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Lundi 2 janvier Tu as la conscience en paix parce que tu as perdu la mémoire ! Je pardonne mais je n'oublie rien. Comme cela on est quitte. Il n'y a rien de personnel dans cette citation. J'ai reçu un diaporama d'un ami du CTPL (Club Travailleur Portugais de Liège - même à mon modeste niveau de diffusion, un peu de pub ne fait pas de tord et c'est gratuit) dans lequel il y avait la première phrase et cela m'inspira la suite - en italique.
Vendredi 6 janvier Si le monde marche sur la tête, il y a peut-être bien quelques causes à cela, car quand on lit dans son quotidien : Le régime Pinochet était-il une dictature ou un régime militaire ? Poser la question de cette manière donne déjà l'idée de la réponse que l'on souhaiterait donner. Bref, on voudrait réviser l'Histoire, on ne s'y prendrait pas mieux. Kim Geybels ex-sénatrice de la N-VA projette d'être présente sur une liste de la SP.A ! Comme la plupart des carriéristes, un ramassi d'opportuniste quoi, tout est bon, ni âme ni conviction politique, juste retourner sa veste du bon côté (Jacques Dutronc) et manger à tous les râteliers pour faire son beurre. José Dubier âgé de 72 ans, ex-journaliste RTBF et ex-sénateur Ecolo, envisagerait bien de revenir dans la même famille politique. Je croyais que dans la philosophie chez Ecolo, il y avait quand même un âge pour la pension !
Dimanche 8 janvier Sandra est sortie de mes nuits De mes nuits les plus sombres Arrachée un soir à la vie Dans un salon de beauté Sous les balles des truands A Bahia de tous les saints.
Pour son fils Edouardo de 5 ans et notre ami Philippe éprouvés par le chagrin.
Mercredi 11 janvier Il m'arrive parfois de réagir à un article sur le site d'un journal. Ce jour, il s'agissait du liégeois Didier Reynders du parti libéral qui va immigrer électoralement à Bruxelles. A mon opinion, la réaction d'un lecteur me laisse quand même pantois. J'écrivis : Opportuniste, ratisser large pour réduire la place de Maingain, retourner sa veste du bon côté (Jacques Dutronc), manger à tout les râteliers, même à celui des nationalistes et des extrémistes... Bref, voilà un homme qui représente tout ce qui est détestable et qui devrait être banni du paysage politique. Malheureusement, il n'est pas le seul à avoir les dents qui rayent le parquet et qui tuerait père et mère pour l'ivresse du pouvoir, il y en a dans chaque parti. Alors, avis aux Bruxellois: faites-moi le plaisir de lui indiquer le chemin du retour vers Liège.
Réaction d'un lecteur : « Complètement à côté de la plaque. Reynders et Maingain sont amis dans le privé, ils se fréquentent beaucoup. Vous n'entendrez jamais Maingain critiquer Reynders, ni le contraire! »
Je répondis : Monsieur, soit vous êtes naïf, soit aveugle ou borgne...! Si désormais Reynders veut se présenter à Bruxelles, c'est évidemment à la suite du divorce FDF-MR, sinon jamais il ne se présenterait contre Maingain.
Réaction du lecteur : « La semaine dernière encore Reynders soupait chez Maingain (de source très proche). »
J'écrivis encore : Comme je vous le disais, il bouffe avec tout le monde pour troquer son tapis contre un autre (entendez par là qu'il a sans doute proposé un poste à Maingain dans l'hypothèse d'une victoire, comme il le fit jadis avec Bart de Wever lors de son souper "secret" au moment de la formation d'un gouvernement fédéral.
Bref, au regard de cette naïveté, cet homme politique à encore de beau jour devant lui. Cela dit, un autre lecteur de Bruxelles suggéra de remballer dans ses pénates la toute aussi liégeoise Laurette Onkelinx.
Dimanche 15 janvier Et pourquoi ai-je la terrible impression qu'il y a dans l'air une escroquerie politique mondiale avec les manipulations libérales des agences de notation qui poussent les Etats à mettre en place des plans budgétaires draconiens qui pèsent sur les plus fragiles. Et dans le même temps, on instaure un climat d'insécurité commerciale pour que les prix s'envolent. Une belle manière sans doute de dissimuler les manigances des banquiers responsables de la crise, ceux-là même qui vont profiter de cette stratégie pour augmenter leurs tarifs et les intérêts bancaires. Comme d'habitude, il y aura les perdants toujours plus maigres et les gagnants toujours gras. A ce sujet, un ami me conta l'histoire d'un type qui acheta une petite maison en ruine pour 1.750.000 FB (car il parle toujours en francs Belge). Et la réflexion me vint en un éclair pour lui dire qu'il y des gens qui achètent quant à eux pour 1.750.000 €, donc 40 fois plus ; je connais en effet une personne qui a acheté un seul bien immobilier pour cette somme. L'écart des salaires et des revenus sont à ce point si grand qu'il est franchement indispensable de mettre le holà à ce scandale pour rééquilibrer la balance, sinon un jour il y devra bien y avoir une explosion populaire.
Jeudi 19 janvier « Comment dénoncer anonymement un chômeur à l'Onem », telle est la phrase encodée sur un moteur de recherche et qui orienta ce futur délateur vers le site de votre serviteur. Je vous assure que cela me fait très mal de voir qu'il y a de tels individus, des pleutres qui n'ont pas les roubignolles assez grosses pour assumer leurs actes et affronter celui qu'ils dénonceront. Et je sais de quoi je parle, puisque je fus la cible de l'un ces poltrons. La loi interdit à l'administration d'ouvrir une enquête sur une dénonciation anonyme, mais par expérience, je sais qu'elle n'en a cure et que les tribunaux se torchent aussi le derrière avec cette loi. Et si par hasard la dénonciation est nominative, une fois devant les tribunaux, la loi exige que le document qui initia l'enquête soit joint au dossier, mais là encore l'Onem refuse de le déposer et malgré les demandes répétées de la victime d'avoir accès à cette pièce, les tribunaux ne contraignent pas l'Onem de la joindre ; ce qui empêche ainsi de poursuivre civilement le pleutre quand la dénonciation s'avère abusive et fausse. Plus de 15 ans après mon expérience, j'éprouve toujours un sentiment de révolte qui fait bouillir mon sang. Je ne pardonnerai jamais, ni à l'Onem ni aux tribunaux de donner du crédit et de couvrir ces capons mal odorants.
Samedi 21 janvier L'actuel bourgmestre de Verviers, Claude Desama, tête de liste du PS pour les élections communales du 14 octobre, a indiqué ce vendredi qu'il avait accepté de conduire la liste « sur la demande du parti car cela ne m'aurait pas déplu de me retirer maintenant ». (Vers l'avenir). Mais qu'il parte tout de suite bon sang, qu'il aille voir ses poireaux pousser dans son potager sous les cieux disonais.
Dimanche 22 janvier On peut bien sûr aborder le problème des suicides de plus en plus nombreux, en décrire les causes et les drames que cela engendre, mais en arriver à chiffrer et à évaluer la perte de la productivité du travail, du coût des frais médicaux pour les personnes qui ont voulu mettre fin à leur jour est une démarche qui me semble pour le moins déplacée. Puisque cette étude n'a pas pour objectif d'aider les désespérer, que nenni, c'est juste pour évaluer le coût économique de leurs gestes. Après réflexion, au cas où cela coûterait finalement moins cher, on pourrait se demander si le gouvernement flamand, puisque c'est de lui qu'il s'agit, n'envisagerait pas une campagne d'incitation au suicide pour pouvoir faire des économies sur leurs budgets !
Mercredi 25 janvier Suite au programme du nouveau gouvernement, c'est-à-dire à la restriction budgétaire pour tout le monde, mais comme d'habitude, il s'avère que c'est encore les faibles qui vont davantage trinquer. Et quand je dis les faibles, se sont ceux qui n'ont pas de boulot, ou ceux qui en ont un et qui vont le perdre ou qui vont devoir trimer deux années de plus avant de pouvoir prendre leur pension. Par contre l'exemple le plus flagrant est celui du salaire des Ministres, diminué de 5% en 2011, pas concerné dans le plan de rigueur du nouveau gouvernement et avec l'indexation de l'année, ils récupèrent leur 5 %. Oui, oui... Et nous, nous sommes guezines. Puis vous avez un ministre libéral, peut importe qu'il soit Wallon ou Flamand (ils se valent tous), confortablement installer avec des bolides italiens à plusieurs centaines de millier d'euros dans son garage et ses piscines, qui déclare : « Je me demande pourquoi on fait la grève ». Ce type est comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, un gamin capricieux incapable de voir la réalité de la vie pour la plupart de la population. A ce niveau de pouvoir, ne pas s'apercevoir des inquiétudes du peuple paupérisé est une preuve d'incapacité à revêtir une charge d'Etat. Avec cette nouvelle génération de jeunes politiques, ces fils à papa qui ont reçu en héritage leurs mandats, nous avons de quoi être inquiet. Voyez ce que sont devenues les industries une fois dans les mains des petits-enfants qui n'ont jamais connus qu'une cuillère en argent dans leur bouche, elles ont toutes périclitées. Eh ben nous en sommes là !
