LMDP
*Langue maternelle * Documents
pédagogiques
Activités
de langue française dans l'enseignement secondaire * Périodique trimestriel
Autres pages: Accueil * Coin lecture * Articles en chantier * Auteurs d'articles * Sommaire depuis 09.1999 * Articles parus à télécharger JULIBEL, le français actuel, base de données initiée à la rédaction de LMDP: 3300 fiches, à ce jour, accessibles librement * Écrivez-nous
Numéro 125 * Juin 2006
© LMDP Copie autorisée pour usage pédagogique non lucratif et avec mention de la source
|
Sommaire Paul Verheggen (CAM, Namur) & Jean-Paul Laurent (CEDOCEF), Parcours Van Gogh, de la 1re à la 6e. Collectif, rédaction LMDP: Ça vous fait rire? Quelques moyens syntaxiques de l'humour - Documents bruts * 2e et 3e degrés Emmanuelle Florent (NDBL, Virton), Carnaval du mardi-gras et contage de légendes, 1er degré Jean-Jacques Guiot (ISM, Arlon), Projet collégial de représentation théâtrale, 2e degré. |
Propos d'écrivains sur l'écriture Pierre Michon, poète, France-Inter, Le Treize-quatorze, 25.10. 2002. Il parle de sa mère - qui n'était pas une lettrée - qui ranimait souvent un tout petit nombre de souvenirs, dans des formes imagées, telles que Elle avait des yeux comme un ciel d'été, et il en vient ainsi à définir la fonction de la poésie, de la littérature. Pour elle, c'était une forme de littérature: un arrangement du langage qu'elle avait fait à sa façon pour tenir devant le pire. J.-M. G. Le Clézio, Le Procès-Verbal, Gallimard, coll. Le Chemin, 1963, p. 123. Celui qui écrit se fabrique un destin. Franz Hellens, Le naïf, 1926, coll. Espace-Nord, Labor éd., p. 125 La page blanche, c'était peut-être un mur de plus à ma prison, mais qu'on pouvait percer par l'écriture.
|
Parcours Van Gogh
références au programme * séquence 1 * séq. 2 * séq. 3 * réalisation de synthèse * transfert de compétence acquise
Document de travail proposé à des enseignants de français au cours d'une formation organisée en janvier 2006 par le CEDOCEF aux Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix à Namur.
* Démarches élaborées et pratiquées par Paul Verheggen, ITN, Namur
* Parcours ajusté aux exigences du programme par Jean-Paul Laurent, Directeur du CEDOCEF (Centre d'études et de documentation pour l'enseignement du français)
1. Document de travail...
Références
aux programmes de la Fesec
|
1er
degré
d’observation FICHE 1 :
«Lire
des textes littéraires pour découvrir le monde et partager sa lecture.» *
Lecture plaisir
de textes de chansons FICHE 4 :«Ecrire
des textes littéraires pour imaginer et/ou créer.» *
Pratiquer des
dimensions ludiques de l’écriture : -
écriture plaisir, par exemple un acrostiche -
écriture littéraire
de textes poétiques *
Observer et
installer quelques règles poétiques. |
Enseignement
technique et professionnel FICHE 1 :
«Découvrir les ressources expressives de la langue» *
«Se centrer sur soi» : s’émouvoir, imaginer, s’identifier,
… pratiquer l’écriture
autobiographique, écouter des chansons, … *
«Se centrer sur autrui» : partager avec d’autres le plaisir
de lire, d’interpréter, … *
«Se centrer sur la mise en texte» : pratiquer des jeux
poétiques (matérialité du langage, rythme,
sons, mots-valises, …)
FICHE 3 :
«Dans une situation-problème significative, observer un document qui
utilise plusieurs
langages (visuel… écrit). […]
Faire part de son interprétation…» * Le langage visuel : affiches, bandes dessinées, peintures *
Porter une appréciation personnelle *
Repérer des rapports (redondance, oppositions, complémentarité, …) |
Les programmes de français de la FESEC (Féd. de l'ens. sec. catholique) sont téléchargeables sur
1er degré http://www.segec.be/Documents/Fesec/Programmes/Francais-1erdegreObservation_2005-13.pdf
(accès momentanément bloqué)
2e degré http://www.segec.be/Documents/Fesec/Programmes/Francais_2_transition_2002-3118.pdf
3e degré http://www.segec.be/Documents/Fesec/Programmes/07_FRANCAIS3.pdf
Description du
parcours
«Le parcours est un ensemble de séquences d’apprentissage qui s’articulent les unes aux autres pour construire du sens» (Programme, p.41).
a. Objectif du
parcours :
Permettre à un élève d’exprimer,
sous la forme d’un texte poétique, des sentiments personnels suscités par la
lecture (analyse, interprétation) d’une œuvre d’art.
b. Organisation
du parcours
La séquence est une suite coordonnée d'activités centré(e)s sur l'apprentissage d'une compétence. (op. cit., p. 40) - Une compétence est une «aptitude à mettre en oeuvre un ensemble organisé de savoirs, de savoir-faire et d'attitudes permettant d'accomplir un certain nombre de tâches. (Décret Missions, cité par le Programme, p. 17)
1. Séquence 1
Objectif :
Mettre
l’élève en mesure de présenter - oralement ou par écrit -
Motivation : Le parallélisme possible entre certains aspects de «l’homme Van
Gogh» et des expériences
auxquelles les élèves ont pu participer ou dont ils furent ou sont témoins.
