Les ordres religieux, les chevaliers, hommes de fief, seigneurs et nobles de Saint-Symphorien (Mons)

Introduction

Il y a peu, Saint-Symphorien était encore un village agricole paisible. Mais depuis sa fusion avec la ville de Mons, cette localité est devenue une cité-dortoir pour beaucoup de citadins à la recherche d'un peu de fraîcheur champêtre et fuyant le bruit de la circulation.

L'occupation de Saint-Symphorien remonte à la nuit des temps puisqu'on a découvert une hache en silex de l'époque néolithique ainsi que des vestiges de fondations gallo-romaines datant du IIe siècle après J.-C., dans un champ de la rue Jules Antheunis (hameau de Cerneau)

Le village dépendait de l'ancienne juridiction du comté de Hainaut, prévôté de Mons et du diocèse de Tournai. De plus, la terre et la seigneurie de Saint-Symphorien étaient un fief lige (1) de la seigneurie d'Havré. Les détenteurs successifs de ce fief sont des chevaliers, seigneurs, hommes de fiefs, familles nobles et bourgmestres.

Le but de ce travail est d'étudier ces seigneurs dans un ordre chronologique en présentant une généalogie succincte de chaque personnage lorsque les archives en font mention, mais en orientant surtout notre action vers l'héraldique (étude des blasons), but principal de notre Cercle. Les lecteurs intéressés par une généalogie plus complète des personnages décrits sont invités à se référer à des ouvrages spécialisés.

Ce travail a fait l'objet d'un tirage papier, en nombre très limité, dont un exemplaire a été déposé à la Bibliothèque Royale de Belgique sous le n° de dépôt légal D/2010/11.715/1.

Nous proposons la description, par ordre chronologique, des détenteurs successifs, à savoir :

1. Les hospitaliers de l'Ordre de Malte
2. La seigneurie de Sassines, propriété des Dames de l'Abbaye d'Epinlieu
3. Echevinage de Saint-Symphorien
4. Les chevaliers et familles nobles de Saint-Symphorien
5. Grignart de la Vallée
6. Jean Ghelet (de Mons)
7. Sénéchal de Verchin
8. Jean de Crohin
9. Jean de Bousie, seigneur de Saint-Symphorien
10. de Bergh Saint-Winnoc, prince de Rache
11. Louis-François Bernard, seigneur d'Esquelmes
12. Jérôme-Aloïs Robert de Saint-Symphorien, seigneur de Choisy
13. Bouilliart de Saint-Symphorien
14. Maigret de Priches

Pour débuter, il est probablement utile de satisfaire les curieux qui se demandent qui est Saint-Symphorien.

Vers l'an 170 de notre ère vivait à Autun, en France, une famille sénatoriale romaine du nom de Faust et qui avait embrassé la religion chrétienne. Faust et son épouse Augusta élevèrent leur unique enfant Symphorien dans cette sainte croyance. Durant le règne de Marc-Aurèle beaucoup de chrétiens furent massacrés. Un jour, Symphorien, alors âgé d'environ 20 ans, rencontre un cortège d'adorateurs de la déesse Bérécynthe, protectrice de la débauche et de l'orgie. A la vue de cette fête, Symphorien s'indigne ouvertement et la foule l'entoure en vociférant. Il fut traîné devant le proconsul, torturé puis mis à mort. En tant que romain, il eut la tête tranchée d'un coup de glaive. Ce saint martyr était très populaire au moyen-âge dans plusieurs régions de France qui l'imploraient en faveur des enfants qui manifestaient une certaine faiblesse des jambes. (2)

(1) du bas latin licitus et de l'allemand ledig = libre. Lige se disait du vassal lié à son seigneur par des obligations particulièrement étroites. Le vassal lige devait servir son seigneur envers et contre tout, excepté contre son père.
(2) Jean Demullander, Saint-Symphorien " Emeraude du Hainaut ", éd. Debruxelles.

Créé en 2004

Retour page d'accueil