Journal d’un écriveur

(depuis 1995  -  mise à jour régulière)

2022

           Vendredi 17 juin

           Quelle fut mon impression à la sortie de la réunion à la FWB ?

 

           Bien que les membres du Secteur du Livre s'en défendent, c'est bien ce que j'ai compris ce vendredi lors de cette réunion, la Charte de l'édition professionnelle est là pour seulement protéger et encadrer le commerce généré par Les Lettres Belges, peu importe la qualité littéraire, et le devenir des auteurs et des éditions artisanales. L'argument avancé pour préserver la renommée des Lettres belges est un slogan, ce n'est pas son souci ; ce qui lui importe c'est qu’administrativement parlant l'éditeur entre dans un cadre commercial et du business, même si ce dernier dépose en librairie des livres qui ne méritent pas de s'y trouver.

 

           Bonjour le conflit d'intérêt, puisque l'un des participants est à la fois un administrateur de l'ADEB, qui affirma « que celle-ci ne pliera pas » sur la question de l'autoédition. Donc cette Association des Éditeurs belges, qui n'est rien d'autre qu'une forme de syndicat, protège ces adhérents comme le lait sur le feu afin de préserver leur monopole et empêcher toute évolution de la structure éditoriale, tout en dictant la marche à suivre à la FWB

 

           Du coup, l'ADEP ne serait-elle pas le filtre qui donne accès à la FWB, de manière à aussi empêcher un dangereux farfelu d'être invité dans une classe de l'enseignement public pour parler de son travail littéraire, voire pour prodiguer des thèses extrémistes. En suivant cette logique, tout éditeur reconnu par de leur système publierait toujours des sujets dignes de pouvoir tomber sous les yeux des enfants scolarisés, contrairement aux autres !

 

           Quant au numéro d'éditeur accordé par la Bibliothèque Royale, selon la FWB, cela n'est qu'une référence pour le dépôt légal, rien de plus. C'est comme si on donnait un numéro de l'INAMI à une personne et qu'on lui dit ensuite qu'il n'est pas médecin. Donc oui, elle s'en défend, mais la FWB est une sorte de guide Michelin de l'édition, si vous ne rentrer pas dans leurs critères administratifs, vous n'y apparaissez pas.

 

           Mardi 24 mai

           Je ne saisis pas bien la contradiction de certains Brésiliens, d’être à la fois antiaméricain parce que ceux-ci influencent les politiques intérieures des pays à travers le monde et, en même temps, soutenir un Président d’extrême droite élu grâce à l’intervention des USA, via un juge corrompu qui, avec la bénédiction des USA, alla chercher des millions de dollars gelés appartenant à l’industrie pétrolière brésilienne, juste avant de condamner, sur base d’un dossier d’accusation monté de toute pièce, un candidat de gauche pour l’empêcher d’être élu.

 

           C’est un abus de langage et intellectuellement malhonnête de prétendre que l’annulation d’une procédure judiciaire pour cause d’un dossier illégal, suivie d’une condamnation tout aussi illégale, n’innocente pas la personne accusée ! C’est pourtant ce qui se répète au Brésil par les Bolsonarites, les adversaires politiques de Lula et la population mal informée. L’annulation des poursuites revient à dire que le dossier n’a jamais existé, que la personne n’a rien à se reprocher, qu’il est innocent de toute accusation, au même titre que celui qui n’a jamais été désigné comme un présumé voleur.

 

           Mercredi 4 mai

           Les Brésiliens ont-ils oublié (ou ne savent-ils pas ?) que Bolsonaro fait partie des putschistes qui ont payé quantité de députés de partis de droite pour voter la destitution de Dilma Roussef alors que celle-ci n’avait commis aucune faute, que même des députés corrompus admettent aujourd’hui les faits et que la Justice a reconnu l’illégalité de la destitution ?

 

           Les Brésiliens sont-ils aveugles au point de ne pas comprendre que Bolsonaro est un extrémiste de droite qui use des mêmes pratiques de propagande que Poutine pour apparaître comme un homme actif et de terrain pour les plus démunis alors qu’il a détruit leur pouvoir d’achat et les actifs que Lula avait mis en place pour l’éducation et la santé. Un homme sur une moto de millionnaire ou sur un cheval ne représente en rien le petit peuple.

 

           Les Brésiliens oublient-il que Bolsonaro a déclaré qu’il laisserait pourrir Lula en prison, alors que l’on sait aujourd’hui que les condamnations émises par ses complices, le juge Moro et la procureur Dallagnol ont toutes été annulées parce que les faits d’accusation étaient des grossiers montages inventés et tous illégaux afin de favoriser son élection.

 

           Les Brésiliens oublient-ils encore que comme Trump et tous les dictateurs de la planète, Bolsonaro niait l’existence de la dangerosité de la Covid et brandissait la Chloroquine comme le remède miracle contre « la forte grippe » et que cela à mener à des centaines de milliers de morts à travers le pays, car il refusait l’utilisation du vaccin.

 

           Les Brésiliens oublient-ils surtout que Bolsonaro a commémoré la dictature militaire de 1964 et qu’il ne condamne jamais les propos des députés de son camp ou de ses adeptes extrémistes quand ceux-ci déclarent qu’il faut éliminer Lula par tous les moyens, sous-entendu par un assassinat. D’ailleurs l’un de ses fils n’est-il pas impliqué dans l’assassinat de Marielle Franco avec le chauffeur de la famille Bolsonaro qui est aujourd’hui en prison.

 

           Les Brésiliens n’ont pas l’air de comprendre que Bolsonaro est comme Jean-Marie Le Pen en France, un clan familial de fasciste qui cherche à étendre ses tentacules sur le pouvoir afin de s’enrichir. Il accorde des passe-droits aux industriels et propriétaires terriens, favorisant la destruction de la forêt Amazonienne pour l’agriculture et l’élevage des bœufs (une viande devenue tellement chère que le petit peuple doit se contenter d’acheter un os pour faire une soupe.)

 

           Les Brésiliens ne constatent-ils pas que Bolsonaro est désormais mis au banc des pestiférés de la politique internationale au point que les pays du monde refusent de le recevoir et de lui serrer la main. Que même les médias ayant fait campagne anti-Lula, finissent par pointer du doigt les nombreuses violations des droits et de la Constitution qui permettraient de destituer ce personnage de son mandat, si les députés de la majorité avaient le respect de la Nation et un peu d’honneur.

 

           Bref, aujourd’hui les Brésiliens brandissent les couleurs de leur drapeau en signe de ralliement à l’extrémisme militaire de Bolsonaro, comme c’était le cas durant la dictature militaire. À tort, ils croient le faire par amour de leur Nation, alors qu’au contraire, ils détruisent leur démocratie au profit d’une élite qui se fiche bien de l’équité sociale.

 

           Dimanche 1er mai

           Voilà le résultat d’une propagande médiatique qui dura plus dix ans pour discréditer un homme devant le peuple d’une nation. Que des arguments erronés et fantaisistes avancés par une dame brésilienne convaincue que Lula a bien volé des milliards au peuple brésilien et cela malgré les 18 accusations inventées par un juge roulant pour des putschistes, des poursuites et des condamnations déclarées partiales, toutes annulées par le Suprême Tribunal Fédéral, car sans preuve matérielle et reconnue comme ayant pour but de nuire.

 

           Donc aux dires de cette dame, Lula a été en prison parce qu’il a volé le peuple, mais qu’il fut libéré et blanchi de toutes les accusations parce que les juges du Supprême Tribunal sont des hommes placés par son parti politique. Et selon elle, si le juge Moro ne trouva pas de preuve des détournements et des comptes en banques ci et là à travers le monde, c’est parce que Lula a placé les milliards volés sous forme de colliers en or et des diamants, le tout au nom de ses enfants.

 

           Pas de pot pour elle, le Supprême Tribunal vient justement de démontrer que les enfants de Lula n’ont aucune fortune. Jadis, il se disait aussi que c’était l’épouse de Lula qui avait la fortune, mais voilà, à son décès, la succession s’élevait à quelques milliers de Reais. Donc les adeptes de Bolsonaro doivent bien trouver un autre argument tout aussi fantaisiste.