Exercices :
* Lecture de documents biographiques (BD, livres, reproduction de tableaux,...)
*
Evocation, à
partir d’une coupure de presse, de la maladie de Van Gogh
* Exercices d’appropriation à partir de questionnaires, de résumés, de représentations graphiques...
*
Exercices à
partir de règles d’écriture
Réalisation
finale : Présentation de
«Qu’était Van Gogh?» - Le chemin européen de ce peintre
Objectif :
Mettre l’élève en mesure de réécrire.
Exercices :
*
Lecture de poèmes
«autour» de Van Gogh : Prévert, Ferrat, Sardou, Bachelet…
( + Notions de
versification)
Analyse de poèmes et de chansons : Bachelet, Sardou, ...
Repérage et mise
en œuvre de procédés poétiques (allitérations, assonances…)
Voir aussi sur www.paroles.net
Réalisation
finale :
production d’un texte poétique.
Enoncé
de consignes pratiques pour la mise en vers ou
3.
Séquence 3
* Objectif :
mettre l’élève en mesure de construire un commentaire technique d’un tableau
de
Van Gogh.
|
* Exercices -
Observation
d’un tableau (la chambre de Van Gogh à Arles) -
Acquisition de
vocabulaire -
Relation vie/œuvre
de l’artiste (rappel de la séquence 1) -
Vision d’un
extrait d’une cassette décrivant le tableau (Emission "Palettes"
sur ARTE) Video VHS sur arteboutique.com taper "van gogh" dans la cellule RECHERCHE ou sur www.lamediatheque.be (& bibliobus) -
Présentation de
l’impressionnisme -
Présentation
d’une méthode d’analyse de l’image |
Vincent Van Gogh, 1888, huile sur toile, 72 x 90 cm, Musée Van Gogh, Amsterdam
|
|
* Réalisation
finale :
réalisation d’un commentaire technique portant sur un |
Vincent Van Gogh, "La plaine
de la Crau avec la ruine de Montmajour", 1888, huile sur toile,
72,5 x 92 cm. Musée Van Gogh, Amsterdam
|
* Expression —
sur le mode écrit — des sentiments personnels de l’élève suscités
par la lecture d’une œuvre de Van Gogh.
* Enoncé de
quelques conseils d’écriture pour le traitement de texte dans Word
5.
Transfert de
compétence acquise
*
Guidance des élèves vers une recherche personnelle
(biographique, culturelle, technique, poétique) en
vue de transférer la compétence acquise à propos de Van Gogh : découverte
d’un autre peintre, par
exemple : Monet et/ou Magritte.
|
Les coquelicots
près d'Argenteuil.
1873, Musée d'Orsay, Paris |
Magritte, La voix du sang
1959, Museum Moderner Kunst, Wien |
| Propositions pour l'analyse des coquelicots dans le numéro 118 (septembre 2004) de LMDP: http://home.scarlet.be/lmdp/118coquelicot.html#analyse |
Idem, détail |
Quelques moyens syntaxiques de l'humour
Documents bruts * 2e et 3e degrés
lexique et phonétique * moyens syntaxiques: parallélisme * surcharge * transgression * inachèvement * chiasme * contrepet * zeugma
Très souvent le texte humoristique privilégie le recours aux moyens lexicaux (suffixation, néologie, mot-valise, antonymie...) ou phonétiques (le son, le rythme: allitération, paronymie, homophonie, contrepet...).
Quelques exemples, pour mémoire:
* moyens lexicaux:
Villepin a atteint son point reculminant
(Canard enchaîné, 19.04.2006)
[le Premier ministre français est au plus bas - en "recul" - dans les sondages]
Le néologisme se prête à trois lectures: préfixation en re-, mot-valise avec 'recul + culminant', composition 'recul + minant', du verbe 'miner' (saper, détruire...).
Demain, je lui parlerai à visage découvert
(Antoine Blondin, Les enfants du bon Dieu, 1952, La Table Ronde, p. 181.)
[Le héros du roman vient de se couper la barbe...]
La locution est prise ici 'au pied de la lettre'.
* moyens phonétiques
...on passe du bar à la barre à une vitesse vertigineuse
(Philippe Vandenbergh, La Libre R, 14.01.2006, p. 3)
[Extrait d'un reportage sur le risque du 'p'tit verre' de trop pour l'automobiliste]
L'homophonie resserre la relation sémantique - et... chronologique! - entre bar (boire) et barre (tribunal)
Le président bulle, les ministres bûchent
(Thomas Lebègue, Libération, 10.08.2004)
[Accusés d'inertie l'été dernier, les membres du gouvernement multiplient les signes d'activité. Mais Chirac ne montre pas l'exemple.]
