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Une idée en passant… un texte de…
Tenzin
Gyatso, sa Sainteté le 14ème DALAI LAMA

Tenez compte du fait que le grand
amour et les grandes réussites impliquent de grands risques.
Lorsque vous perdez, ne perdez pas la
leçon.
Suivez les trois R: Respect de
soi-même Respect des autres et Responsabilité de tous vos actes.
Souvenez-vous que ne pas obtenir ce
que vous voulez est parfois un merveilleux coup de chance.
Apprenez les règles pour savoir
comment les transgresser correctement.
Ne laissez pas une petite dispute
meurtrir une grande amitié.
Lorsque vous réalisez que vous avez
commis une erreur, prenez immédiatement des mesures pour la corriger.
Passez un peu de temps seul chaque
jour.
Ouvrez vos bras au changement, mais ne
laissez pas s'envoler vos valeurs.
Rappelez-vous que le silence est
parfois la meilleure des réponses.
Vivez votre vie d'une façon bonne et
honorable. Ainsi, lorsque vous vieillirez et que vous regarderez en arrière,
vous en profiterez une deuxième fois.
Un foyer aimant est la fondation de
votre vie.
Dans les désaccords que vous avez avec
ceux que vous aimez, ne vous occupez que de la situation actuelle.
Ne réveillez pas le passé.
Partagez votre savoir. C'est une
manière d'atteindre l'immortalité.
Soyez tendre avec
Une fois par an, allez quelque part où
vous n'êtes jamais allé auparavant.
Souvenez-vous que la meilleure des
relations est celle dans laquelle l'amour que chacun porte à l'autre dépasse le
besoin que vous avez de l'autre.
Jugez vos succès d'après ce que vous
avez dû sacrifier pour les obtenir.
Approchez l'amour et la cuisine avec
un abandon insouciant.
Salutations,
Dalaï Lama
Si
vous désirez conserver ce texte et le diffuser :
version imprimable – format Word (dalailama.doc)
Notre action au quotidien:
Créations du Monde existe depuis
1985.
Depuis sa naissance jusqu’à ce jour,
au cours des années et des voyages, nous avons découvert quantité de choses.
Non seulement les objets que nous vous avons
ramenés, mais aussi les moments que nous avons vécus.
Parmi ces choses, il y a notre monde quotidien, mais
aussi des facettes souvent cachées ou incomprises. C’est une part de ces
découvertes que nous voudrions vous faire partager ici.
Depuis nos premiers voyages, nous ouvrons les yeux sur les réalités de chaque jour. Ceci autant dans les pays parcourus en « étranger voyageur » …et non en touriste, que lors de nos retours en terre connue. Souvent le choc est plus grand au retour à l’aéroport de Bruxelles- National …que lors d’une traversée d’un col de l’Himalaya tibétain…
Les expériences, les voyages dans d’autres terres, autant
que le quotidien de notre activité professionnelle en Europe, nous ont amenés à
penser et à être en citoyens du monde, nous sommes chez nous autant ici que
là-bas, autant dans notre civilisation qui se dit moderne que dans un village
perdu sans route ni électricité quelque part au Cap-Vert ou au Népal.
La clé est le respect et commence aussi par celui de
soi-même autant que celui d’autrui.
L’histoire
est longue, donc, il faut la résumer quelque peu ici. Nous travaillons
actuellement quasi exclusivement avec le Népal. Ceci parce que nous nous y
sentons bien, les contacts que nous y avons liés sont humains, agréables autant
pour nous que pour les gens de là-bas, dans un pays qui certes connaît de
fâcheux et très regrettables problèmes « économico-politiques »,
mais qui garde néanmoins le sourire et la confiance en
Après
plusieurs années de travail sur place, nous avons, en août 2002, monté notre
propre manufacture pour réaliser les vêtements que nous vous proposons. Cette
démarche est partie d’un souci de qualité, par les exigences de notre clientèle,
mais aussi et surtout d’une volonté de contrôle du travail. Afin d’offrir des
conditions et un environnement favorables pour ce travail. C’est pourquoi notre
atelier a vu le jour. Nous avons cherché diverses manières de faire un projet
d’aide, pour en venir à la conclusion que le meilleur moyen de faire de
« l’humanitaire » est aussi de donner un travail équitable. Ce pour
quoi nous avions déjà une partie de l’outil qui fonctionnait au travers de
notre propre boutique à Bruxelles et aussi auprès de nos autres clients
professionnels, associations et autres boutiques qui respectent et appliquent
notre démarche.
