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CLAUDINE MAHY
AUTEUR –COMPOSITEUR – INTERPRETE
CHANSONS WALLONNES ET FRANCAISES
GRAND PRIX DE LA CHANSON WALLONNE
PRIX DU PUBLIC –
PRIX DE LA SABAM –
PRIX DE SA MAJESTE LA REINE FABIOLA
MEDAILLE D’OR D’INTERPRETATION
LE COQ DE CRISTAL 2000
MEDAILLE DE RECONNAISSANCE DE LA DEFENSE DE LA LANGUE WALLONNE
Peu importe le nombre de prix, l’important, est d’être écoutée
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Née en 1937 de papa mineur et maman femme d’ouvrage, fière de mon milieu, mes parents sont des gens honnêtes, je fais une partie de primaire à Châtelet, et puis nous arrivons à Couillet, c’est là que je fais réellement connaissance avec la langue wallonne, en entrant au cercle wallon de Couillet avec facilité je parle la langue, puisque chez moi, on la parle couramment.
Je suis les cours de musique à l’Académie de Couillet
J’apprends le piano.
J’abandonne à 16 ans et me marie à 17.
J’ai exercé des métiers durs, la vie n’était pas facile, j’ai conduit des poids lourds très jeune, et j’ai exercer le métier de boulangère durant 22 ans et puis la vie a décidé de me faire travailler encore et ce n’est pas fini.
Durant 30 ans, pas de musique pas de composition, je suis simplement une maman et un ouvrier.
A 46 ans je reprends la musique pour le plaisir, et le professeur d’accordéon qui enseigne à mon fils, me conseille de me mettre à la composition.
Prise par un retour aux sources, j’approche la chanson et la composition par l’écriture et le clavier et je me découvre chanteuse, sans le savoir, je n’avais pas eu le temps de chanter durant trente ans, je travaillais.
Dans ce délire, on peut appeler cette attitude par ce mot, un homme m ‘aide, mon compagnon, il y croit, il me pousse, il colle avec moi les affiches qui annoncent les tous premiers spectacles, de plus il m’accompagne à la batterie et Joël, mon fils, à l’accordéon. Armand me soutient toujours, vingt ans plus tard.
Très vite, je me teste dans les concours, j’en ai eu des coups de pieds au cul mais je suis obstinée et continue avec les récompenses que vous savez.
Je suis fière de ma langue, de mon pays, du Pays noir, c’est seulement là que je veux vivre.
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