Ressemblance de forme (paronymie) et opposition de sens. Noter aussi le registre familier des deux verbes!
Le recours aux moyens syntaxiques étant beaucoup moins pratiqué, et donc sans doute moins analysé en classe, nous proposerons dans cet article un éventail de textes humoristiques, voire satiriques, dont le "piquant" tient pour beaucoup à des procédés syntaxiques.
Parmi ces procédés, épinglons:
le parallélisme, la surcharge par énumération ou enchâssement, la transgression ou l'écart, l'inachèvement,, le chiasme, le contrepet (dans certains cas) et enfin le zeugma.
Les termes mis en parallèle sont juxtaposés, ou coordonnés;
parfois alignés verticalement;
parfois avec équivalence de sons et de rythme.
Débat fumant, échanges fumeux
(Paul Piret, La Libre Belgique, 06.12.2002, p. 2.)
[Poursuite - et pas fin - du (long!) débat passionné sur le projet d'exceptions à l'interdiction de la publicité pour le tabac. Cela concerne le circuit de Francorchamps. Titre de l'article]
Inactif aujourd'hui, radioactif demain.
Sur un banc d'élève, à H. (Belgique), vers 1985.
Le stress de Jospin
La valse de Strauss
Le Canard enchaîné, bandeau à la une du 3.11.99.
[A propos de la démission du ministre Strauss-Kahn (du gouvernement Jospin), mis en examen dans l'affaire de la MNEF.]
Registre familier de 'valse'. Allusion au musicien de même nom.
Bricolages, tripotages, carambolages...
(Guy Daloze, La Libre Belgique, 03.03.2003, p. 23.)
[Equipe Verhofstadt (gouv. fédéral); équipe Hasquin (gouv. comm. française de Belgique): un bilan à l'approche des élections législatives du 18 mai prochain. Titre:]
Impunité zéro
Immunité zéro
(Divers médias, février 2002.)
Chirac, candidat à la présidentielle avait déclaré "impunité zéro!". La gauche riposte "immunité zéro" à Chirac, impliqué dans des "affaires".
Laurent, prince facétieux et père comblé
(Pierre Nizet, L'Avenir du Luxembourg, 16.12.2005, p. 1.)
[Le prince Laurent, père de deux jumeaux, Nicolas et Aymeric. Titre en manchette à la une.]
surcharge par énumération ou enchâssement
Bon, Daniel Ducarme est un cyclique, mais son pote Louis, au besoin et selon les cas, le couve, le protège, le surveille, le contrôle et l'engueule.
(Paul Piret, La Libre Belgique, 29.04.2003, p.3
[Campagne électorale du MR, mouvement réformateur. Louis Michel, ministre des affaires étrangères, "veille" sur son Président, Daniel Ducarme... Encadré dans
l'article]
La suite de (5) verbes rend bien compte de l'«empressement»... multiforme de L. M. à l'égard de D. D.
Le chapelain devina que le duc envisageait de passer à la rébellion ouverte. Le héraut devina la même chose. Le duc devina que les deux autres avaient deviné. Le chapelain devina que le duc avait deviné qu'il avait deviné, mais ne devinait point si le héraut avait lui aussi deviné que le duc avait deviné qu'il avait deviné. Le héraut, de son côté, ne devinait point si le chapelain avait deviné que le duc avait deviné qu'il avait deviné, mais il devinait que le duc avait deviné qu'il avait deviné. Cette rude tension disposait au silence.
(Raymond Queneau, Les fleurs bleues, Gallimard, 1965, p. 53.)
Cette 'rude tension' est effectivement bien rendue par la cascade des subordonnées.
Kaï a découvert, sur la berge et très proche du fleuve, assis tout au sommet d'un amoncellement de ce qui lui paraît de prime abord être des sacs de riz, coiffé d'un casque colonial britannique à l'arrière surbaissé et cerclé d'une écharpe d'un rose vif, culotte de jodhpurs moutarde sur une tunique à col officier de même couleur décorée d'une pochette du même rose, chaussé de bottes étincelantes, portant une ombrelle fuchsia, moustache laiteuse à force d'être blonde, yeux bleu de porcelaine à l'expression fort sereine,
un homme.
(Paul-Loup Sulitzer, L'Enfant des Sept Mers, roman, Stock, 1993, p. 27.)
[Kaï, le héros du roman - d'origine sino-française, découvre Archibald Leach, le gentleman britannique, qui sera son ennemi juré dans la suite du récit.]
Syntaxe complexe - compléments de phrases, épithètes détachés... - autour d'une phrase toute simple - que nous avons mise ci-dessus en caractères gras: Kai a découvert un homme (S + V + complément direct). Humour par accumulation syntaxique. Sorte de parallèle entre la complexité du personnage et la complexité grammaticale.