Actuellement nous employons une
trentaine de personnes dans notre manufacture de Kathmandou,
à qui nous offrons un salaire honorable et des conditions de travail décentes
dans un milieu agréable. D’autre part, il faut savoir qu’il n’existe aucune
structure de sécurité sociale au Népal. Concrètement cela veut dire qu’il n’y a
aucune intervention du type « mutuelle » pour les soins médicaux
qui sont par ailleurs impayables puisque les hôpitaux relèvent pour la plupart
du secteur privé (même si certains dispensaires issus de projets humanitaires
existent, ils sont souvent sujets à la corruption omniprésente…).
Face à cela, nous avons pris la responsabilité
d’assumer nous-même cette couverture, non seulement pour nos travailleurs, mais
aussi pour l’ensemble de leurs familles, c’est à dire épouses ou maris,
enfants, parents, voir grands parents… actuellement, ceci nous donne environ un
minimum de 150 personnes que nous prenons en charge.
Nous croyons qu’il n’y a pas
meilleure façon de faire du « commerce équitable ».
Et, non, nous n’avons aucun « label officiel », cela coûterait l’équivalent de plusieurs mois
de salaire de nos employés !!! Ou bien vous paieriez vos articles plus
cher… A choisir ?
Nous avons notre courage et notre
bonne volonté ce qui vaut mieux que tous les beaux discours.
Actuellement… en 2010…
…hélas Créations du Monde ne survivra pas, après 25
années à votre service et au service des projets locaux au Népal, la
conjoncture économique et les difficultés majeures que rencontrent les petites
entreprises indépendantes dans ce contexte font que Créations du Monde ferme
définitivement la boutique à Bruxelles au 31 décembre 2010.
Pourquoi ? … on nous pose quotidiennement la
question, mais la réponse est vaste. En quelques mots : tenir à flot une
boutique dans un contexte économique tel que celui que nous connaissons
actuellement en Belgique est devenu mission impossible. Pour raisons
économiques, entre baisse de rentrées (pour tous), surcroît de charges, aucune
aide. S’il fallait envisager une autre voie ce serait en désaccord avec notre
motivation première : conserver l’esprit qui motivait notre démarche
jusqu’au bout, une vraie manière de faire « en direct » un commerce
équitable, mais voilà cela ne tient plus entre les exigences « du
marché » et des charges.
On pourrait certainement en faire un profond débat de
société, un blog, un forum, …mais cela ne changerait
rien, voyons cela avec philosophie et …passons à autre chose, et, pour notre
part, autre part… !
Si vous voulez réagir à ceci n’hésitez pas à nous
contacter… on se sentira un peu mois seuls…
Bon vent à toutes et tous
JM.
Une question parmi d’autres…
Equité : n.f. justice naturelle fondée sur la reconnaissance des droits de chacun; vertu qui consiste à régler sa conduite sur elle. « Juger avec équité et non selon les règles du droit positif » / Caractère de ce qui est équitable.
Le « commerce équitable » est
« à la mode »… mais
qu’en est-il en réalité ???
Oui, en
entend parler un peu partout de commerce équitable. Si certains systèmes
fonctionnent bien à cet égard, le principe se trouve déjà souvent galvaudé
quand il est pris comme thème et raison d’être par certaines entreprises
commerciales, petites ou grandes qui proclament tout haut exactement le
contraire de ce qu’il font …tout bas, sans qu’il n’y ait une réelle possibilité
de contrôle.
