Août 2011

 

ETUDE DE L'ENTITE DE LA LOUVIERE


L'entité de La Louvière se compose de : Besonrieux - Boussoit - Haine Saint-Paul - Haine saint-Pierre - Houdeng-Aimeries - Houdeng-Goegnies - La Louvière - Maurage - Saint-Vaast - Strepy-Bracquegnies - Trivières.

LA LOUVIERE

Etymologie

La Louvière était le nom d'une ferme "La Grande Louvière" dont la chapelle est encore visible sur le territoire de Saint-Vaast, qui allait donner naissance par la suite à la ville actuelle. Ce nom a subi de nombreuses évolutions ... L'abbaye d'Aulne possédait sur les deux rives du Thiriaux d'importantes propiétés appelées dans les chartes du 12ème siècle "Ménaulu ou Ménulut" terme romain issu du mot Meigne = repaire du loup et est devenu en latin Luperia en 1157, en 1168 Lovaria, Le Levière en 1217, en 1284 La Louvière.

La Louvière à cette époque faisait partie de l'ancienne forêt charbonnière, constituée de bois sombres et d'une nature sauvage, endroit de prédilection pour les loups et le gibier chassés par les seigneurs.

Légende

D'après quelques vestiges romains découverts à cet endroit, on aurait retrouvé une louve allaitant un enfant mais le fait n'est confirmé nulle part. On en a fait un rapprochement avec la légende de Romulus et Remus nourris par une louve ...

La Louvière était un fief qui appartenait à l'abbaye d'Aulne. On extrayait la houille à partir de 1390. Toutefois, l'abbaye s'était souvent opposée à ce projet ne voulant pas "laisser ouvrir sa terre". L'industrie du charbon n'a pris son essor qu'au 18e siècle et au fur et à mesure, sont venus s'ajouter à la "fosse" de nombreuses auutres activités comme la craie et autres avec transformations ad hoc routes, canaux, chemin de fer. L'évolution de La Louvière commençait : en 1869 La Louvière n'était même pas un hameau mais un lieu-dit. Elle ne reçut son statut de ville qu'en 1985.

Blason - A.R. du 5 mars 1954

 

"D'azur à la fasce d'argent accompagnée en chef de trois merlettes rangées du même et en pointe une louve romaine au naturel"

 

 

 

 

BESONRIEUX (hameau de )

Ethymologie : 1234, Buesonriu : ruisseau (wall. occ. rieu, latin riuuuu) de Boso (anthr. germ.)

Altitude moyenne : 121m - Superficie : 371 ha

Traversé par le canal du Centre. A l'origine c'était un hameau de Familleureux.

La zone habitée a été rattachée au grand La Louvière et la zone industrielle de Familleureux à Seneffe. Cette séparation a amené des situations cocasses : les habitants de Besonrieux ne possédaient pas de cimetière, celui-ci se trouvait dans l'entité voisisne. Sans un accord amiable, ils auraient dû payer une taxe pour être enterrés de l'autre côté de la frontière !

On a retrouvé les restes d'une villa et un four très bien conservés.

Cet hameau ne possède pas de blason.

BOUSSOIT

Ethymologie : Buis qui se dit en latin boxum et en ajoutant le suffixe etum, qui signifie lieu, on obtient boxetum (endroit où pousse le buis). Etum en français signifie ois ou oit d'où Boussoit. Au 10ème siècle Boussoit s'appelait Buxède. Les habitants sont des Buxiniens.

Altitude 59,6m - Superficie : 175 ha

Traversé par la Haine et le Thiriau.