Le maquillage masque en même temps qu'il décore [...]. La bouche, par exemple, qui respire et qui parle et mange, boit, sourit, chuchote, embrasse, suce, lèche, mord, souffle, soupire, crie, fume, grimace, rit, chante, siffle, hoquette, crache, rote, vomit, expire, on la peint, c'est bien le moins, pour l'honorer de remplir ainsi nombre de fonctions nobles.
(Jean Echenoz, Je m'en vais, roman, éd. de Minuit, 1999, pp. 220-221.)
transgression ou écart
[Violon d'Ingres est] Heureux de vous accueillir en ce jour de la Saint-Fidèle, et merci de l'être à France Musique.
(Gaëlle Le Gallic, France Musiques, 24.04.1999)
Le mot 'fidèle' passe de la classe du nom (du nom propre, même) à la classe d'adjectif (dans la pronominalisation de "merci d'être fidèle")
(...) il souhaitait recevoir le sacrement d'un prêtre qu'à contre-coeur Ferrer dut convenir n'être pas.
(Jean Echenoz, Je m'en vais, éd. de Minuit, 1999, p. 112.)
[Ferrer, le héros, attend son avion à l'aérodrome. Rencontre d'un jeune homme...]
Construction peu orthodoxe de la relative, terminée un complément tout aussi insolite: "convenir + infinitif".
Le polocolo affirme que chacun d'entre nous peut donc réaliser fastoche sa, comme il dit, «Légende personnelle» Et il est le premier à réaliser la sienne.
(Jean-Luc Porquet, Le Canard enchaîné, 25.03.1998)
Le polocolo: paronyme de Paulo Coëlho, qui vient de publier chez Anne Carrière, La cinquième montagne; cet "animal exotique à poil gris (...) dans sa niche écologique, Rio de Janeiro" est présenté comme un sorte de gourou bernant des millions de personnes (comme le précise le début de l'article du Canard...).
Le "comme il dit", inséré entre le groupe nominal et son déterminant, constitue un écart qui produit un effet assez comique..
La revanche est un plat...
(X., L'Avenir du Luxembourg, 08.06.2002, p. 13.)
[Victoire de l'Espagne sur le Paraguay au Mondial. Titre de l'article sous le
surtitre "Espagne-Paragyay 3-1.]
Clin d'oeil au lecteur expert, censé connaître le proverbe évoqué.
Comme c'est quand même un peu, je ne voudrais que ça la. [la: ma femme]
[Une galerie d'art: le visiteur hésite à acheter un tableau représentant un "viol collectif"...]
(Jean Echenoz, Je m'en vais, roman, éd. de Minuit, 1999, p. 182.)
Cet inachèvement tient de la litote; on imagine la gestuelle et la mimique du personnage.
En Afrique du Sud, on sort de prison pour entrer au gouvernement. En France, on sort du gouvernement pour entrer en prison.
(Henri Salvador, cité dans Les grosses têtes, RTL, 22.11.2.2005)
Amours victoriennes et victoires amoureuses: « Possession » est une énième variation sur le thème des amants éternels...
Cédric Flament, L'Avenir du Luxembourg, 27.11.2002, page cinéma.
[A propos du film Possession de Noël Labute, légende d'une image évoquant le film.]
Un "quasi-chiasme", par
passage du nom à l'adjectif dérivé, et inversement.
Un désir nommé tramway
Claude Javeau, La Libre Belgique, 20.01.2005, p. 16.
[Chronique du sociologue sur le regain de faveur du tramway dans le paysage urbain. Titre]
Un tramway nommé Désir (A Streetcar Named Desire), film américain en noir et blanc d’Elia Kazan, 1951.
Le contrepet résulte d'un jeu sur le son (par permutation de phonèmes), mais dans les exemples suivants, il résulte aussi d'une équivalence syntaxique (reprise d'une même structure grammaticale)
Les deux premiers exemples cités se rapportent à un jeu d'écriture imposé aux Papous (émission de France-Culture, animée par Françoise Treussard): raconter une histoire dont la dernière phrase est la face contrepètrique de la première. http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/papous/
Moi, le chauffeur du ministère, ils m'ont traité de Vénus de Milo.
Sous le prétexte que je baissais les bras. J'étais chauffeur de LA ministre Ecolo; alors on roulait à vélo; je pédalais devant; elle s'asseyait derrière avec le gyrophare. J'avais des coups de pompe à vélo, mais sans E.P.O., à Paris, on ne dépasse pas les autos. Moi, j'allais à vau-l'eau, je rongeais mon frein (à vélo, c'est dangereux). Un jour, j'ai perdu les pédales, et j'ai perdu mon boulot. Je suis retourné à Landerneau; et là-bas,
moi, le chômeur du Finistère, ils m'ont traité de minus de vélo.
(Luca Fournier, France-Culture, émission Les Papous dans la tête, séance publique du 16.06.2001.)
Phrase 1: Le nain marchant qui m'a souri, c'était le Petit Poucet de mon enfance.
Phrase 2: Le sein charmant qui m'a nourri, c'était le petit souper de mon enfance.