Samedi 28 janvier En voilà une organisation crédible et sérieuse du journal la Meuse et du magazine La quinzaine ! Et je dirais même une fameuse nouvelle pour la région, puisque les frontières de la ville de Verviers ont été repoussées au-delà de celles établies administrativement jusqu'à ce jour. Une seconde réunification des communes, quoi ! Mais est-ce vraiment une nouveauté ? En effet, pour être nominé et désigné le « verviétois de l'année », il ne faut pas obligatoirement être de Verviers, mais on peut être un habitant de Welkenraedt, de Thimister, de Francorchamps ou même de Dison… Bref, à force que dans cette ville les élus violent la loi au vu et au su de tous avec impunités, un média fini aussi par organiser une manifestation culturelle fondée sur une malhonnêteté intellectuelle en élisant des verviétois de l'année qui ne sont pas plus verviétois que le bourgmestre. Dans cette ville, il y a un fameux boulot pour rétablir la probité intellectuelle. Soit le verviétois de l'année est de la ville de Verviers, soit il est un régional, mais dans ce cas, il ne peut pas être désigné comme un verviétois, sinon les mots ne veulent plus rien dire... Demandez un peu à un aubelois pour voir si je suis aubelois, même si je suis né à Clermont-sur-Berwinne ?
Lundi 30 janvier Grève générale en front commun syndical, union des trois tendances politiques de ce pays : FGTB, CSC et libéraux. Et selon le gouvernement ultra libéral aveugle et borgne, avec à sa tête le plus libéral des socialistes, il n'y aurait qu'un Belge sur cinq favorable à cette grève. Pour en faire la démonstration, la RTBF fit un reportage sur un chantier de construction où les ouvriers sont au travail. Mais tout à coup se présente un piquet de grève. Gênés, les ouvriers au travail pourtant syndiqués argumentent la raison de leur présence : Nous travaillons parce qu'à la dernière grève le patron ne nous a pas payés ! Voilà donc la raison… On est donc loin du mouvement d'humeur antigrève avancé par les acteurs politiques du Nord comme du Sud et par les ultralibéraux qui disent que la majorité de la population est pris en otage par les grévistes, une majorité qui souhaiterait, selon eux, travailler pour sortir le pays hors du merdier, de la dette que les politiques et les banquiers ont eux-mêmes creusé en s'en mettant bien souvent plein les poches au passage. (Et qu'on ne vienne pas nous dire que la corruption en Belgique est un phantasme… Les affaires de ces derniers temps le prouvent, elle est belle et bien présente à tous les niveaux de pouvoir, du Président d'une intercommunale, de l'échevin jusqu'au Ministre qui améliorent souvent leur ordinaire et finance les campagnes électorales par le biais des rétrocommissions, des fausses facturations et autres astuces du même acabit.) En Flandre, la démocratie est devenue obsolète, puisque des huissiers annoncèrent même au patron de pouvoir faire un constat de blocage dans les 15 minutes après un appel téléphonique, manière de réduire l'ampleur de la grève. Voyez-vous, le pire est de constater que pour justifier l'injustifiable de leurs politiques restrictives et drastiques pour le citoyen le moins armé face à la crise est d'avancer sans cesse que la Belgique est le seul pays de l'Europe à garantir les droits sociaux à vie. Mais quand on entend le libéral Olivier Chastel considéré cela comme une absurdité dans l'Union de l'Europe d'aujourd'hui, n'aurait-on pas envie de lui tordre le coup ? Si par hasard, M. Chastel, pour alléger davantage sa dette l'Allemagne (pays de référence désormais avec son triple A) revenait aux chambres à gaz, nous devrions aussi la suivre ?
Mercredi 1er février J'en reviens à mon roman La lignée Dorval qui fut plagié par un malotru. J'avais alors déposé une plainte auprès de la Sabam qui, après expertise me répondit qu'il n'y avait pas de plagiat. Et pourtant, pas plus tard qu'hier on me signala avoir lu un livre qui avait les ingrédients de mon roman. Et devinez de quel roman il s'agissait ? Eh bien du même que pour lequel j'avais déposé la plainte ! C'est pourquoi, je ne peux pas continuer à accepter sans contester la finalité de l'expertise de la Sabam. En effet, quand celle-ci avance «que seule la période de référence historique est commune au deux ouvrages», cela me semble une analyse bien trop courte et réductrice, alors qu'il s'agit au départ d'une œuvre entièrement originale basée sur une période bien déterminée et non celle de la reprise d'une œuvre, donc existante et construite autour de cette dite période. Et plus particulièrement, lorsqu'on constate ensuite que le concept de l'ouvrage du plagieur est également charpenté autour d'une saga familiale allant de 1830 à nos jours. Faut-il donc être aveugle à ce point pour ne pas constater un rapprochement immédiat sur l'idée originale. La Sabam dit aussi que le topique de mon roman est basé «sur une succession de fait historique alors que la table des matières de M. S... fait systématiquement référence à la saga familiale». Cela n'est assurément ni objectif ni crédible, puisque les deux ouvrages progressent en parallèle dans l'Histoire du pays avec de nombreuses similitudes tant dans la progression Historique du récit que dans le parcours de certains personnages de la saga. Dans ce cas, cela ne peut en aucun cas être le fruit du hasard ni d'une malencontreuse coïncidence. Au regard de la période à laquelle le plagieur dit avoir entrepris l'écriture de son roman et la date à laquelle j'ai débuté mes démarches à la recherche d'un éditeur, il y a évidemment peut de doute sur le principe que M. S... a eu accès à mon tapuscrit via un éditeur peu scrupuleux et qu'il a pompé le concept de mon travail pour y coller sa propre saga familiale. La preuve la plus édifiante est évidemment le fait d'avoir introduit également un journal de guerre, tant dans la tables des matières que dans son texte. Cela ne peut pas être implicitement une fois encore un énième hasard ! Ce n'est pas du tout crédible. Dans les faits, M. S... a emprunté le chemin original que j'avais dessiné et il a emboîté mes pas pour y livrer une marchandise à l'abord différente mais qui a la même couleur, la même odeur et le même goût. De manière imagée, en mars 2009 moi j'ai livré une Mercedes blanche avec intérieur en cuir blanc et lui il a livré en décembre 2010 une Mercedes noire avec intérieur en cuir noir. On appelle cela un plagiat sur le concept original. Me prendriez-vous pour un fou si je vous disais que je soupçonne la Sabam de ne pas vouloir mettre à néant la respectabilité du plagieur, de ce banquier qui est à la fois professeur à l'université et président d'un cercle littéraire huppé de Bruxelles ?
Lundi 6 février Jadis, aux Etats-Unis il y eut la chasse aux sorcières avec le maccarthysme. De nos jours, en Belgique, tout comme dans l'Union Européenne du reste, avec le libéralisme raide et dur, il y a la chasse aux profiteurs sociaux. Car s'il y a désormais une crise financière et que les caisses de l'Etat sont trouées, c'est bien entendu la faute à ces boulets attachés au pied de l'économie. C'est la faute aux syndicats qui protègent indirectement les fraudeurs sociaux et qui organisent des grèves, empêchant ainsi les industries de tourner à plein avec une main d'œuvre à bas prix, raison pour laquelle ces industries délocalisent. Aux dires de l'élite politique et économique de ce pays, sans les va nus pieds et les profiteurs qui ruinent l'avenir et le budget de l'Etat, les industries resteraient chez nous pour fournir du travail aux crèves la faim. L'Office National pour Emploi dénonce d'ailleurs une fraude astronomique aux allocations de chômage de cent millions d'euros l'an. Cette somme représente à peu près un tiers des impôts d'une industrie qui aurait gagné trois cents millions d'euros. Le hic dans tout cela est l'exemple d'Arcelor Mittal qui a gagné une misère de plusieurs milliards d'Euros et qui a payé la fortune de cinq cent euros d'impôts, car elle a profité d'une loi écrite de toute pièce pour favoriser la fuite fiscale des sociétés et des gros revenus déclarés fictivement en société anonyme. J'accuse. L'inversion des valeurs est un véritable scandale de la politique libérale et nationaliste qui gangrène le pays, organisant l'immunité et les privilèges pour les pourvoyeurs de fond, le bagne ou la guillotine sociale pour le voleur de pain, pour les Jean Valjean.
