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Ci-dessous des photos de mon voyage en Ethiopie fin novembre - début décembre 2007. Il y avait là un rassemblement des tribus Somali, co-organisé par UN OCHA-PCI. Comme expliqué dans un message précédant, j'y allais d'abord comme accompagnatrice de la délégation Wodaabé, mais je suis fini par partir seule.

Seulement un peu de commentaire accompagne ces photos. Si vous voulez savoir plus sur le rassemblement même, vous pouvez visiter le site web de PCI. Je vous enverrai un compte rendu plus profond sur demande.

Bonne lecture,

iez


En route

Deux jour avec le bus de Addis Ababa à Hudet.

  

Le premier jour, et une partie du deuxième: vert! vert! vert!

Alors la terre commence à prendre une couleur que je connais bien ...

... en à la fin du voyage, on pourrait aussi bien être au Niger.


Le terrain

Le terrain du rassemblement était bien préparé. Au plan infrastructurel tout était installé d'une manière solide, réfléchie et simple, par une organisation appelée 'Ethiopia Origins Tour & Travels' ou quelque. Voilà un des résultats, la cabane de la réception. Le Festival au Désert et cette organisation pourraient sans doute échanger des infos utiles.

M'installé, mangé, fait la connaissance des gens, bien dormi ... Et puis un petit tour.

Imprimez la photo ci-dessous, coupez, gardez les bouts à côté de vos oreilles et regardez avec moi. La seule pièce qui manque du cercle, c'est là que se trouvaient les tentes parmi lesquelles était la mienne. Puis de droite à gauche: les tentes des gens de PCI qui étaient arrivés avant nous; le kori / wadi - enfin: un lit d'une rivière qui est de la partie seulement en saison de pluie; puis, à gauche de cet arbre, derrière Nicola (de WISP), toute sorte de broussailles avec le terrain de réunion derrière; à gauche de ça une de ces fourmilières bizarres, très étroites et hautes; puis encore un peu de Nature, et de retour au kori.

Là on est arrivé au terrain de réunion. Il y avait quelque quatre à cinq cent participants, et ils étaient tous - aussi les représentants du gouvernement et des ambassades etc - sur ces nattes. Seulement notre hôte et son entourage avaient des chaises.

Eum ... ça dit sans doute qu'il est tellement chic que du 28 novembre au 3 décembre 2007 près du village Hudet dans la zone Liban (dans la région Somali en Ethiopie, ndlr) en Afrique cette rencontre c'était tenue.

De l'autre côté du terrain de réunion il y avait une clairière avec une petite cuisine (aussi en branches et rameaux) où on distribuait des boissons chaudes dans les pauses de la matinée et de l'après-midi: du café délicieux, ou du thé typique à la cannelle avec beaucoup de sucre et, sur demande, du lait.

A droite de cela il y avait encore une salle de rencontre que moi-même je n'ai pas vu en fonction. Mais à part des réunions plénaires, il y avait encore des réunions non-plénaires tard le soir et horriblement tôt le matin (est-ce que j'entendais 'quatre heures'? aye!)

On continu un peu ... Des deux côtés du kori résidaient les délégations de tous les 52 districts de la région Somali, plus des délégations de Somali de Somalie, Somaliland, Kenya et Djibouti, plus des délégations des régions voisines en Ethiopie, Oromia et Afar (bien possible que j'en oublie encore). Par délégation on avait prévu une ou deux de ces paillotes, et puis de ces tentes d'armée. Une plaque portait le nom des inhabitants ('Kenya', 'Afar' ...). Puis il y avait un endroit où résidaient les représentants des organisations internationales et des ambassades etc.

Il y avait quatre unités de restauration. Chacune était composée d'une salle à manger avec des bancs en rameaux autour ...

... une entrée d'une côté, en face de la cuisine en annexe avec fenêtre de distribution; et deux sorties de l'autre côté, où on trouvait à l'extérieur quelques trépieds avec un seau dessus avec un robinet, où on pouvait se laver les mains après avoir mangé. On mange sans couverts là, aussi les spaghetti (essayez chez vous!) Et on boit ... Eh bain.

  





Tous les participants avaient une carte de repas. A la fenêtre de distribution, on indiquait là-dessus qu'un repas avait été donné avec une boisson (du thé le matin, une - eum - autre boisson non-alcoholique le soir).

Chez Sfinks, ceci serait 'la cuisine de construction'. Aussi pendant l'événement l'équipe de l'infrastructure mangeait ici, avec quelques autres impliqués. Le soir il y avait toujours un grand feu et de l'ambiance assortie.

Près de la réception il y avait un magasin, où se vendaient des boissons, des sigarettes et des briquets. Derrière la réception: la tente de matériel. Le soir, toutes ses lampes étaient distribuées partout, et elles brûlaient jusqu'à tard. Très pratique pour une visite au sanitair. Les douches étaient des cabines sans toît en bâche avec un seau d'eau dedans - à chaque moment, on pouvait voir deux hommes avec une branche entre eux avec des seaux pleins. Il y avait aussi des cabines identiques, mais avec un seau de sable dans un coin, un trou profond au milieu, et une planche avec trou là-dessus. On n'a pas besoin de plus.

Le dernier jour: beaucoup de gens partent déjà, on rammasse. Moi aussi je pouvais utiliser un petit matelas comme ça.