(Patrice Minet, France Culture, ém. Les Papous dans la tète, 09.12.2001, rediffusion du contrepet - à la demande des auditeurs...).
[ P. Minet raconte une histoire de son enfance...]
Le navarin d'agneau vaut mieux que le Navarro d'Hanin.
(Jean-Bernard Pouy, France Culture, ém. Les Décraqués, 25.10.2002.)
[Un des écrivains à l'épreuve du "récit à contraintes" a mentionné le navarin d'agneau; il enchaîne aussitôt - mais ce contrepet n'est sans doute pas nouveau...]
Sur le zeugma - ou zeugme, voir notre article sur la polysémie du verbe home.scarlet.be/lmdp/polverbe.html#3.
Sa femme recevait avec tant de bonne grâce et de champagne que l'ambassade eut aussitôt une presse excellente.
(Elsa Triolet, Le cheval blanc, Denoël, 1943, Folio, p. 456-457.)
Et lorsque l'oncle Rocheflamme parla à son tour, Pierre l'écouta sans déplaisir moudre son café et ses banalités, l'un entre ses jambes, les autres, entre ses dents.
(Paul Morand, L'homme pressé, Gallimard, 1941, LP, p. 98.)
(...) et le grand s'étala, le menton en avant, sur le gravier de la cour; un garçon à peine plus grand que moi, par un habile croc-en-jambe, avait précipité Goliath dans la poussière et le déshonneur.
(Marcel Pagnol, Le Temps des Amours, Julliard, 1977, p. 150-151.)
[Récit d'une bagarre au lycée]
Je retrouve les femmes, assidûment assises et dont les doigts, les bouches maillent de la laine et du potin.
(Hervé Bazin, Le matrimoine, Seuil, 1967, p. 228-229.)
[Le narrateur raconte ses vacances à la plage.]
Au début de l'été 1930, Kaï O'Hara passa son baccalauréat avec mention très bien et la nuit suivante en prison.
(Paul-Loup Sulitzer, L'Enfant des Sept Mers, Stock, 1993, p. 519.)
[Kaï O'Hara est le dernier de la lignée des O'Hara, marins de père en fils sur le voilier Nan Shan. Il a eu une empoignade vigoureuse avec deux «hirondelles (policiers à vélocipède)» [ibidem]. Cela se passe à Paris...]
Je suis venue en France par amour et par le train le 4 janvier 1982 à 22 ans.
(Victoria Abril, actrice, Hebdo Femina (hebdomadaire de La Voix du Nord), 06.06.99, p. 9.)
Mohamed Dia, 28 ans, parti de rien et de Sarcelles, il a su imposer son logo sur le «street-wear» des cités.
(Samantha Tanson, Libération, 15.03.2002, rubrique "portraits".)
Habituellement formé de deux complément de verbe, le zeugma, dans les
deux exemples suivants, est formé de deux compléments du nom.
Quels heureux veinards, ces Bordelais! Le père Laguérie, intégriste en chef et en soutane de l'église de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, est allé s'installer chez eux.
(Le Canard enchaîné, 14.10.1998, p. 8.)
[article sur le père Laguérie, prêtre intégriste]
(...) un vaste complexe commercial et hôtelier chinois dresse son architecture mandchoue au bord du fleuve et de la faillite.
Jean Echenoz, Je m'en vais, roman, éd. de Minuit, 1999, p. 148.
[La Seine à Paris, près du confluent de la Marne...]
sommaire 125 * début humour * début Van Gogh
Carnaval du mardi-gras et contage de légendes...
«Conte toujours, tu m’intéresses.»
Séquence réalisée au Collège N.-D. du Bonlieu à Virton (Belgique), 1er degré * Récit d'Emmanuelle Florent
Il y a deux ans, j’ai eu l’occasion d’accueillir dans mes classes de 2eR, Sébastien Mauer, stagiaire du département pédagogique de la Haute Ecole Blaise Pascal (Bastogne). A l’époque, il avait proposé une séquence sur le contage de légendes, qui avait été très appréciée par les élèves. Elle avait permis de "faire de l’oral" d’une manière à la fois ludique et méthodique.
Cette séquence a d’ailleurs été publiée dans le numéro 120 de LMDP: http://home.scarlet.be/lmdp/120.0503.html
Cette année, m’inspirant de cette expérience, j’ai proposé à une classe de 2e rénové de réaliser un projet sur le thème des masques et des loups. J’ai tout de suite ressenti un réel engouement de la part de la classe et certains élèves ont émis l’idée de raconter des histoires et légendes.
Un beau projet allait voir le jour, dont voici l’histoire.
Premier acte :
Nous avons commencé par travailler un outil essentiel dans le conte : la voix. Comment gérer son débit, son intensité et parfaire l’articulation. Ensuite, nous avons élargi notre étude en abordant le langage en général : l’expression d’attitudes, le regard, etc. par le biais d’exercices dignes d’un cours d’art dramatique. A la fin de chaque période de cours, l’élève était appelé à s’auto-évaluer, à expliquer oralement devant les autres, quelles étaient ses plus grandes difficultés, ses facilités, ses angoisses …
L’auto-évaluation portait bien entendu sur des points très concrets que l’élève avait choisi au préalable de travailler.