 

           Donc, si je comprends bien son raisonnement, quand Lula fut accusé et incarcéré en violation de toutes les lois du pays, il n’y avait pas un complot pour détruire l’homme. Mais une fois Bolsonaro en place, lui, qui a placé ses pions au Suprême Tribunal pour que Lula ne soit pas blanchi, il y aurait complot en faveur de Lula. Voyez-vous l’incohérence !

 

           Pour sauver la face, l’argument suivant est qu’à ce niveau de pouvoir ils sont des voleurs, tous corrompus. Admettons par exemple qu’une fois là-haut, personne n’est honnête. Ce qui n’est pas forcément vrai ! Mais admettons… Derrière les prétendues magouilles, prime toutefois l’idéologie politique, c'est-à-dire le discours qui fait toute la différence entre l’un et l’autre. Quand le PT de Lula parle de la bourse des familles, d’accès aux soins de santé et d’éducations scolaires pour tous, Bolsonaro, quant à lui, supprime les bourses d’études, réduis l’accès à l’éducation et aux soins de santé et il commémore la dictature militaire de 1964. Tout est là !

 

           Mardi 26 avril

           Ah, si les Français regardaient un peu ce qui se passe chez nous, ils apprendraient que l’extrême droite au pouvoir, même partagé avec un parti qui s’est laissé séduire par le radicalisme de manière à accéder au poste suprême, ne réalise qu’une politique d’exclusion des pauvres, des allocataires sociaux, des étrangers et ne favorise en rien les « natifs du cru » qui font partie des petites gens ! Seuls les privilégiés, ceux qui font partie d’une élite sociale, des clubs fermés de la finance, comme la Voka et autre Cercle de Lorraine, là où l’avenir s’échafaude avec un verre de champagne à la main pour garantir la pérennité des industries, du commerce et des actionnaires. Tandis qu’à côté, le pouvoir d’achat des plus fragiles et même des petits indépendants se réduit à une peau de chagrin. Donc, croire que Marine Le Pen est la solution par défaut face à Macron, qui n’est pas non de gauche, qui a effectivement brimé et snobé ceux qui ont cru en lui en 2017, est une énorme erreur de jugement. Le sentiment de haine d’avoir été trompé semble rendre aveugle au point de vouloir se jeter dans la gueule du pire.

 

           L’exemple belge de la dérive :

           Voilà en effet ce qui arrive quand on donne à un gamin, un costume trop grand pour une fonction, il finit par avoir un sentiment d’impunité teinté d’arrogance, il dérape sans cesse et il finit dans le décor. Alors pour ravaler la gueule du petit matamore, se présente un dinosaure d’un parti pour justifier le déplacement du cordon sanitaire politique. Mais ce dinosaure omet de rappeler que son propre fils l’avait déjà déplacé en s’alliant avec la NVA, alors qu’il avait affirmé « Jamais avec la NVA », qualifiant ce parti d’extrême droite. Donc à ce moment-là, le cordon a déjà été rompu, ce qui n’a fait que banaliser l’extrémisme en acceptant de partager le pouvoir avec lui. Et le résultat de cette alliance, sous prétexte d’une droite décomplexée, n'a fait que renforcer dans les urnes les thèses radicales des partis aux relents fascistes. Ce qui a pour conséquence de ternir les partis traditionnels de gauche et du centre, leur collant une étiquette de partis hors du temps. Cela rappelle bien ce qui est en train de se passer en France !

 

Jeudi 14 avril

Si je puis me permettre… ! Français et Françaises venus de tous les horizons, ceux des petits salaires et les gilets jaunes, ne vous illusionnez pas, avec Marine Le Pen vous n’auriez rien eu de plus et vous n’aurez rien de plus qu’avec Macron. Bien au contraire. La seule différence entre l’un et l’autre est la manière de procéder. Macron a introduit des trublions dans le mouvement social pour discréditer la revendication d’une augmentation des salaires. Et les courtisans de l’Élysée y ont été de leurs commentaires en qualifiant le mouvement d’être mené par des extrémistes de droite et même des antisémites.

 

Mais qu’auriez-vous eu avec Marine Le Pen à l’Élysée ? Rien de plus ! Elle aurait listé les « étrangers » d’origines non françaises qui « ne respectent pas la loi du pays », elle aurait retiré leurs droits avant de pratiquer une purge, les expulsant manu militari. Puis elle vous aurait dit qu’avec sa politique migratoire et du respect des lois de la République, il y a enfin des emplois vacants pour le Français, du travail pour tous et une reprise de l’économie qui permettra dans le futur d’avoir une augmenter des salaires.

 

Alors oui, vous vous êtes sans doute trompés de combat, vous avez été aveuglé par la rancœur et vous avez qualifié ceux qu’il ne fallait pas, des candidats de la droite non affirmée, mais encore pour des individus qui tiennent des thèses radicales ; tout le contraire de ce qu’il était utile de faire pour obtenir ce que vous avez souhaitez obtenir.

 

           Samedi 2 avril

           Quoi de neuf en Belgique ? Si je me réfère au sujet abordé dans mon roman Ludo du Brésil (disponible en librairie, oui oui !) rien n’a vraiment changé au niveau de la radicalisation politique, qu’elle soit de gauche ou de droite.

 

           En Wallonie le PTB se renforce en serinant les mêmes discours populistes qui donnent des illusions aux petites gens, que la solution aux problèmes est de mettre la barre à gauche toute ; ce qui ressemble en gos à ce que le communisme stalinien proposait. Un parti d’extrême droite à vu aussi le jour en 2021 : « Chez nous », un nom qui donne à lui seul tout le programme d’un ramassis de frustrer, de raciste et de dérive sectaire, soutenu par le Rassemblement National de France, (Marine Le Pen) et, je vous le donne en mille, par le Vlaams Belang.

 

           Et justement, que se passe-t-il à « l’étranger », au Nord, de l’autre côté de cette célèbre frontière linguistique. Ben rien de nouveau, l’air n’est pas plus respirable ! Le Vlaams Belang perdrait la première place pour la laisser de nouveau à la NVA. Comme on dit ici : choux vert et vert chou ! Si on ajoute à cela les micros partis qui ne dégagent rien de meilleur, cette région est majoritairement sous des couleurs favorables aux radicalismes.

 

           De manière générale, les partis politiques wallons au thème plus fréquentable tentent de survivre. Le Président de l’un d’eux tweete comme une mitraillette pour exister et s’attire ainsi les foudres de guerre par ses provocations à la limite de la débilité. Un autre creuse davantage sa tombe malgré la tentative de sauver les meubles en changeant le nom de son mouvement. Un autre encore ne parvient pas vraiment à faire oublier les nombreuses casseroles de ses élus poursuivis en justice et condamnés ; même s’il n’est pas le seul, mais le peuple se focalise en particulier sur lui. Et le plus vert de tous a souvent tendance à irriter la population avec ses propositions qui finissent par puiser dans le portefeuille, ce qui appauvrit les plus bas revenus. Bref, si on ajoute à cela le conflit armé déclenché par un psychopathe russe ultra libéral qui nous tient par le roubiniolles avec son gaz et son pétrole, on est dans la panade.

 

           Quand l’amoureuse de mon personnage lui dit que dans ces conditions, il ne peut plus se rendre quelque part à travers le monde sans être confronté au radicalisme ou la corruption des politiques, elle n’a donc pas tout à fait tort.

 

           Dimanche 27 mars

           Bien sûr qu’on est pour la paix… Voilà 77 ans qu’elle est une réalité dans ce pays qui est le mien, jadis terre de tous les conflits. On mesure la chance de ma génération de n’avoir connu aucune guerre. Du coup, on s’est tellement habitué à cette paix qu’on s’est naïvement endormi puisque, cela n’allait jamais plus revenir, au point de ne plus avoir une Défense nationale digne de ce nom ; car pourquoi gaspiller un budget pour se protéger d’un grand conflit imaginaire. Enfin, fallait juste avoir de quoi riposter face à quelques attentats et autres espions industriels. Puis voilà qu’un tyran de l’Est remet tout en question, décidé à revenir quelques décennies en arrière pour effacer un affront, l’effondrement d’un communisme à bout de souffle, d’un régime totalitaire ; une même folie que Hitler avait lui aussi entamée par revanche de la défaite de la Première Grande Guerre que son prédécesseur avait pourtant lui-même entreprise !

