Comité spontané d’experts réunis autour de la question du développement durable dans le cadre du chantier Bavière 2006
Courrier adressé aux parties concernées :
Liège, 22 novembre 2006
A l’attention du Collège des bourgmestres et échevins
A l’attention de la société Himmos
Mesdames, Messieurs,
On ne peut que se féliciter de voir se concrétiser, à Liège, un chantier d’une telle ampleur. L’affectation liée au terrain de Bavière, c'est-à-dire la construction d’un quartier de cinq cent nonante logements a, à plus d’un égard, le mérite d’être salué.
Réunis autour de cette perspective urbanistique et architecturale, nous nous sommes constitués en un collectif spontané qui rassemble en son sein des citoyens, des acteurs politiques et des experts dans le domaine de la construction.
Par la présente, ce collectif n’a pas pour seul objectif de vous soumettre une série de prérogatives techniques, technologiques et sociales, allant dans le sens des perspectives majeures que toute société moderne a et aura à relever. Ne pouvant ignorer, entre autres choses, les défis énergétiques de nos sociétés industrielles, nous pensons que nous devons en être les déterminants ; ainsi il nous paraîtrait regrettable d’agir par omission.
La pertinence à intégrer, même au-delà des normes, un projet durable, digne de ce nom, portera loin de l’intérêt de chacun, des perspectives dont nous pourrons tous nous enorgueillir.
En vous souhaitant bonne réception de la présente, nous vous prions, chères Mesdames, chers Messieurs, de nous croire sincèrement vôtre.
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1.Isolation, ventilation.
Selon les spécialistes de la construction, l'air doit être entièrement renouvelé au moins une fois par heure dans toute la maison. Une affirmation qui paraît nettement moins impressionnante lorsqu'on sait que nous inspirons et expirons chaque jour jusqu'à 100 m³ d'air. Admettons qu'il y ait par personne 100 m³ d'air dans la maison, un luxe. En cas de renouvellement total par heure, on respire deux fois 4 % de cette masse. Ce qui semble raisonnable, mais ce pourcentage monte à 16% lorsque le renouvellement de l'air ne se fait que toutes les quatre heures. Ce qui devient nettement moins appétissant.
De plus, la concentration en vapeur d'eau dans l'air augmente très rapidement lors d'un renouvellement de l'air inférieur à une fois par heure. On observe alors l'apparition de réactions allergiques et une multiplication importante des acariens et moisissures, les ennemis numéro 1 et 2 des personnes asthmatiques.
S'il est donc essentiel pour notre santé de bien ventiler, on provoque néanmoins de la sorte une importante perte d'énergie. Pour éviter cet inconvénient, il existe d'une part, des échangeurs de chaleur qui transfèrent une partie de la chaleur de l'air sortant à l'air entrant, mais surtout d'autre part, des appareils de chauffage qui émettent une chaleur par rayonnement économique et stockent dès lors moins d'énergie dans l'air de la pièce et davantage dans les murs de la maison.
L'essentiel est d'être conscient de la nécessité de ventiler l'habitation et de répartir la ventilation le plus possible sur la journée. En d'autres termes, plutôt que d'ouvrir de temps à autre toutes les portes et fenêtres, il faut assurer une ventilation permanente, qui ne doit pas nécessairement être mécanique.
Pour vraiment économiser de l'énergie, mieux vaut ne pas se contenter de respecter les normes légales pour isoler son habitation. Pour vous donner une idée des différences en la matière, en Finlande l'isolation des murs creux doit être de plus de 25 cm tandis que chez nous, elle n'est généralement que de 8 cm. Certes, il fait plus froid là-bas qu'ici et l'investissement est ainsi amorti, mais il permet néanmoins d'économiser beaucoup d'énergie, chez nous aussi.
Le bilan calorifique de votre habitation doit ressembler à ceci :
= |
Par autres sources de chaleur, on entend surtout les appareils électriques ou encore les corps des habitants. Étant donné que cette production de chaleur est inutilisable par temps chaud, mieux vaut la limiter. Toutefois, les ampoules et autres éléments jouent un rôle non négligeable dans ces calculs.
Dans une construction nouvelle, l'acquisition de chaleur par le soleil peut faire une grande différence. Pour en savoir plus à ce sujet, adressez-vous aux architectes en bioconstruction.