Deuxième acte :
Après cette première étape d’apprentissage, les élèves ont travaillé par groupes de trois ou quatre sur une légende de la région (province de Luxembourg et Grand-Duché du Luxembourg). Et celles-ci ne manquent pas : La fée Mélusine, Les quatre fils Aymon, Diable de femme, Le trou des fées, Mystère à Messancy…
Dans un premier temps, ils ont lu et essayé de bien comprendre l’histoire, puis ils l’ont réécrite avec leurs mots pour enfin la conter devant les autres et faire passer une émotion lors de leur contage.
En parallèle, le professeur de dessin, Shirley Farnir a décoré avec les élèves des loups en carton en fonction du rôle que chacun tenait dans l’histoire. Des loups représentant le diable, des fées, ou encore des lutins et autres farfadets ont été croqués à la peinture acrylique.
Certains élèves ont même réalisé des buissons en bois, qui allaient devenir le décor de notre contage.
Et c’est ainsi que nous arrivons au troisième et dernier acte : l’aboutissement du projet. La classe de 2e A a invité les deux classes de 6e primaire de l'école primaire des Sources de Virton. Ceux-ci sont venus écouter toutes ces histoires de la région.
Un chouette projet qui a duré un mois et a apporté énormément à des élèves timides. Certains, que je considérais faibles à l’écrit se sont littéralement révélés lors de leur prestation finale. Merci à Sébastien Mauer pour son excellente idée, qui peut-être fera des émules…
Emmanuelle Florent
Quelques références :
Claude Raucy, Contes et légendes de Gaume et par delà. (Dessins et aquarelles de Boris Servais.)
Frédéric Kiesel, Légendes et contes de gaume et Semois, Ed. P Legrain – Bxl 1989
Serge Martin, Les contes à l'école , coll. Parcours didactiques à l'école, Bertrand-Lacoste Ed., 1997 (recension sur http://www.crdp-montpellier.fr/ressources/frdtse/frdtse36o.html )
http://www.lirecreer.org/biblio/contes/index.html
|
|
L'homo informaticus ou passer par toutes les couleurs… Projet théâtre * 3e Générale * Jean-Jacques Guiot, ISM Arlon (Belgique)
* avec un comédien professionnel * question d'échéances *
* pour évaluer *
|
En guise de prélude:
Délaissant la philo à la Sorbonne, il est devenu artiste de cirque! «Et pourquoi», lui demande l'animateur de l'émission Tout arrive (France-Culture, 27.11.02). Il répond:
Point
de départ :
Tout
commence lors d'un retour d'un voyage en Italie. Charles Istace, directeur du
PMS libre arlonais m'avait donné à lire sa nouvelle pièce pendant les
vacances. Dès la première lecture dans la voiture, les nombreux tunnels
suisses interrompent l'histoire. Je peste… Humour et message sont au
rendez-vous. Ce sera le projet d'une année. Si une classe le veut bien…
Le
résumé apéritif du texte :
Nous sommes dans le futur, à une époque où
l’intelligence artificielle supplante l’intelligence humaine. Une nouvelle
espèce émerge : l’Homo informaticus, un être devenu dépendant de
l’ordinateur au point de ne plus pouvoir penser ni rêver librement.
L’action se déroule dans une école avec des élèves
qui se résignent à l’ordre établi. Tous soumis ? Pas si sûr…
Le texte débouche sur une réflexion : Les moyens informatiques servent-ils ou asservissent-ils l’homme ?
Le texte est riche en exploitation :
l'asservissement de l'homme sur la machine, la réaction d'un ado à propos de
l'ordre établi, l'amour, la littérature… Un côté "1984" remis au
goût du jour.
Aborder
l'oral…
Développer
une certaine confiance en soi.
Prendre
plaisir à interpréter un texte.
Fédérer
une classe autour d'un projet porteur. Et donc donner une image positive d'une
classe bien connue de la salle des profs. Trois étudiants étant déjà renvoyés
au premier trimestre.
Sensibilisation
:
Après
quelques semaines, je lis une dizaine de pages à la classe de 3E. Pourquoi
choisir celle-là ? Les personnalités sont très fortes et le fait d'avoir des
leaders laisse croire que le projet tiendra la route.
Le
consensus semble général même si certains redoutent l'exercice. Ce que l'on
comprend évidemment. Il ne s'agit pas d'en faire des pros. Par la suite, les
motivations de certains vont très vite s'altérer.
sommaire 125 * début projet tréâtre
Pas
encore "la Star Ac"
La répartition
des rôles se fait selon un mini "casting" à partir d'un même texte.