Mardi 7 février Je n'en crois pas mes yeux ! Nora Berra, secrétaire d'Etat en France, a écrit dans son blog plusieurs recommandations adressées au SDF en cette période de grand froid. Première réflexion : Un SDF a-t-il déjà accès à son blog ? Mais son intervention est une suite d'aberration gravissime pour une personne à ce niveau de pouvoir. « Amis SDF, par ce froid préférez les manteaux à fourrure à la veste de jogging ça tient plus chaud… […] Amis SDF, mangez 5 fruits et légumes par jour pour éviter les carences… […] Je rappelle, dans le cadre de la vague de froid qui s'abat actuellement les principales mesures à adopter en cas de grand froid, notamment pour les populations vulnérables (sans-abri, nourrissons, personnes âgées ou présentant certaines pathologies chroniques cardiovasculaires, respiratoires ou endocriniennes). (...) En cas de grand froid, je recommande aux personnes les plus vulnérables d'éviter de sortir » N'est-pas du même acabit d'idiotie que Marie-Antoinette ayant dit : S'il n'y a plus pain qu'ils mangent des brioches.
Jeudi 9 février Comment bourdonner (traduction de l'anglais de buzz) sur Youtube ou sur Facebook ? Autrement dit, comment provoquer un murmure sourd et confus d'un grand nombre de personnes réunies qui parlent, qui discutent entre elles sur un même sujet ? En clair, faire du bruit sur une rumeur qui se répand comme une traînée de poudre et qui s'évanoui aussitôt derrière un autre bourdonnement. Qu'une ancienne vedette de la télévision soit devenue SDF crée de l'intérêt et temporairement un potentiel médiatique au point de la ressuscite d'entres les morts, par contre si votre serviteur crève sous un pont, seul le fossoyeur sera là pour me mettre dans le trou. Que vais-je devoir révéler de suffisamment fort ou de scandaleux pour bourdonner sur le Web ? Quelque chose d'originale bien entendu, puisque même la pédophilie ou le crime de sang sont désormais le pain quotidien au mêmes titres que les SDF, les demandeurs d'asile ou les abus et détournements de bien sociaux en bande organisée par les représentants du peuple ! Pas facile de trouver son créneau ! En fait, il faudrait faire une étude de marché avant de lancer son produit. Toutefois, le secteur du charlatanisme religieux semblerait en progression. Donc, un petit relooking de mon apparence physique : barbe, cheveux en bataille et lunettes rondes en métal sur le nez. Ensuite, prétende que depuis 1968 j'ai survécu secrètement en ermite dans les Fagnes, en relation direct avec Dieu qui me nourrissait ; puisque chaque jour les animaux sauvages venaient déposer de quoi me sustenter à l'entrée de mon repère souterraine, lequel est bien entendu désormais engloutie et introuvable. Et lorsqu'il y eut le feu dans les Fagnes, demandera sans aucun doute un journaliste ? Mais la tourbe est un bon isolant et protégeait ma garenne. Voilà, voilà…
Vendredi 10 février Phénomène bien connu, la troisième génération est le fossoyeur du patrimoine industriel durement initié par le grand-père et consolidé par le père. Le phénomène se vérifie désormais au niveau des avancées sociales, les petits-enfants des leaders syndicaux et politiques détricotent ce que leurs grands-parents ont mis sur pieds dans la décennie 1930, souvent dans le sacrifice et parfois au péril de leur vie. Samedi 11 février Et si je vous disais que je n'ai plus de mots assez durs pour exprimer ma révolte face à ce gouvernement...! Le Ministre Mechior Wathelet vient à la télévision avec son air catho professoral pour nous dire qu'il avait demandé une enquête sur les prix de l'énergie et qu'il a enfin "découvert" que les prix en Belgique étaient plus élevés que chez nos voisins. Il nous prend vraiment pour des bécasses. Voilà des décennies que le Belge est la vache à lait des producteurs d'énergies associés aux intercommunales bidons de toutes espèces pour planquer les recalés des élections et financer les partis politiques. Suite à cette fameuse « découverte », le gouvernement décide alors de ce précipiter au secours de la population, de geler les prix de l'énergie d'avril à décembre 2012, ce qui revient à dire qu'ils vont être gelés au prix le plus haut, qu'ils ne vont évidemment pas baisser en été -même s'il n'est pas interdit de le faire (sic) - et qu'une fois arrivé à l'entrée de l'hiver 2012 - 2013, à la nouvelle période de froid, les prix seront de nouveau adaptés au prix du marché, donc à la hausse. La mafia ne ferait pas mieux.
Mercredi 15 février Une Saint-Valentin solitaire ! Devant une Trappiste de Val Dieu et un bout de fromage accompagné d'une baguette cuite aux herbes de Provence. Et pour décor sonore le bel album Olhos de farol de Ney Matogrosso… Pas de quoi prendre son pied (sic) mais c'est mieux que rien. Car voilà, il y a de la mauvaise foi sur les ondes ! Si une personne avait participé activement à votre fête d'anniversaire surprise et qu'une année plus tard cette même personne vous invitait à son anniversaire, lui diriez-vous mensongèrement que ce même jour vous avez programmé chez vous un souper avec des invités pour pouvoir assister à une émission de radio hebdomadaire via Internet, laquelle peut être programmée et enregistrée sur le PC ? A mon avis, il y a des limites à ne pas dépasser et la réponse est dégueulasse et inacceptable. Cette goutte d'eau fait déborder le vase. Il n'y a pas que la dépendance à la drogue, à l'alcool, au sexe ou aux feuilletons télévisés qui détruit les relations familiales, sentimentales et amicales, mais il y a aussi la dépendance maladive à une idole de la chanson.
Jeudi 16 février Quoi qu'on puisse en dire, l'argent est un révélateur dans la vie d'un couple. Quand l'un d'entre eux, voire même les deux, se met à faire des comptes d'apothicaire et à réclamer des sommes à l'autre, cela semble finalement indiquer qu'il y a peu de partage et de communion. Malheureusement, je me trompe rarement : au regard de nombreux couples que je vois vivre autour de moi, la séparation et les règlements de comptes au propre comme au figuré sont assez prévisibles. Trois ménages ayant dix ans d'ancienneté viennent d'être anéantis sur une période de deux mois. Et l'un d'entre eux s'enfonce dans les constats de police, un glauque judiciaire et des querelles linguistiques autour d'un enfant. Une vraie tristesse…
Vendredi 17 février Je ne remets pas en cause la culpabilité d'un assassin à la hache, ni celle de son avocat ayant jadis consulté des sites Internet pédophiles, là n'est pas mon propos. Ce qui me dérange dans la décision du bâtonnier est d'avoir écarté du procès d'assise l'avocat d'un accuser sous prétexte que le dossier relève des faits de pédophilie de la part de l'accuser. Donc, je ne vois pas du tout où est l'incompatibilité morale, puisqu'il n'est ni juge ni magistrat ni procureur, donc pas habilité à juger ni susceptible de minimiser le crime dans le but d'obtenir une condamnation moindre. Il est justement l'avocat de l'accusé, celui qui doit obligatoirement plaider pour minimiser le crime. Qui mieux que lui pour défendre cette cause, pour avoir vécu lui-même une telle accusation. Inversons les rôles : Une femme violée ne pourrait donc pas avoir une avocate qui aurait été aussi violée ? C'est décision du bâtonnier me semble être un abus, un règlement de compte.
Samedi 18 février Dois-je encore m'attendre à voir sortir bientôt chez l'éditeur qui a déjà pompé le concept de mon manuscrit La lignée Dorval, une seconde saga sur fond historique de la Belgique, et cela sous une plume célèbre ? Si oui, je ne réponds plus de rien... Car trop c'est trop. Je m'adresse donc directement aux éditeurs, aux personnes attachées au milieu littéraire, à la presse, à la Sabam: AIDEZ-MOI !
Dimanche 19 février Marine le Pen à Laurent Ruquier : "Je ne remets pas en cause votre professionnalisme mais je ne veux pas que vous oubliez que 20% de votre salaire est payé par mes électeurs". Avez-vous déjà constaté que pour une bonne part des carriéristes de la politique, sans distinction des partis, les électeurs sont désormais leurs propriétés personnelles ? Et tous ce qui appartient et attaché a l'État devient selon eux un bien privé ? « Merci de votre invitation, je suis un peu chez moi ici… » Une dérive générale qui même aux abus, au détournement des biens sociaux et public où aux régimes dictatoriaux. « Puisque nous sommes sur le service public et par conséquent, il finance largement votre émission ». En résumé, je suis votre employeur et vous devez me servir la soupe.
Lundi 20 février Oh, il n'y a pas que les politiques qui croient qu'une fois élu, le patrimoine de l'Etat leur appartient ! Je me souviens avoir entendu un professeur de musique parler de sa classe, de ses bancs, de son piano, de son métronome comme s'il s'agissait également de ses biens privés. Ma réflexion l'avait heurtée au point de lui faire dire que je n'y connaissais rien, puisqu'il y avait 32 ans qu'il occupait le local, donc qu'il n'était absolument pas question que quelqu'un d'autre vienne y mettre son nez. « Et le jour de votre pension, lui demandais-je, vous emporterez les bancs, le piano, le tableau, le métronome, les accessoires que la Communauté Française a payé ? Non ! Bien la preuve, que vous n'avez que l'usufruit d'un local public et du matériel mis à votre disposition pour professer, rien ne vous appartient... » Il me tient toujours rancune.
