Renlies

Petit village de la commune de Beaumont à deux pas des Lacs de l'Eau d'Heure.

Dernières nouvelles - Flash

  1. "Les enfants de coeurs" reviennent pour la 3ème fois pour la Ducasse.                                                                                      P.S. Pour Mr Jérôme de Warzée, j'espère que ce nouveau site, même en construction vous plaira  ... :-) 

Quick Links

Promenade à pieds, cheval et VTT


Forum.


Ducasse 2015



Visiteurs
compteur gratuit 

Dernière mise à jour :

27/06/2014

Photo Gallery

Présentation du village

Superficie, situation et population.

Renlies est un village de 1448 hectares, 19 ares, 40 centiares situé à 8 kilomètres au S. de Beaumont, à 33 km., au nord de Chimay, au S.-S.-O. de Charleroi et 41 km. S.-S.-E. de Mons. Sa population est d'environ 510 habitants.

Hydrographie.

Une rivière, la Hantes est le principal cours deau qui traverse le village dans un axe Nord-Sud. Elle prend sa source dans le village voisin de Froidchapelle et se jette dans la Sambre à La Buissière. D'autres petits ruisseaux comme le ruisseau des Waches, de Vergnies, de la Fourchette, des Fonds se jettent dans la Hantes.

Un peu d histoire.

Renlies apparaît dans les textes à partir de 1083. Durant le Moyen-âge, deux seigneuries se partagent son territoire : l'une relevait du domaine de Rocq-sous-Recquignies (France) et était aux mains du comte de Hainaut et du seigneur de Chimay , l'autre dépendait de la terre et Pairie de Barbençon, une des plus anciennes et des plus puissantes seigneuries hennuyères. Cette double appartenance impliquait naturellement la coexistence de deux mayeurs et de deux collèges d'échevins. En 1620, les archiducs Albert et Isabelle ratifièrent une convention faite entre Charles de Croÿ, Comte de Beaumont et Robert de Ligne, seigneur de Barbençon, laissant à ce dernier la totalité du territoire de Renlies. Le tout relevait de la prévôté de Maubeuge. En 1678, par suite des guerres et conquêtes de Louis XIV, la prévôté de Maubeuge avec la principauté de Barbençon et par conséquent Renlies, fut cédée à la France par le traité de Nimègue. La révolution de 1789 fit passer lenclave de Barbençon dans le département du Nord, arrondissement dAvesnes avec les cinq communes qui la composaient, Barbençon, Boussu-lez-Walcourt, Erpion, Renlies, Vergnies, ils formèrent le canton de Barbençon. En 1815, français depuis plus de cent trente ans, les habitants de lenclave furent incorporés au royaume des Pays-Bas puis à la Belgique malgré leur désir de rester français. Sur le plan spirituel, la paroisse de Renlies appartint au diocèse de Liège jusquen 1802. Ensuite, comme elle faisait partie du département du Nord, elle fut rattachée au diocèse de Cambrai et le resta jusqu'en 1889, depuis cette date, elle fait partie du diocèse de Tournai. Anciennement, Renlies avait les armoiries de Barbençon « d'argent à trois lions de gueules, armés et couronnés dor » avec la légende « scellé de la ville de Renslyes ». Cela s explique par le fait que Renlies appartenait jadis à cette principauté.

Son patrimoine.

L'église de style gothique hainuyer, dédiée à St Martin, mérite une visite. Le choeur à trois pans est daté de 1572 par une pierre millésimée. Son clocher fut remplacé en 1664 par des charpentiers du village, une poutre porte l'inscription « lan 1664 ce-cy fut fay par Jean et Jacq Coppée ». Classée en 1942, elle s'enorgueillit d'un retable en bois doré, représentant les scènes de la Passion du Christ. Il fut exécuté par l'atelier Moreau dAnvers vers 1530. Malheureusement en octobre 1979, des vandales ont arraché et emporté un certain nombre de figurines. On peut également découvrir de nombreuses chapelles du 17 et 18ème siècle, l'une ( la chapelle de Gravette) est un magnifique but de promenade en forêt, sur l'ancien chemin de Froidchapelle. Une balade dans ses rues, vous permettra de les admirer ainsi que le charme et la richesse de son patrimoine bâti.

Son passé préindustriel.

En l'an 1200, la « Forge du Haut Marteau » est déjà en pleine activité. Elle est considérée comme la plus ancienne usine métallurgique du Hainaut et probablement de Belgique. En 1831, elle occupe 56 ouvriers. L'invention des hauts-fourneaux et l'emploi du charbon causent sa perte, le marteau sarrêtera définitivement en 1840. Dans un environnement boisé, à l'écart du village, on peut encore admirer le site occupé aujourdhui par une importante ferme en carré et son imposant porche blasonné. La rivière « la Hantes » actionnaient au début du 19ème siècle, quatre moulins à eau. Il en subsiste deux, l'un situé dans le centre du village ; le deuxième qui a gardé toute sa machinerie intérieure, fait partie dun imposant corps de ferme, situé au pied du hameau de Cuquegnies. Il fut antérieurement scierie de marbre car Renlies exploita aussi son sous-sol. On y extrayait de la pierre calcaire dite pierre bleu, du marbre rouge, type rouge de Rance au lieu-dit « Carrière Rouge» mais aussi de la marne aux endroits appelés « les fosses ».