Il s'agit d'une phase-clé de la démarche. Charles Istace et moi-même sélectionnons
en fonction de certains critères : présence sur scène, voix, naturel,
sensibilité proche du personnage, envie de chacun…
La pièce
permet de distribuer un nombre variable de rôles. Cinq personnages principaux
demandent un investissement certain. Les autres répliques pouvant être attribuées
selon le nombre d'étudiants. Les
26 ados reçoivent tous un personnage plus ou moins typé. On retrouve un naïf,
un obsédé, un intello… Un mime permettra aux élèves moins demandeurs de
trouver leur place.
Retour
en classe :
Réactions
positives des élèves. Chacun semble satisfait de ses répliques.
Vient le
temps de la mémorisation. Aucun problème de ce côté. Très vite, les répliques
sont pour la plupart assimilées. La faculté de plusieurs étonne.
Si le
texte est parfois ardu, l'humour est présent.
A partir
du mois de novembre, une heure est consacrée à cette activité. On choisit le
mardi. On pourra déborder sur le temps de midi. Malgré un local très
spacieux, la classe montre ses limites. On répètera à la salle des fêtes.
Avec son manque de chauffage, son éclairage capricieux… Des collègues
initient à la sono et aux joies de l'électricité.
Annoncer
la couleur
Après
quelques séances, certains viennent à cette heure avec des pieds de plombs…
N'a-t-on pas vu trop haut ? Puis, une lecture dans la presse : la possibilité
de poser sa candidature au programme "Annoncer sa couleur". Un
programme d'animations qui sensibilisent à la problématique Nord/Sud. Le thème
de l'année : "La démocratie, ce n'est pas que des mots."
La
semaine suivante, le responsable luxembourgeois Mathieu Léonard assiste à une
répétition. Lui aussi pense que le thème de la pièce vaut vraiment la peine
d'être joué. Il promet un soutien en animations mais aussi une aide financière.
Maximum : 1000€. La classe pourrait présenter sa pièce à la journée
nationale.
A noter
que ce projet est soutenu par la coopération au développement et la province
de Luxembourg; il offre vraiment une palette d'activités, d'animations que nous
n'avons pas beaucoup exploitées. Pour une prochaine fois.
Booster
Avec un
tel challenge, on ressort dopé. On
monte un dossier pas piqué des vers. La classe fixe des échéances et se met
des objectifs. Si le document semble rebutant, il a le mérite de servir de
planning. Et puis, quelqu'un d'extérieur
croit en eux.
Un
comédien professionnel :
sommaire 125 * début projet tréâtre
Pourtant,
des élèves s'essoufflent. A 26 acteurs, il y a des temps morts. Arriver à
jouer concentré est une grosse difficulté pour certains. On stagne.
Dans la foulée, une autre personne vient redonner une impulsion. Il
s'agit de Jean-Marc Barthélémy, acteur professionnel. Celui-ci dispense à
trois ou quatre reprises ses pistes. Toujours très originales. Son côté
artiste passe très bien, ses idées moins conventionnelles aussi. Un budget est
débloqué pour l'accueillir grâce à "Ecoles en scène".
Implication
d'étudiants.
Trois ou
quatre tirent la classe. Michael Philippe, par exemple, alimente le site
Internet spécialement créé pour l'occasion. Il gère les contacts avec Annoncer
la couleur. C'est l'une des requêtes de l'animateur. Au fil des mois, comme
un grand, il résume, télécharge des photos, le tout sans laisser trop de
fautes d'orthographe.
Et
encore ?
On
pense tout doucement au décor : la préparation d'une lettre pour demander des
sponsors nécessite une réflexion collective. Nous n'aurons qu'une seule réponse
et elle sera négative.
Les
étudiants sont invités à participer à une émission radio. Trois volontaires
accompagnent Charles Istace et Mathieu Léonard dans les studios de Must FM à
Habay. Une préparation minimale s'impose pour ce genre de démarche. Deviner
les questions, des choses à dire ou à ne pas dire, … De leurs échos, l'expérience
est intéressante.
La
pièce est aussi filmée, on analyse tous ensemble ce qui va et ce qui doit être
amélioré, comme cette "absence" quand on a fini de dire sa réplique.
Le
budget alloué permet d'investir dans les décors : sièges futuristes de chez
IKEA. Il faudra aussi penser à déclarer la représentation à la SABAM.
Sébastien,
un autre élève s'investit beaucoup dans une bande "off" et pour les
musiques.
Parmi
l'une des satisfactions du projet : la collaboration avec la classe d'arts. Avec
le soutien des professeurs, M. F. Louette et A-C Deschamps, les élèves de
l'option réalisent une affiche. Pour ce faire, ils assistent à certaines répétitions.
Une fois les idées dégagées, les différentes esquisses sont alors présentées
à la classe de 3E pour
être choisies. A bulletin secret, on vote et une affiche fait l'unanimité. Ce
qui n'est pas le choix des adultes. Un second projet est retenu comme carton
d'invitation. Le contact avec l'imprimeur est malheureusement pris en charge par
le professeur. Le temps presse.
Les
échéances
:
Après
les vacances de Pâques, tout semble oublié…Satanés congés… Il faut accélérer.