Mardi 21 février Le carnaval de Rio de Janeiro fait surgir en moi le souvenir de ma rencontre avec l'écrivain Jorge Amado, à son domicile rua Alagoinhas à Salvador de Bahia. Nous avions d'abord discuté autour d'une tasse de café et des petits gâteaux avant qu'il ne m'invite dans son jardin ombragé où se trouve un petit banc carrelé, là où aujourd'hui repose ces cendres. Le carnaval de Rio de Janeiro est un défilé de 12 écoles de samba comportant plusieurs milliers d'adhérents, lesquelles rivalisent pour gagner le championnat. Cette année l'école Imperatriz a choisi pour thème l'écrivain Jorge Amado. Très ému de voir dans le défilé sa fille Paloma qui m'introduisit auprès de son père...!
Mercredi 22 février En voilà une drôle de question… Les élus représentent-ils le peuple ? Dans un pays où la démocratie est sensée être l'une des plus respectable au monde, on est bien tenté de répondre que oui. Et pourtant… En France par exemple, en 2007 le Front National termine au second tour de la Présidentielle avec 20 % des voix. Aujourd'hui, il est toujours crédité de 20% dans les intentions de vote. Or, les analystes politiques admettent que ce pourcentage est nettement inférieur auprès des élus et des élites politiques qui doivent parrainer les candidats à l'élection suprême. Du coup, même si je suis un farouche opposant aux thèses du Front National, force est de constater qu'il y a un souci, puisque les élus ne représentent ni le peuple ni l'opinion !
Jeudi 23 février Verviers : Des terrasses surplombant la Vesdre. Est-ce une nouvelle une provocation ? Si oui, elle est scandaleuse et révèle une fois de plus le manque de respects affiché par le bourgmestre Claude Desama, rongé par la mégalomanie et les rancœurs contre toutes personnes qui lui tiennent tête. Comme le naturel revient au galop, le retour des conneries et des vieux démons ressurgissent. Ce résident disonais tient vraiment à voir la Vesdre recouverte d'une dalle de béton. Sa nouvelle stratégie consiste donc à faire croire qu'il ne s'agira que de terrasses de café, puis ensuite il reviendra à l'idée première de son dément projet, son foutu shoping batave de merde sur la rivière. Ce qui expliquerait la raison pour laquelle il persiste à vouloir créer un rond point au demeurant inutile sur l'autre berge. Docteur, c'est grave, il faut vraiment le faire soigner.
Vendredi 24 février Certes, j'ai un grand défaut, un regard impitoyable sur la société. On me dit souvent que je ne laisse rien passer, enfin pas grand-chose, que je critique, que je peste contre les âneries, l'imbécillité, l'incompétence, la mauvaise foi, le mensonge à la population, j'en passe et j'en oublie... Mais reconnaissez-moi aussi une qualité : quand il y a une chose de réussie et de bien faite, je sais aussi le dire. Toutefois, il faut raison garder et non être tout à coup béat d'admiration devant les travaux ; il aura fallut vingt ans à la ville de Verviers pour se décider à réaliser son piétonnier. Car bons nombres de villes ayant la même taille ont leur piétonnier depuis Mathusalem ! Mais enfin, il est là et j'avoue que pour une fois, c'est une bien jolie infrastructure et proportionnelle à sa taille. C'est dit. Quand aux travaux pharaoniques à venir, il n'en sera sans doute pas de même.
Samedi 25 février Ignominie ! Le Syndicat Neutre des Indépendant propose de dénoncer au Forem les chômeurs qui font une interview d'embauche dans le seul but de prouver qu'ils font des efforts pour trouver un emploi afin de ne pas perdre leur allocation de chômage ! Car selon ce syndicat, le chômeur n'est pas en droit de refuser un emploi quelque soit le salaire et le poste proposé. Exemple : une personne au chômage ayant 850 € par mois est en droit d'estimer que le salaire de 1200 € proposé par l'employeur n'est pas suffisant pour pouvoir assurer sa présence au travail sur base des exigences demandées, c'est-à-dire la nécessité de remplacer sa vieille voiture qui démarre une fois sur trois le matin, voir même d'en acheter une puisqu'il n'en a pas, d'avoir une connexion téléphonique ou Internet pour la flexibilité, une gare de robe un peu variée, etc. Autre exemple : Un employeur exigeait que l'employé utilise sa propre voiture (une poubelle) pour faire de la représentation auprès des clients. Finalement, en décomptant les frais du salaire proposé qui était en dessous du salaire minimum légal, quiconque pouvait admettre qu'il était logique de refuser l'emploi. Eh ben non, ce patron voyou se plaignit auprès de l'Onem, qui chercha à exclure le chômeur pour refus de travail au lieu de poursuivre ce type qui offrait un salaire illégal, lequel allait porter un grave préjudice à l'employé, puisqu'une fois licencier celui-ci se verrait refuser les allocations parce que son salaire était inférieur au minimum légal.
Riche information se samedi ! La Société Nationale des Chemins de fer Belge, organisme public s'il en est, a passé un contrat de sous-traitance avec une société de nettoyage, laquelle a sans aucun doute l'obligation de respecter la loi en matière de réglementation du travail, puisque dans le cas contraire, ce contrat n'étant pas respecté doit évidemment être cassé sur le champ. Eh ben non ! La SNCB, informée que le sou traitant utilise des clandestins, répond qu'elle ne peut rien faire du moment que les charges de travail sont accomplies en temps et en heure. Complice par omission.
Samedi 3 mars Oui, je boude… Je boude la Foire du Livre. Car qu'irais-je donc bien y faire ? Aller me faire souffrir devant tous ces livres et croiser l'un ou l'autre de ces putains d'éditeurs qui refusent mes textes depuis plus de 25 ans. Je serais encore bien capable d'en prendre un par le collet pour lui foutre une torgnole sur la gueule, tellement je ne supporte plus cette hypocrisie d'ignorer mon travail pour la bonne et simple raison que je ne leur fourgue pas du fric sous le nez ou que je ne fais pas partie du sérail ou d'un réseau.
Lundi 5 mars Cela confirme bien ce que j'ai toujours pensé de lui depuis le début. Dans son cas, quand on porte un éternel noeud papillon, on trahi forcement quelques choses que l'on ne veut pas avouer. Dès le début, lorsqu'il fut en fonction dans un gouvernement Wallon, il avait plutôt les allures d'un libéral accoquiné à Belgacom, qu'il finit par privatiser. Et ce cadeau lui fut rendu au centuple par ses amis montés à la direction ; raison pour laquelle sans doute les tarifs y sont exorbitants, car faut bien renvoyer l'ascenseur. Ne fut-il pas non plus dans le conseil d'administration de la banque « fius » Dexia. Que Dieu pénis maintenant Bel fijheu ! Et aujourd'hui, devenu Premier Ministre, ne voilà t-il pas qu'il use et abuse des escortes motorisées alors qu'il impose des économies à la population la plus fragile. Faites ce que je vous dis, petites gens, mais pas ce que je fais. Lorsqu'il y eut les scandales dans la ville de Charleroi, n'avait-il dit qu'il haïssait les parvenus. Désormais, la fonction suprême semble lui gonfler le melon.
Mercredi 7 mars Déjà que le titre en anglais de cette émission me rebute, dans "The Voice" d'hier soir sur la RTBF, pas une seule chanson en français sur les 12 présentées par les candidats. Inadmissible, honteux, scandaleux, irrespectueux pour le contribuable de Wallonie et de Bruxelles qui paient une taxe pour avoir des émissions qui lui sont destinées. Je proteste avec véhémence. Je serais d'avis de retirer les subsides à cette émission anglophone. Mais dans quel foutu pays vivons-nous ? La plupart des chanteurs flamands ayant un talent certain chantent depuis presque toujours en français et désormais les francophones ne mettent aujourd'hui à chanter en anglais. Et ceci n'est pas une critique sur la qualité des interprètes, bien au contraire. S'il y en a bien une poignée qui survole leurs concurrents par leurs talents d'interprètes, il n'y a toutefois pas un seul qui puisse être désigné comme de la daube ; ce que j'ai pu lire sur quelques forums. Mais bon sang, chantez aussi en français et soyez fier de votre culture, de celle que vous nourrit chaque jour et vous serez encore plus authentique, plus vrai, plus émouvant…
Vendredi 9 mars Lors d'une audience filmée par la RTBF, un magistrat attaché auprès du Tribunal de Charleroi affirme devant trois jeunes accusés de tentative de vol qu'il préférerait les voir se lever le matin pour aller travailler au noir plutôt que de les voir glander et voler, car jamais il ne les poursuivrait pour la violation sur la loi du travail. Je me suis demandé si je rêvais ! N'était-ce pas toutefois une manière de reconnaître l'échec de la Société individualiste et que, face à la misère, il est utile de fermer les yeux devant la débrouillardise d'une population poussée vers le quart-monde et laissée à la dérive par le système capitaliste. Bien entendu, si ce magistrat ne poursuivra pas, un autre ne se privera pas de criminaliser la pauvreté, de jeter en prison un va-nu-pieds qui a volé un pot de sauce pour manger avec ses frites. C'est l'histoire de Jean Valjean, condamné au bagne pour un pain. Mais on vu aussi des Cosette.