 

           La paix, tout le monde la veut. Il faut toutefois que celui d’en face la veuille aussi. Pour l’heure, ce n’est pas vraiment le cas. Les conditions de cesser le feu sont inacceptables pour celui qui est envahi : C’est la reddition ou l’anéantissement. La solution est-elle alors d’abdiquer, de devenir le laquais de l’agresseur, que dis-je, d’être de nouveau sous le joug de celui qui affama jadis le peuple ou bien celui de se défendre ? Quand j’entends que ni l’Europe ni l’OTAN ne doivent fournir des armes à l’agresser, là je me dis que ces personnes ne sont pas dans la réalité imposée par un psychopathe, qui anéantira la population pour russifier le reste du pays comme cela fut le cas avec la Crimée juste après la Seconde Guerre. L’utopie de la paix et du non-armement à ses limites quand on enterre sur les bords des routes les morts civils massacrés par un boucher.

 

           Samedi 19 mars

           Pour sûres, la propagande et la manipulation d’informations existent depuis toujours. Afin de convaincre de son droit ou de sa bonne résolution, sortir une information de son contexte n’est pas une nouveauté, c’est la spécialité des révisionnistes et des complotistes de tout poil. Aujourd’hui c’est l’Histoire de l’Ukraine qui en est le sujet par le biais d’un dictateur russe qui prétend dénazifier le pays. L’Histoire, pas si ancienne que cela, démontre que l’Ukraine fut tellement brimée et victime des Russes, que le peuple eut assailli les nazis en héros ; c’est dire la souffrance subie ! Plus tard, Staline russifia la Crimée par le biais de la déportation des habitants d’origine turque, dit les Tatars. Donc, prétendre de la Crimée est historiquement russophone pour justifier l’annexion n’est rien d’autre que du révisionnisme. Idem avec le Donbass indépendantiste armé par les Russes. Notez que l’actuel président de l’Ukraine est d’origine juive et qu’une partie de sa famille disparut dans les camps d’extermination.

 

Une technique très répandue est aussi celle de l’infiltration d’anarchistes et d’extrémistes de droite utilisant des symboles qui rappellent les heures noires du nazisme afin de discréditer une révolution ou une protestation populaire. Par exemple, lorsque le mouvement des gilets jaunes est apparu, il n’y avait aucun symbole d’extrême droite. Puis petit à petit, au bout de quelques semaines, quand les manifestions commencèrent à déranger le pouvoir, à s’intensifier et à monter sur Paris, hop on y vit tout à coup apparaître les blacks blocs et autres sigles extrémistes, au point que les gilets jaunes furent récupérés par la racaille et devinrent aussitôt des pestiférés pour nombres d’intellectuels et pour la presse.

 

           Pour celui qui conserve un peu de mémoire, la technique de pousser hors de sa région une population afin de la remplacer par une autre, fut utilisée en Belgique ! On y a vu près de la frontière hollandaise trois villages persécutés par des groupes nationalistes nazifiés, lesquels se promenaient chaque semaine, armés de gourdins pour y semer la terreur. Le tout adoubé par le pouvoir politique du nord du pays. Il fallait que la population se plie et par contrainte devienne des sujets d’une communauté autre que la leur. Le souci de ceux qui voulaient modifier la réalité linguistique, la population élisait une personne de tête qui s’opposait au dictat du pouvoir local. Du coup, pour changer la donne, ce dernier compliqua la vie des résistants et favorisa l’implantation des immigrés venus des Pays-Bas, qui se mirent à voter pour ceux qui parlaient la même langue que la leur. Résultat, en vingt ans à peine, la majorité communautaire changea de camp. C’était moins brutal que la technique de Staline, mais le résultat fut identique. À méditer.

 

           Dimanche 13 février

           Impossible d’échapper aux évènements qui se déroulent du côté de l’Ukraine. Un peu d’Histoire me semble utile pour comprendre ce qui se passe là-bas et séparer le bon grain de l’ivraie. On se rend tout de suite compte que la propagande de Poutine pour apparaître comme le sauveur d’un peuple est une escroquerie intellectuelle destinée à obtenir l’adhésion de la population russe qui vit sur un mensonge d’État.

 

· En 1939 Staline a signé un pacte de non-agression avec les nazis. Donc une collaboration. Les nazis ne sont donc pas là où Poutine le prétend.

 

· Mais en 1941 Hitler brise le pacte de non-agression et au bout du compte, il perd la guerre. Mais entretemps, la population ukrainienne avait accueilli les nazis, non pas pour leurs idées, mais parce qu’ils voyaient dans cette arrivée le moyen de se libérer de l’oppression des Russes. L’Ukraine n’était ni pour l’un ni pour l’autre.  Poutine manipule l’Histoire !

 

· En 1945, à peine trois semaines après l’armistice, Staline réquisitionne tous les trains de Russie pour faire déporter toute la population Tatar de la Crimée, pour la remplacer par des Russes.

 

· En 1948, Staline dresse le rideau de fer et le mur de Berlin, emprisonnant ainsi la moitié de la ville.

 

· C’est seulement en 1949 qu’est créée l’OTAN pour se protéger des vélites de l’URSS. Preuve que le pacte de l’OTAN n’est pas un agresseur expansionniste comme le prétend Poutine, mais qu’il n’a jamais été que défensif vis-à-vis de la politique soviétique, puis russe. Poutine revisite l’Histoire !

 

· Après la chute du mur en 1989, les pays de l’ex-URSS deviennent indépendants, mais pour le pouvoir russe, l’Ukraine devait rester dans leur besace parce qu’elle reste le grenier ; malgré l’organisation de la famine que Staline avait jadis organisée. Néanmoins l’Ukraine devient indépendante en 1991. Une gifle pour la fierté russe, une humiliation vécue par l’ex du KGB nommé Poutine.

 

· En 1999 arrivera alors au pouvoir Boris Elsine qui créera son parti libéral auquel adhère Poutine, qui piégera un pont de l’armée pouvant lui faire de l’ombre, en le filmant dans un lit avec deux prostituées. Elsine le récompensera enfin en le nommant Premier ministre, ensuite désigné comme son successeur.

 

Depuis lors, cet individu recalé aux examens pour intégrer le KGB use des pratiques mafieuses avec les investisseurs étrangers, ce qui lui permit de devenir très riche depuis son accès au pouvoir. Puis, il pratique sans cesse le chantage et le révisionnisme pour justifier les invasions des terres ukrainiennes, prétendument dues à la Russie.

 

Bref, on remarque que la vieille garde et que les pratiques de l’ex-KGB sont à la manœuvre pour recréer une grande Russie, déterminé à ne pas reculer, quitte à tout sacrifier, même une population entière qui refuse de retomber sous le joug du Kremlin.

 

           Samedi 5 mars

           Si je devais résumer ce que je lis et ce que j’entends parfois ci et là sur l'invasion des Russes en Ukraine, tout serait la faute des Américains, parce que l'OTAN ne serait rien d'autre qu'un gros machin des USA monté de toute pièce pour avoir la main mise sur l’Europe et le monde dans le but d'isoler la Russie, laquelle aurait bien des raisons de se rebeller.

 

Je signale que si la plupart des pays de l’ancien bloc de l'Est qui formait l'Union soviétique ont rejoint l'OTAN, c'est parce qu'ils ont été brimés et victimes de la politique brutale de Staline, de Khrouchtchev, de Brejnev et autres despotes russes, qu'ils ont fini par vouloir se protéger des possibles représailles après la dissolution du bloc. Qui peut leur en vouloir ? L’actualité leur donne raison ! C'est le résultat final de la politique criminelle soviétique.