Découverte d'objets du paléo et néolithique. A la féodalité Boussoit faisait partie des possessions des comtes de Hainaut, l'un des souverains l'en détacha pour en faire une seigneurie distincte. Les comtes de Hainaut cèdent la nouvelle seigneurie à la famille de Boussoit. Cette famille est restée illustre dans la région parce qu'un de ses membres créa en 1286 l'hôpital dédié à Saint Julien. Le fief passe ensuite aux "Bois d'Haine" puis aux de Hainaut, de Warelles, d'Auxi, Boulanger, Ruffaut, Lannoy, la Croix, du Chastel, de la Howarderie, Rodoan. En l'honneur de la famille de Rodoan, la seigneurie fut érigée en comté. Une légende raconte que Waudru prit, en l'église de Boussoit, la résolution de se consacrer à la vie religieuse. Le village et son château-fort furent détruits plusieurs fois notamment en 1554 sur ordre du duc d'Alençon qui avait pris parti pour les calvinistes de Guillaume d'Orange.

Boussoit ne comportait aucune entreprise, seul le sous-sol était exploité par le charbonnage de Maurage avec Bray. La population travailla dans ces charbonnages jusqu'en 1981. L'agriculture et l'élevage ont fait vivre le village.

Blason - A.R. du 21 juillet 1923

 

"De gueules à un lion d’or armé, lampassé et couronné d’azur, brisé en chef d’un lambel à trois pendants du même"

 

 

 

 

HAINE-SAINT-PAUL

Ethymologie : doit son nom à la rivière et à Saint Paul, patron de la paroisse.

Altitude : 79,1 m - superficie : 353 ha

Traversé par la Haine.

Vestiges préhistoriques et romains mais surtout francs. Exhumation d'un cimetière francde 300 tombes au 19ème siècle. Les corps enterrés la tête vers le soleil couchant et les pieds au levant, avec de nombreux objets quotidiens et des bijoux (boucles d'oreilles, peignes, broches... en or), des armes : poignards, pointes de flèche, haches, francisques... Ornements, boucles de ceinture, épingles en os et bronze, poteries noires placées aux pieds des défunts (voir musée de Mariemont).

Au XIIe siècle, Haine saint Paul est appelé Haine-la-Poterie. La paroisse dépend de l'abbaye de Bonne-Espérance jusqu'à la fin de l'ancien régime 1792. Plusieurs seigneuries se partagent le village. Seigneurie d'Haine-Saint-Paul-Talma et de Bryas. La localité comprend aussi celle de Jolimont et du Terne (à cheval sur Haine-saint-Paul et Haine-saint-Pierre. La seigneurie d'Aimeries possédait quelques parcelles et ce, jusqu'à la Révolution française.

Certaines chartes rapportent la présence de sièges d'extraction du charbon dès 1356. En 1737, la première société est créée, Houssu. Après maintes fusions, les concessions de Houssu furent reprises par les sociétés de Leval-Péronnes et Mont-saint-Aldegonde. Les charbonnages de sars-Longchamps à Saint-Vaast avaient des concessions sur le territoire d'Haine-saint-Paul. Les activités cessent en 1955. De petits ateliers de construction métalliques, des brasseries, une usine chimique ont attiré de nombreux travailleurs. La formation d'une gare importante contribue au développement du lieu.

Fondation de la première Maison du Peuple de Belgique créée par Massart, inaugurée le 28 juillet 1872. L'hôpital de Jolimont est sur Haine-saint-Paul et fut foné par les soeurs de Notre-Dame des Sept Douleurs. Pelerinage à Notre-Dame le 3ème dimanche de septembre.

Méritent un détour : le château d'Avondance, qui fut un fief de la puissante famille de Mortagne, et l'église.

Blason

 

"Ecartelé. aux I et IV, d'or à la fasce de sable accompagnée en chef de trois cormorans de gueules; aux II et III, d'or à la croix engrêlée de gueules"

L'écu tenu par un Saint Paul de carnation vêtu d'argent et placé derrière l'armoiries.

HAINE-SAINT-PIERRE

Ethymologie : les deux villages Haine-saint-Pierre et Haine-saint-Paul étaient confondus et désignés sous le terme Hayna. En 1138, une nette distinction est apparue signalant Haine-Saint-Paul comme Haine-Poterie et Haine-saint-Pierre en Hayne-sancti-Petri.

Altitude moyenne : 79,50 m - Superficie : 500 ha

Traversé par la Haine.

