Reviews

Lp - Ils consomment tuent et prient, mais ne pensent pas (2009)

Let the tigers out records / Swarm of nails records / Fux records / Still Leben records / Ruin your fun records / Internationale records

COLLECTIVE ZINE

Like Patrick Vieira, this band have an extra vowel in their name that always throws me and also like Patrick Vieira, they speak French although these dudes are actually from Belgium, a place not really known for producing punk bands. Excellent artwork, lovely zine-esque booklet with song lyrics, drawings, opinions and photos means that before I've even put the thing on the turntable I'm kind of into it. And it (mostly) doesn't disappoint, although sounding a little different to what I was expecting, which was full on euroskram. Much of the record is actually mid-paced and fairly heavy, with some screamo trimming here and there. It reminds me quite a lot of Belle Epoque in places and other Frenchmo bands, rumbling along a like a slowed down version of fellow French-speakers Iscariote. I think it's this kind of samey pace that makes me feel the record is a tad long and has a few too many plodding instrumental bits but just enough going on to keep me interested. Good stuff, just a bit of a slow burner.

http://www.collective-zine.co.uk/reviews/?id=7230

PRESTO MAGAZINE

ISAÏAH épingle sa musique dans un art qui devient à mon goût de plus en plus rare. Sept titres qui réussissent l'exploit de manier la noise – post hard core et le screamo en déjouant les petits travers dont beaucoup ont cru à cette jouissance de performance et qui tout compte fait n'a fait que  lasser. Chaque mot éructé, chaque cri est une violente secousse cutanée. Il n'y a pas de rêves, mais bien de la réalité. Des mélodies irascibles toujours inquiétantes, car remplies de tensions d'impuretés , mais arrivant à mettre l'auditeur dans la curiosité grâce à ses passages plus intenses et lents.  Il suffit pour cela de s'en convaincre sur «Des Enfants, L'Aurais Dû Le Tuer Deux Fois» il y a tant de tensions, de mépris tout comme « 21 – ..28 Mai 18..71 ». Se réservant autant sur « Des Chiens De Garde Et Des Cerbères » pour d'autres passages aussi forts , et « Enfants De L'Apathie » rend la fin de cet album gracieux. Ils surgissent de l'obscurité , balaient  avec ivresse, immergent  l'auditeur. Forte personnalité. Très bon disque.
Grégory SMETS

SHOOTMEAGAIN

La "musique rock contemporaine" peut être considérée comme un produit de marketing de masse, tout en y trouvant parfois une certaine qualité. Mais elle peut aussi être totalement aux antipodes d'une logique mercantile. Elle peut aussi être faite de sang, de sueur, de violence et d'émotion. L'album d' Isaïah fait définitivement partie de cette seconde catégorie. Trente-sept minutes d'une intensité inouïe, montagne russe schizophrénique alternant entre puissance screamo maximale et recherche mélodique ultra-émotive. Ca hurle, ça cogne très dur, ça secoue des cordes de basse, mais derrière, ou plutôt entre ces décharges soniques phénoménales on retrouve des atmosphères captivantes, parfois faites de simples arpèges efficacement répétés.

Il y peut-être Isis , Pelican , Mogwai, Black Heart Rebellion derrière tout cela, mais c'est Isaïah qui impressionne sans relâche, jusqu'au final cinématographique. En parlant de cinéma, on aimerait bien trouver un cinéaste assez torturé pour créer des scènes autour de ces morceaux, plutot que le contraire, tant ils peuvent inspirer. Évidemment, il faut accepter l'absence totale de compromis. Même si les paroles ont clairement quelque chose à dire (juste un exemple : 21-28 juin 1871 tire son nom d'un épisode terrible de l'histoire de France, la Semaine Sanglante de la Commune de Paris), on sera bien obligé de les lire, car la passion vocale rend les mots difficiles à discerner.

Ils consomment, tuent et prient mais ne pensent pas est un album sec, intense, joué au fil du rasoir, comme si la vie du groupe en dépendait. Ce sentiment d'urgence, de nécessité si souvent absent de la musique que nous sommes censé écouter, Isaïah en a à revendre. Nous en avons besoin. Nous en aurons toujours besoin.


Chroniqué par Denis le 03-07-2009

http://www.shootmeagain.com/chroniques/1659_isaiah_ilsconsommenttuentetprientmaisnepensentpas
METALORGIE

Ils consomment, tuent et prient mais ne pensent pas
Note : 15.5 / 20
Année : 2009
A Ecouter : En se glissant dans les fissures des murs
A été album du moment

De la foudre. Et de la ferraille. Isaïah. Composé sous la forge. Avec la suie des torches.