 

Quand j'entends par exemple un journaliste brésilien dire que, même si Poutine est un criminel, les Américains le sont aussi parce qu’ils ont envahi des pays comme l'Irak, la Libye ou la Syrie, il omet de signaler que non seulement ces dictateurs étaient sans cesse dans le chantage et les menaces vis-à-vis des autres pays, dans une guerre perpétuelle avec leurs voisins et qu’ils massacraient les civiles qui osait s’opposer, tout cela avec le soutien des Russes. Il omet encore de dire que par la force des armes, Poutine annexa la Crimée, institutionnalisa ensuite l’indépendance du Donbass (contre tous les avis de la communauté internationale) afin d’envahir l’Ukraine avec un argument fallacieux, celui de dénazifier le pays. La dérive interventionniste n’est pas que du côté des Américains. Et la dérive des uns ne peut justifier la dérive d'un autre parce qu’on ne porte pas les Américains dans son cœur.

 

Je comprends très bien la raison de l’antiaméricanisme au regard du Brésilien désireux de son libre arbitre, mais il doit comprendre qu’au regard des pays d’Europe, l’OTAN est un garant d’une paix qui dure désormais depuis plus de 70 ans, ce qui n’était pas le cas auparavant. Je crois que je peux me permettre de signaler à Reinaldo Azeivedo, journaliste que j’apprécie pour son analyse vis-à-vis des affaires internes du Brésil, en particulier sur le putsch et les accusations bidons envers Lula, que pour nous ici en Europe, Poutine n’est rien d’autre qu’un criminel désireux de reconstituer la grande Russie de jadis, au détriment de la volonté des populations.  

 

Il faut quand même savoir que l'Allemagne avait provoqué la guerre en 1940 pour effacer l'humiliation de 1914-1918, guerre qu'elle avait elle-même entamée. Poutine est dans l’humiliation de l'effondrement de l'URSS, qui s'écroula toute seule, causée par sa propre politique dictatoriale communiste.

 

Ah, oui, l'affaire des missiles à Cuba et gnagnagna...! Mais il faut remettre cela dans le contexte de l'époque de la guerre froide. Ce ne sont pas les Américains qui ont dressé le rideau de fer, emmuré Berlin et pointé des canons vers les idées de l'Ouest. Alors oui, les pays d'Europe traumatisés par les guerres, sans une armée digne capable de se défendre contre les Russes, ont signé des deux mains le pacte avec l'OTAN. Rappelons qu’en 1956, les Russes soviétiques ont marchandé avec les Français acculés dans la guerre d’Indochine, de laisser envahir le sud du Vietnam par les communistes et de convaincre le Nord de donner l’autonomie au Sud, à la condition de faire échouer le projet de la force européenne ; pourtant destinées à protéger l’Europe des velléités militaires.  Donc, si un pays indépendant comme l’Ukraine (que certains affirment ne pas être une démocratie) souhaite rejoindre l’Europe et intégrer l’OTAN, on peut le comprend et c'est son droit.

 

À ce jour, au regard de l’actualité, on peut affirmer que cela donne tort aux nombreux politiques nationalistes des pays d'Europe de l'Ouest, admiratif devant « l’intelligence de Poutine », prônant à l’envi une politique de désunion européenne et de l'OTAN, en faveur du rétablissement de leurs frontières nationales. Dans ce cas, dans l’absolu, les Russes pourraient envahir leur pays sans avoir une solidarité des autres pays d’Europe ; ce qui est actuellement le cas de l’Ukraine. Voilà où peuvent mener un jour les politiques égoïstes des extrémistes de tout bord.

 

Ai-je raison, je n’en sais rien. Je comprends que l’on puisse ne pas avoir la même grille de lecture, mais permettez-moi d’avoir mon opinion, sans devoir entrer dans une polémique infertile.

 

           Vendredi 4 mars

           À ceux qui défendent l'indéfendable, tant en Belgique qu’au Brésil, en accusant le pouvoir actuel Ukrainien d’être nazi.

           Par exemple, le Régiment Azov est un groupe nationaliste d'extrême droite, créé en 2004 au moment de l'annexion du Donbas par la Russie. Ce groupe armé et raciste n'a jamais été au pouvoir en Ukraine. De plus, après lecture d'articles, on comprend que ce groupe est autant contre les Russes que contre l'entrée de l'Ukraine dans l'OTAN, donc contre la politique pro-européenne et pro-OTAN de Volodymyr Zelensky déclarée après 2019. Alors les États-Unis financeraient ce groupe pour emmerder Poutine ?

           Si on ne nie pas l'existence du Régiment Azov, il n'est cependant ni politiquement lié à Volodymyr Zelensky ni au pouvoir actuel, que Poutine veut renverser. Il me semble que c'est une diffusion de la propagande directement issue des envahisseurs du Kremlin et du Belarus, en publiant par exemple de vieilles images des gros bras tatoués, comme celle montrant Volodymyr Zelensky avec deux armes à la main, un extrait du film dans lequel il jouait un personnage durant sa carrière d'acteur. Manipulation stupide.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9giment_Azov

https://fr.wikipedia.org/wiki/Volodymyr_Zelensky

 

           Élu en 2019, Volodymyr Zelensky n'est en aucun cas un allié de ce groupe nationaliste d'extrême droite. Il n'a jamais fait référence à ce groupe. Et comme dans toute démocratie, lorsqu'un petit groupe d'extrémiste décide de devenir un parti politique en 2017, même s'il est d'extrême droite, la loi ne peut l'interdire.

           (En Belgique on en sait quelque chose avec Léon Degrelle, le Mouvement Flamand, le nationalisme qui collabora avec les nazis, qui devint la Volksunie, le TAK, le VMO, le Vlaams Block, puis Belang, N-VA et autre Schild & Vrienden. Et chez nous Léon Degrelle, la Voksunie et la N-VA furent au gouvernement, oui oui...!)

           Alors, il faut arrêter les amalgames et les fausses informations qui donnent à l'envahisseur le rôle de victime et son droit de défendre son intégrité. L'Ukraine n'a jamais persécuté les Russes, c'est le contraire.

 

           Dimanche 27 février

           Je suis attristé de lire des commentaires d’outre-Atlantique qui reprennent les propos de Poutine, accusant le Président élu de l’Ukraine d’être un nazi, fasciste, antisystème, un criminel qui aurait tué des dizaines de ses concitoyens originaires des deux régions prorusses situées dans l’Est du pays. Avec un peu d’informations en provenance des médias de qualité, on sait que tout cela est une désinformation organisée par le Kremlin. Oui, l’armée ukrainienne se défend contre les attaques répétées des Prorusse armés par la Russie et cela cause évidemment des morts. Mais Poutine inverse les rôles et justifie l’agression comme s’il était le sauveur de la démocratie en Ukraine. Qui peut croire une telle fadaise ?

 

           Malheureusement, il y a des naïfs qui gobent cette fiction montée de toute pièce. Les fausses infos circulent sur Internet, elles sont partagées et commentées. Certains y vont même de leurs comparaisons fantaisistes, prétendant que le président de l’Ukraine est un frère politique de Bolsonaro. À pleurer. Oui, des personnes qui se disent anti-Bolsonaro et en faveur de Lula finissent par torpiller l’image de l’homme qu’ils soutiennent, puisqu’en prenant fait et cause pour la démarche de guerre de Poutine, ils offrent du grain à moudre à Bolsonaro, qui peut continuer à affirmer que les adeptes du PT, donc que le PT est un parti communiste ; ce qui est évidemment faux. Le PT est un simple parti de gauche issu du mouvement syndical qui revendiquait une justice sociale inexistante et un droit de vote équitable. Le communisme stalinien ou maoïste est un système de répression qui ne donne pas la parole au peuple. Il faut donc croire que ces personnes sont tellement aveuglées par leur anti-américanisme, ce que je peux comprendre, qu’ils ne se rendent même pas compte que le fait de soutenir Poutine est un acte contradictoire et néfaste à leur propre idéologie, avec l’espoir de la réélection de Lula. Car Lula ce n’est ni Poutine, ni Trump, ni Erdogan, ni Xi Jinping, ni Kim Jong-un, ni un extrémiste, un dictateur qui s’est rempli les poches au détriment de son peuple, ni un va-t-en-guerre. Alors, quand on est en faveur d’un homme qui a comme seul objectif de rendre au peuple les fruits de la Nation, on ne peut pas à la fois soutenir un envahisseur armé.