Jeudi 15 mars Ne croyez pas que je sois insensible au drame survenu à Sierre en Suisse avec un car d'enfants. Rien n'est plus triste que de voir une trentaine de famille dans le deuil. Mais ces derniers jours ma préoccupation était plus centrée sur ma petite personne et ma santé. En effet, il y avait quelques jours déjà que j'éprouvais une douleur persistante dans le bas du ventre, mais durant la nuit de dimanche à lundi, elle fut vraiment trop douloureuse. Je fis appel aux urgences, qui me donnèrent les coordonnées d'un médecin de garde, lequel m'appela quatre fois au téléphone car il ne trouvait pas ma rue malgré son GPS. Cela commençait déjà bien ! Après m'avoir examiné, il décréta qu'il s'agissait de gaz non évacué et me prescrivit de l'Immogaz. Une idiotie sans nom, puisque auparavant, par précaution, j'avais été à la selle après la prise d'un laxatif. Lorsque je lui demandai aussi l'adresse de la pharmacie de garde, il me répondit que je n'avais qu'à regarder sur Internet. Prix de la visite : 80 euros. Bref, une escroquerie. Persuadé que ma douleur était toute autre, je me suis rendu aux urgences de l'Hôpital. Là, le diagnostique ne fut guère différent, on me prescrivit les médicaments que j'ai chez moi, que je prends depuis plus de 15 ans et que j'avais ingurgité à dose massive pour tenter d'atténuer la douleur, en vain. Miracle sans doute, on me demanda toutefois de revenir à 9 heures du matin pour un examen au scanner. Résultat : une inflammation aiguë située à la fin du gros colon et une hospitalisation d'urgence pour minimum 48 heures sous traitement antibiotique. Et l'interrogation aussitôt suivie par une réflexion du médecin qui s'interroge dénonce le système de santé à l'économie au détriment des patients : « Pourquoi ne vous t-on pas gardé cette nuit ? Il n'y avait sans doute personne pour faire le lit ! »
Avec mon voisin de chambrée, nous avons été témoin du défilé des infirmier(e)s diplômé(e)s et des stagiaires qui faisaient sans cesse la confusion des patients, me prenant pour lui, ou lui pour moi, un danger permanent que nous écartions parfois en nous identifiant. L'une des stagiaires avaient d'ailleurs complété la totalité du formulaire de mon voisin avec mes propres symptômes. Quand elle voulut voir mon pansement (que je n'avais pas), elle se rendit compte de l'erreur.
J'en profite pour lancer un clin d'œil amical à mon voisin de chambrée ; une jolie rencontre. Ces deux jours passèrent de manière agréable tant nous avons discuté de tout, de rien, de nous et surtout de cultures. Amitiés.
Dimanche 18 mars Entre la réalité contée avec minutie dans un livre de 180 pages et un résumé dressé à la louche sur 20 lignes par une tierce personne qui n'a pas le temps de lire le texte pour pouvoir produire quotidiennement des articles à publier dans l'un ou l'autre journal qui vaudra bien de son travail, il y a bien entendu une distorsion de la réalité, tel un miroir déformant. L'article consacré à mon activité littéraire et paru dans le journal Vers l'Avenir en est la démonstration flagrante. En prenant appuis sur mon récit Les Tribunaux de Tarfuffe pour dresser ma galère jonchée de procès contre l'Onem, contre le CPAS, contre des avocats incompétents, deux recours introduits à la cour européenne des droits de l'homme et un statut social précaire, pour ne pas dire à la merci de quelques bonnes âmes qui ne veulent pas me voir à la rue, au niveau de mon statut ce portrait reflète une réalité aussitôt balayée par les nombreux raccourcis journalistiques.
Lundi 19 mars Ne me prêtez ni des mots ni des intentions que je n'ai pas... Mais ce drame de Toulouse n'arrive t-il pas à point nommé dans la campagne électorale française du candidat Sarkozy ? Insécurité, diffusion de la peur, renforcement de la police... Enfin, j'espère que non.
Mardi 20 mars Depuis ma scolarité on m'a toujours dit que le printemps débutait le 21 mars, que d'ailleurs les saisons débutaient le vingt-et-un ième jour des mois concernés. Et puis ce midi, j'entends désormais que le printemps débute le vingtième jour jusqu'en 2044. Bref, dans mon ignorance, je croyais que l'année bissextile avait justement le rôle particulier de réguler le décalage qu'il y avait avec le temps calendrier et le temps astronomique. Comme quoi, on est parfois un peu largué…
Jeudi 22 mars Quand une société s'organise autour de l'exclusion tant sociale, que raciale, que financière, il y a toujours un début de la fin dans les airs. On l'a vu à la Révolution Française et on le voit actuellement dans les pays arabes. Et si cette dernière bascule vers l'islamisme, elle est toutefois en train de dessiner une autre forme d'organisation sociétale ; pire ou meilleur, voilà la question ! Quoi qu'il en soit, dans notre pays, il y a des individus qui font mains basses sur le labeur des petites mains avec des salaires annuels cent onze fois supérieurs au salaire de base ; par exemple un employé de Belgacom ne vivra jamais vieux assez pour gagner ce que son patron rafle en une seule année ! Moi, j'appel cela du vol en bande organisée, une escroquerie mise en place par les élites ayant le pouvoir de l'argent, lesquels se retrouvent toujours à un moment donné soit au pouvoir politique soit aux multiples postes clés des administrations. Bref, un accaparement général de la totalité des pouvoirs. Il va donc bien falloir un jour se décider à couper les têtes de ces bandits en cols blancs pour rendre au peuple ce qui lui appartient, c'est-à-dire le fruit de son labeur et de son sacrifice.
Lundi 26 mars Une sénatrice passagère d'un vol à destination du Maroc s'oppose à l'expulsion d'un sans papier… Et voilà le tollé médiatique ! Les forums des journaux s'enflamment et les commentaires volent très bas à l'encontre de l'élue du parti socialiste d'origine étrangère, que beaucoup vilipendent et voudraient mettre à un crochet de boucher. On est dans le racisme le plus affreux. Que je sache, cette dame était une passagère comme une autre qui avait payé sa place en classe économique, et que je sache encore, comme tout passager elle avait le droit de refuser de voyager avec un individu qui hurlait, à tort ou à raison, qui protestait avec véhémence face à son expulsion et qui était susceptible de mettre en péril la sécurité des autres passagers. Et le commandant de bord eut le droit de refuser le transport de ce passager. Ce qui finalement semble avoir été le cas. Donc, je ne vois pas où est le scandale d'un élu qui aurait outrepassé ses droits en interrogeant les policiers sur la légalité de cette expulsion ; des policiers qui devaient exécuter un ordre en respectant les règles de la loi en vigueur sur la sécurité des passagers, lesquelles semblaient bien être du côté de la sénatrice.
Mardi 27 mars La Belgique est le pays le plus condamné en 2011 par la cour européenne des droits de l'homme. Mais vous verrez que dans quelques années elle sera condamnée pour avoir violé l'article 17 de la CEDH, avec l'interdiction d'abus de droit, pour s'être livré à des actes visant à la destruction des droits, de mes droits. Les preuves matérielles que je possède (mis en sécurité) sont accablantes et criantes de vérité.
Vendredi 30 mars L'intoxication médiatique bas son plein avec la campagne électorale française. Le journal Le Point fait sa couverture avec Nicolas Sarkozy en titrant « L'homme qui ne renonce jamais » et Libération titre « Au secours, il revient ». Car le bougre surfe en plein sur la vague des drames de Toulouse, en le comparant au 11 septembre 2001, manière de créer le climat de peur et de dire qu'il est indispensable d'avoir un Georges Walker Buch à la française au commande du pays pour éliminer, au Karcher sans doute, les salafistes et autres islamiques radicaux. D'ailleurs, ce matin débuta la chasse à grand renfort de médiatisation avec Sarkozy à la commande. Il parait toutefois que c'est une coïncidence de calendrier, que l'enquête judiciaire avait débuté avant les drames. Oui, avant la campagne électorale pour les arrestations viennent à point nommé. Oserais-je simplement un instant espérer que les Français ne vont pas tomber dans ce grotesque filet. Mais je le crains…
Samedi 31 mars L'Etat n'aidera pas la compagnie Bruxelles Airline si elle a été mal gérée, déclare le secrétaire d'Etat Melchoir Wathelet. Et quand l'Etat gère mal le pays en creusant une dette abyssale, qui paye ?
