Les Toxicomanies

 

 

Bon nombre de gens abusent de la drogue sans le savoir ou sans vouloir se l'admettre. De fait, l'expression "abus de substances" peut être trompeuse, parce qu'on tend à l'associer strictement aux toxicomanes et aux ivrognes que nous avons vus dans la rue. Mais ce ne sont pas les seules personnes qui utilisent de la drogue ou en abusent. Bon nombre d'entre nous abusons de drogues régulièrement tout en menant des vies relativement productives, du moins pour un certain temps.

 


L'alcool (voir aussi le dossier alcool )

Pour pouvoir mieux en apprendre à propos de l'alcool et de mieux composer avec ses effets, il faut d'abord accepter que l'alcool est une drogue. Nous l'oublions souvent tout simplement parce que l'alcool n'est pas une substance illégale, fait partie de notre vie courante et est acceptée dans les situations sociales de tous les jours.

L'alcoolisme

Il s'agit d'une maladie qui se caractérise par un besoin croissant de boire.

La recherche démontre que l'hérédité et le métabolisme jouent des rôles dans le développement de la maladie, mais même si vous n'avez pas d'antécédents familiaux à ce niveau, vous pouvez être à risque.

Quiconque boit court le risque de devenir un alcoolique.

On ne connaît aucun remède pour la maladie, et si on ne la traite pas elle peut être fatale.

L'abstinence est le seul choix pour les personnes qui souffrent d'alcoolisme et veulent survivre.

Il s'agit d'une maladie qui touche non seulement l'alcoolique, mais aussi la vie de ses proches.

L'alcoolisme peut vous affecter avant que les symptômes deviennent évidents, tant pour vous que pour votre famille.

Les premiers signes, tels que la consommation fréquente ou l'obssession de l'alcool, passent sous silence parce qu'ils sont acceptables socialement.

Un autre des premiers signes est la tolérance élevée à l'alcool, c'est-à-dire la capacité d'en boire de grandes quantités sans en ressentir les effets.

L'amnésie alcoolique (trous de mémoire) peut se produire à n'importe quel stade de la maladie; elle peut durer plusieurs minutes pendant une soirée de consommation ou un bon nombre de jours si on "part sur une brosse". à ces moments, vous ne vous souviendrez peut-être aucunement de ce qu'on vous a dit ou de ce que vous avez fait.

Pendant le stade moyen de l'alcoolisme, vous ferez peut-être preuve d'une plus grande tolérance encore à l'alcool et aurez peut-être besoin de boire encore plus pour ressentir les mêmes effets.

Vous essaierez peut-être de boire moins mais sans succès.

Pendant les derniers stades de l'alcoolisme, votre tolérance diminue. Peu importe le montant que vous buvez, vous ne pourrez pas créer l'effet désiré et vous aurez plutôt tendance à devenir malade.

Encore plus tard dans la maladie, vous souffrirez du malaise de la privation et vous ressentirez un grand besoin de boire; de plus, vous souffrirez de sous-alimentation.

L'alcoolisme est une maladie de reniement. D'abord, vous buvez pour renier les problèmes de votre vie, ensuite vous reniez votre alcoolisme.

Les alcooliques ont l'impression qu'ils peuvent dominer leur consommation, mais ils ne le peuvent pas. La première étape consiste à admettre qu'on souffre d'un problème. Ce n'est qu'à ce moment-là que l'on peut se confier aux ressources diverses offertes.

Quelques faits

Contrairement à ce que l'on pense généralement, l'alcool est un dépresseur.

Consommé en petites quantités, il a un effet tranquillisant sur la plupart des gens, mais il peut servir de stimulant pour d'autres.

Quiconque boit de l'alcool met en jeu sa maîtrise de soi.

Si vous consommez de grandes quantités d'alcool, vous risquez de perdre la mémoire, de manquer d'équilibre et de coordination musculaire et de nuire à vos capacités sensorielles.

En prenant des doses élevées d'alcool, vous risquez de perdre complètement la maîtrise de votre corps et même vous empoisonner (de fait, l'empoisonnement à l'alcool peut provoquer le coma et même la mort).

Vous pouvez vous retrouver en état d'ébriété après un seul verre.

Bien que les aliments ralentissent le rythme auquel l'alcool est absorbé dans le sang, aucune quantité de nourriture ne peut empêcher les effets d'une surconsommation d'alcool. Vous en ressentirez le plein impact, mais ça prend tout simplement plus longtemps.