Les premières habitations se sont élevées aux bords de la Haine et la paroisse est dédiée à Saint-Pierre, chef des apôtres. Ceci est très courant en milieu rural (ex. Mont-saint-Aldegonde, Mont-Sainte-Geneviève, ...). Des fouilles archéologiques ont démontré que Haine-saint-Pierre était habité depuis les temps les plus reculés.
En 1804, des recherches ont pu mettre au jour un gisement de silex taillés de la période paléolithique qui se trouvent au musée du parc Léopold à Bruxelles. On retrouve la période néolithique grâce à la découverte de silex polis. Une découverte considérable est l'exhumation d'un cimetière gallo-romain sur le territoire de Jolimont (1903-1904), urnes funéraires accompagnées de leur couvercle, de nombreux vases d'offrandes de formes différentes, deux magnifiques bouteilles en verre bleu (musée de Mariemont), des fibules, des monnaies à l'effigie d'empereurs romains, des perles de verre, des armes ...

Haine-saint-Pierre était divisée en seigneuries, caractéristique de l'époque féodale. La seigneurie d'Haine regroupait le territoire de La Hestre (fief) et celui d'Haine. On y trouvait un château avec chapelle près du palais de Mariemont. Cette seigneurie relevait des comtes de Hainaut et était appelée «Seigneurie du Roy». Cette seigneurie appartient aux familles Bonlez (XIVe), de Montigny (1475) et de Carondelet jusqu’à la Révolution française. Haine-saint-Pierre fut dévastée plusieurs fois par différentes batailles. Louis XIV a séjourné avec ses troupes lors de l'assaut de Namur en 1692. Le marachal de Luxembourg et ses hommes campèrent à Haine-Saint-Pierre après la bataille de Neerwinden. (1)

Des houillères naissent dès 1410. Au XVIIIe siècle, naissance de deux sociétés charbonnières : les Charbonnages de La Hestre et Haine-saint-Pierre (1755) et Charbonnage de La Hestre-Redemont (1756) qui fusionnèrent plus tard en Sociétés Anonymes Nouvelles des Charbonnages de Haine-Saint-Pierre, La Hestre et Houssu. Sociétés bientôt dissoutes et réparties en diverses sociétés reprises par "Mariemont-Bascoup". Cette activité finit en 1944. De nombreuses industries sidérurgiques et métalliques et des forges s'y ajoutèrent. La plus célèbre industrie est la verrerie Deschuyvener, la première en activité dans la Hainaut en 1780.

La gare de formation de Haine-Saint-Pierre fut bombardée en 1944 par les Alliés. Nombreuses victimes et sinstrés qui s'étendent au-delà des limites de la localité.

Détour : l'ancienne gare et l'église Saint-Pierre.

Blason

 

"D'azur à la bande d'or chargée en chef d'un croissant de gueules et accompagnée de six besants d'or posés en orle, sommé d'une couronne à cinq perles"

(1) Neerwinden : commune de la province de Liège. En 1693, la bataille eut lieu dans le cadre de la guerre de la Ligue d'Augsbourg le 29 juillet 1693 et gagnée par les français sous les ordres du maréchal de Luxembourg sur les alliés commandés par Guillaume III, roi d'Angleterre.
En 1793, la bataille de Neerwinden marque la fin de la tentative de Dumouriez de déborder les Pays-Bas et le commencement de l'invasion de la France par les alliés. Dumouriez fut défait contre les autrichiens commandés par le prince de Saxe-Cobourg, grand-oncle de Léopold II, roi des Belges.

HOUDENG-AIMERIES

Etymologie : Certains prétendent que Houdeng viendrait du roman Hosdinium qui signifie "abri ou maison sur la hauteur". D'autre prétendent que la racine du nom est hos venant de hossum signifiant houx. Houdeng signifierait donc "endroit couvert de houx". Le mot lui-même a suivi une longue évolution : Houdain, Hosdeng, Houdé, Houdez et enfin Houdeng. Un nombre considérable de noms de villages portent cette racine romane même en France.