Le fait d’afficher
une étiquette et des slogans n’est jamais une preuve effective. Hélas, même si
on sait pertinemment que l’habit ne fait pas le moine, nous sommes encore très
souvent abusés par la poudre lancée aux yeux du « consommateur ». Et,
par manque de réflexion ou de temps, nous creusons rarement le sujet. C’est
ainsi que certaines marques ou boutiques utilisent et affichent l’étiquette
« commerce équitable » … mais à bien regarder une autre étiquette,
celle sur les produits, on se rend compte que l’article vendu est un produit
fabriqué par une des plus grandes multinationales « d’outre Atlantique »…
Ne soyons pas aveugles
et ignorants : une étiquette sur un produit n’est pas une garantie totale,
ce n’est qu’un papier sur lequel on peut imprimer ce qu’on veut.
Si, par exemple, sur un de nos
vêtements en coton nous attachions une étiquette « 100% soie »
seriez-vous troublés ? Peut-être, mais, si vous n’êtes pas spécialiste des
matières textiles, verriez-vous la différence entre un coton de haute qualité
et une soie tissée à l’identique… Vous laisseriez-vous abuser ?
Prenez-vous le temps soit d’être assez attentifs ou de connaître vraiment
le sujet ?
Tout cela tourne aussi autour d’un problème
d’information, de connaissance ou d’ignorance, …dans une société où la
« communication » se veut la revendication primordiale …mais est
aussi sujet à bien des turpitudes.
Ouvrez les yeux …posez des questions et voyez par
vous-même, …pas par la pub !
Il faut savoir aussi que tout type de « label » commercial, écologique, bio, etc.etc. coûte cher, voir très cher à qui désire « officiellement » en faire partie. Le résultat est d’une part que seules les grosses structures peuvent se l’offrir et d’autre part que ce sont souvent ces mêmes structures qui, si elles ne les ont pas mises sur pied elles-mêmes, les contrôlent indirectement.
Je vous laisse aussi, exemple parmi d’autres, imaginer le
prix que coûte le billet d’avion + l’hôtel + les déplacements, etc. d’un
contrôleur qui est chargé d’aller vérifier une usine de vêtements au fin fond
d’un pays asiatique corrompu, où comme dans la plupart des cas on lui jettera
de la poudre aux yeux, pour recommencer à …employer des enfants dès qu’il sera
parti.
Bref, nous n’allons pas ouvrir ici
le procès des travers du système… Nos amis au Népal se plaignent de la
corruption quotidienne, mais ce même péché de l’homme existe bien hélas aussi
chez nous comme partout parmi d’autre fléaux…
A nous chaque jour d’essayer de
faire la part de choses et d’utiliser à meilleur escient le temps qui nous est
imparti sur la voie du juste milieu …
Un projet d’ ONG au Népal:
En perpétuelle
construction, dont voici les bases :
Durant nos voyages successifs au
Népal, nous sommes bien entendu confrontés à la réalité quotidienne du pays. Depuis
nos premiers contacts en 1996, nous avons cherché ce qui pourrait être utile à
faire sur place. Il existe déjà beaucoup de projets, associations, ONG diverses
soit locales soit soutenus par des volontés du monde entier. Bien des choses
fonctionnent, mais certaines idées préconçues sur « l’aide
humanitaire » font encore que bien des projets sont inadaptés aux
nécessités réelles du terrain, voir même inutiles,
puisque ne répondant pas à un besoin effectif de la population ou de
l’environnement. Ceci sans rentrer dans le vif d’un sujet délicat mais hélas
réel des abus et de certains coûts aberrants encourus dans certaines
associations…
Pour bâtir quelque chose d’utile
dans un pays et pour un peuple, il faut d’abord s’attacher à comprendre les
modes de vie du lieu. C’est bien de fournir des tonnes de lait en poudre pour
combattre une famine …mais on oublie qu’il faut de l’eau pour le
diluer ! Ca paraît absurde et
pourtant cela c’est déjà vu…
Dans le cadre du Népal, nous avons aussi
vu pas mal de problèmes de ce genre. Au départ, nous pensions établir une
école, plus exactement un atelier créatif pour les enfants. La scolarité est
payante. Il est évident que peu en ont les moyens, même si la situation n’est
pas totalement déplorable. En fait, beaucoup de projets concrets permettent
déjà à un très grand nombre d’enfants d’avoir une scolarité de base, mais
encore souvent, il n’y a qu’une partie des enfants de la famille qui vont à
l’école, en fait, les autres, aînés ou même cadets, travaillent pour payer les
études des plus doués…
Ceci peut paraître révoltant, mais
là encore, il faut comprendre la réalité locale, nous ne sommes pas dans le
contexte de notre civilisation européenne, il n’existe aucune structure de
protection sociale, faute des gouvernements …oui, mais faute d’un système que
nous qualifierions sans doute de féodal, cependant n’oublions pas qu’il n’y a
même pas 100 ans d’ici, nous en étions quasi au même stade. Ceci sans parler du
contexte politique qui n’est guère enclin à favoriser une quelconque
amélioration dans le pays.
