LE ROEULX ET SAINT-VAAST

Un membre de notre Cercle a réalisé une étude sur les entités de La Louvière et du Roeulx. Cette étude nous a donné l'idée d'organiser, le 26 juillet 2011, une excursion dans la région du Centre.

Nous avons débuté la journée par une visite de l'Ancien Hospital Saint-Jacques à Le Roeulx, actuellement, en partie, les bureaux du CPAS. Nous avons été accueillis par Monsieur Ramelot, Président de l'a.s.b.l. Saint Jacques, qui nous a guidé dans l'histoire et les bâtiments de cet ancien hôpital créé au 13ème siècle et refuge des pèlerins en route pour Saint-Jacques-de-Compostelle. Nous ne pouvons que vous recommander cette visite des plus intéressantes. Voir le site R

Nous avons poursuivis notre route vers Saint-Vaast où nous étions attendus pour un visite de l'église. Ce bâtiment est des plus singulier. Le corps entier date de plusieurs époques, ce qui est visible à l'oeil nu. L'église est constituée de moellons de grès et de pierre de taille. Le choeur, de forme carrée, date du 13ème siècle. La nef a été rebâtie, sur les fondations de l'ancienne, aux frais de l'abbaye d'Aulne de 1786 à 1789. La sacristie a été ajoutée vers 1750. Le pavement est parsemé de pierres tombales dont la plupart des inscriptions sont aujourd'hui effacées. Les fonts baptismaux constitués d'un bloc de pierre sculpté en forme de ciboire remonteraient au 15ème siècle. La tour, énorme construction carrée, en pierre de taille, flanquée d'une tourelle hexagonale à chacun de ses angles, constitue la partie la plus remarquable de tout le bâtiment; certains ont reconnu, dans son aspect massif, une construction romane. Jules Monoyer* lui donnait une origine à la fois religieuse et militaire. La tour devenait forteresse en cas d'alerte; les habitants s'y réfugiaient et s'y défendaient. L'église était autrefois entourée d'un cimetière en terre-plein, soutenu par des murailles garnies primitivement de meutrières et de machicoulis. Il fut désaffecté en 1907.
Son trésor est un des plus remarquable de la région : ostensoir-soleil en vermeil du début du 18ème siècle, un calice en argent de forme polygonale au poinçon de 1771, burettes en argent aux anses en forme de cariatides, boîtes aux saintes huiles en argent, carrées, avec couvercle en toiture à quatre pans, statue de la vierge en bois à habiller et les robes à son usage datent du 18ème siècle. Saint Vaast est invoqué pour les yeux; un pèlerinage a lieu chaque année. Le monument est classé.

Sur le sol existe une dalle armoriée de deux écussons (partiellement visibles). Celui de droite était fruste tandis que l'autre portait un chevron accompagné de deux trèfles en chef et une croix en pointe; les émaux ne sont pas indiqués. Ce même blason se retrouve sculpté et bien visible sur la chaire de vérité; l'écu y est timbré d'une crosse abbatiale et repose sur une banderole avec une devise. Jules monoyer ignorait le provenance de cette chaire de vérité et le nom du dignitaire ecclésiastique en possesson des armoiries décrites. Selon Monsieur le curé J. Danhier, il s'agirait de Marguerite Gaudier, décédée en 1611 et qui était la 32ème abbesse de l'abbaye de Dorezele à Gand. Elle serait la donatrice de la chaire dont les armes sont celles d'une abbesse. La pierre tombale appartenant, semble-t-il, à ses parents, Nicolas Gaudier et Jeanne Bourgeois.

 

*Jules Alfred Monoyer "Notice sur le village de Saint-Vaast" publié à titre posthume en 1890.

Retour "Au fil de nos balades"
Retour page d'accueil