Altitude : 106,2 m - Superficie : 782 ha

Traversé par le Thiriau.

On a retrouvé des vestiges de l'âge de la pierre, du fer et de la période romaine. C'est vers le XIIe siècle que l'on en sait plus sur la localité. Au début de la féodalité, Houdeng appartenait aux seigneurs du Roeulx jusqu'en 1336. Parmi les seigneurs de Houdeng, citons Nicolas de Houdeng qui acquit le Bois du Luz (devenu Bois du Luc), ce dernier mêle sa destinée à celle de Houdeng. Bien que nobles, ces seigneurs n'étaient pas propriétaires. Cette terre appartenait aux comte de Hainaut ensuite à des seigneurs flamands : famille d'Abcoude de Gaasbeek. Au 15ème siècle, ceux-ci décident de vendre. Le 26 juillet 1441, la terre d'Houdeng, avec ses fiefs de Saint-Vaast, Mignault et Haine-Saint-Paul, fut achetée par Messire Nicolas Rolin (1), possesseur de la terre d'Aymeries en France; il fut convenu que la seigneurie d'Houdeng, avec l'enclave d'Houdeng-Goegnies réunies, se dénommerait dorénavant Houdeng-Aimeries, pour distinguer l'étendue de sa juridiction sur celle du Roeulx. A la fin du 15ième siècle, Louis Rolin d'Aymeries était l'un des plus riches seigneurs fondataires de la Cour de Mons. La seigneurie passa aux familles de Henin (1634), de Hossart (1636), Brouwet (1745). Cette seigneurie se composait d'un manoir et de terres de culture. Un petit fief, Redemont, moins puissant, se composait d'une maison avec dépendances et de nombreux bonniers de terres labourables. Terne, une autre petite seigneurie, possédait une maison de style roman détruite en 1900.

A la fin du 17ème siècle, Louis XIV guerroya contre l'Europe coalisée et Houdeng souffrit de nombreuses campagnes. A partir du 18ème siècle, Houdeng fut un site minier (Bois du Luc). La commune possédait également un collège avec pensionnat qui fut fermé au 19è siècle.

Le canal du Centre et son embranchement à Houdeng fonctionne dès 1839 pour desservir de nombreuses acrtivités industrielles - verreries - constructions métalliques - fonderies. Beaucoup d'entre-elles ont disparu. Octobre 1986, création de Garocentre, plateforme multimodale (eau-route-rail) à proximité de la route de Wallonie et Bruxelles-Paris d'où échanges économiques internationaux, actuellement en pleine expansion.

Sceau armorié reconnu depuis le 6 février 1913 résumant l'histoire des seigneurs successifs de la terre franche d'Houdeng depuis le 12ème siècle.

Sceau à un ange aux ailes éployées tenant devant lui deux éussons géminés :
Celui de
dextre : "aux I et IV, chargé de trois clefs; aux II et III, une bande chargée de trois lionceaux et accompagnée de deux fleurs de lys"
Celui de senestre : "chargé d'une aigle"

Heraldus :
A dextre. "Ecartelé. Aux I et IV, d'azur à trois clés d'or (qui est Rolin); aux II et III, de... à la bande de ... chargée de trois lionceaux de ... accompagnée de deux fleurs de lys de ..."

A senestre : "d'or à une aigle éployée de gueules becquée et membrée d'azur (qui est Walcourt)"




Armoiries d'Houdeng-Aimeries. Armorial officiel de Belgique. 6 février 1913 :

"Un ange émergeant derrière deux écus géminés. Le premier écu (qui est Rolin) écartelé aux un et quatre à trois clefs, aux deux et trois, à une bande chargée de trois lions et accompagnée de deux fleurs de lys.
Le second écu porte un aigle tourné à dextre (qui est Walcourt)"

http://membres.multimania.fr/sneog/multima-pourbaix/houdeng/HOUDENG.htm

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(1) Nicolas Rolin († 1462) était chancelier de Bourgogne et bras droit de Philippe le Bon. C'était un grand mécène qui créa, avec son épouse Guigone de Salins, les Hospices de Beaune en Côte d'Or. La tradition affirme que lorsqu'un Houdinois d'Aimeries se rend à Beaune, il y est accueilli chalereusement. Le peintre Jan Van Eyck a représenté le chancelier dans son tableau "Vierge au Chancelier Rolin" qui se trouve au musée du Louvre à Paris.