Les réunions

A partir du kori au terrain de réunion.

Entrant le terrain ...

Vue de côté ...

Notre hôte, le Sultan Mohammed Haji Hassan Gababa.

Beaucoup de femmes, et elles n'étaient pas venues avec leur mari, pour laver ses chaussettes. Les Somaliennes participent activement à la vie civile et prenaient souvent la parole. Quand les hommes tournaient autour du pot, il y avait toujours une dame qui faisait avancer les choses. Baf! Chez eux c'est la femme qui gère les finances de la famille. "Si nos hommes font la guerre, nous devrions ne plus leur donner de l'argent jusqu'à ce qu'ils arrêtent."

Comme plusieurs peuples assistaient, chaque deux, trois phrases étaient suivies par une traduction avec le microphone: en Oromia, par example. Sur le terrain il y avait quelques traducteurs qui traduisaient en Anglais pour nous. Beaucoup des subtilités de la langue (significations cachées, vieux style poétique) se perdaient alors pour moi.

Tout à la fin: après une résumée par le sultan, il demande à tout le monde qui est d'accord de lever la main. Aussi Nicolas de Bruxelles (celui avec la casquette noire, là) et moi levaient nos mains spontanément - puis Nicolas se rendait compte que c'était un moment unique pour une photo! Moi j'étais juste trop tard, d'abord toutes les mains étaient levées. Nicolas, tu m'envoies encore une photo comme ça? Merci!


Chant et danse

A midi il y avait des animations, mais j'avais l'habitude de m'éloigner avec natte et notes en brousse pour digirer un peu toutes ces impressions en toute tranquilité. Le dernier jour j'étais là. Là on fêtait en groupe de manière traditionelle. Aux autres jours il y avait souvent 'un groupe'.

Les femmes battent les mains, chantent, mais ne bougent pas trop.

  

C'est une femme qui joue le seul instrument.

Les messieurs dansent.
Quand je montrait des photos des hommes Wodaabé, maquillés pour la danse, où simplement sans shesh alors qu'on voit leurs tresses, souvent on disait: "Est-ce un HOMME?" Au Niger, d'autre part, une jupe-enveloppe comme ça est typiquement féminine.

  

Une certaine danse était renvoyé par le sultan - parce que c'était le tour aux prochains, je pensais: "Parce que ce genre de chose peut bien déraper", me disait quelqu'un plus tard. En effet, dans ce petit groupe il y avait un jeune homme - il est sur la première photos des femmes, à droite - qui était plus ou moin hors de lui-même. Si quelqu'un lui était dans les jambes, il assaillait assez agressivment; parfois une des jeunes femmes faisait semblant de s'échapper, et alors il la poursuivait; parfois il simplement commençait à courir très vite dans n'importe quelle direction. Chaque fois il était calmé par les autres jeunes, en riant.


Différent du Niger, comme au Niger ...

Tiens! C'est comme un saga!

En cherchant un endroit tranquille pour ma pause de midi je trouvait ceci ....

  

J'ai souvent vu des parapluies avec ce motif au Niger, mais jamais un paraplapaud. 'Chez nous' on trouve des bidons avec du tissu autour qui est alors mouillé, et cela tient l'eau à l'interier au frais. Ici on mettait un peu de papier toilette autour d'une bouteille en plastic, qui était mouilé avec le même résultat. Autour de l'endroit où on était installé à ce moment-là, quelqu'un aspergeait le sol d'eau: le vent soufflait par-dessus, et ça rafraissisait.

Position d'assise typique, comfortable pendant les réunions: écharpe autour du dos et des jambes.

'Tchat', on appelle ça ici. Macher, macher, il y en a qui commencent le midi et continuent pour le reste de la journée. On mange seulement les feuilles jeunes, le reste on jette. Ou bien on pile ces feuilles jeunes et on mâche le résultat.

  

Nouvelle végétale réjouissable: j'ai vu beaucoup d'énormes plantes aloe vera! J'en ai quelques plus petites chez moi à In-Gall, et j'aimerais les mettre ci et là en brousse, pour que les nomades les aient à portée de la main: mais je n'étais pas sûre si elles pourraient survivre sans aide humaine. Si ça va ici, alors peut-être aussi 'chez nous' ...


De retour chez moi

A neuf heures du matin j'arrive chez moi après une nuit sans sommeil en avion. A pied de l'arrêt du bus de l'aéroport, à côté de la gare centrale, jusqu'à chez moi, traîner ce quart d'heure avec tous mes bagages, ça passe encore. Je suis quand même contente d'arriver devant la porte ... ASCENSEUR CASSÉ!

Pour ceux qui ne le savent pas: j'habite au septième.

  

Je suis rentrée depuis quelques heures quand on sonne. "Oui madame on vient regarder l'ascenseur, vous pouvez ouvrir?" "Vous avez rendez-vous avec qui?" "Avec personne." Soupir. "Attendez, je descends". Chipé mon trousseau à clés de la table et hop l'escalier en bas. Remontée avec ces hommes, à la chambre des machines de l'ascenseur. Quand ils partent, je découvre que les clés de la maison ne sont pas sur le trousseau! La copine qui a soigné mes plantes, les a donnée à une autre copine qui l'a remplacée une fois ... Me voilà alors devant ma porte dans le couloir, à midi.

Soupir.

Quelques étages plus bas il y avait des gens à la maison, et alors ...


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