|
Les décharges sont des dépôts d'immondices contrôlés et réglementés
sur des surfaces adaptées (appelés Centres d'Enfouissement Techniques en
Région Wallonne en Belgique pex).

Schéma d'une décharge inspiré de "l'Atlas de
l'Ecologie"
On distingue différentes classes de décharges en fonction des catégories
ou classes de déchets. La nomenclature de ces classes varie d'un pays à
l'autre mais elles sont globalement semblables.
Ainsi, on distingue :
-les décharges de substances minérales
-les décharges de déchets d'agglomération ou ménagers
-les décharges de déchets inertes (tels que gravats, remblais...) ne
se dégradant pas physiquement ou chimiquement, non toxiques et non susceptible
de polluer
-les décharges spéciales pour déchets nocifs ou dangereux
(radioactifs, industriels, d'incinération...
La décharge doit rester étanche pendant 30 à 50 ans pour préserver la
nappe phréatique et la vie alentours. Son emplacement sera donc choisi en
fonction de la nature imperméable du sous-sol (argile ou limon fin). Si de tels
terrains ne sont pas disponibles, le sous-sol sera rendu artificiellement
étanche à l'aide de bitumes, de feuilles de plastique, de résines
synthétiques liées au sol, de silicates ou autres produits liants.
Les déchets triés seront stockés en couches de 2 mètres, comprimés
mécaniquement et recouverts d'une couche de gravats ou de boues d'épuration.
Conséquences et inconvénients des décharges
La mise en décharge occupe de grandes surfaces et volumes de terrains, et a
de nombreuses conséquences sur le milieux environnant.
Ce procédé doit donc être utilisé en dernier recours après tri et dans
les cas où le
traitement, le recyclage ou réemploi et l'incinération ne sont pas possibles,
trops énergétiques ou trop coûteuses.
Les conséquences d'une mise en décharge classique sont les suivantes :
-Les ordures comprimées sont dans les premiers temps en condition d'aérobie
(oxygénés) et les protéines, les hydrates de carbone et les graisses se
transforment en acides aminés, en sucres et en acide gras par hydrolyse.
-Avec la formation d'acides débute la phase anaérobie (sans oxygène)
La décomposition en acides gras à chaînes de carbone courtes par des
bactéries libère du CO2 et du H2.
Ensuite, sous l'action de bactéries méthanogènes (responsables de la
fermentation) se forment des mélanges gazeux inflammables, explosifs et nocifs,
composés à environ 55% de méthane, 45% de CO2 et en faibles quantités de
H2S, CO, N2 et NH4.
Ces gaz doivent être évacués par des conduites de dégazement et peuvent,
s'ils sont conduits vers une installation d'épuration de gaz de fumée, être
utilisés comme combustibles gazeux.
La formation de gaz dans les décharges fermées gêne les mesures de remise
en culture des terrains (gaz toxiques pour les racines des plantes).
L'eau de ruissellement contient de nombreuses substances organiques dissoutes
et des corps étrangers (sels, pesticides, hydrocarbures chlorés) qui
atteignent un niveau constant après plusieurs années.
Décharges pour déchets dangereux
Si possible, ces déchets doivent être neutralisés ou désintoxiqués avant
leur stockage.
L'imperméabilisation des décharges spéciales doit présenter un système
à barrières multiples dont l'étanchéité est contrôlable et réparable. Le
stockage doit être surveillé et les substances stockées doivent pouvoir être
retirées.
L'étanchéité de surface doit empêcher la pénétration des eaux de
précipitation et l'imperméabilité du fond doit éviter l'écoulement des eaux
de la décharge.
Des systèmes de conteneurs de haute sécurité en béton armé accompagnés
de système d'étanchéité et drainages sont encore à l'étude.
Certaine anciennes mines ou gisements de sels sont utilisés comme décharges
souterraines ex: Herfa-Neurode

Schéma de décharges de déchets dangereux inspiré de
"l'Atlas de l'Ecologie"
Décharges en mer
Les fleuves qui s'écoulent en mer apportent plus de matières polluantes que
la pollution de l'air. On se souvient des marées noires causées par l'Amocco
Cadis, l'Erica et le Prestige, trois pétroliers ayant chaviré. A celà
s'ajoutent les vidanges, immersions ou incinérations par les bateaux en mer. |