HOUDENG-GOEGNIES

Etymologie : Houdeng désigne un endroit couvert de houx qu'on appelle houssaie. Quant au mot Goegnies, on retrouve ses racines "egnies" en latin "acus" désigne une idée de possession. Le radical "go" désigne le nom du possesseur. Il s'agirait d'un certain Gunius, nom de villa reçue en récompense pour sa bravoure. Une telle parcelle est appelée un mansal. Cette hypothèse est confirmée.
A
partir du 14ème siècle, on ajoute le nom de Goegnies pour éviter la confusion entre le village et les terres propriété du seigneur du Roeulx sur le territoire de Houdeng-Aimeries.
pour les personnes âgées de la région, aucune confusion n'est possible : "Houde" désigne Houdeng-Aimeries et "Goegnere" Houdeng-Goegnies.

Altitude : entre 115m et 134m - Superficie : 888 ha

Traversé par le Thiriau-du-Luc, le Thiriau-du-Sart et le canal du Centre (ascenseur hydraulique à bâteaux n° 1).

Houdeng-Goegnies est divisé en plusieurs seigneuries. La principale appartient à la seigneurie du Roeulx. Propriétaires successifs : Roeulx-Hainaut (1337), Croÿ (1432-1796).
Citons aussi la seigneurie de Sart : Gilles de Sart père et fils, la Puissance, Elers, Molapert. A la Révolution française, le dernier seigneur était Alphonse -François de Wauvrin de Villers-du-Tertre. sa dalle funéraire est dressée contre le mur extérieur de la sacristie de l'église. On pense que la ferme de la Tourre située à proximité de l'église était le manoir de la famille de Houdeng. Cette ferme possédait une tour de guet puis élément d'ornementation. Si des fouilles étaient entreprises, elles permettraient de mettre au jour certains vestiges.

En 1877, le canal du Centre et les ascenseurs à bâteaux développent l'économie et le tourisme (ascenseur à bâteaux n° 2).

Les abbayes de Saint Feuillien (Le Roeulx), d'Aulnes, de Saint Denis-en-Brocqueroie et de Bonne Espérance possédaient des biens fonciers dans le village de Houdeng. La chronique de Bonne Espérance dit qu'en 1299 on y exploitait déjà la houille jusqu'au 18ème siècle. Création à cette époque de la société charbonnière de la Barette. Ce charbonnage fut racheté en 1850 par la Société des Charbonnages de Bois-du-Luc qui cessa son activité en 1959.

Au 19ème siècle, la paroisse de Houdeng-Goegnies dépendait de Houdeng-Aimeries et pouvait éventuellement secourir cette dernière. En 1803, un décret rattache la paroisse au décanat du Roeulx.

Une école moyenne succéda à une école industrielle (la plus ancienne du Hainaut).

Détours : Hospice Plunkett de Rathmore et l'église Saint Jean-Baptiste.

Blason

 

Armoiries de Houdeng-Goegnies.

"Croix ancrée d’argent sur fond d’azur avec lambel à trois pendants de gueules"
gueule=rouge
azur=bleu
argent=blanc

http://users.swing.be/place.sandrine/hgmain.html

 

"Armoiries communales en Belgique" ne renseigne pas de blason pour cette localité.

MAURAGE

Etymologie : Dans un polyptique de l'abbaye de Lobbes on cite "Maregium" (866) en désignant Maurage. Le vocable désigne un endroit marécageux (Maurage se trouvant dans un creux donc facilement inondable par la Haine et les pluies fortes.

Altitude : 58 m - Superficie : 609 ha

Arrosé par la Haine.