Mercredi 4 avril Est-ce une nouvelle d'apprendre par une étude de la KUL (Université Catholique de Leuven) que la N-VA, ce parti d'extrême droite faussement démocratique, a pompé un tiers des adeptes du Vlaams Belang, autre parti d'extrême droite et les électeurs du VLD, de cette droite libérale bien heureuse de voir la N-VA de Bart de Wever faire l'ignoble boulot qu'elle n'a pas le courage d'entreprendre elle-même. Idem pour le CD&V. A force de tenir des thèses équivoques pour ratisser large dans l'électorat flamand, les électeurs ont fini par choisir un type qui avait le culot de dire tout haut ce que les autres dissimulaient : qu'il était flamingant, nationaliste et anti-francophone.
Jeudi 5 avril Il y aurait donc 56 % des Belges avec un crédit sur le dos et 3 % seraient endettés au point de ne plus pouvoir garder la tête hors de l'eau. Imaginez-vous que de nos jours, il y a des pays où le nombre d'endettés peut atteindre plus 80%, alors je me dis qu'il faut quand même relativiser ce genre de statistique qui font les gros titres des journaux. En fait, un pétard mouillé pour provoquer ce fameux bourdonnement, ce murmure sourd et confus appelé vulgairement buzz qui va automatiquement créer ce climat d'insécurité financière.
Mardi 10 avril Est-ce faire un amalgame de dire que l'extrême violence constatée dans la société actuelle de plus en plus inégalitaire prendrait sa source dans la frustration et l'humiliation vécue par la tranche sociale la plus fragile. Par exemple, quand on est un usager des transports en communs qui sont toujours en retard et encore mal desservis, que vous avez vos factures impayées, des revenus qui ne vous permettent pas les payer, un loyer un retard, une voiture à réparer, que votre banque vous sommes de remettre votre compte à zéro, et que pour couronner le tout, votre employeur ou l'Onem menacent de vous virer… Et le soir pendant le Journal Télévisé vous entendez que la plupart des responsables des énergies et des télécommunications qui sont hors de prix, de la banqueroute des banques et des transports en communs toujours en retard vont chercher des salaires astronomiques se chiffrant en millions d'euros par an, des gens que vous ne croiserez jamais sur la banquette du bus, vous ne supportez donc plus cette injustice, les responsables de votre déchéance sociale. Et comme votre liberté de protestation syndicale est désormais réduite à une peau de chagrin, votre parole étouffée par la menace de perdre le peu qui vous reste, boulot et famille, vous ruminez, ruminez… Puis un jour, à bout de force, à la moindre contrariété, sans comprendre comment, vous vous rebellez, vous en venez aux mains contre un contrôleur, un agent de sécurité, enfin contre celui qui a de l'ascendant et une petite parcelle d'autorité. Cela n'excuse pas la violence, mais elle est explicable !
Mercredi 11 avril En faisant quelques emplettes dans un supermarché en plein centre de Verviers, une fois devant l'une des cinq caisses pour payer, il y avait une ambiance pour le moins délétère entre une bonne vingtaine de clients d'origines diverses, plutôt représentatif de la population de cette ville et qui discutaillaient ferme pour tout et pour rien. Et puis à un moment donné j'ai entendu s'élever une voix à l'accent venu d'Afrique : « Tu n'as pas plus de droit que moi, tu es aussi étrangère, maghrébine enrubannée ! » Il y avait effectivement devant les caisses de ce commerce un épouvantable racisme et une perceptible misère.
Samedi 14 avril Phénomène absurde de cette société que celui de vouloir être des gardiens de prison dans lesquelles les prisonniers seraient des anges et ne s'évaderaient jamais avec violence, sinon on fait grève, ou encore être des policiers pour sentir monter l'adrénaline dans la chasse à l'homme mais ne pas encourir d'éventuelles préjudices physique et morale en cas de confrontations avec des armes à feu. Bref, avoir tous les avantages de l'autorité mais jamais les inconvénients de la profession. En clair, celui qui ne veut pas mourir un jour d'une balle dans le buffet, il ne doit pas se faire flic, ni gardien de prison, ni militaire, ni truand, ni body garde, ni transporteur de fond, ni gros bras devant une boîte mal famée. Après, il ne faut pas pleurnicher devant les caméras en disant que vous n'êtes pas des cibles à abattre. Avant de vous engager dans ce genre de profession, sachez-le une bonne foi pour toute, pour un truand où un ennemi, vous êtes effectivement un obstacle à abattre pour donner du champ à leur propre liberté !
Cet avant-midi, afin de relever un numéro de téléphone affiché sur le volet d'un magasin, j'avais rangé cinquante mètres plus loin le véhicule avec lequel je circulais sur un air de stationnement payant. Le temps de relever le numéro, à peine deux minutes, il y avait déjà un préposé de la ville en train de dresser un procès faute d'un ticket Eurodateur. Je lui expliquai… Que dalle, ce foutu préposé ne voulait rien entendre, disant qu'il ne pouvait pas annuler son opération en cours. Et il poursuivit son encodage avant d'imprimer le ticket - ce qui attestait bien qu'il avait la possibilité d'arrêter son opération. L'intransigeance de ce personnage atteste à la fois une politique communale radicale menée par la ville de Verviers et une inhumanité qui règne en maître devant le fric à tout prix pour renflouer les dettes creusées à la pelle mécanique par l'incompétent moustachu résidant de Dison.
Dimanche 15 avril Le baptême d'un enfant de 5 ans est une chose à laquelle je n'avais jamais assistée. Mais quelle émotion de voir un gamin au départ plein de vie et remuant aussitôt intimidé par le cérémonial. Originaire du Brésil, comprenant seulement quelques mots de français, ne voulut-il pas plonger sa tête dans la bassine quand le prêtre lui demanda de la mettre au-dessus du récipient. Et lorsque débuta la chanson Maria de Nazareth chanté par le padre Marcelo Rossi accompagné d'un diaporama retraçant ses origines et son parcours mêlé de joie et de drame, de sa maman assassinée de deux balles dans la tête à Salvador de Bahia et de son papa Belge ravagé et désemparé qui tente de panser les plaies… Il y avait au moins quatre-vingt personnes dans la petite église de Sart-lez-Spa et tout le monde était en larme. Mardi 17 avril La vague des décès au sein de ma famille était au clame, mais désormais, je crains fort qu'elle ne revienne un jour en force, comme un tsunami. Hier, ce fut l'aîné de mes oncles, 89 ans. Un bel âge me direz-vous et la vie est ainsi faite… Il reste effectivement huit oncles et tantes ayant tous dépassés les quatre-vingt printemps, dont la plupart ont heureusement encore bon pied bon œil. Bref, me dis-je, il faut bien rester philosophe, puisque le temps semble déjà presque venu de voir la forêt se dépeupler au sein de ma génération. Mais ne croyez pas que je déprime, que nenni, je suis simplement fataliste, puisque nous y passerons tous un jour ou l'autre.
Samedi 21 avril Il y a quelques années déjà, le bourgmestre de Verviers et bien d'autres avaient décrétés de concert qu'il n'y avait plus des administrés mais des clients aux guichets des services administratifs. D'ailleurs, à cette époque un ministre avait relayé l'information en ce même terme. Et comme tout évolue et se modernise, désormais les usagers des transports en communs ne sont plus des navetteurs, ni des voyageurs ni même des humains, mais des vaches, puisque le directeur de la Société de Transport de Bruxelles dit « qu'il faut traire le client ».
Autre révélation : Le patron Belge de la plus grand boite de travailleur intérimaire au monde, pour ne pas dire le plus grand marchand d'esclaves, conseil aux entreprises de quitter la Belgique. Ce type plaide non seulement pour une baisse des salaires, mais aussi pour une suppression du treizième mois et du double pécule de vacances. Ce qui lui permettrait de grossir sa fortune plaquée en Suisse, puisqu'il est déjà résident helvétique. Bref un délinquant fiscal qui encourage à la désertion !
Mardi 24 avril Les Belges se passionnent pour l'élection présidentielle française comme les Français se passionnent pour les monarchies. Mais il y a néanmoins une différence de taille entre les deux, les Belges ouvrent leurs journaux télévisés avec un direct de Paris comme si nous étions directement concernés au même titre que les Français. Je trouve que cela en dit long sur nos racines culturelles et politiques ! Cela dit, mis à part cette parenthèse, le résultat du Front National a évidemment un peu gâché la quiétude du parti socialiste et de la gauche toute confondue. Et ce qui fut aussi révélateur, c'est l'attitude des partisans de Sarkozy au siège du parti qui avait la gueule de bois à l'énoncé des résultats de l'UMP, aussitôt suivi d'un tollé d'applaudissement lorsque s'afficha le résultat de Marine Le Pen. A l'évidence, pour eux ce fut un soulagement de voir le réservoir de ce parti extrémiste capable de reporter leur voix sur Napoléon le petit.