 

           Vendredi 25 février

           Ce mercredi il y eut l’enregistrement d’une émission de la télévision locale Vedia. Il s’agit du programme l’Album pour dresser un peu mon portrait et mon activité littéraire. Elle sera diffusée le lundi 7 mars à 20h30, ensuite sur les télévisions locales de Wallonie et de Bruxelles. Bref, un petit coup de pouce. J’espère ne pas avoir été trop médiocre ; c’est un exercice que je ne maîtrise pas du tout. Mais bon, comme dit l’autre : Alea jacta est !

 

           Dimanche 13 février

           Suis-je devenu un vieux gâteux ? Me suis-je laissé piéger par la propagande vaccinale des gouvernements du monde au point de ne pas voir qu’on sapait ma liberté en m’injectant un produit pharmaceutique dans le corps, lequel est en train de m’embrouiller l’esprit de manière à me faire devenir un bon petit toutou de la dictature mondiale, voire devenu, moi aussi, un propagandiste de la seringue ? Cette question me fout les jetons ! Car n’ai-je jamais été qu’un trublion du bien pensant, méprisé par toutes les couches sociales qui m’ont qualifié de contestataire et d’anticonformiste, d’un raté désireux d’ouvrir sa grande gueule pour essayer d’exister aux yeux de ceux qui se gaussent d’être l’élite sociale, de ceux qui prétendent connaître la vérité sur la vie, les affaires et la bonne gestion politiques pour le peuple. Et là, tout à coup, pour une fois, sur un sujet, je partage l’avis de ceux que j’ai si souvent étrillés avec mes mots. Bref, je me dis que lorsqu’il y a une urgence nationale, il faut savoir enterrer la hache de guerre et admettre que pour l’heure, il n’y a effectivement qu’une solution pour limiter les dégâts. En écrivant mon roman, La lignée Dorval, la grande leçon que j’ai retenue, fut celle de savoir que de nombreux jeunes se sont portés volontaires pour combattre l’ennemi lors de la Première Guerre mondiale, peu importe qui était au gouvernement de l’époque. La division ne pouvait que favoriser l’envahisseur. La quête de la liberté était celle de combattre, de prendre les armes au risque de finir avec une balle dans le coco. Le reste est littérature d’enfants gâtés qui, sans avoir les compétences nécessaires, estiment qu’il ne s’agit pas de leur affaire, pourvu qu’un malheur ne leur tombe pas sur la gueule. La liberté tient à celle des autres, elle finit là où elle contraint les autres à devoir se soumettre au dictat de celui qui la bafoue par égoïsme ou ignorance. La liberté n’est pas celle de pouvoir n’en faire qu’à sa tête au détriment de celle des autres. En démocratie, elle est dans un cadre qui permet à tous les mêmes règles et les mêmes droits, sinon c’est l’anarchie et la dérive des extrêmes qui emprisonnent ceux qui souhaitent une égalité pour les peuples.

 

           Jeudi 10 février

           Et on voudrait que des gens ne soient pas révoltés devant une telle injustice salariale… ! Un joueur de foot vient de se faire sanctionner de 2 semaines de salaire équivalent à 600.000 euros par son club, après avoir vu une vidéo dans laquelle il maltraite un chat. Autrement dit, ce type reçoit 300.000 euros la semaine ! Petite calculette et le résultat est celui de 20 ans de salaire ou de pension pour celui qui reçoit 1250/mois. Divisez un peu ce montant par 4 semaines et vous obtenez 312/semaine, opposé à 300.000. C’est 962 fois plus. Il n’y a pas de mot pour justifier un tel écart.

 

           Dimanche 6 février

           Les deux premières séances de dédicaces se passent bien. Les clients sont souvent timides, certains observent de loin, parfois même ils se dissimulent derrière un rayon, par contre d’autres passent devant moi en marchant comme un crabe pour éviter le regard. Il faut les saluer. S’ils réagissent, il faut présenter les livres avant qu’ils ne s’en aillent voir d’autres textes. C’est un petit jeu de la séduction via un résumé des textes, l’origine belge ou régionale de l’auteur, tout en expliquant qu’il s’agit de littérature générale. La satisfaction est celle de voir que la personne porte un intérêt à votre travail et finit par demander une dédicace. Mais ce n’est pas non plus le nirvâna, il ne faut pas exagérer !

 

           Vendredi 4 février

           Bien sûr, ce n’est pas bien qu’un élu communal donne à une personne démunie (un proche de son épouse) 500 kg de charbon destinés aux sinistrés des inondations. Mais là, alors qu’il n’y a quand même un enrichissement personnel, tout de suite le PS guillotine l’élu sur le champ. Par contre, quand le pot aux roses est apparu avec la bande à Moreau & Cie de Publifin qui ont détourné des centaines de millions d’euros à leur seul profit personnel, il a fallu des années de magouille et de tractation pour accoucher d’une souris, manière de ne pas compromettre l’ensemble des partis politiques concernés. Donc, je me dis qu’il y a la justice du pauvre, expéditive, comme celle Jean Valjean (Les misérables de Victor Hugo), le bagne éternel pour un pain, et puis la justice des puissants qui ont les moyens de pression sur la tête des partis, avec chantage à la clef, de l’argent volé pour payer un accord de manière à éviter une exclusion expéditive, moins humiliante, voire les honneurs sauvés par un acquittement.

 

             Lundi 24 janvier

           Ah, l’entre-soi que je dénonce depuis longtemps dans ce journal ! Dans une revue trimestrielle, il y a la présentation des nouveautés littéraires du pays (enfin, disons que cela dépend bien entendu de la signature de l’auteur) et cela accompagnés d’un petit article signé par untel ou untel. Alors on voit que le premier untel publie un ouvrage avec « la critique » signé du second untel, puis plus loin, on voit que le dernier untel sort un bouquin avec un petit mot du premier untel. Vous suivez ? Oui, vous avez bien compris ! Bref, malgré mon adhésion annuelle à cette revue et mes trois romans présents dans une cinquantaine de librairies à travers la Wallonie et Bruxelles, eh ben je n’existe pas… Oui oui… Mes romans édités n’étant pas validés par la Fédération Wallonie Bruxelles, donc pas digne d’être référencés comme de la littérature belge, ils n’apparaissent même pas sur la mosaïque reprenant les dernières nouveautés. Par contre, pour me demander de payer le renouvellement de ma cotisation, là j’existe. Donc, c’est la dernière fois. Vu.

 

           Mardi 18 janvier

           Je viens d’achever la mise en page et de publier sur Internet le « Journal d’un écriveur 1995 - 2000 ». C’est en faisant une lecture pour élaguer ce qui est trop personnel et privé que je me rends compte du parcours du combattant que j’ai traversé et qui n’a pas beaucoup changé depuis.

 

           En tous cas, j’assure aux auteurs qui sont en recherche d’un éditeur que la lecture de ce journal 1995-2000 ne leur sera pas inutile pour se préparer à la galère. Car même avec le soutien d’une personne très connue, cela n’est pas toujours suffisant pour une concrétisation.

 

           Et je dirais encore que pour ceux qui m’ont traîné dans la boue, qui m’ont assassiné d’un revers de plume, ils prendront peut-être la mesure de mon travail littéraire, de mon parcours, de mon soutien et que leurs jugements réduits à l’emporte-pièce ne sont rien d’autre que malhonnête. Car aucun d’entre eux n’a pris la peine de se renseigner avant de dresser mon portrait. Et même si quelqu’un l’a fait, c’est avec un préjugé tellement négatif qu’il a refusé de croire qu’un bonhomme résidant à Verviers puisse avoir rédigé plusieurs textes de qualité dignes d’être portés à la connaissance d’un public. Et il verra surtout que durant la période couvrant ce journal, le projet du roman La lignée Dorval était déjà en train de mûrir.

      Extrait du Journal : Mercredi 16 février 2000 :

           Je suis occupé de lire une brique de 600 pages consacrées à l’Histoire complète de la Belgique, de ses origines les plus lointaines à nos jours. C’est passionnant. Les chapitres retraçant la période précédant la naissance de l’État Belgique sont un vrai régal et une véritable mine d’inspiration pour mon prochain roman. Je lis 5 à 6 heures par jour et je prends des notes.