Pour limiter au minimum l'apport du chauffage, il faut réduire les pertes thermiques dues à la ventilation ainsi qu'aux murs/toits/sols. Toutefois, comme nous l'avons dit plus haut, une bonne ventilation est essentielle au climat sain de la maison. Vous devrez dès lors accorder davantage d'attention aux matériaux isolants pour les murs, les toits et les sols.
Voici un aperçu de la conductivité de quelques matériaux de construction courants :
Matériau |
W/mK sec |
Marbre |
2,300 |
Béton |
2,000 |
Briques silico-calcaires |
0,900 |
Verre |
0,800 |
Brique |
0,650 |
Blocs en argile expansée |
0,410 |
Béton cellulaire |
0,290 |
Bois |
0,170 |
Plaque de laine de bois cimentée |
0,090 |
Perlite expansée |
0,058 |
Isolation en flocons de papier |
0,045 |
Liège expansé |
0,042 |
Laine de roche/verre |
0,041 |
Papier/jute |
0,040 |
Polystyrène expansé |
0,038 |
Mousse de polyuréthane |
0,027 |
Le choix du matériau est donc un élément essentiel : ainsi, la déperdition au travers de dix centimètres de brique est environ quinze fois plus importante qu'au travers d'une isolation en flocons de papier.
Toutefois, le taux d'humidité de ces matériaux joue également un rôle crucial, comme l'illustre le tableau suivant :
Matériau |
W/mK sec |
W/mK humide |
% perte supplémentaire |
Marbre |
2,300 |
2,900 |
26 |
Béton |
2,000 |
2,500 |
25 |
Briques silico-calcaires |
0,900 |
1,400 |
56 |
Verre |
0,800 |
0,800 |
0 |
Brique |
0,650 |
1,000 |
54 |
Blocs d'argile expansée |
0,410 |
0,620 |
51 |
Béton cellulaire |
0,290 |
0,440 |
52 |
Bois |
0,170 |
0,230 |
35 |
Plaque de laine de bois cimentée |
0,090 |
0,210 |
133 |
Laine de roche/verre |
0,041 |
0,044 |
7 |
La stabilité de l'hygrométrie de l'air est tout aussi importante que la qualité de l'isolation. Pour ce faire, outre limiter la production d'humidité dans l'habitation, on peut également faire appel à la chaleur par rayonnement. Une autre option est d'employer des matériaux d'isolation et de construction perméables à la vapeur qui, de par leur capacité d’absorption d'humidité et ce sans se mouiller, feront office de tampon (comme les flocons de papier).
Exemple : dans un habitat collectif passif en Allemagne, un habitant explique qu’il paie 141 € de chauffage… non pas par mois mais par an. Le surcoût de l’isolation du bâtiment (triple vitrage, 40 cm de laine de roche en toiture et 34 cm en façades) s’est élevé à 7% du coût du gros œuvre. Une somme qui devrait être amortie en trois ans, si le prix du combustible ne grimpe pas. Sinon, ce sera plus rapide… (Source : Imagine n° 57, page 56).
2. La Cogénération :
Par cogénération, on entend habituellement une production simultanée de plusieurs énergies au départ d’un même outil :
Les intérêts d’une telle technologie sont multiples, le premier est d’ordre énergétique, il permet en effet d’économiser entre 15 et 30% d’énergie primaire sur les besoins de chaleur et d’électricité par comparaison avec une production séparée par une centrale électrique et une chaudière conventionnelle.
Les principales applications industrielles reconnues sont dans le secteur de la fabrication du papier et des filières de séchage du bois. Le secteur agricole n’est pas absent de ces combinaisons au départ, lui, du biogaz. Hors des industries, le secteur hospitalier et les implantations scolaires font recette au Mans et au CHU Ambroise Paré. Mais les utilisations domestiques ont déjà un passé significatif. Rappelons l’expérience de Intervapeur à Verviers et de la centrale de Droixhe, qui furent précurseurs dans un secteur dont les techniques ont grandement progressé.
Les projets de construction de quartiers, de maisons thermo-efficaces reprennent ces techniques davantage maîtrisées par les gestions assistées par ordinateur au départ de chaudières collectives utilisant, elles, des combustibles renouvelables indigènes dont les impacts du transport restent limités.
Les nombreuses entreprises qui étudient ces applications et leur regroupement montrent l’avenir qui se profile dans la logique des économies d’énergie, d’une moindre dépendance aux combustibles fossiles, comme la diminution des émissions de gaz à effet de serre.