La bière a autant d'effet que les spiritueux ou le vin (bien que la bière dite "légère" contient un peu moins d'alcool.

Les consommations alcooliques carbonisées, telles que les coolers au vin, ont plus d'effet que les mélanges non carbonisés, car le dioxyde de carbone augmente le rythme auquel l'alcool passe de l'estomac au sang.

Vous pouvez finir par éprouver des problèmes de surconsommation même si vous vous limitez à la bière.

Le café n'aide pas à vous dégriser. La caféine combat les effets dépresseurs de l'alcool, de sorte que vous restiez plus éveillé, mais tout aussi ivre.

Votre poids et votre carrure ont un effet sur le montant relatif d'alcool que votre corps peut diluer. Puisque le corps est fait d'eau à 70 pour 100, une personne plus lourde peut diluer plus d'alcool qu'une personne plus légère. L'alcool touche plus une femme qu'un homme de tailles égales, parce que la femme a généralement un pourcentage plus élevé de graisse.

Le milieu dans lequel vous buvez, votre humeur et l'ambiance du moment influent sur votre réaction à l'alcool.

Si vous prenez d'autres drogues, avec ou sans ordonnance, en même temps que de l'alcool, vous risquez d'intensifier les effets de l'alcool. Les antihistaminiques surtout peuvent engendrer des effets très néfastes si vous les prenez en même temps que de l'alcool.

L'alcool n'est pas un stimulant sexuel, car il nuit à la capacité de performer, bien qu'il puisse stimuler votre intérêt dans le sexe.

Pour bon nombre de personnes, le pouvoir toxicomanogène de l'alcool est très fort.

L'abus à long terme de l'alcool peut endommager votre foie, votre coeur, vos muscles et votre cerveau.

Vous pouvez contracter une dépendance à l'égard de l'alcool autant par la consommation de la bière que par celle de la vodka.

Conseils sur la consommation raisonnable

La consommation d'alcool ne devrait pas être la raison d'être d'une activité.

Essayez de fixer une limite sur le nombre de verres que vous prendrez, et faites tout pour vous en tenir à cela.

Buvez lentement pour consommer moins d'alcool et pour aider votre corps à l'absorber plus lentement.

Respectez le choix de ceux et de celles qui ne veulent pas boire.

Découragez le comportement déraisonnable et négligent.

Ne jouez pas aux jeux de consommation d'alcool.

Ne prenez pas d'alcool avant ou pendant que vous étudiez. Bien que cela puisse vous aider à relaxer, vous réussirez moins bien à assimiler la matière étudiée.

Evitez les situations où vous risquez de boire trop et, ensuite, de rater un cours parce que vous vous levez avec une "gueule de bois". Lorsque les fêtes finissent par nuire à votre capacité de faire vos études et d'assister à vos cours, vous avez un problème de consommation excessive.

Lorsque vous organisez une fête, vous devriez :

Si vous sortez et prévoyez consommer de l'alcool, n'oubliez jamais de désigner un conducteur qui ne boira pas, ou prenez un taxi pour revenir à la maison.

Ne conduisez jamais sous l'influence de l'alcool.

Ne permettez jamais à une personne en état d'ébriété de conduire son véhicule.

Ne montez jamais dans la voiture d'une personne qui boit ou qui est en état d'ébriété.

Le Code criminel

Vous violez peut-être la loi sur l'ivresse au volant, même si vous n'êtes pas en état d'ébriété ou si vous n'avez pas pris plusieurs verres.

La loi précise qu'il est illégal de conduire un véhicule si votre concentration sanguine d'alcool (CSA) dépasse 0,08.

"Plus de 0,05" (en Belgique) veut dire que la concentration d'alcool dans votre sang dépasse 80 mg par 100 ml de sang.

Bien que de nombreux facteurs influencent la transformation de l'alcool dans le corps (tels que l'humeur et le pourcentage de graisse), on recommande généralement de ne pas consommer plus d'un verre par heure, sur une période maximale de quatre heures. Après quatre heures, vous devriez espacer vos consommations davantage, en alternant entre des breuvages alcoolisés et non-alcoolisés.

Dans certaines circonstances, vous commettez un crime aussi si vous refusez de donner un échantillon de votre sang.

La conduite en ébriété, qui se distingue de la conduite "avec un taux d'alcool de plus de 0,05", est aussi un crime. Votre CSA ne dépasse peut-être pas le 0,08, mais on peut quand même vous trouver coupable d'avoir conduit en état d'ébriété. L'ébriété est déterminée selon les observations de la police (haleine qui sent l'alcool, mauvaise tenue de route, manque de coordination, etc.).