Soit, ceci dit, même s’il y en a encore bien plus à dire,
c’est ce qui est… Donc, créer une école, c’est une bonne idée, mais on ne
ferait qu’en créer une de plus. Cette idée n’est pourtant pas à écarter pour
l’avenir. Il apparaît que de nombreuses écoles supérieures soutenues par des
parrainages fonctionnent correctement. Mais d’ici quelques années, il y aura
beaucoup d’avocats, d’informaticiens, de médecins, etc…
oui, c’est bien mais, face à cela, nous avons échafaudé une autre démarche,
pourquoi faire ce que tout le monde fait ? Donc le projet serait celui
d’un atelier offrant la possibilité d’apprendre des métiers plus manuels, ce
qui est et sera effectivement une grande nécessité !
Après toute cette réflexion, au mois
d’août 2002, lors de la mise en route de notre atelier de confection pour les
vêtements, nous avons appliqué le mieux possible tous les préceptes de
déontologie. Et il est apparu une nécessité bien évidente, surtout en cette
période de mousson, nous avons été directement sur le terrain confrontés à la
réalité de tous les jours, en fait, il manque simplement des médicaments de
base efficaces… Il y a des pharmacies dans toutes les rues de Kathmandou, mais toutes vendent les mêmes « copies »
fabriquées en Inde qui sont rarement efficaces, donc, tout le monde souffre de
maux que nous pourrions guérir très simplement mais qui s’aggravent faute de
moyens pratiques. Les visites chez le médecin coûtent très cher, donc… problème.
Voilà donc lors d’un précédent
voyage, février-mars 2003, nous lancions les bases
d’un dispensaire. Mais faute de temps et de moyens, il n’est encore
qu’épisodiquement fonctionnel, lorsque nous sommes nous-même sur place.
Certaines lenteurs locales font que tout n’est pas opérationnel, nous espérons
un vrai démarrage en 2004, car nous sommes seuls pour tout faire…
manifestez-vous si vous avez la possibilité de nous apporter quelque
aide !!!
Et puis, il faut mettre en place les
outils d’un contrôle complet et efficace de notre action. Même si nous avons un
ami de confiance sur place à Kathmandou, il ne peut
tout prendre en charge à lui seul.
Nous avons déjà le support du
Prieuré « Grand Prieuré Russe de Malte » de Belgique et de certaines
sociétés pharmaceutiques ici en Belgique pour fournir quelques médicaments,
mais toute aide est bien entendu précieuse. Merci de vous manifester si vous
voulez nous soutenir !
Les fléaux que nous voudrions combattre en priorité
sont :
- la fièvre typhoïde (le vaccin est une simple ampoule à
boire qui coûte un prix insignifiant ici)
- les 2 formes d’hépatites A & B (vaccin plus
complexe à administrer et aussi plus coûteux)
- aussi bien d’autres problèmes dermatologiques
D’autres éléments dont nous aurons bien entendu besoin
sont du matériel médical de base et encore d’autres médicaments.
Lors de chacun de nos séjours, nous étudions encore au
mieux les nécessités de ce projet.
Merci de nous communiquer toute forme de suggestion, de support de quelque ordre que ce soit, que vous pourriez nous apporter, c’est par ces petits ruisseaux que nous pourrons former une rivière…
…vos encouragements nous sont des plus précieux !!!
…envoyez nous un mail : info@cdmline.com
Jean-Marc
De Beys.
pour
Créations du Monde