Mercredi 25 avril N'avais-je pas écris hier dans ce même journal que pour les partisans de Sarkozy, l'idéologie du Front National n'était finalement pas loin de la leur. En disant que « Le Pen est compatible avec la république », il n'y a évidemment plus le moindre doute. Mais ce qui me fait vraiment bondir, c'est Herman Van Rompuy qui dénonce le populisme en Europe… Bon sang, comme président du défunt parti CVP, il fut l'un des initiateurs du nationalisme en Flandre, avec Jean-Luc Deheane. Il faut se souvenir qu'il se rassemblait devant la croix à l'Yser avec le Vlaams Blok qui faisait le salut nazi … Et il ne bronchait pas…Qui ne dit mot consent.
Jeudi 26 avril Presque chaque jour on entend que les Tribunaux ne paient pas les traducteurs ou les experts réquisitionnés. Bref, que l'État ne paie pas ses dettes ! Et aujourd'hui, on apprend que la police ne paie pas le loyer des casernes qu'elle occupe en tant que locataire ! « La cause de cet arriéré est le règlement locatif complexe, issu de la réforme des polices au début des années 2000. La Régie des bâtiments a monté un système, où les zones de police pouvaient choisir de devenir propriétaires de leurs casernes. Celles qui ont opté pour la location sont désavantagées par rapport aux propriétaires. Les locataires recevaient, en compensation, de l'argent public. » Et alors ? Rien ne justifie de ne pas payer son loyer. Soit tu achètes le bâtiment, soit tu restes locataire et tu règles la location. Et si tu n'es pas d'accord, tu paies quand même ton loyer et tu vas devant les Tribunaux. La loi est (en principe) la même pour tous. Mais la police et l'État se placent au-dessus des lois !
Vendredi 27 avril Ça y est, après avoir vu le résultat électoral de la fille de l'autre en France, le MR commence à chasser sur le même terrain à vomir pour les prochaines élections. L'ex patron du foot Belge affirme qu'il « n'ose plus aller à De Broucker » un quartier de Bruxelles, tant l'insécurité est grande. Et puis sur le forum d'un journal, vous avez une ribambelle de flic qui confirme. La propagande est en marche… Et au sujet de foot Belge justement, hier le candidat à la présidence française, François Hollande, a judicieusement constaté que si des joueurs Français préféraient s'installer sur le territoire Belge, que cela n'état pas du tout pour le haut niveau du foot en Belgique. Et tac. N'est-ce pas, Monsieur l'ex patron du foot !
Dimanche 29 avril Pour sûr, l'élection présidentielle en France est presque devenu le sujet titre des médias en Belgique. Il n'y en a plus que pour la bagarre finale qui sent de plus en plus la poudre et le cadavre dans le placard. Si les deux candidats ne sont guères à la hauteur de l'attente politique des Français, il faut bien avouer que les affaires DSK pour l'un et Kadhafi pour l'autre ne peuvent que passionner les foules qui réclament du sang, l'uppercut qui mettra définitivement l'autre hors d'état de nuire. Et puis, derrière eux vous avez la fille de l'autre qui dit qu'aux prochaines élections législatives, elle « va faire tout faire sauter ». Mais n'était-ce pas le rexiste Albert Degrelle qui, dans les années 30, écrivait dans les colonnes du journal catholique ou disait avec sa gouaille un rien vulgaire et suffisante lors des assemblées, qu'il allait tout faire péter en dénonçant les magouilles et la corruption ? On pourrait aussi pointer du doigt le quatrième homme, Jean-Luc Mélenchon, qui avance un peu les mêmes arguments avec une apparente souplesse mais qui me parait autant sectaire ; personnellement je ne suis pas sûr qu'il soit plus fréquentable. Quant à François Bayrou, eh ben ma foi, je le trouve toujours aussi pathétique dans son illusion de pouvoir rassembler le peuple de France alors qu'il n'a jamais été ni en mesure ni capable de rassembler autour de lui une équipe digne pour gérer un pays. En 2007, le magazine l'Express avait publié mon article sur le fait que finalement Bayrou ne proposait rien d'autre que celui de former un gouvernement de bric et de broc avec ceux qui accepteraient de rejoindre le parti qui ne représente que lui-même. D'autres sont aussi dans ce même cas de figure, des égocentriques qui croient exister. D'ailleurs, hier sur la chaîne de télévision France 2 j'ai assisté à un document relatant l'installation de quelques familles dans leur nouveau logement et parmi elles, il y avait un homme qui estimait avoir rédigé un programme pour se présenter à l'élection présidentielle, mais que faute d'un capital en dépôt de garantie de 75.000 euros, il fut dans l'impossible de déposer sa candidature et de chercher les cinq cents signatures des élus obligatoires pour pouvoir entrer dans la course. Si rêver ne coûte rien, cela dépend de ce que l'on veut concrétiser ; tout du moins pour financer une campagne électorale, il est évident que cela ne suffit pas. Et pour être édité non plus…
Mardi 1er mai « Ça y est, travailleuses et travailleurs des classes laborieuses », comme aurait pu le dire feu André Cools, ex président de la FGTB, qui se fait aussitôt couper la parole par Giscard d'Estain, « vous n'avez plus le monopole de la fête du 1er mai ». Désormais c'est la fête du vrai travail, de ceux qui se lèvent tôt et qui font tourner l'économie nationale derrière ses frontières bien gardées contre l'invasion des parasites venus d'ailleurs pour profiter de la sécurité sociale. Et ce n'est même plus la fête du natif ancestral qui n'a plus de boulot, puisqu'il faut avoir un vrai travail pour pouvoir espérer une miette du gâteau. Puisqu'en effet, il y a une hiérarchie au sein des travailleurs, les sans grades et les autres, comme certains indépendants qui usent des lois faites spécialement pour eux pour planquer leur pognons là où les taxes sont inexistantes. Bref, ceux qui gagnent suffisamment pour voter libéral ou assimilé à ce mouvement. De nos jours, les exemples de la réussite des vrais travailleurs sont des types comme Jean-Luc Dehaene qui empoche trois millions d'euros de bonus chez InBev, le directeur de Belgacom qui gagne 110 fois le salaire d'un sans grade, ou encore dans une moindre réussite, Walter le libraire de Wavre, qui roule dans une berline allemande. Voilà, désormais, c'est leur fête à eux, pas la celle des petites gens qui triment pour avoir de quoi mettre une patate dans son assiette à la fin du mois. Sur ce, votre serviteur va se rendre Liège pour faire la fête au Club des Travailleurs Portugais, avec ces petites gens qui ont bien souvent la nostalgie de leur pays. Voilà, voilà…
Mardi 8 mai Il s'en est passé des choses en quelques jours… D'abord l'éviction de Napoléon le petit à la présidence en France. Du coup, une starlette de la télé réalité, un certain Vendetta, cru devoir faire du foin en annonçant qu'il allait s'établir à Los Angeles ; là où le chanteur Johnny Hallyday coule des jours sous le soleil - ce qui ne plait pas du tout à la Suisse, qui lui demande désormais de quitter le territoire faute de respecter l'obligation de résident 6 mois sur le sol helvétique. Bref, bon débarras. Bien des déçus de voir un homme issu de la gauche franchir le seuil de l'Élisée émettent le souhait de s'établir en Belgique pour échapper à l'impôt sur la fortune, laquelle sera bientôt appliquée après avoir été suspendue par le serviteur des nantis.
Durant cette même période, et cela n'a rien à voir avec la politique française, votre serviteur a soufflé 56 bougies avec des amis. Il a aussi appris avec regret que l'un de ses petits cousins, avec qui il partagea les bancs de l'école primaire et fit ses communions, avait rendu son âme à Dieu. D'ailleurs, une nuit il se réveilla en se demandant s'il ne s'agissait pas d'un mauvais rêve. Que nenni ! En allant sur la page nécrologie d'un journal local, il fut mit devant la réalité des faits : depuis deux mois déjà son petit cousin était bien en train de manger les pissenlits par la racine.
Et malgré l'intervention de correcteurs professionnels pour éliminer les erreurs orthographiques du roman La lignée Dorval, une amie également professeur vient encore de déceler une dizaine de coquilles.
Mercredi 9 mai Les responsables de la déroute du Holding Dexia ne sont pas poursuivit pour mauvaise gestion. Donc, la morale de l'histoire est la suivante : Si vous êtes à la fois incompétent, voleur et menteur, prenez un mandat politique pour accéder à la direction des holdings les plus argentés, empochez un salaire indécent et empochez une série de bonus à plusieurs millions d'euros et au bout du compte, vous ne serez jamais poursuivi pour fraude, puisque vous êtes protégé par l'État. On se demande d'ailleurs pourquoi ! Enfin, si une partie de la fraude tombe dans l'escarcelle noire de votre parti politique, cela se comprend.