Les pénalités les plus sévères s'appliquent à la conduite en ébriété qui fait des victimes à la suite d'un accident (blessures ou morts).

Si vous êtes trouvé coupable de conduite en ébriété, toute dépense que cela vous occasionne n'est pas couverte par votre compagnie d'assurance.

Si vous êtes trouvé coupable, votre assureur n'est pas tenu de vous fournir une assistance financière pour couvrir une perte du revenu.

Vos primes d'assurance augmenteront fort probablement d'au moins 50% une fois que vous reprenez le volant.


La nicotine (voir aussi le dossier Tabac)

Bon nombre de gens ne savent pas que la nicotine est une drogue psycho-active, c'est-à-dire qu'elle affecte le cerveau et le comportement.

Bien que la nicotine soit classée comme stimulant, elle peut avoir un effet stimulateur ou dépresseur, selon la façon dont elle interagit avec les produits chimiques de votre cerveau.

La nicotine crée des dépendances tellement graves que vous aurez probablement à tenter de l'abandonner plusieurs fois avant de réussir.

La nicotine est une substance très nocive et fortement cancérigène. La dose orale minimum mortelle de la substance pure est de 40 à 60 mg.

La plupart des usagers de tabac croient qu'il réduit le stress et les aide à relaxer.

Bien qu'on ait prouvé que la cigarette peut causer le cancer, l'emphysème, les maladies cardiaques et les complications pendant les grossesses, certaines personnes ne tiennent pas compte de ces faits, parce qu'elles croient pouvoir cesser de fumer avant que ces maladies ne les atteignent.

Vous pouvez acquérir une dépendance à l'égard de la nicotine en quelques mois à peine.

La dépendance à l'égard de la nicotine est comme pour toute autre drogue : au début, vous ne tolérerez pas la nicotine et vous en sentirez peut-être des nausées; par contre, avec l'usage répété, vous pouvez augmenter votre tolérance et avez donc besoin de fumer pour ressentir les mêmes effets.

Chez les usagers quotidiens du tabac, le corps n'est jamais libéré de la nicotine et ce produit restera dans leur sang 24 heures sur 24.

Les effets du tabac à mâcher, du tabac à priser ou du tabac sans fumée sont les mêmes que ceux des cigarettes.

Pourquoi les gens fument ?

 

Comment cesser ?

Après avoir mangé, ou à d'autres moments où vous aimeriez prendre une cigarette, essayez d'attendre d'abord cinq minutes, ensuite dix minutes, ensuite quinze minutes et, enfin, trente minutes de plus.

Vous pouvez utiliser de semaine en semaine une marque qui contient moins de goudron.

Vous pouvez vous faciliter la tâche en changeant les choses qui font partie de l'habitude de fumer. Par exemple, si vous vous servez toujours d'un briquet, utilisez plutôt des allumettes.

Evitez de fumer lorsque vous prenez un verre ou lorsque vous êtes en auto. Si cela vous paraît trop difficile, évitez plutôt de boire ou de fréquenter les bars pour une certaine période après que vous avez cessé de fumer.

Cela peut peut-être vous aider de cacher les cigarettes dans un endroit difficile à atteindre.

Ayez recours à la gomme à mâcher sans sucre, aux fruits, aux cure-dents et à d'autres articles qui vous donnent quelque chose à faire avec vos mains et avec votre bouche.

Si vous pouvez éviter les cigarettes au moment où vous les désirez habituellement, vous romprez plus facilement l'habitude.

Evitez de céder à la tentation pendant les trois à cinq premiers jours, le moment où les symptômes de privation sont les pires. C'est pendant cette période que votre corps essaie de se défaire des produits chimiques du tabac.

Pour certaines personnes, il est plus facile d'arrêter d'un coup, plutôt que de réduire graduellement leur consommation.

Les avantages de la vie sans cigarettes

Nous les connaissons tous, mais voici quelques faits pour vous rafraîchir la mémoire, surtout lorsque le besoin de fumer est le plus grand.

Sur le plan physique, vous :

Sur le plan émotif et social, vous :

Financièrement, vous :

 


La caféine

La caféine est perçue par la plupart des gens comme une drogue anodine. Bien que nous la consommions surtout dans le café, on la retrouve dans le thé, les colas, le chocolat, les viennoiseries, les poudings, les garnitures, les bonbons mous et les desserts laitiers congelés. On s'en sert en outre dans plus de mille drogues vendues sans prescription, comme les pilules pour régimes amaigrissants et les pilules anti-sommeil.

