Les modifications hydrauliques :
Les
modifications hydrauliques par aménagements et chenalisations provoquent des phénomènes
d’érosion, d’assèchements et de disparition des zones humides ayant des
conséquences sur la planète.
L’activité
humaine a doublé l’érosion. Les matières érodées par les rivières se déposent
sur le fond de la zone côtière (plateforme
continentale limitée par une discordance à 185 mètres de profondeur
surplombant le talus continental entre 185 et 3000m de profondeur qui surmonte
à son tour le plateau abyssal entre 3000 et 4000
m de profondeur). Les matières
solides se déposent à plus de 80% sur le plateau continental, le reste migrant
vers le talus. La majorité de ces dépôts dont les
quantités croissent par activité humaine se concentrent en composés boueux
contenant des résidus de pesticides avec des conséquences toxiques sur la
biomasse des plateformes continentales.

Schéma
inspiré d'après l'Atlas de l'Ecologie
Les barrages :
Chaque année,
une trentaine de nouveaux barrages est construit afin de régulariser les
niveaux d’eau et éviter les inondations, dans le but de produire de l’eau
potable et de l’électricité, afin d’irriguer les terres ou de rendre les
cours d’eau navigables.
Des conséquences
négatives sont illustrées par l’exemple du Barrage
d’Assouan construit en 1960 sur le Nil :
Après la
construction du barrage, le Nil a vu son débit diminuer d’un facteur 10 à
20. Cette réduction de débit a entraîné l’accumulation de boues au niveau
du barrage provoquant des risques de débordements, l’érosion de la plage par
recul de la côte et la perte de fertilité des terres en aval du barrage qui
recevait auparavant un apport important en nutriments lors des crues.
La
chenalisation et l’assèchement des marais :
Un exemple de
chenalisation et de ses conséquences négatives sur l’environnement est celui
du Rhin.
La rectification du Rhin :
Entre 1840 et
1880, le Rhin a été rectifié afin d’améliorer la navigation et de récupérer
des terres agricoles. La conséquence fut la perte de son pouvoir épuratoire.
Son ancienne structure enchevêtrée permettait la prolifération de plantes
aquatiques. De plus, en cas de pollution organique, les nombreux méandres
retenaient l’eau plus longtemps permettant de réduire la charge organique par
activité biologique.
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