Historique

 
L’Institut Sainte-Anne de Florenville, implanté au coeur de la cité depuis plus de cent ans, accueille encore aujourd’hui chaque jour près de 320 étudiants de la région . 

Lorsque les Soeurs de la Providence de Saint André  de Peltre (Metz) sont arrivées à Florenville (1846) pour assurer, tout d’abord des cours à l’école primaire et ensuite pour fonder une école ménagère (1889), auraient-elles pu penser que leur initiative d’éducation et de formation serait toujours poursuivie un siècle et demi plus tard ? 

Le souci premier des Soeurs de la Providence était de former de bonnes ménagères et de bonnes mères au foyer répondant ainsi aux besoins des familles nombreuses de cette époque. 

C’est dans ce même esprit et avec la même détermination que les Soeurs de la Providence (Champion) ont ouvert un pensionnat pour jeunes filles à Jamoigne (1834), repris ensuite par la Congrégation des Soeurs de la Doctrine Chrétienne (1936). 
Bien que peu distantes l’une de l’autre, ces écoles ménagères ont subsisté conjointement pendant plusieurs décennies. 

En ce qui concernait les garçons, le travail à l’exploitation agricole familiale ou l’apprentissage d’un métier sur le tas étaient une règle générale à laquelle fort peu d’entre eux échappaient. 
Ce n’est qu’ après la seconde guerre mondiale que la formation générale des jeunes garçons sera organisée dans la perspective du développement d’une société en pleine reconstruction. Celle-ci sera assurée par la congrégation des Frères Maristes de Florenville qui ouvrit une école moyenne (1952) avant de s’installer dans ses nouveaux bâtiments, l’Institut Champagnat (1961).
Entre-temps, une école moyenne ménagère (1942) et une école moyenne technique filles (1958) avaient vu le jour à Jamoigne . 

Dès les années ‘50, les Soeurs et les Frères firent appel à des professeurs laïcs afin de les seconder dans leur mission d’enseignement. Au fur et à mesure des décennies, ceux-ci devinrent de plus en plus nombreux par manque de vocations religieuses. 
 Fidèles à l’esprit de leur fondateur et soucieuses des mutations de leur temps , les congrégations des Soeurs ont su  adapter la formation qu’elles dispensaient à la réalité de la société en évolution constante. 
A Florenville , la création d’une section technique (1957), d’une section « Assistance Familiale » (1963) et de moyennes générales (1964) en est la preuve. 

Au début des années ‘70, l’intention de l’Institut Sainte-Anne d’ouvrir son enseignement à la mixité prit forme grâce à  la collaboration de l’Institut Champagnat voisin (1970). Elle s’accompagna de la volonté de donner aux élèves une formation générale les préparant aux études supérieures ou leur permettre d’entrer plus rapidement dans la vie active par une formation plus spécifique. C’est dans le cadre de ce deuxième objectif qu’une section professionnelle « Travaux de bureau » au degré supérieur fut créée l’année suivante. 

Le développement de la société dite "de consommation" avec l’apparition de nouveaux biens et services (notamment le développement des transports en commun) va progressivement élargir le cadre rural de vie de notre population locale caractérisée par une dénatalité croissante. La collaboration entre l’Institut du Sacré-Coeur de Jamoigne  et l’Institut Sainte-Anne devenait inévitable (1977) et permettait de poursuivre dans la région un enseignement technique et professionnel adapté aux besoins de l’époque: l’ "Institut Technique et Professionnel Jamoigne- Florenville " était né. 

La coopération entre ce nouvel institut et les deux autres écoles de Florenville se concrétisa par l’ouverture de l’enseignement rénové dans les trois implantations (1977) avec les options "latin, sciences, socio-économie, biotechnique"  ( Florenville) "services aux personnes" et "construction gros oeuvre" ( Jamoigne) (1978). 

Avec l’introduction de la micro-informatique à l’école, l’année 1981 verra la fusion des Pouvoirs Organisateurs des trois écoles en un seul  ouvert aux laïcs et la constitution d’un "Centre d’Enseignement Secondaire Libre Florenville-Jamoigne". 

L’école devant s’adapter sans cesse, les sections "services aux personnes" et "construction gros oeuvre" n’offrant plus de débouchés, les responsables de l’école durent les remplacer par une seule  option "travaux de bureau " qui répondait aux besoins croissants d’un secteur tertiaire en pleine expansion (1985). 
Suite à cette rationalisation , l’occupation de l’implantation de Jamoigne ne pouvait plus se poursuivre pour des raisons d’organisation et d’entretien de bâtiments. 

Par souci d’une meilleure organisation et d’une meilleure gestion de l’enseignement, les classes quittèrent  l’Institut Champagnat pour rejoindre la seule implantation de l’Institut Sainte-Anne (1988) sous la tutelle de sa congrégation fondatrice, les Soeurs de la Providence de Peltre, congrégation avec laquelle il fêta son centième anniversaire (1989). 

Depuis la création de notre Institut ,  le charisme de la Congrégation des Soeurs de la Providence n’a cessé de promouvoir une instruction et une éducation chrétienne (Tendresse et Miséricorde de Dieu-Providence) de la jeunesse avec le souci constant des plus faibles. 
Les projets éducatif et spirituel de son fondateur , sur lesquels notre projet d’établissement se fonde, visent à permettre à chacune des personnes de la communauté scolaire à trouver sa place dans la société d’aujourd’hui. 

* * * * *

 

 
 
Retour