Jeudi 10 mai Les avocats pro deo sont en grèves parce que l'État ne verse pas des honoraires décents pour leurs prestations. Admettons. Par contre, un quotidien national s'interroge de savoir si les avocats sont corporatistes. A cela, je conseils d'allez voir l'une des pages de ce site Internet, on y découvre une réponse, une expérience parmi d'autres, la mienne, le corporatisme des avocats et des barreaux, avec les Tribunaux qui couvrent un peu tout cela…
Vendredi 11 mai Les membres imminents du parti politique MR de ce pays n'ont jamais été aussi nauséeux, racistes et discriminatoires. V'là que pour le Ministre des Affaires Étrangères, une ville satellite de Bruxelles où résident une majorité d'étrangers est déjà l'étranger au même titre que l'Afghanistan, là où les routes sont aussi défoncées qu'en Belgique. L'arrogance de ce parti de droite qui n'accepte pas d'avoir été vaincu aux élections cherche à tout va à récupérer les voies répugnantes de l'extrême droite avec des propos que l'on entendait jadis dans la bouche d'Albert Degrelle.
Et pas mieux en France ! Jean-François Copé et ses amis de l'UMP n'acceptant pas la perte de la Présidence tient des propos rageurs tout aussi nauséeux qui justifient amplement le choix des électeurs. Bon débarras.
Admettons que le patron de Facebook Mark Zuckerberg soit un voleur au même titre que Bill Gate, lequel avait volé le concept inventé par Steve Job de Appel. Pour preuve de son méfait, Marck Zuckerberg fut condamné à payer une somme astronomique aux jumeaux à qui il avait dérobé le concept du site communautaire. Mais quel est le lien entre ce crime de bandit, le développement vénal de l'entreprise et son origine juive ? Car au cours d'une discussion avec un jeune homme ayant fait une bonne partie de ses études supérieures au Pays-Bas, il y eut aussitôt comme une sorte d'antisémitisme à l'énoncer du personnage. J'avoue avoir été surpris, d'autant plus que ce jeune homme adopté est d'origine sud américaine et métisse. Est-ce le fait d'avoir vécu dans un pays qui est dans les mains de la droite populiste et nationaliste ayant à sa tête Geert Wilders ? Certainement.
Mardi 15 mai Bizarrement, lors de toutes les cérémonies de l'investiture de François Hollande, Président de la République Française, planait l'ombre permanente de Ségolène Royale, même durant ses absences ; il faut croire qu'il y avait un sentiment de culpabilité générale de l'avoir empêchée de gagner les élections présidentielles en 2007. En effet, la souffrance de cette femme qui voit désormais son ex-compagnon prendre la place qu'elle aurait du occuper 5 ans plus tôt saute aux yeux des observateurs et des téléspectateurs. Et lors de ses interviews, on la devine partagée entre la colère et la joie d'une investiture par procuration. Une tragédie Grec. Et question tragédie, un peu dire que cela se poursuit, puisque le jour même de son investiture, François Hollande voyage à l'étranger et la foudre frappe son avion, l'obligeant à revenir sur Paris pour changer d'appareil !
Mercredi 16 mai Ce n'est ni la première fois ni la dernière fois que l'on va me servir cet argument pour me dire qu'il ne faut pas désespérer de ne pas être encore édité ! Sans doute, une manière de se dédouaner intellectuellement en renvoyant la patata chaude dans les mains d'un quelqu'un d'autre. Bien sûr, la plupart d'entre eux ne savent vraiment pas à qui ils répondent ceci : « Proust a été refusé par gallimard. "Gens de Dublin" a été refusé 35 fois. Jack London plus de 200 fois. Kant a publié à 57 ans. Saint-Simon a commencé à écrire à 65 ans. » Seulement voilà, il y a 27 ans que je trouve portes closes, j'ai 56 ans, sept manuscrits qui comptabilisent par ordre de rédaction, 87, 50, 52, 37, 36, 26, 43 refus, un total de 331, en allant des plus grands aux plus petits des éditeurs et en passant par la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Donc il ne faut pas me ramener ce plat, je connais… Yves berger m'avait déjà servi le menu en 1995 pour tenter de justifier que la direction financière de chez Grasset (non le Comité de Lecture) préféra décliner l'offre. Puisque selon lui, la qualité littéraire n'était pas la raison du refus. « Vous verrez, me dit-il en 2004 - quelques semaines avant de mourir-, il suffit d'une première entrée en matière. Quand le premier sera publié, cela ira tout seul pour les autres. » Je le crois toujours, mais en attendant, je cherche un soutien et une personne qui ouvrira sa porte.
Vendredi 18 mai Je viens de recevoir dans ma boite aux lettres un avis à la population au sujet des aménagements d'adaptations au projet « Au fil de l'eau » à Verviers. Une énième mascarade des autorités de cette ville ! Comme dirait une amie: A quoi va servir les éventuelles remarques des riverains, puisque l'actuelle majorité communale use et abuse de méthodes mafieuses pour ignorer en dissimulant dans un placard une pétition de 20.000 signatures qui hurlèrent son opposition au projet mégalomane que l'on veut à tout prix fourguer dans la bide de cette ville. Seconde remarque, qui n'est pas des moindres, voilà donc la seconde livraison tout aussi nauséeuse que cette même majorité veut encore vendre à coup de mensonge et de turpitudes. Le fameux rond point de la rue Spintay en était les prémices, que de nombreux naïfs ont refusé de voir venir. Après, viendra sans aucun doute une troisième livraison qui finira par justifier la nécessité d'enterrer quand même la rivière Vesdre. Et troisième remarque, cette présentation dans la foulée des aménagements réussis de la rue du Brou, n'est rien d'autre qu'une propagande pour les élections qui approchent à grands pas. D'autant plus que le PS local nous présente désormais une liste électorale plus proche d'un catalogue de miss.
Samedi 19 mai Justement à propos des muses des podiums, je viens de voir l'interview d'un couturier que je ne connaissais pas, un certain Stéphane Roland, qui expliquait avec un air pincé de parvenu insupportable qu'il avait créé la robe de clôture de son défilé à la dernière minute, comme cela, d'un seul trait, en métal et laquée de peinture rouge. Résultat : une robe des plus inconfortables qui fait penser aux années 1950, moulée sur le corps, tel une sirène et s'achevant par une longue traîne ronde qui entrave carrément les pieds de la potiche… Et il parait que l'on crie au génie. Ah, ce snobisme qui tue et qui se fait applaudir par un petit cercle prêt à acheter ce qui le ridiculisera à la première soirée mondaine !
Mercredi 23 mai Hier, j'ai expédié quelques 300 courriels adressés à des libraires, à des mécènes et à des éditeurs pour signaler qu'il y avait 7 romans à publier et que je cherchais un appui pour trouver un éditeur à compte d'éditeur. J'y avais joint un catalogue reprenant la couverture des romans et un lien vers mon site Internet. Résultat : deux libraires me répondent d'aller voir des éditeurs numériques (un comble !) ou un éditeur qui n'est en réalité qu'un imprimeur qui réclame de l'argent pour payer l'impression ; et qui plus est, il ne s'occupe ni de la diffusion, ni de la distribution. Une arnaque pure et simple pour les gogos qui veulent absolument voir leur « œuvre » un format livre et qui finira par jaunir dans leur grenier après avoir un peu forcé la main à ses proches d'acheter un exemplaire au prix exorbitant de 30 € pour 120 ou 150 pages d'un roman.
Jeudi 24 mai A la lecture d'un journal il y a de quoi entretenir des sujets de conversation et de polémiquer. La chartre pour la Flandre est bouclée, c'est-à-dire que selon les auteurs, qui ne sont rien d'autres que l'ensemble des partis flamands, extrémistes inclus, si le mot « nation » y figure en préambule, le texte ne se veut pas une déclaration d'indépendance. Qui peut croire qu'il ne s'agit pas là des nouvelles prémices d'une guerre linguistique prévisible depuis des lustres et ayant pour seul et unique objectif commun la « nation flamande ». Le fiston pistonné et actuel président du parti libéral flamand, responsable de la crise gouvernementale la plus longue de ce pays, est tellement incapable que son parti va finalement descendre sous la barre de 12 % à l'avantage du parti de l'extrémiste Bart de Wever. J'aurai presque le désir de dire que c'est bien fait pour leur gueule, si ce n'était que c'est l'extrême droite qui en profite. On dit même que c'est ce même personnage qui incita le divorce entre le parti libéral francophone et le parti Bruxellois FDF, car ce dernier a empêché la Flandre de mettre la main sur la capitale et serait aussi susceptible à long terme de retrouver des électeurs libéraux en asséchant le FDF. Que dalle fiston ! Autre nouvelle. Le président de Gambie a encouragé les policiers « à tirer d'abord et interroger après » les criminels armés qui sévissent dans le pays. Rassurant. Le titre Facebook se casse le nez en bourse… Voilà le résultat d'un marketing sur un produit qui n'en finalement rien d'autre que du vent, sans doute une nouvelle bulle qui va un jour éclater à la tête des gogos qui se seront laissés séduire par l'image fun d'un voleur et d'un escroc. Un opérateur téléphonique chinois lorgne sur le marché belge. Bonne ou une mauvaise nouvelle ? Disons qu'une pierre dans la chaussure de Belgacom sera probablement bénéfique pour les utilisateurs.
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