A mes regrets, la partie grammaire fond à vue d'oeil. Surtout que les échéances
approchent, l'essentiel est peut-être de montrer que si l'on y croit, le
challenge est possible. On répète deux mercredis et même un jour de conseil
de classe.
sommaire 125 * début projet tréâtre
C'est
parti :
Répétition
générale devant les internes. Le public n'est pas facile et les imperfections
apparaissent. Un fou rire d'une élève dans la salle destabilise les comédiens
en herbe qui estiment que le public est froid. Le constat global est positif.
Mais on doit faire mieux.
La
"première" marche bien devant les classes de 1re année.
Un collègue ose même : "Une vraie performance avec cette classe".
Les étudiants sont congratulés par leurs pairs. Cécile Valet, prof de français
fait rédiger une critique comme exercice d'écriture.
Le
4 mai, après une arrivée en catastrophe, les élèves jouent à la journée
nationale "Annocer la couleur" à Mons. Une vraie fête. Tous frais
payés par l'organisation : déplacement, nourriture, animations… Sam Touzani, que les élèves ont rencontré 15 jours avant, connaît les
difficultés du projet. Tout va sur des roulettes. Le public rappelle la classe sur scène. Leur plus belle récompense
: les mots de leur titulaire qui les a accompagnés :"Vous m'avez vraiment
étonné".
La
troisième représentation, le soufflé retombe. Grosse déception devant deux
classes de l'Inda. Manque de concentration. Trois élèves malades. Manque aussi
de respect pour le public qui s'est déplacé… Grosse colère…. Le prof de
l'Inda, Jean-Luc Léonard reste constructif, fait aussi rédiger ses étudiants.
Eux aussi restent indulgents le plus souvent.
Il
reste 5 jours pour sauver les meubles devant les parents. Heureusement deux
articles paraissent dans La Meuse et L'Avenir du Luxembourg. Ils sont élogieux.
On compare les deux papiers. L'échange avec les journalistes est aussi
fructueux.
12
mai 2006. Le
jour J. Il s'agit du festival de théâtre de l'école. Le niveau y est très
bon. La journée s'annonce mal, deux élèves sont exclus du cours pour chahut.
L'élève bouc émissaire quitte l'école l'après-midi, il fait l'effort de
venir jouer la pièce. A deux minutes du rideau, seul un coup de gueule permet
de calmer une effervescence négative. 35 minutes de spectacle. Ouf, c'est gagné…
Ouf, c'est fini… Les parents congratulent les petits chéris…
Constat
:
sommaire 125 * début projet tréâtre
Une des
difficulté aura été de mettre ensemble 26 étudiants. 26 étudiants d'une
grande tonicité. En sachant bien qu'on ne peut demander à tous de se
transformer en acteurs professionnels.
Travailler
sur la durée demande un investissement réel… Ne se lancer dans un tel projet
qu'en connaissant mieux sa classe. Commencer trop tôt, n'est pas toujours un
adjuvant.
Un tel
projet pompe sur vos heures de loisirs. Et la famille a été mise à
contribution… Y réfléchir à deux fois…
Les
parents jouent aussi les taxis. Et certains ont plusieurs fois râlé, il a
fallu aussi déminer de ce côté-là. En gros, seul, c'est impossible.
"Le
cinéma procure des admirateurs, le théâtre donne des amis", disait
Edwige Feuillère. Cela a été le cas avec mon partenaire à la mise en scène.
Cela a aussi permis à une classe "difficile" d'être reconnue.
|
Acteurs :
Aissaoui Damien, Baulard Ronald, Bedin Vincent, Boulanger Romain, Collet Sébastien,
Dandoy Céline, de Becker Marie, Delobbe Thomas, D'hondt Benjamin, D'hondt
Maxime, Gengler Margaux, Gossart Olivia, Hissette Simon, Hoge Alexandra, Jacob
Florence, Lhoest Pierre, Louis Gaëlle, Martino Nicolas, Massart Corentin,
Michel Hélène, Motte Dit Falisse Christophe, Noiset Alison, Ogden Sophie
Charlotte, Paquay Thibaut, Philippe Michael-Andrew, Vujovic Aleksandar. Site de la classe: |
|
Autres articles "parcours théâtre" parus dans LMDP:
* Lire – Ecrire – Jouer – Editer une pièce de théâtre * 3e degré : http://home.scarlet.be/lmdp/chsc.html
* Maupassant revisité pour écrire et faire du théâtre * 1er degré : http://home.scarlet.be/lmdp/maar.html
* A la rencontre de Samuel Beckett * 3e degré * "Représenter" au théâtre une lecture du monde :
http://home.scarlet.be/lmdp/jeva.html
* Composer/donner des spectacles à partir de romans lus récemment par les élèves * 3e degré : http://home.scarlet.be/lmdp/doal.html
sommaire
125 * début projet tréâtre
LMDP
*Langue maternelle * Documents
pédagogiques
Activités
de langue française dans l'enseignement secondaire * Périodique trimestriel
© LMDP Copie autorisée pour usage pédagogique non lucratif et avec mention de la source