Enfant du désordre, né avec une croix inversée sur la poitrine, Isaïah est une combustion politique et musicale permanente. Ainsi, si Tour CD se voulait une prise de maquis, Ils consument, tuent et prient mais ne pensent pas s’apparente à un véritablement prise... d’armes. Tout y est ici en rage, en émeute, en fronde, malmené par une batterie percluse de coups et par une charge continue de cordes nerveuses. Alors, même si le chemin n’est pas éloigné d’un early Aussitôt Mort ou d’un The Black Heart Rebellion (par l’alliance d’un screamo raw et d’un post-hardcore plus clairsemant), la chose se différencie par sa frénésie, par ses mots hurlés jusqu’à la blessure. Par son engagement aussi, qui transparait dans chacun de ses appels à la lutte.
Il y a un mouvement et un besoin à combler. Il y a une note et un silence rompu. Il y a une route à prendre et un chemin que l’on suit. […] Le bateau mondial coule. Mais nous avons appris à nager.
Isaïah déverse ainsi son hardcore dans des silos fissurés à force de combat. Un hardcore balafré, âpre et damné qui s’emploie à faire passer un message à chaque titre (Propos sur les centres de rétention, sur la question du voile, sur les lois répressives ; référence historique à la Commune de Paris) dans cette forme punk originelle qui dégueule ses tripes et se rompt les boyaux entre chaque accord. Et c’est bien ce qui marque le plus dans ce premier full lenght. C’est cette intensité, que rien ne fait faiblir – si on excepte les passages post-aérien-mélodique ("Quand les flemmes viennent de l’intérieur") –, cette foi dans la résistance : par et pour la musique.
Côté style, on retrouvera les riffs incisifs de cette école screamo européenne (Am I Dead Yet, Bokanovsky, Cotidie Mori) nourrit d’Hardcore sombre (June Paik, Mesa Verde, Dakhma). Un mélange de chaos et de poésie. Afin de crier ce que certains voudraient voir tu.

Isaïah est une flamme noire.

En écoute sur myspace.

PS : A noter l’effort en terme d’artwork (subliment réalisé par Brian Cougar) et de contenu. Le vinyle est en effet muni d’un livret fait de paroles (traduites en anglais), de textes explicatifs, de dessins et de photos. Le tout made in D.I.Y.

http://www.metalorgie.com/punk/groupes.php?id=2516
Turtle
 
SCREAMO.NL
Isaïah - ils consomment, tuent et prient mais ne pensent pas

8 / 10 - J
 
Belgium dudes giving their best impression of sounding French.
 
Kicking of with their best and most orchestral song (EPIC comes to mind) "Quand Les Flammes Viennent Des Occupants" Isaïah sets the mood for some fine music in the vein of bands like Et Tu Brute and Funeral Diner (but a bit harder). People who've heared their demo know what to expect, they will even hear some familiar tunes, Des Enfants... and Euthanasie De Nos Âmes Perdues. Isaïah won't get you bored: all songs are highly dynamic, a lot of change between pace and volume. In the more softer parts of their songs the bassguitar is really prominent which is really cool. This is just one example of the excellent mixing they've done for this recordings.It really works for this kind of screamo.
 
I wish I paid more attention in French class so I would know what they sing.

http://www.screamo.nl/index.php?pagina=Reviews


SET US FREE FANZINE ISSUE Nr. 1, 2009

I can only say one thing; Wow. French screamo at it’s best. What you can complain on is that they have a pretty thin guitarsound, and that is perhaps why their overall sound feels a bit lame on some parts, but other than that, Isaïah got it all. This is heavy, beautiful, slow, increadibly emotionally loaded and I can only wish that I understood french, I think that would’ve contributed really much to the entirety. They have a good feeling for structure in their songs too. I myself think that the bass sound is awfully beautiful, but sadly it does not sound very “bassy”. This could also be a reason for their thin sound on some parts. The ending song “Enfants de l’apathie” is a perfect ending, the ending part consists of a french monologue blended with distant and ambientlike guitarsounds, which rounds up this record in a splendid way.

http://www.screamo.nl/index.php?pagina=Reviews

ZANN'S MUSIC

Ah, aquellos años en los que la palabra Emo era casi sinónimo de producciones caseras, guitarras disonantes, gritos desgarrados, postulados D.I.Y. a rajatabla y puro, desordenado e intenso caos musical. Los tiempos cambiaron y lo que bandas como Rites Of Spring, Moss Icon, Still Life, Current o Policy Of Three alguna vez patentaron como Emo hoy es conocido con el rótulo de Screamo. Claro, con los años surgieron otros como Envy, Neil Perry o City Of Caterpillar que le dieron una nueva dimensión a ese sonido epiléptico, agregándole épicos pasajes instrumentales cercanos al Post-Rock. Isaïah es un quinteto belga que bebe de dichas fuentes y logra algo más que un buen bocado de nostalgia. Canciones con cuidados desarrollos, sutilmente arregladas, con un trabajo de guitarras que no descuida la inventiva, la energía ni la melodía. Con un cantante limitado a gritar hasta sentir la sangre en la garganta. Y bien por él, no hace falta más que ese descarnado despliegue de sentimientos quebrados. Claro, son jóvenes y se nota. Tanta desnudez emocional puede resultar algo inocente, pero es al mismo tiempo conmovedora y refrescante entre tanto cinismo cotidiano. No me importa haber escuchado mil veces esa dinámica de replegarse en tímidos arpegios para luego estallar con la distorsión chorreando de los parlantes y los corazones en llamas. No tengo problemas en dar otra probada de lo mismo si está hecho con tanta convicción. Esto no significa que no haya ideas musicales. El caudal de imágenes es casi inagotable y estos muchachos logran un buen equilibrio entre la furia desgarrada y los paisajes de tridimensión cinematográfica. Pero, insisto, el trofeo va para la intensidad emocional desplegada sin tapujos en estos casi cuarenta minutos. Atrévanse a sentir.

http://zannmusic.blogspot.com