La caféine crée très facilement des dépendances. Elle appartient au même groupe d'alcaloïdes que la nicotine, la morphine et la cocaïne. La caféine stimule le système nerveux, accélère le rythme cardiaque, comprime les vaisseaux sanguins menant au cerveau, supprime l'appétit, et agit sur l'estomac, les reins et d'autres organes.

Comme pour les autres drogues, les usagers en acquièrent une plus grande tolérance et ils en ont donc besoin plus pour ressentir le même effet.

Selon les médecins, on peut en consommer sans inquiétude jusqu'à 200 mg par jour, ce qui équivaut à environ deux ou trois tasses par jour de café.

Les personnes qui deviennent irascibles ou nerveuses après avoir bu une seule tasse de café devraient éviter la caféine complètement, car c'est un signe que le produit leur est nocif.

Si vous consommez de la caféine ou un cola pendant le jour, ou si vous utilisez la caféine de façon trop compulsive pour maintenir votre rythme de vie, vous souffrez peut-être d'une dépendance grave que vous devez faire traiter. Vous aurez peut-être à réduire votre consommation de caféine.

Si vous pensez éprouver des problèmes à cause du montant de caféine que vous prenez, consultez votre médecin et demandez comment vous pouvez réduire le montant de caféine dans votre régime alimentaire.

Chez certaines personnes, la caféine peut entraîner des crises d'anxiété.

Le décaféinage du café se fait soit à l'aide de l'eau, soit à l'aide de solvants; l'eau étant l'agent le plus sécuritaire, il importe d'acheter le café décaféiné par cette méthode.

Cinq à dix grammes de caféine constituent une dose mortelle, la mort pouvant survenir par palpitations convulsives. Il est extrêmement important de guetter le montant que vous consommez si vous utilisez les pilules anti-sommeil avec caféine.

La plupart des gens peuvent réduire ou éliminer leur consommation de caféine s'ils le font graduellement et décident de s'y mettre assidûment. Il vaut mieux réduire votre consommation lentement sur une période de deux semaines, jusqu'à ce que vous consommiez moins de 200 mg par jour.

 


Les drogues sur ordonnance (voir le dossier sur les médicaments)

Dans ce groupe, la dépendance la plus commune est associée au benzodiazépines (BZP), que l'on prescrit pour les troubles du sommeil et de l'anxiété. On compte parmi ces drogues le valium et d'autres genres de tranquillisants.

Lorsqu'on les prend selon les ordonnances du médecin, ces drogues peuvent procurer un soulagement sain et efficace de l'anxiété, de la tension musculaire ou de l'insomnie.

Cependant, parce qu'elles causent très facilement des dépendances, même si vous les utilisez comme le prescrit votre médecin, vous pouvez contracter une dépendance.

Puisque l'alcool et les tranquillisants font partie de la même famille de drogues, les incidences de dépendance croisée sont très élevées.

La combinaison de l'alcool et des BZD peut être fatale.

Des millions de gens utilisent ce genre de drogue de façon chronique.

Il est très difficile de se défaire d'une dépendance à l'égard des drogues sur ordonnance; cela doit se faire graduellement, sous la supervision d'un médecin.

Si vous voulez éviter ces dépendances dangereuses, pensez-y bien avant d'avoir recours à ces drogues, surtout si vous avez l'impression qu'on vous les a prescrites trop facilement. Parfois une consultation psychologique ou une séance d'orientation se révèle aussi efficace, sinon plus, que les drogues.

Si on vous prescrit des drogues, n'oubliez pas d'en vérifier la capacité toxicogène.

Si vous contractez une dépendance, consultez votre médecin, qui peut vous aider à vous en défaire.

 


Marijuana ( vois le dossier sur le cannabis)

La marijuana ou "mari" est connue sous différents noms selon la culture et selon les pays.

C'est la drogue illicite la plus utilisée du monde, et sa popularité n'est dépassée que par celle de l'alcool, du tabac et de la caféine.

Les réactions à la marijuana peuvent varier (dépression, stimulation ou hallucinations).

L'utilisation chronique peut affecter la mémoire à court terme, affaiblir le système immunitaire et provoquer le cancer et les maladies pulmonaires.

Pour certaines personnes, même l'utilisation occasionnelle peut se révéler très nocive.

Contrairement à ce que la plupart des gens pensent, vous pouvez acquérir une dépendance à l'égard de la marijuana. Parmi les premiers signes sont l'utilisation quotidien ou presque quotidien et l'obsession de cette drogue.

