Privilèges des chanoinesses
Le chapitre de sainte Waudru jouissait de la plus haute réputation parmi la noblesse. C'était un refuge assuré pour les filles nobles sans fortune auxquelles on assurait un grand respect. De plus, il s'agissait d'une "agence matrimoniale" avant la lettre.
Les grandes familles recherchaient donc une prébende de chanoinesse pour leurs filles dès leur plus tendre enfance car le nombre de membres étant limité à trente, on s'empressait de présenter la candidature d'une enfant ou d'une adolesccente auprès de l'abbé laïque qui était soit le comte, soit le prince régnant, dès qu'une place était disponible.
Chaque demoiselle devait présenter sa carte généalogique avec pièces à l'appui. Le nombre de quartiers, de quatre au départ, ensuite de huit titres de noblesse et enfin de seize, avec preuve de filiation de noblesse, était exigé à partie de 1769 par Marie-Thérèse d'Autriche pour laisser entrer les filles comme chanoinesses. Chaque chanoinesse disposait de plusieurs domestiques personnels, d'argent pour les dépenses et participait à la vie mondaine de Mons. Les demoiselles qui quittaient l'ordre ou se mariaient gardaient leur titre à vie.