Lois-Conférences
Accueil Air et climat Eau Sols Déchets Curriculum Vitae

 

Trou d'ozone
Pollution de l'air
Effet de serre
Les glaciations
Ere précambrienne
Ere paléozoïque
méso-cénozoïque
Lois-Conférences

LEGISLATIONS-TRAITES-CONFERENCES-CONVENTIONS

 

POLLUTION DE L'AIR, EFFET DE SERRE, OZONE

 

Différentes conventions et traités furent votés suite aux conférences et accords qui se sont tenus sur les questions de la pollution de l'air et de ses effets.

 

Conférences internationales :

 

La première fût celle du Traité contre la pollution à grande échelle et sans frontière de l'air ("Convention on Long Range Transboundary Air Pollution") en 1979, qui concernait surtout les problèmes de coopération contre la pollution avec les pays du Bloc de l'Est.

 

1987 fut prolifique en conférences concernant la matière avec :

- une Session de la commission internationale pour la protection de l'environnement et le développement sur la protection de la couche d'ozone à Vienne,

-         un entretien d'experts internationaux sur les mesures de protection de la couche d'ozone à Genève,

-         une conférence internationale sur l'environnement pour la protection de la couche d'ozone à Montréal.

 

Le Protocole de Montréal : lors de cette dernière conférence, les effets des CFC sur l'ozone stratosphérique furent discutés. 30 pays y participèrent et la conférence a débouché sur le Protocole de Montréal.

Il fut décidé de geler la production des CFC a 110% de celle de 1986 et de maintenir sa consommation aux taux de 1986 jusqu'en juillet 1990. Les réductions devaient atteindre 20% par rapport à 1986 en 1994 et 50% en 1998. Des réductions sur les gaz chlorés "Halons" utilisés dans les extincteurs furent aussi décidées.

Les pays en voie de développement pourront continuer de produire plus que ces quotas si leur économie ne leur permet pas d'utiliser des produits alternatifs.

 

En 1988, eu lieu la Conférence intergouvernementale sur le climat mondial à Toronto avec pour thème central : le réchauffement de la planète.

 

En 1989, 81 pays se sont réunis à la Conférence d'Helsinki pour reconsidérer le problème des CFC. Une déclaration a été votée pour interdire complètement les CFC en 2000 et en gaz "Halon" le plus vite possible.

 

Une autre réunion s'est tenue en 1990 à Londres afin de "serrer" le calendrier pour supprimer les CFC et composés chlorés en 2000. Il fut aussi décidé à cette occasion de supprimer le chloroform de méthyl en 2005.

 

Les participants de la Conférence de Copenhagen en 1992 se sont mis d'accord pour accélérer encore la suppression des CFC et autres composés détruisant l'ozone. Des modèles ont démontré également l'influence néfaste sur l'ozone stratosphérique d'un pesticide : le bromure de méthyl, mais aucune décision visant à réduire l'utilisation de ce pesticide n'a été prise.

 

Certains pays ont imposé des contraintes plus sévères sur les CFC que celles de Montréal. L'Allemagne a voté une loi visant à supprimer leur production en 1995, l'Australie, la Suède et la Norvège ont interdit les gaz chlorés après 1995 et le Canada a décidé de stopper sa production en CFC en 1997 ainsi que la vente de chloroform de méthyl en 2000.

En réponse à la pression internationale, les industries chimiques ont travaillé sur la découverte de nouveaux produits de substitution aux CFC dans les produits solvants, l'électronique, les emballages plastiques et les extincteurs. Cependant, les produits de substitution ne sont pas sans problème : certains libèrent du chlore d'autres de l'ammoniac inflammable, certains participent également à l'effet de serre!

 

De la Conférence des Nations Unies sur l'environnement qui s'est tenue à Rio en 1992, il a résulté une convention sur le climat.

 

Un Sommet de la Terre s'est tenu à Manchester en 1993. Il s'agissait d'un forum des organisations non gouvernementales (ONG). Les sujets traités étaient la lutte contre l'effet de serre, la sauvegarde de la diversité biologique, la protection des eaux internationales et de la couche d'ozone.

 

La Conférence de Berlin de 1995 sur les changements climatiques s'est tenue sous l'égide de l'ONU.

120 pays signataires du traité de Rio y ont participé et se sont prononcé sur une planification de la réduction des émissions des gaz à effet de serre. De nombreux pays dont les Etats-Unis, le Japon, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et des Etats pétroliers s'y sont opposés. Les décisions furent reportées au Sommet de Kyoto en 1997.