Les personnes adonnées souffrent d'un manque de motivation, ont du mal à surmonter les nouveaux problèmes et éprouvent une léthargie générale.

Vous pourrez commencer à remonter la pente en vous imposant des exercices réguliers, en évitant de consommer beaucoup de sucre et de caféine et en reprenant vos vieux passe-temps.

Une fois que vous aurez abandonné la "mari", vous serez plus éveillé, vos sens seront plus aigus, les aliments auront un meilleur goût, et tout vous paraîtra généralement plus positif.

 


Les hallucinogènes (voir le dossier sur le LSD)

Il s'agit surtout de drogues vendues dans la rue.

Les variétés comprennent les "champignons magiques", la LSD et les "buttons".

Toutes ces drogues peuvent engendrer des hallucinations auditives et visuelles. Vos sens convergent et votre perception du temps et de l'espace est perturbée.

Pendant les trips, vos pupilles se dilatent, votre tension artérielle est très élevée et vous ressentez un étourdissement.

Les mauvais trips, qui sont des crises d'anxiété et de panique intenses, peuvent se reproduire sous forme de flashbacks, même plusieurs mois après le dernier usage.

Les hallucinogènes n'ont aucune utilité médicale et peuvent dévoiler une psychose.

Parmi les symptômes de sevrage figurent l'anxiété, la fatigue et l'agitation.

 


Les stéroïdes anabolisants

Il s'agit de copies synthétiques de l'hormone mâle (testostérone).

Certains athlètes et culturistes s'en servent pour améliorer leur performance sportive.

La plupart des stéroïdes sont achetés illégalement et sont soit injectés, soit consommés par voie orale.

Les stéroïdes facilitent la prise de poids et augmentent la masse musculaire.

Bien que les stéroïdes anabolisants produisent une hypertrophie rapide (grossissement anormal) des muscles, il faut continuer à s'en servir pour pouvoir maintenir cette masse. Le corps reprend immédiatement sa distribution musculaire naturelle une fois les stéroïdes abandonnés.

Le recours régulier aux stéroïdes peut provoquer l'acné et l'impuissance sexuelle, et peut endommager le coeur, les reins et le foie.

Certains usagers éprouvent une psychose quelconque (paranoia, hallucinations auditives, violence, dépression, manies et fantasmes).

Ces troubles mentaux disparaissent une fois les stéroïdes abandonnés.

Les symptômes du sevrage, dont la nausée, la transpiration, les maux de tête, les tremblements et les frissonnements, ressemblent à ceux de l'héroïne.

 


Cocaïne/"Crack" ( voiçr les dossiers sur la cocaïne et le crack )

On pensait autrefois que la cocaïne ne créait aucune dépendance parce qu'elle ne semblait pas produire un grand nombre de symptômes de sevrage. Cependant, on la considère maintenant comme une des drogues les plus toxicogènes, car elle s'accompagne de besoins impérieux de consommation.

Les personnes adonnées à la cocaïne et au crack sont prêtes à sacrifier tout pour en obtenir, et c'est ici où le danger se présente.

L'injestion répétée de l'hydrochlore de cocaïne, la forme sous poudre blanche, produit l'écoulement continu du nez, les saignements du nez, des plaies à l'intérieur des narines et, à l'occasion, une perforation du septum (la membrane nasale).

Quiconque prend des injections intraveineuses de cocaïne s'expose - et expose ses partenaires sexuels - au risque (y compris toute personne qui utilise la même aiguille) de maladies telles que l'hépatite et le SIDA.

Quiconque fume le crack peut gravement endommager ses poumons. On ressent souvent une douleur dans la gorge et dans la poitrine, tout en expectorant du flegme.

Parmi les effets les plus nocifs de la cocaïnomanie figurent les transpirations, les tremblements, les contractions convulsives et d'autres symptômes extrêmement dangereux.

Des personnes en parfaite santé peuvent mourir subitement après avoir consommé le crack.

Certains usagers deviennent ultra sensibles à la cocaïne et peuvent subir une surdose même s'ils ne consomment qu'une petite quantité. En anglais, ce phénomène est connu sous le nom de "kindling".

A cause des effets euphoriques passagers et de l'effet dépressif aigu qui les suit immanquablement, les cocaïnomanes essaient désespérément de se maintenir en état d'euphorie en consommant de la cocaïne aux quinze minutes environ. Ce cycle est encore plus court pour les personnes qui prennent le crack.

