Au Mont Sans Souci
Mustango

...L'air est si doux dans la bruyère
Au Mont Sans-Souci...


bruyère

Bruyère
(Calluna vulgaris)

bruyère

Dieu, que c'est donc bavard un bouquet de bruyères ! (L. Binet)

Bruyère, bruyante à cause du bruissement de ses fleurs et des douces et innombrables aiguillettes des feuilles, quand elles sont agitées par les vents toujours puissants là où elles poussent.

Il existe en France une douzaine de variétés de bruyères. La Calluna vulgaris, qui n'est pas la plus répandue, était connue dès le Moyen-Age pour "casser" les calculs urinaires. On l'appelle parfois callune ou brande. Calluna vient du grec callunein qui signifie "balayer" (la bruyère sert à faire des balais), et vulgaris vient du latin qui veut dire "commun".

C'est un porte chance à condition d'installer un bouquet de bruyères dans le gobelet d'étain d'un ivrogne qui a bu toute sa vie.


Cuisine : Elle est fort appréciée par les abeilles, qui en font un excellent miel de bruyère.


Phytothérapie : Les sommités fleuries, de préférence fraîches, servent à préparer une décoction ou une infusion, ainsi qu'une bouillie pour cataplasmes; la plante entière est utilisée en décoction pour le bain.

Usage interne : dépurative, calmante, excellent diurétique (néphrites, rhumatismes, goutte, insuffisance cardiaque, cystites), antiseptique des voies urinaires (néphrites infectieuses, inflammation de la prostate), astringente (entérites, diarrhées, colibacillose).
Usage externe : anti-inflammatoire (goutte et rhumatismes, eczéma).


Homéopathie : Utilisation contre l'arthrite, les insomnies et les rhumatismes.


Fleurs de Bach : Heather : Pour ceux qui sont toujours à la recherche de quelqu'un qui puisse leur tenir compagnie, car ils éprouvent le besoin de parler de leurs affaires personnelles avec n'importe qui. Ils sont très malheureux s'ils doivent rester seuls un certain temps.


Parfumerie : On trouve la bruyère dans Grand Amour (Annick Goutal, F).


Langage des fleurs : "Mon amour est robuste".


Correspondances : genre : féminine, planète : Vénus, élément : eau, divinité : Isis, puissance : protection, pour faire venir la pluie, chance.




souci

Souci
(Calendula officinalis)

souci


Le souci est l'une des fleurs les plus communes de nos jardins. Son nom, sans rapport avec le sens de préoccupation, vient du bas latin sol sequi qui signifie "qui suit le soleil", car ses inflorescences s'ouvrent à la lumière du jour et se referment le soir.
Les soucis cultivés ont les mêmes propriétés (et aussi puissantes) que les soucis sauvages.

Calendula vient du latin calendae, qui signifie "premier jour du moi" (réputé fleurir tous les mois); officinalis, du latin aussi, de l'officine de la pharmacie.
Au XIe siècle déjà Hildegarde de Bingen utilisait le souci contre la teigne du cuir chevelu et les impuretés de la peau. Au XVIe siècle en Italie, une préparation sous forme de collyre était utilisée contre les inflammations des yeux. Il a connu une très grande vogue en médecine populaire. On utilisait même ses vertus antispasmodiques contre l'hystérie et les maladies nerveuses. Très utilisé au Moyen-Age, ses vertus aujourd'hui sont appréciées surtout en homéopathie où il a donné naissance à de nombreuses spécialités notamment dans les soins de la peau.

Une belle légende dit que "si une jeune fille vierge marche pieds nus sur cette fleur elle peut alors comprendre pendant quelques heures le langage des oiseaux".

Cuisine : On utilise les fleurs fraîches (cueillies avant qu'elles n'éclosent) ainsi que les feuilles en salades, ou séchées dans les plats mijotés comme le couscous, les soupes. Les pétales séchés et pulvérisés sont également utilisés pour donner la couleur du safran (mais pas le goût !) au beurre, riz, etc. Dans certaines régions de France, les jeunes boutons de souci sont confits au vinaigre.


Phytothérapie : Le parterre de souci au jardin n'est pas seulement décoratif, il constitue aussi une source de médicaments naturels contre bien des maux. Il est notamment un vulnéraire de premier ordre qui a fait ses preuves.

Usage interne : laxatif, anticonvulsif, sudorifique, diurétique, emménagogue, hypotenseur, fébrifuge. Affections glandulaires, troubles hépatiques, insuffisance du flux menstruel (il contient des précurseurs d'hormones, et stimule légèrement la production d'oestroegènes), pour activer la sécrétion biliaire, en cas de prédisposition aux ulcères gastriques, gastrites. Calme le système nerveux sans déprimer.
Usage externe : émollient, vulnéraire. En compresse, la teinture étendue d'eau est efficace en compresse pour combattre les hémorroïdes, les contusions, les plaies fraîches et suppurantes. Très efficace contre les brûlure externe de toute nature. Certains de ses constituants sont fongicides, antibactériens, avec une action remarquable sur le Staphylocoque doré, et antiviraux. Propriétés cicatrisantes : par une action sur les capillaires. L'efficacité à ce niveau est d'autant plus remarquable que le produit est appliqué précocement. Lotion apaisante pour les yeux.
La pommade de fleurs sert à traiter les plaies, les contusions et les hématomes.


Homéopathie : C'est le grand antiseptique de cette médecine, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur (teinture-mère : macération de plantes fraîches dans de l'alcool) : plaies lacérées et infectées, ulcères douloureux et purulents, aphtes, douleurs dentaires, mal de gorge, piqûres par objets pointus ou d'insectes. Utilisation après une opération pour favoriser le processus de cicatrisation. Psychisme : irritabilité, frissons froids. Céphalées front, douleurs de l'oreille gauche, déchirure du nez, langue rouge, après opération des calculs de la vessie, douleurs rhumatismales au dos, chaleurs aux pieds après les repas. La pommade au calendula est indiquée contre les gerçures, brûlures, coups de soleils, eczéma, plaies de lit, escarres, prurit, rougeurs, urticaire, varicelle, zona.


Elixirs floraux : L'élixir floral de calendula est conseillé dans tout travail thérapeutique sur le corps lorsque le patient manifeste une réaction de rejet. Il facilite l'écoute, l'échange et la communication. En usage externe, mélangé à une huile de massage, il agit en augùmentant la réceptivité et la sensibilité.


Médecine chinoise : partie utilisée : racine, fleur. Jin Zhan Ju (Calendula officinalis): insipide, neutre. Fait circuler le "qi", le sang. DOuleur (froid).


Cosmétique : La compresse aux fleurs de souci donne d'excellents résultats en cas d'acné, car elle guérit les cicatrices fraîches, les inflammations et les boutons purulents. Il active le raffermissement et le renouvellement du tissu cutané. L'infusion de souci est un bon démaquillant et une lotion de rinçage pour les cheveux auburn. Huile de calendula : La macération des fleurs de souci donne un extrait huileux que l'on recommande traditionnellement pour les peaux sensibles, rugueuses, gercées ou couperosées. C'est un excellent après-soleil naturel qui atténue l'effet des brûlures.


Jardinage : Allié du jardinier, le souci éloigne les nuisibles des autres fleurs.


Langage des fleurs : "Je suis jaloux". "Loin de vous je suis triste".


Correspondances : genre : masculin, planète : Soleil, élément : feu, puissance : protection, rêves prémonitoires, matières légales, pouvoirs psychiques.