.

La fixation orthographique du nom de famille est donc récente et date du 19 ° début 20° siècle.