 

Lors du Sommet de Kyoto de 1997, 159 pays dont les Etats-Unis ont signé un accord pour réduire les émissions de gaz à effet de serre émis depuis 1990 de 6% entre 2008 et 2012.

Des questions se sont posées sur les permis négociables de polluer  (qui permettent aux pays développés de vendre au pays pollués des quotas d'émissions en polluants) proposés par les Etats-Unis, la prise en compte des Pays en voie de développement dans les réductions des émissions, les contraintes à imposer, l'harmonisation des normes…

 

Il en est ressorti des résultats positifs :

L'Europe s'est prononcée d'une voix sur la réduction des gaz à effet de serre, les pays en voie de développement ont fait front de résistance contre la volonté des Etats-Unis d'imposer leur permis de polluer et le même taux de réduction pour tous alors qu'il existe des inégalités à ce point de vue.

 

Cependant, de nombreuses questions continuent de se poser à la suite de cette conférence :

La justice internationale n'a pas de compétence pour légiférer en la matière, il n'existe pas d'instrument de mesure et de contrôle normalisé, ni de normes internationales et il n'y aura pas d'harmonisation des pays à ce sujet étant donné les dissensions.

 

La discussion sur les permis de polluer a été évoquée au Sommet de Buenos Aires en 1998.

 

La dernière conférence en date sur les changements climatiques s'est tenue à La Haye en novembre 2000

Un consensus n'a pu se dégager entre les pays européens au sujet de la proposition des Etats-Unis d'utiliser les océans et les forêts comme régulateurs de l'effet de serre (puits à CO2).

Mais pour certains, "un statu-quo valait mieux qu'un mauvais compromis".

 

Malheureusement, lors de la dernière conférence sur le sujet qui s'est tenue à Bonn en 2001, les Etats Unis ont refusé de réduire leur production de gaz à effet de serre.

 

Programmes d'action et législations au niveau européen :

 

Les programmes d'action :

En 1972; les chefs d'Etats et de gouvernements ont lancé la politique communautaire de l'environnement.

 

Le deuxième programme fut le premier concerné par la pollution de l'air.

 

Le quatrième programme d'action en matière d'environnement (1987-1992)

 

La politique de la Communauté Européenne en matière de pollution atmosphérique (Texte de Jean-Guy BARTAIRE )

 

Un certains nombre d'actions ont été décidées dans les domaines suivants:

-         qualité de l'air : 3 directives ont été adoptées et une directive ozone est en préparation.

-         Réduction des émissions de pollution en provenant de sources fixes: développement des "Meilleures Technologies Disponibles n'Entraînant pas de Coût Excessif" (ou "Best Available Technologies Not Entaining Excessive Costs"="BATNEEC").

-         Directive incinération des déchets dangereux, limitation des COV (Composés Organiques Volatiles), travaux sur les turbines à gaz, les installations de combustion de moins de 50MW, les installations au charbon entre 50 et 100 MW.

-         Réduction des émissions provenant des sources mobiles (voitures) avec alignement des normes entre grosses et petites voitures, nouvelle réglementation sur les gaz polluants et les particules des véhicules lourds, limitation des émissions par évaporation

-         Qualité des produits à l'origine d'émissions de polluants de l'air : directive limitant le soufre dans l'essence, règlement communautaire pour éliminer les CFC.

-         Effet de serre et CO2 : la Commission souhaitait une stabilisation des émissions en CO2 en l'an 2000

-         Energie et environnement: réflexion sur une taxation des émissions de CO2 et développement de stratégies énergétiques dans la Communauté européenne en harmonie avec l'environnement.

-         Agence Européenne de l'Environnement mise en place

 

Le cinquième programme a proposé comme priorités la lutte contre l'acidification et les changements climatiques avec la surveillance des gaz à effet de serre (CFC, CH4, CO2), l'étude des gaz pouvant avoir un effet sur les écosystèmes (COV (composés organiques volants), NOx, O3) et une politique de limitation des rejets en COV.

 

Inventaire des polluants atmosphériques soumis à surveillance par la Communauté Européenne (IBGE 1994)

 

Directive 92 CE sur la pollution de l'air par l'ozone 

Directive 96 sur la gestion et la qualité de l'air 

Directive 97 sur les échanges de données des réseaux de mesures

 

Législation belge (MoniteurBelge)

 www.just.fgov.be ou www.moniteur.be ou http://moniteur.be/