Des fouilles archéologiques ont permis de découvrir des tessons de potiches de l'époque Gallo-romaine. Au VIIe siècle, Saint Vincent (de son nom Maldegaire), fondateur de l'abbaye d'Haumont, cède sa terre de Maurage à l'abbaye de Lobbes. Au IXe siècle, on trouve des traces de terres de Maurage dans les possessions de l'abbaye de Lobbes. Au Moyen Âge jusqu'à l'époque moderne, de nombreux conflits détruisent l'endroit : Robert le Frison, après sa victoire de Mortes-Hayes, en 1072, détruisit la localité. Egalement lors du passage d'Henri II en 1554. La paroisse de Maurage appartenait, en 1186, au décanat du Roeulx. Maurage était divisé en seigneurie : la seigneurie principale appartenait à la famille de Maurage puis au Roeulx-Hainaut, aux comtes de Hainaut et au prince de Croÿ jusqu'à l'Ancien Régime (1796). Autres possessions : celles du chapitre de Saint Vincent, de Sainte Waudru de Mons, des abbayes de Saint Denis-en-Brocqueroie et d'Haumont. En 1883, les religieuses augustines, venant du Roeux, s'installent à Maurage. L'industrie charbonnière, après des travaux de sondage, s'installa dans les lieux. En 1872, on découvre trois puits : Saint Jean, Marie-José et la Garenne. En 1904, la société prit le nom des S.A. des Charbonnages de Maurage; exploitation à Boussoit, Bray, Strépy-Thieu et Trivières d'où une expansion énorme due aux étrangers venus y travailler. L'exploitation cesse en 1961. Les anciens appellent le village : village à baudets. Probablement parce que le transport des sacs de sable blanc des carrières se faisaient à dos d'ânes.

Maison communale et église Saint Jean-Baptiste.

Il n'existe ni blason ni sceau.

SAINT-VAAST

Etymologie

Le nom de la commune a subi plusieurs transformations : Saint Vaast (1186); Sanctus-Vastas (1189); Senvast (1208); Sanctus Vedastus (1289); Saint Vaul (1410).

Altitude : 64 m - Superficie : 450 ha

Traversé par la Haine qui prend sa source à Anderlues.

De nombreus vestiges ont été découverts à Saint-Vaast : haches en silex (musée historique naturel à Bruxelles). En 1875, un industriel exploitant les fours à chaux à "La Buissière" (lieu-dit), découvrit une excavation circulaire de 3m de diamètre. Cette grotte servit de refuge à un homme de l'âge néolithique. On y découvrit divers objets : fragments de machoirs, éclats de silex, débris de charbon de bois, tessons de poteries d'un brun rougeâtre. Des morceaux de meules de moulins, des fragments de grands vases en verre. Découvertes très normales puisque la chaussée romaine reliant Bavay à Cologne (chaussée Brunehault) passe à quelques kilomètres.

Le village aurait été créé par Saint Vaast, évêque d'Arras, en 540. Plusieurs seigneurs se partageaient la localité : les familles de Saint Vaast, de Roeulx-Hainaut, les comtes de Hainaut, les Croÿ. Les seigneuries plus petites de Sars Longchamps et de Fanuelz dépendaient de la seigneurie du Roeulx. Ensuite certaines parcelles appartiendront à l'abbaye d'Aulnes. Les familles de Saint Vaast s'éteignirent au XIVe siècle. Ils habitaient la ferme du Coq (restaurée en 1704). Au-dessus de la porte cochère, un écusson des Croÿ, seigneur du Roeulx.

Pendant les guerres de Louis XIV, le village est occupé par les français qui le dévastent d'où ruines des cultures suivies de famines et fuite des habitants. En 1794, les révolutionnaires français s'emparent de l'église et la font fermer devant le refus du curé de prononcer le serment civil; l'église est réouverte en 1840. En 1830, Saint-Vaast prend de l'ampleur pour devenir indépendant. Suite à une spéculation financière, La Louvière prit le dessus car elle était très riche en verreries, faïenceries, laminoirs et fonderies.