Si la rentabilité des installations déjà réalisées est programmée sur cinq à sept ans dans des ensembles de 240 logements éparpillés, la concentration prévue dans le projet de Bavière devrait offrir des potentialités encore plus élevées.
3. La toiture verte :
Beaucoup d'articles et d'études scientifiques prouvent que l'aspect esthétique est loin d'être la seule raison de pourvoir un bâtiment d'une toiture verte. Il est vrai qu’une végétation sur la toiture est bénéfique pour le bâtiment, ses occupants et aussi ses propriétaires. Il existe deux types de toiture végétale :
La toiture verte intensive est un véritable jardin avec tous ses agréments et ses restrictions, tout y est possible, moyennant quelques impositions et limitations comme une structure portante renforcée, une protection particulière de l’étanchéité contre les racines, la nécessité d’entretien.
La toiture verte extensive est sans entretien, elle est très légère et s’applique tant en toiture plate qu’inclinée, en rénovation ainsi qu’en construction neuve. Elle peut être combinée avec des zones piétonnes. Les mousses et les sédums qui la composent sont très résistants à la sécheresse et au froid, mais ne peuvent être régulièrement piétinés comme un gazon.
Mais la ‘végétalisation’ des toitures peut également être utile pour l'environnement et la société en général :
Il y a diminution de l'eau de pluie à évacuer, ce qui entraîne :
Il faut tenir compte du fait que les plantes sont des organismes vivants, qui sont extraits de leur environnement naturel et qui doivent s'adapter, une fois sur la toiture, à une nouvelle situation en ce qui concerne l'ensoleillement, le vent, la pluie, la hauteur et la température. Il est évident que tous ces éléments sont déterminants pour le choix des plantes et leur évolution.
La percée des toitures vertes dans notre pays est impossible sans un changement de mentalité de la part de l'architecte et du maître d'ouvrage. Ils doivent être convaincus qu'une toiture verte bien faite est plus performante qu'une toiture traditionnelle grâce à ses avantages au niveau de la consommation d'énergie, de l'investissement, de la sécurité, etc…
4. Intégration du solaire dans la construction
Les économies d’énergie sont plus que jamais à l’ordre du jour. La priorité consiste à bien isoler les bâtiments. Ensuite, l’énergie du rayonnement solaire peut également être mise à profit pour couvrir les besoins en chaleur, éclairage ou électricité. Différentes façons fiables d’y arriver sont, aujourd’hui, à notre portée.
4.1 Le solaire passif :
Le solaire "passif" ou bioclimatisme, cherche à optimiser la conception des bâtiments pour profiter au maximum de l'ensoleillement (luminosité et chaleur) tout en limitant les nuisances (surchauffe en été…). L’architecture bioclimatique s’appuie sur l’emplacement, l’orientation, l’isolation et l’aménagement intérieur des espaces ; il s’agit pour les constructeurs d’allier, par ces biais, l’architecture aux potentialités du climat extérieur. Une démarche bioclimatique se développe sur plusieurs axes : capter le rayonnement solaire, stocker l’énergie ainsi captée, distribuer cette chaleur dans l’habitat, réguler la chaleur et enfin éviter les déperditions dues au vent.
4.2 Le solaire actif :
Un capteur solaire thermique est un dispositif conçu pour recueillir l'énergie provenant du soleil et la transmettre à un fluide caloporteur. Différents types de capteurs thermiques sont disponibles avec divers rendements : capteurs plans vitrés à pression atmosphérique, capteurs sous vide (plans ou à tubes), capteurs nus, capteurs à faible concentration, capteurs à concentration. L’orientation optimale des capteurs, en Belgique, est située entre le sud-est et le sud-ouest, et l’angle optimal de la pente des capteurs thermiques est de 45° pour une utilisation toute l’année.
Les utilisations principales pour l’habitation sont : le chauffe-eau solaire et le chauffage basse température (sols, murs, plafonds chauffants) couplé avec une autre source d’énergie.
1 m² de panneau solaire thermique évite, par an, de consommer 80 L de mazout ou de rejeter 250 kg de CO2 dans l’atmosphère
Les matériaux semi-conducteurs ont la propriété de transformer la lumière en électricité. C'est ce que l'on appelle l'effet photovoltaïque. Excités par les photons (lumière) absorbés par ces matériaux, les électrons sortent de leur orbite, créant un déséquilibre que l'on peut exploiter pour produire un courant électrique continu. C'est la fonction des cellules photovoltaïques.
