Les eaux souterraines
La recherche des eaux souterraines consiste à définir
les réservoirs aquatiques, leurs extensions et leurs caractéristiques :
porosité, perméabilité, conditions d’alimentation, de drainage, évolution
dans le temps, type d’écoulement, de ruissellement etc…
Une
étude stratigraphique est réalisée pour définir la succession des ensembles
aquatiques. Ensuite, pour chaque horizon aquatique, on effectue :
-
une étude
géologique structurale par cartes morphologiques, géologiques et structurales
(c-à-d des failles)
avec reconnaissance du substrat, appelé « mur »
de la couche aquatique
avec reconnaissance du « toit » de la
couche aquatique (couche supérieure)
avec reconnaissance de la couche aquatique même
-
une étude hydrogéologique permettant de définir la perméabilité,
la porosité, la minéralogie, et la granulométrie.
Cette étude comprend également un relevé des points d’eau (sources, étangs,
puits, sondages, galeries) des débits, des
niveaux piézométriques, des profondeurs, de la
pluviosité, de l’évapotranspiration et
du ruissellement. La chimie des eaux, la relation
entre nappes voisines et les réserves d’exploitation sont également étudiées
à ce stade.
Dans la
recherche des eaux souterraines, il est fait appel aux techniques de prospection
géophysiques :
-
électriques :
la résistivité de la roche mesurée par cette méthode
dépend de sa nature, de son état de consolidation, d’altération, de
fracturation et de la composition de l’eau en ions qui conditionnent les
propriété hydrogéologiques.
-
sismiques :
la vitesse de vibration réfléchie ou réfractée par la roche dépend
également de la nature de la roche, de son état de consolidation et de
fracturation.
Contrairement
aux eaux superficielles, le renouvellement des eaux profondes est très lent.
Une pollution y persistera plus longtemps et un décalage dans le temps entre la
cause et les effets d’une contamination pourra se produire. De nombreuses
substances utilisées en agriculture telles que nitrates et herbicides percolent
jusque dans les nappes.
De
plus, certains pays comme la
Belgique exploitent intensivement les nappes souterraines pour l’alimentation
et la distribution en eaux potables.
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