Patrice Deramaix
un parcours artistique   

Né à Willebroeck (Belgique) en 1949. Etudes secondaires et universitaires en 1970. Je fréquente pendant ce temps là le peintre Serge Largot et me consacre à la peinture dès 1973. Je quitte l'université pour les Beaux-Arts. 1973 - Académie de Boitsfort, cours d'art monumental chez Roger Somville. Je pratique alors le dessin (encre de chine), la peinture (huile et acrylique) et m'initie à la gravure.

1978-1980 : Séjour au Mozambique. J'y enseigne le dessin et la peinture au Centre d'Etudes Culturelles, à Maputo.Contact avec des artistes mozambicains (Malangatana, Mankeu, Chissano) dans un contexte culturel marqué par l'enthousiasme révolutionnaire consécutif à l'indépendance et à l'option socialiste du pays. Contacts régulier avec le Nucleo de Arte, Centre organisatif des arts plastiques, à Maputo et je collabore à la réalisation d'une fresque murale au palais présidentiel.

1981 : retour en Belgique. Je partage désormais mon temps entre mes activités artistiques et la profession de bibliothécaire. Je m'intéresse de plus en plus à la philosophie délaissant quelque peu les arts plastiques pour l'écriture entre 1990 et 2002

Expositions collectives

1973 : Fête des fleurs, à Boitsfort
1974 : Galerie Campo, Anvers
1975 : Centre culturel à Ganshoren
1978 : Galerie Tatteljee à Steendorp

Si les influences premières se trouvent dans la tradition fantastique et surréaliste belge, l'approche adoptée dans les années 1970-1980 est celle d'un expressionnisme cru confrontant la déstructuration du sujet, du corps à la technicisation du monde. L'esthétique est coloriste, constructiviste et expressionniste.

1979 : Centre organisatif des arts plastiques (Nucleo de Arte) à Maputo

Mon séjour au Mozambique est l'occasion d'une interrogation critique sur l'universalité du langage plastique et de ses codes. Je mesure le paradoxe d'une coopération internationaliste avec le réquisit d'une décolonisation culturelle et la recherche d'une authenticité dégagée des scories réactionnaires ou obscurantistes. La rencontre interculturelle est l'occasion d'un regard croisé, doublement critique - critique postmoderne de l'universalisme occidentalocentrique, critique du particularisme et du subjectivisme culturel - permettant de reconstruire un universalisme adapté à la multiculturalité d'un monde globalisé.


1990 : Hall de la Maison ACP dans le cadre du prix Scorza
1990 : Galerie Escalier, salon d'ensemble
1991 : Galerie Washer, à Bruxelles
1992 : Salle Allende, ULB, prix L. Schmidt
1993 : Maison communale de Schaerbeek, "trait d'union", exposition internationale

Expositions personnelles

1977 : Galerie Artina, Bruxelles. Encres de Chine
1984 : La nouvelle étincelle, Bruxelles. Encres de Chine

Cette exposition témoigne d'une production symboliste et fantastique manifestant une tension entre la modernité et l'enracinement dans une tradition symboliste et spiritualiste. Les influences philosophiques de Guénon et de Lanza del Vasto y sont explicites.

1985 : Ramada Hôtel : peinture, dessins, encres de Chine

Une "rétrospective" mais aussi une présentation d'une production sur papier relative au sport, au mouvement, et à la transformation plastique des corps. Les techniques sont mixtes : collages, dessin, peinture sur papier.

1992 : Galerie Inhacio Matsinhe, Bruxelles : pastels

Retour à la confrontation interculturelle et à l'expressionnisme réaliste.

1994 : l'Atelier Européen, Bruxelles : pastels
2001 : 't Huizeke, la "petite maison", Bruxelles : pastels

Les pastels récents évoquent les mégalithes, le marquage du paysage par l'homme, l'inscription dans la nature, une nature terreuse, du langage et du signe.

 

 
 

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