En Belgique, une surface de 10m² de capteurs photovoltaïques peut fournir annuellement 800 kWh avec une production variable en fonction de la saison : 0,6 kWh par jour en décembre et 4,21 kWh en juin.
Les cellules PV peuvent être intégrées à l'architecture, diminuant ainsi les coûts d'installation.
Cette technologie bien que fiable et facilement adaptable à un usage domestique reste encore très chère.
Réduction d'impôt de 40% du montant des travaux plafonnée à 1.280 euros.
En outre, grâce au gain d'autonomie par rapport aux sources classiques d’énergie, les fluctuations de prix de celles-ci pèseront d'autant moins sur le portefeuille. Et si les prix de l’énergie augmentent, l’investissement solaire sera plus vite amorti.
Les guichets de la région wallonne ainsi que l'APERe, une association pour la promotion des énergies renouvelables, notamment, peuvent vous aider à vous tourner vers le soleil.
5. Utilisation de l’eau du sol.
Comme le montre la carte orohydrographique en annexe, le fond du bassin mosan à la hauteur du site primitif de la ville de Liège présente une large plaine alluviale où serpentent et se rejoignent la Meuse et l’Ourthe. A l’origine, les eaux de ceux-ci se ramifiaient sur le site de Liège en grand nombre de bras enserrant des îles basses et marécageuses. Le quartier d’Outremeuse, entièrement compris dans cette plaine alluviale, présentait jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, une multitude de terres entrecoupées de bras d’eau de Meuse ou de l’Ourthe (cf. plan du 18ème siècle). Le territoire correspondant au site de Bavière par exemple, se situait alors à l’intérieur de prés dits « de St Denis » (cf. plans des 19 et 20èmes siècles). Si les grandes transformations du quartier au 19ème siècle ont eu raison de cette situation bucolique, toute cette eau n’a pas pour autant disparue. Ainsi le sous-sol d’Outremeuse est encore aujourd’hui gorgé d’eau. La multitude de puits qui y sont encore en activité le démontre bien. Par ailleurs, cette eau de ruissellement présente, en dehors de la consommation alimentaire, toutes les qualités requises pour l’usage domestique (propreté et pauvreté en calcaire). Cette eau présente encore une température quasi constante (en fonction de la profondeur du captage) pouvant être reconvertie en énergie de chauffage à l’aide de pompes à chaleur.
L’exploitation de cette eau de sol peut donc, selon nous, répondre à deux grands enjeux dans le domaine de la consommation d’énergie de l’habitat, à savoir la gestion de l’eau et du chauffage.
6. Mobilité douce.
Sachant qu’aujourd’hui, en Wallonie, 69% des déplacements en voiture sont inférieurs à 3km et que 22% de ces déplacements sont même inférieurs à 1km, le potentiel de substitution en faveur du vélo est très grand particulièrement en milieu urbain où la longueur des déplacements est largement inférieure aux moyennes citées (Gracq, juin 2006). Par ailleurs, quand on sait que le parc automobile ne cesse de croître et que dans les hyper centres, 25% des déplacements n’ont d’autre but que de trouver une place de stationnement, on comprend mieux que les problèmes de mobilité en ville ne feront que s’accentuer par la suite. C’est pourquoi il nous semble impératif de fournir sur le site de Bavière une infrastructure qui rendra l’usage du vélo plus facile, à savoir des emplacements d’accès aisés et surtout sécurisés.
7. L’accessibilité des bâtiments par les personnes à mobilité réduite (PMR).
Le développement durable prend l’Homme en considération et intègre tous les concepts qui y sont associés, dont le respect des plus faibles comme l’homme à mobilité réduite. Construire accessible c’est avant tout s’assurer de créer un bâtiment confortable et sécurisant pour tous ces habitants.
Au cours de sa vie l’homme peut à un moment ou à un autre devenir une personne à mobilité réduite :
Une PMR est donc une personne qui est gênée dans ses mouvements en raison de sa taille, de son âge, de sa maladie aux effets invalidants, de son encombrement en raison des appareils ou instruments auxquelles elle à recours pour se déplacer ou de son handicap permanent ou temporaire. Un aménagement adéquat tient compte de l’autonomie de chacun.
Rappelons que 30% de la population sont des personnes à mobilité réduite.