 

           Autre extrait du Journal au sujet d’un autre roman, tiré d’une lettre signée par Yves Berger. « Je me suis attaché à ce « bouddha d’albâtre » et il faudrait bien, n’est-ce pas, que Grasset vous publie... Pour moi, ce « Bouddha d’albâtre » est ce que vous avez fait de mieux. Patientez encore 5 semaines. Amitié. » Et pourtant…

           Le bouddha d’albâtre sera publié à la fin du mois d’août de cette année chez Santana Éditeur, l’artisan littéraire.

 

           Lundi 10 janvier

           Un silence qui ne signifie pas que rien ne s’est passé durant une petite quinzaine de jours. Les fêtes se sont déroulées sans tralala, chez moi. Seul luxe au repas de réveillon de Noël : huîtres, homarr et bûche, arrosé d’un vin blanc, Chablis premier cru. Et pour l’an neuf, une raclette au fromage avec un vieux Château neuf du Pape de l’an 2000. Une tuerie !

 

2021

           Dimanche 26 décembre

           Malgré ma propension à prendre souvent le contre-pied des décisions prises par des politiques, qu’ils soient de gauche ou de droite, depuis quelques temps, une petite voix me susurre sans cesse à l’oreille que les contestations actuelles sur les mesures sanitaires ne font que profiter aux seuls extrêmes, particulièrement à celle de droite ! En utilisant les réseaux sociaux et autres médias, ces extrêmes très actifs sont le fer de lance du négationnisme concernant les statistiques, la valeur des recherches scientifiques et l’efficacité des vaccins. Des individus comme Philippes de Villiers, Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen et autres Zemmour font effectivement leur lit sur la division, la provocation, la politisation, sur le révisionnisme à-tout-va, tant sur la Grande Histoire, les statistiques, que sur la réalité scientifique émise chaque jour. Et si on ajoute à ceux-là des médecins capables de faire croire à la pilule miracle qui influencèrent certains Présidents à travers le monde, avec pour résultat des centaines de millier de décès, puis d’autres encore qui délivrent par milliers de fausses attestations de vaccinations, il n’y a plus de doute que nous ne sommes pas, comme on veut le faire croire dans une résistance (comme cela serait légitime contre le fascisme), mais bien une forme de sabotage à des fins politiques. Le plus triste est de constater une tranche de la population se laisser convaincre de l’existence d’un complot mondial, croyant aux fadaises de l’un ou l’autre messies, comme ce fut le cas en 1936 lorsqu’un individu se victimisait en éructant au complot devant une foule captive, en accusant le reste de l’Europe de vouloir l’étrangler.

 

           Samedi 25 décembre

           En période de gestion courante de la politique en matière culturelle, dire "non culture non future" cela se défend très bien comme piqûre de rappel. Car non culture = dérive du sens de la démocratie. Voilà où se situe mon point de la contestation et de la révolte face à l'injustice, au privilège des clans et des passe-droits sous le tapis.

 

           Je rappelle quand même qu'un agent de presse belge indépendant a sous le chantage refusé de faire la promotion de mon roman "La lignée Dorval" parce qu’un ou plusieurs éditeur(s) l'a menacé de ne plus utiliser ses services s'il acceptait de s'occuper de moi. Véridique et je le cite: Je suis maqué. Et aucun autre n'a accepté. Question révolte je sais de quoi je parle.

 

           Par contre, en regardant plus loin que le bout de mon nez, en cette période de pandémie, ce slogan ne me semble pas vraiment adapté. C'est plutôt "non santé non future", puisque sans se cacher derrière l'hypocrisie ambiante, demain cela restera non clientèle pour la culture. Cela dit, je comprends l'impatience.

 

           Mais dans la réalité de la vie, les gens malades et autres contaminants qui ont un sens du civisme collectif, ne vont ni au cinéma, ni au théâtre, ni au resto, ni en boite... Ce n'est bien sûr que mon humble point de vue.

 

           Mercredi 23 décembre

           Étrangement, malgré ma formation artistique, je ne peste pas, ni ne crie haro sur les mesures prises en mettant la Culture au-dessus de la sécurité en matière de santé publique. Car chacun ne souhaite-t-il pas sans cesse bonne santé et bonheur en amour, que ces deux choses là passent avant tout le reste. Certes, l'argent est nécessaire pour vivre, travail et commerce, mais pour cela il faut vivre en bonne santé et non se retrouver malade ou finir par manger les pissenlits par la racine.

 

           Si Culture et Eurêka (pour la santé mentale) vont de paire, cela justifie-t-il pour ceux qui y ont accès, de diffuser par la suite, certes involontairement, une contamination qui peut conduire des proches ou son voisinage sur un lit d'hôpital avec des mois de rééducation ? Je pense que non. C'est cela le civisme et la responsabilité collective.

 

Et est-ce vraiment raisonnable de comparer les activités incontournables et nécessaires à la vie quotidienne comme les achats alimentaires, le travail impossible au télétravail, à celui d'un loisir ? L'argument comparatif du métro bondé avec des gens qui vont au travail à celui d'une salle de cinéma ou de théâtre me paraît peu honnête. Mais je comprends la frustration financière. Là devrait sans doute intervenir une aide de l'État pour entretenir les infrastructures et soutenir les artistes.

 

           On ne politise pas une pandémie survenue avec un virus qu'aucun scientifique de par le monde ne connaît; on tente simplement de le combattre au jour le jour, avec les moyens du bord, avec le tâtonnement des recherches scientifiques, avec le bon sens le plus adapté pour poursuivre une vie en société, ni plus ni moins. Et à l'heure actuelle, il n'y a que peu de solution, sans doute imparfaites, mais il n'y a que celles-là. Et les remettrent en cause par égoïsme dépasse mon intelligence.

 

           Mardi 21 décembre

           Lorsque quelqu’un m’a demandé pourquoi je n’avais pas eu l’honneur, comme il aurait été logique, d’avoir un article dans un journal national, voire une invitation pour la sortie de mon roman La lignée Dorval, premier texte littéraire belge rédigé, qui brosse toute l’Histoire de la Belgique sous un angle romanesque…. Eh ben mon sang ne fait qu’un tour ! Car oui, c’est difficile de chaque fois devoir expliquer une injustice qui débuta en 2012.

 

           Pour faire simple, j’ai achevé le texte en 2010, que j’ai proposé à un salaud d’éditeur parisien qui s’est empressé de le remettre à un salopard originaire de Belgique, qui a accepté de suivre la route que j’avais tracée pour le piller, tout en tentant de camoufler le plagiat, en distillant l’originalité qui apporte la signature de ma paternité. À sa sortie en 2012, la majorité des éditeurs belges, tout comme les courtisans et le petit milieu dont je ne fais pas partie, savaient très bien qu’il s’agissait d’une malfaçon. Mais tout le monde a fermé sa gueule sur la réalité du vol, en dénigrant dans la presse autant mon travail que ma personne, tout cela pour conserver les faveurs relationnelles avec cet éditeur et cet auteur qui ne mérite pas ce nom, lequel serinait dans les médias avoir écrit son chef d’œuvre. Un voleur protégé oui !

 

Alors comment imaginer que 8 ans plus tard, cette même bande puisse relater la sortie de mon texte en admettant sa valeur littéraire ? Car une fois en librairie, à la portée de tous, réaffirmer que mon texte (identique à celui de 2010) est un gros navet indigeste ne ferait que démontrer leur partialité et leur malhonnêteté au moment de l’accusation de plagiat. Et comment imaginer que ces mêmes personnes puissent par la suite relater la sortie de mes autres textes ? Ils se dédiraient et ils anéantiraient leur crédibilité. Pourtant, ils répareraient un peu l’honneur de leur profession et ils rendraient enfin justice. J’ai la prétention de penser qu’un jour quelqu’un mettra la pendule à l’heure.

 

           Et la création de Santana Editeur n’est rien d’autre qu’une réponse à ces personnes qui dénigrent et feignent la valeur littéraire d’un auteur. Mais des lecteurs jugent.