L'effet euphorie-dépression incite plusieurs toxicomanes à prendre d'autres drogues, telles que l'alcool, pour calmer l'anxiété provoquée par la cocaïne; ces personnes se retrouvent donc dans le cycle vicieux de la consommation de cocaïne pour créer un état d'euphorie et de la consommation d'autres drogues pour calmer l'anxiété qui en résulte.

La dépendance à l'égard de la cocaïne peut prendre à peine deux mois à s'installer, surtout si on injecte la cocaïne ou si on en fume. Après quelque temps, les produits chimiques naturels du cerveau sont épuisés et la capacité de ressentir une euphorie est éliminée.

La désintoxication peut se faire à l'extérieur du milieu hospitalier et le sevrage se caractérise habituellement par la dépression, l'anxiété, l'insomnie, l'irritabilité et la nervosité.

Malheureusement, la plupart des toxicomanes auront à combattre aussi des dépendances secondaires entraînées par la consommation de la cocaïne.

En résumé, il est évident que la plupart de ces drogues sont très dangereuses, non seulement à cause de leurs effets à long terme sur nos cerveaux et sur notre vie en général, mais aussi parce qu'elles peuvent nous inciter à prendre d'autres drogues. Au bout du compte, les toxicomanes se donnent une dose ou une combinaison de drogues fatale, ou finissent par s'adonner à un si grand nombre de drogues qu'ils ne peuvent pas s'en sortir.

 


La co-dépendance

 

Il est dangereux de trop simplifier la définition de co-dépendance et de se limiter à la description de comportements typiques, car cette condition peut exister sans la manifestation de comportements particuliers. La co-dépendance touche la vie d'environ 90 pour 100 de la population, à divers degrés. Certains spécialistes croient en outre que les toxicomanies ne font que voiler une co-dépendance sous-jacente chez certaines personnes.

La co-dépendance est une forme de dépendance à l'égard de relations dysfonctionnelles. Les personnes co-dépendantes vivent habituellement "à travers" d'autres personnes, et adoptent une identité fondée strictement sur celle d'une autre personne. Il ne s'agit pas d'une nouvelle maladie, mais on y est plus sensibilisé tout simplement parce que nous avons enfin un terme concret pour la décrire, soit "co-dépendance".

Les personnes souffrant de co-dépendance ont souvent l'impression de perdre la maîtrise des choses, tout comme les toxicomanes.

Elles croient poser un geste qui aide d'autres personnes, mais à vrai dire essaient d'assumer la responsabilité de la vie d'autres personnes, tout en négligeant la leur.

Elles confondent leur identité avec celle d'autres personnes et fondent leur estime de soi sur l'approbation qu'elles peuvent obtenir d'autres gens.

La co-dépendance et la toxicomanie vont souvent de pair. Bon nombre de personnes souffrant de co-dépendance essaient de dominer la dépendance d'une personne chère ou ont elles-mêmes une dépendance.

Elles continuent très souvent à vivre "à travers" quelqu'un d'autre, même si cette personne renonce aux drogues ou au comportement menant à la dépendance, ou encore quitte la maison.

Parce qu'elles ont peu d'estime de soi, les personnes co-dépendantes ne sont pas capables d'exprimer leurs émotions ouvertement et ne peuvent ni prendre des décisions ni s'adapter à des changements.

Si une personne co-dépendante est en outre toxicomane et essaie de se désintoxiquer, elle ne devrait pas essayer de composer avec sa co-dépendance avant d'avoir remédié considérablement à sa toxicomanie. Les périodes douloureuses qu'il faut vivre pour se défaire de la co-dépendance peuvent en fait inciter la personne à reprendre de la drogue.

La co-dépendance se traite au moyen de thérapie et à l'aide de groupes d'entraide indépendants.

Pendant la thérapie, les personnes co-dépendantes apprennent à accepter et à analyser leurs expériences d'enfance, à se distinguer d'autres personnes, à exprimer leurs émotions et à soigner d'autres personnes sans avoir besoin de les dominer.

En parlant à un conseiller ou à un thérapeute, vous pouvez vous attaquer à ce problème et commencer à le corriger. Il s'agit d'une affliction qui peut vous dévorer et peut vous imposer un mode de vie sans éclat, voire déprimant. Grâce à l'aide professionnelle, vous pouvez vous découvrir et apprendre comment vous soigner : c'est ainsi que vous cesserez de négliger la personne qui étouffe en dedans.


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Sources : M.Marchand et http://aix1.uottawa.ca/student/guidefrancais/4section/sante/