Six catégories de PMR ont été définies pour cerné leur demandes et répondre à leurs besoins :
Catégories |
Besoins spécifiques |
chaisard seul |
Revêtement de sol adapté, largeur de libre passage suffisante, aire de manœuvre suffisante autour des obstacles, dévers limité, pentes adaptées, dispositifs pour les changements de niveau, mobilier adapté, stationnement réservé avec dimensions adaptées |
chaisard assisté |
Revêtement de sol adapté, largeur de libre passage suffisante, aire de manœuvre suffisante autour des obstacles, dévers limité, pentes adaptées, dispositifs pour les changements de niveau, mobilier adapté, stationnement réservé avec dimensions adaptées |
personne marchant difficilement |
Revêtement de sol anti dérapant, présence de mobilier de repos adapté, largeur et hauteur de libres passages suffisants, dispositifs pour les changements de niveaux, pentes adaptées, stationnement réservé avec dimensions adaptées |
personne déficiente visuelle |
Identification des lieux, sécurisation des dangers (objets en porte à faux, changements de niveaux), guidage dans un environnement complexe, signalisation des changements de niveaux, mobilier détectable et adapté |
personne déficiente auditive |
Informations claires et simples, signalétique continue dans l’espace, cheminement clairement identifié dans l’espace, possibilité d’entrer en contact avec son interlocuteur |
personne avec difficulté de compréhension |
Informations claires et simples, signalétique continue dans l’espace, cheminement clairement identifié dans l’espace, simplicité des dispositifs techniques |
Pour vous aider à rendre le quartier que vous allez construire accessible à tous, l’association GAMMAH (Groupe d’Action pour une Meilleure Accessibilité aux personnes Handicapées), notamment, peut vous conseiller et vous aider dès la conception des plans et jusqu’à la vérification des travaux.
8. Normes et Directives C.E. : réglementation thermique.
« Près de 41 % de la demande totale d'énergie en Europe est imputable à nos bâtiments (résidentiels et tertiaires). Chauffage des locaux, production d'eau chaude, éclairage, climatisation sont les principaux vecteurs de (sur)consommation énergétique et d’émission de gaz à effet de serre. Or nous avons les moyens d’être largement plus performants » (source : site Internet de la DGTRE).
C’est pourquoi l’Union européenne à adopté une directive (Dir. 2002/91/CE) le 16/12/2002 ; directive particulière sur la performance énergétique des bâtiments (PEB). Isoler ne sera plus suffisant en soi : il faudra, à l’avenir, prendre en compte les autres aspects de la consommation d’énergie.
En Région wallonne plusieurs réglementations se succèdent depuis 1985 :
L’action « Construire avec l’énergie, naturellement ! », est une action lancée en 2004 par la Région wallonne pour proposer aux candidats bâtisseurs du secteur résidentiel, aux architectes et entrepreneurs de la construction, de s’inscrire dans une démarche volontaire d’efficience énergétique. L’objectif est de promouvoir la réalisation de logements neufs dont la performance énergétique dépasse les exigences réglementaires actuellement en vigueur afin d'entrer progressivement dans la nouvelle logique imposée par l'UE.
La directive européenne PEB, bientôt transposée dans la réglementation wallonne, nous poussera d'ailleurs à évaluer les projets selon une approche énergétique intégrée (tenant compte des qualités de l'enveloppe, des apports solaires, du système de ventilation, des installations d’eau chaude sanitaire, de chauffage, etc…). En outre, dans le cadre de cette même directive, des certificats attestant la qualité énergétique des bâtiments devront être établis lors de toute transaction immobilière, et ce au plus tard pour janvier 2009.
L'Action « Construire avec l'énergie, naturellement ! » :
L'action en chiffres :
> 304 bureaux d'architecture (c'est-à-dire 400 architectes) et 36 entreprises sont aujourd'hui engagés en tant que partenaires de l'action.
> 232 projets (soit 315 logements) ont déjà été déposés pour analyse auprès des universités.
> 29 attestations ont été délivrées.
Ont participé à la rédaction du présent document :
- Dominique Compère, architecte
- Erwin Woos, écolo
- André Verjars, expert
- Yves Piron, a.s.b.l. Eco’hom
- Philippe Caprioli, a.s.b.l. Eco’Hom
Coordination : Philippe Caprioli
Collectif d’experts, citoyens, acteurs politiques, Bavière
Philippe Caprioli 20, Rue de la Loi, 4020 Liège
Caprioliphilippe@yahoo.fr ; 0472/ 255 473