 

           Lundi 13 décembre

           Une discrimination bancaire qui provoquant une exclusion numérique. Une banque refuse de délivrer la carte de crédit Visa d’une valeur de 1250 euros avec l'option Optiline alors qu'elle accepte d’accorder à la même personne une carte Rondo d’une valeur de 2000 euros, paiement échelonné de 112 euros/mois géré aussi par Optiline. Raison invoquée, une trop petite pension avec 1250 euros/mois.

 

           Alors je me pose la question de savoir si dans ce pays tous les pensionnés percevant une pension de 1250 euros/mois sont eux aussi privés d’une carte Visa ! Il y a bien, je crois, des centaines de milliers de personnes qui ont une carrière de 35 ou 40 ans et qui, une fois pensionnés, se retrouvent à devoir demander la Grappa pour arriver à ce même montant !

Cette demande de carte Visa fait suite à l'exigence de certains sites Internet pour un achat en ligne. Alors oui, les banques contraignent les « vieux » avec leur petite pension à s’adapter à la numérisation de leurs services avec PC et Smarphone, mais elles les discriminent à la fois en les privant de certains achats en ligne.

 

           « Vous n’aurez pas de quoi rembourser avec le montant de cette pension, fut-il dit ! » L’argument est fallacieux, puisque le paiement échelonné via le système Optiline est justement prévu pour étaler le remboursement des petits achats de quelques centaines d’euros. Les banques demandent-elles aux clients qui font un prêt de 12.000 pour l’achat d’une voiture, d’avoir un salaire du même montant ? Non. Mais pour toute réponse c’est : « Vous faites des amalgames. »

Pas du tout ! Si selon la banque, je suis apte à rembourser 112 euros/mois via la Rondo, pourquoi ne le serais-je pas avec la Visa. Le reste n’est que blablas et littérature.

 

           Lundi 6 décembre

           Constater et dénoncer les dérives fascistes qui se sont déroulés hier à Bruxelles, ce n'est pas de l'arrogance ni du mépris, c'est est un devoir de citoyen de protester, de dire non aux amalgames en tout genre de manière à protéger un État démocratique. Car la démocratie et la liberté se base sur un cadre précis, sur des règles communes destinées à l'intérêt général, non à un intérêt minoritaire. Le fascisme quel que soit la manière dont il est exprimé, par la voie orale, par écrit ou sur le dos d’un blouson de cuir noir, est condamnable. Et la profession d'une personne qui manifeste ce genre de propos n'est pas un justificatif pour se permettre d’aller à l'encontre de cette condamnation et de l'intérêt général.

 

           Dieu sait, y compris mes amis, que je suis le premier à dénoncer les dérives politiques, les mensonges, les violations, le non-respect des droits, l'extrémisme. Je pointe du doigt les arrangements ne respectant pas le choix des électeurs après les élections. Que la démocratie soit souvent bafouée quand cela arrange les hommes de pouvoir, je ne le conteste pas. Je le dénonce dans mes écrits et cela me vaut le boycottage de l’un ou l’autre individu. Malgré quelques expériences avec la Justice et mon analyse acerbe sur son fonctionnement, ce qui devraient me rendre irascible, je reste toutefois un légaliste. Alors oui, même si la démocratie est malade, il ne faut pas toujours y voir malice sur l'ensemble des sujets. Dans ce cas, ce ne sont pas les politiques ni les scientifiques qui mènent le jeu, mais un virus nommé Covid qui tue lorsqu’il il le désire. Il faut donc garder raison. Il y a en effet de la part d’un État une obligation de responsabilité face à une urgence sanitaire, une obligation de santé publique pour protéger l'ensemble de la population. Politiser la pandémie actuelle et vouloir abattre ceux qui font ce qu’ils peuvent face à l'inconnu, qui s’attèlent au devoir humanitaire en tant qu'élu responsable, qu’ils soient de la même sensibilité ou non, qu’on les aime ou pas, c'est tirer sur l'ambulance.

 

           Vendredi 12 novembre

           Comme l'a dit une personne dont je ne me souviens plus le nom, la littérature n'est pas une histoire de clan, de petits comités protecteurs, de cercles de toutes espèces, d'initiés adoubés, de l'héritage d'un nom, frayer entre-soi dans les salons, les festivals, les soirées mondaines pour se refiler les plats ou se renvoyer un ascenseur... Non, la littérature reste le résultat d'un travail, d'une obstination, d'une lecture répétée, respirée, d'une musique dans les mots, d'une simple poésie. Et peu importe la main qui porta la plume. Mépriser l'anonyme en raison du statut de l’anonymat et de l’isolement d’un auteur revient à trahir l’idéologie de la l'égalité des chances prônées par ceux-là même qui se revendiquent des Lumières.

 

           Lundi 1er novembre

           Non maman, non papa, je ne vous pleure pas uniquement chaque 1er novembre lorsque je fleuri votre sépulture, je pense à vous chaque soir avant de m’endormir. Je pense à mes grands-parents lorsque des libraires commandent le livre La lignée Dorval… Vous savez ce livre que j’ai mis 10 ans à rédiger et qui ne serait pas ce qu’il est sans vous, sans eux, qui m’avez inspiré, que dis-je, qui m’avez transporté vers un monde dans lequel je ne sais toujours pas comment j’y suis arrivé, comme dans un état second, dans une transe créative ! En réalité, je ne fus que la main portant votre plume. Je ne pleure pas le fait d’avoir vu piller impunément le concept du roman, mais il m’est insupportable d’avoir vu volé votre vie. C’est vous les héros du livre et non se malotru qui se drape d’une notoriété qui suinte un égo surdimensionné et qui se planque derrière un rideau d’individus pas plus honnêtes que lui. Je pleure sans cesse votre mémoire…

 

           Vendredi 15 octobre

           Non, je ne pleurniche pas… Je constate…

           Dois-je sans doute en agacer plus d’un avec mes critiques sur le fonctionnement du Secteur du livre ? Les exclusives administratives, la discrimination, le racisme régional, les aprioris négatifs, la politique des petits clans, cette poignée de personnes du secteur privé qui se considèrent comme les gardiens officiels des Lettres belges et qui filtrent avec partialité ce qui doit être porté à la connaissance du public ! Si je publiais sur mon site Internet tout ce que j’écris dans ce « Journal d’un écriveur », je serais sans doute expédié dans l’enfer pour l’éternité ! Mais, ne le suis-je déjà pas ?

 

           Cela dit, pour ne pas dire des âneries, je me suis « amusé » à comptabiliser les personnes qui jouent un rôle prépondérant dans la diffusion nationale de l’information sur la sortie d’un livre et j’en suis arrivé à devoir constater que les 2/3 des individus proviennent ou demeurent dans une même région du pays, voire à Paris. Alors quand quelqu’un m’a dit un jour que je n’étais pas de leur coin, cela prenait tout son sens, dans l’idée qu’il faut faire partie du cercle pour obtenir leur soutien, leur propagande et tout le toutim. Et lorsqu’une personne vous dit qu’il est indispensable d’avoir un écho dans la presse nationale, mais que la plupart des critiques vous mettent au panier, vous considérant un auteur autoédité et que vous n’êtes pas dans la marmité régionale et professionnelle, on peut donc estimer que cela s’apparente à un groupe d’initié qui parraine l’accès à une reconnaissance littéraire.

 

           Actuellement, il y a la Fureur de lire mis sur pied par la Fédération Wallonie Bruxelles et des acteurs du secteur. Un programme est établi. Un peu partout dans le pays dans des lieux appropriés il y a des rencontres avec des auteurs de manière à présenter leur nouveau titre… Mais voilà, tout le monde n’est pas invité !

 

           Dimanche 3 octobre

           L'enseignement de ce pays n'est-il pas assez bon pour qu'une princesse ou un prince héritier puissent faire leurs études supérieures afin d'assumer la future charge ? Pourquoi toujours aller à l'étranger ?

           Ah j'oubliais, c'est pour ne pas créer un problème communautaire et querelle entre les sensibilités scolaires ! La jalousie entre les régions finirait par un pugilat qui torpillerait un gouvernement. Faut oser le dire : Une belle connerie du régionalisme qui met cet État au stade de mort vivant.

           Et Oxford... prestige... fric... un creuset de premiers ministres comme Blaire, Tatcher et consorts... Mais bon sang, ils font leurs études dans leur pays, pas à l'étranger

           Tout comme les Français et les Américains font leurs études dans leurs universités ou les hautes écoles, pas ailleurs !

