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L'Antarctique
constitue une zone plus froide que le Pôle Nord (Arctique). Ce
qui favorise la formation de nuages stratosphériques polaires ou vortex,
constitués de cristaux de glace qui accumulent en surface, durant l'hiver
austral, les composés réservoirs
(N2O5, HCl, ClONO2 et H2O). Au
printemps austral (de septembre à octobre), lorsque la glace fond, les composés
chlorés et bromés restent dans l'atmosphère alors que les autres retombent
dans la troposphère sous forme de HNO3 ou HCl.
De
plus, l'Antarctique constitue une masse continentale importante et froide en
hiver qui stabilise l'anticyclone présent au-dessus de lui. Ce qui provoque un
tourbillon confiné et tournant sur lui-même. Dès lors, les échanges avec des
masses d'air plus riches en ozone présentes sous d'autres latitudes ne sont pas
favorisés.
Cependant,
certaines observations et modèles semblent indiquer une réduction d'ozone dans
l'hémisphère nord, surtout sous l'impact des oxydes d'azote (N2O5) et du
ClONO2. Ils réagissent à
la surface des acides sulfuriques (H2SO4), formés par processus biologiques et
volcaniques, qui jouent un rôle similaire aux particules d'aérosols stratosphériques
de l'hémisphère Sud. L'avenir? La
diminution d'ozone stratosphérique à
long terme est incertaine. Mais les modèles prévoient une augmentation de la
production des rayons UV de type B (UVB) à la surface de la Terre de 44% pour 16% de diminution
d'ozone et un doublement en UVB à la surface de la Terre pour une décroissance
en ozone de 30%. |