L'agriculture et l'élevage sont les principales ressources. En 1836, une sucrerie s'y installe. C'est la première du genre. Exploitation du charbon entre 1390-1410. La Société de Sars Longchamps couvrait les territoires de Saint Vaast et Haine-Saint-Paul. En 1835, la Société fusionne avec Bouvy puis devient la Société des Charbonnages de La Louvière et Sars Longchamps. De 1912 à 1924 de nombreux sièges d'extraction furent arrêtés au profit du puits Albert 1er de Saint-Vaast. Nombreux émigrés italiens. La production cesse en 1960. Le village connut de nombreuses inondations : les galeries des charbonnages sillonnent la région, les terrains s'affaisent et descendent jusqu'au dessous du niveau de la Haine. En 1943 jusqu'en 1949, on procède à de stravaux pour remédier à la pollution des sols.

Anecdote : à la fin du 19ème siècle, le village fut suspect d'athéisme. Les participants de cette réforme s'obstinaient à détruire toute image de représentation religieuse. Toutes le statues des saints furent dispersées. Des enfants retrouvèrent une statue dans un puits. Peu de temps après, le village fut inondé et les habitants dirent "n'a mis Saint Vaast din l'iau, Saint-Vaast périra d'in l'iau" ("on a mis Saint-Vaast dans l'eau, Saint-Vaast périra dans l'eau").

Lors de la fusion des communes, Saint-Vaast fut rattaché à La Louvière. Saint-Vaast possède une des plus belle église romane de la région R

 

"Ecartelé. Aux I et IV, d'argent à trois fasces de gueules (qui est Croÿ); aux II et III, d'argent à trois doloires de gueules, les deux en chef adossés (qui est Renty); en abîme, un écusson écartelé. Aux 1 et 4, d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent posés dans le sens de la bande (qui est Lorraine); au 2, d'azur à trois fleurs de lys d'or à la bordure cousue de gueules chargée de huit besants d'argent (qui est Alençon); au 3, d'or à deux fasces de gueules qui est Wallon-Capelle (16e siècle)"

TRIVIERES

Etymologie : hypothèse contestée : Trivières aurait été une rencontre entre les Trévires et d'autres tribus gauloises contre les légions romaines de Tibère et Drusus. Les Trévires furent massacrés et en leur souvenir on aurait appelé cette région, Trivières. Les Trévires n'ont jamais occupé le Hainaut et aucun texte ne le rapporte. Trivière viendrait aussi de "trois rivières" la Haine, la Princesse et le Rieu des Estinnes qui traversent le territoire de la commune; ce serait une déformation linguistique. Autre hypothèse : le mot viendrait de "Trivium" (trois chemins) qui effectivement se rencontrent au centre du village, l'un vers Saint-Vaast, l'autre vers Strepy et le troisième vers Péronnes.

Altitude : 65,6 m - superficie : 791 ha

Traversé par la Haine.

Véritable nid archéologique. Les fouilles permettent de penser à la présence d'un port artificiel creusé sur la Haine par les romains pour permettre le commerce de la chaux. Décuverte de la plus importante nécropole mérovingienne de Belgique (480-610). 385 tombes sur 1 ha. Une partie est réservée aux femmes (bijoux en or et nombreux squelettes). L'autre partie réservée aux hommes, découverte d'armes et un casque de fer rarissime puisque les casques sont en bronze. Mise au jour d'un four à chaux.

Trivières fut la propriété de plusieurs familles de Trivières, de Namur (1400), de la Hamaide (1670), de la Barre (1740), van Brocchem, Looz-Corswarem (1754), de Wolff de Moorsel (descendants directs des rois d'Irlande). Trivière devint par la suite une baronnie. Il existait également de petites seigneuries : fief de Solis, seigneurie de Rebecq, et des propriétés de l'abbaye de Saint-Feuillien du Roeulx.

Un sous-sol riche en houille exploité dès 1786 par la Société Saint-Denis-Obourg puis par la Société du Bois-du-Luc jusqu'en 1822. Le puits le plus important est celui du Quesnoy relié à Bois-du-Luc par chemin de fer. Trivières possédait plusieurs brasseries et un atelier de construction.

Détours : chapelle Notre-Dame du Puits du 16ème siècle et la résidence de la famille de Wolff de Moorsel actuellement bibliothèque communale.

 

" D'or à la hamaide de gueules"

 

STREPY-BRACQUEGNIES

Strépy

Etymologie : village des plus anciens du Hainaut. Au 12e siècle, des documents en latin en font foi. A cette époque Strépy s'appelait Sterpia puis Siterpies in charboneria, Stirpeia, Sterpiz, exterpy. Ce mot proviendrait de "Stirpiacum" et signifie "domaine de Stirpius" ou "Sterpis" du verbe extirper et au bas latin "Sterpetium" dérivé lui aussi de "Silva extirpata" (la fôret arrachée).

Bracquegnies

Ethymologie : "Bracciniacas" au XIème siècle signifie "Terres de Braccinius". La racine "Brac" est dérivée du roman et Bracquegnies signifierait "terrain boueux". Le hameau étant pris entre deux vallées pourrait l'expliquer.

Superficie : 770 ha

Altitude : entre 60 et 158m

Traversé par la Hainat, le Thiriau du Luc et le canal du Centre.

Petit village sans prétention connu par son ascenseur à bâteaux à Strepy-Thieu et par Saint-Vincent, originaire de la commune. Le nom de Strepy-Bracquegnies est récent. Le nom composé doit son origine au rattachement de Strépy et Bracquegnies.

Le sol de la localité est livré aux archéologues et les fouilles permettrent de mettre au jour des mines de silex, preuve de l'occupation durant la préhistoire et ce pendant le néolithique. Mise au jour d'une villa romaine du IIème siècle et sa nécropole. Cimetière mérovingiens de 120 tombes, haches, bijoux, vases funéraires...

Au début du XIIème siècle, la seigneurie appartenait à la seigneurie de Beloeil. La seigneurie est achetée par la famille Strepy au XIIème siècle. De cette famille sont issus Alard le Grand qui accompagna Godefroid de Bouillon à la première croisade et Bauduin de Stépy, favori de la comtesse Ide veuve de Baudouin de Jérusalem. La seigneurie passa ensuite dans diverses familles féodales : les Condé, Enghien, Ligne, Boulenghien, Ruffaut, de le Croix, du Chastel de la Howardrie et les de Rodoan jusqu’à la Révolution française.
La seigneurie de Gotteville est réunie à Strepy en 1695 ainsi que trois seigneuries foncières détenues par des abbayes entre-autre celle de Saint Feuillien au Roeulx.

Vincent Madelgaire, connu sous le nom de Saint Vincent, y est originaire et fonda la ville de Soignies.

Libérer du joug féodal, la localité va se développer. Au XIXème siècle, exploitation de la houille déjà connue au XIVème siècle. Strepy devient une importante agglomération (mineurs et leurs familles). A la deuxième moitié du XVIIIème siècle, création d'un hôtel de Ville, écoles, une place publique, nouvelles rues, église bâtie sur les fondations de la chapelle Sainte Anne.

Actuellement, nombreuses petites et grandes entreprises implantées dans le zoning de l'IDEA.

A voir : les étangs de Strépy-Bracquegnies et l'ascenseur funiculaire à bâteaux de Strépy-Thieu.

La localité ne possède pas de blason.

Références
- Ce travail a été réalisé sur base de la documentation reçue par un membre du Cercle auprès de l'Office du Tourisme de La Louvière.
- Armoiries communales en Belgique - Communes wllonnes, bruxelloises et germanophones - Tome 1 - Ed. Dexia Banque 2002

http://users.swing.be/place.sandrine/sbmain.html

http://membres.multimania.fr/sneog/multima-pourbaix/houdeng/HOUDENG.htm

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