           Allez faire ses études en dehors des frontières revient à dire que l'enseignement de ce pays n'est pas suffisant pour s'assoir sur le trône, comme un aveu d'échec. Pire, ce choix transpire le snobisme, une mentalité de gros bourgeois estimant qu'il faut passer par l'étranger pour exister dans le monde. Nul n'est prophète dans son pays.

 

           Vendredi 24 septembre

           Comment va le monde ? Cahin caha ! Il n’y en a plus que pour la confrontation des uns contres les autres, les « pour et les contre » et pas seulement concernant le vaccin et le pass sanitaire. Tout est sujet à fracture ; Terrain de jeu favori à la joute verbale qui racle le caniveau, les sites sociaux. Faut croire que depuis leurs créations, il y a une explosion de cerveaux de niveau planétaire capables de démontrer ou de démonter pièce par pièce les études menées par les plus grandes universités et les laboratoires du monde. Je crains fort qu’à ce rythme-là, il n’y aura plus assez de mains pour construire des amphithéâtres et autres laboratoires de manière de permettre à ces nouveaux crânes de diffuser leur savoir.

 

           Entre l’école de mon enfance à celle d’aujourd’hui, il y a un monde. La méthode d’enseignement n’est plus du tout la même. Est-ce pour un mieux ? Là, n’est pas la question. Cela dit, lorsqu’on passa des maths anciennes aux modernes, les enfants n’étaient-ils pas des cobayes au point d’en faire soit des génies soit des ânes ? Et comme l’école est obligatoire… La dictature ne pointa-t-elle déjà pas le petit bout de son nez ?

 

           Être contre pour être contre, par principe de la contestation, quoi que puisse être présenté, chiffres à l’appui - forcément truqués par ceux qui veulent convertir les sceptiques. Être pour, pour être pour, par principe d’adhésion, sans une réflexion approfondie revient aussi à une position butée.

 

           Mais voilà, quand quelqu’un prétend que les derniers cités suivent le troupeau sans la moindre réflexion, alors que selon les études certifiées par les sciences mondiales elles démontrent que les premiers cités, persuadés de leur savoir, se positionnent dans une situation de faiblesse, étant ainsi 10 fois plus sujet à devoir affronter une bataille pour la vie, incluant une charge supplémentaire envers la communauté, il y a quelque chose qui dépasse la simple logique. Il n’y a rien de politique là-dedans, juste une position pragmatique d’un État qui pose un œil sur les recherches et les études qui lui sont soumises via le canal des sciences.

 

           Être contre pour être contre, ne pas croire par principe de ne pas croire, car plus malin que ceux qui savent, mais encore diffusé le mirage du remède inexistant afin de se conforter dans une position d’intelligence vis-à-vis des autres, lesquels espèrent juste sauver leur vie avec l’unique solution médicale actuellement proposée, telle est la position des négationnistes qui créent autour d’eux le chaos et l’hécatombe. Nier que le peuple des États-Unis de Trump et du Brésil de Bolsonaro est victime de la délirante propagande, reviendrait à dire qu’il ne pleut pas quand il tombe des cordes.

 

           Lundi 13 septembre

           Le plus triste est de ne pas avoir su qu’il s’en était allé voir ailleurs, de l’apprendre par le site Facebook qui vous informe de son anniversaire alors qu’il n’est plus. Je me préparais à lui souhaiter une bonne journée même s’il y avait longtemps qu’il ne partageait plus rien et qu’il ne répondait plus. Je le savais très malade, il avait déménagé sans me communiquer sa nouvelle adresse, je ne savais donc pas où il demeurait.

           Bref, tu es parti en faisant tout de travers, un peu comme d’habitude. Mais comme ta vie ne fut pas un boulevard de simplicité, tu en avais une perception un rien biaisée, tu en cherchais un sens au point de tout faire à l’envers, voire une manière de marcher de travers pour exister. Tu jouais de la guitare comme tu le pouvais et tu chantais aussi comme une casserole, mais il y avait malgré tout une marque de fabrique qui sortait de l’ordinaire, du faux qui rendait sympathique.

           Je n’oublierai jamais ces dizaines de nuits à papoter durant lesquels tu tentais de trouver ta voie, ton chemin, un équilibre sociétal et familial, une relation conflictuelle avec les tiens, puis ta fille qui s’éloignait… Adieu l’ami. Ma peine est grande….

 

           Samedi 11 septembre

           Je n’aborderai pas le sujet d’actualité que tout le monde reprend, mais celui d’une nouvelle qui m’attriste, que je viens d’apprendre, même si les journaux en avaient parlé plus tôt ! La librairie La Dérive à Huy a fermé sa porte. Là, il y avait une écoute et encore une volonté (comme d’autres aussi) de ne pas ranger dans un rayon du quatrième dessous les auteurs du coin.

 

           Vendredi 10 septembre

           Quand un lecteur se décide de lire un livre, a-t-il en tête de contester le point de vue de l’auteur, de se dire que selon lui les choses se développent autrement, comme lui le conçoit ? En principe quiconque répondra que non. Mais avec moi, il y a toujours quelqu’un pour me dire que selon lui… ! Dès que vous n’êtes pas estampillé vedette de la littérature sous une couverture plus ou moins réputée, vous pouvez être sûr qu’on tentera de rabaisser votre plume, votre perception sociétale. Par contre, une fois labélisé et statufié, même les âneries et les coquilles deviennent sujets d’admiration, des points de vue qualifiés de rare intelligence, relayés tant et plus par une cour ayant perdu tout sens critique.

 

           Mardi 7 septembre

           Fête nationale du Brésil… Et comme cadeau, hier le match Brésil – Argentine fut interrompu et enfin annulé parce que des joueurs argentins ont menti sur leur test covid19. Oui, les argentins sont coupables ! Mais la question est aussi de savoir pourquoi le contrôle ne fut pas réalisé avant le match ? La réponse est claire et à l’image de Bolsonaro, de ce Président d’extrême droite qui nie la dangerosité du virus et qui a ouvert la porte à l’organisation de la Copa America, alors que celle-ci aurait dû être reportée, voir annulée au regard de la situation sanitaire en Amérique du Sud. Finalement, il vient de récolter ce qu’il sème depuis le début de son élection, son irresponsabilité, son incompétence, sa folie psychiatrique. Et je ne vous dis pas la honte d’une partie des brésiliens très conscient du désastre national que ce Président est en train de diffuser à travers le monde.

 

           Dimanche 15 août

           La marche est propice à la réflexion… Etant donné que je suis sans doute un rien agacé par l’attitude de certains individus et par des évènements, il m’est de nouveau revenu cette analyse concernant l’importance que l’on peut donner à une personne. En effet, une fois celle-ci disparue, que devient cette importance jadis accordée ? Certes, les proches la pleurent, mais le milieu professionnel ? Bien sûr, on lui rend hommage, on tartine quelques lignes, puis on la remplace.

           Quand un anonyme casse sa pipe, tout le monde s’en fou… Enfin, pas tout le monde, puisque personne ne sait qu’il existe, vu qu’il est déjà dans l’oubli avant même d’avoir pu entrer dans la mémoire collective. Mais quand un individu est au sommet d’une carrière qui lui donne du pouvoir, lui permettant de faire et défaire une renommée, le jour où il casse sa pipe, les collègues diront qu’il était merveilleux - même si c’était un salopard qui brisait les gens - et au bout du compte, il sera remplacé par un individu tout aussi imbu de son pouvoir et il disparaitra à son tour des radars.

           Voilà la leçon que j’en retire : Le premier comme le second n’est rien, chacun est destiné à l’oubli collectif, certes, l’un plus vite que l’autre, mais néanmoins remis sur le même pied d’égalité. L’ambition d’être quelqu’un dans la société n’est finalement rien d’autre qu’un leurre, une chimère, une tromperie inventée par ceux qui s’accaparent les titres d’élus, par ceux qui croient être des guides, des sages, des chefs de file, des intellectuels parfois pédants, prétendant avoir les clefs du bien et du mal, de connaitre aussi le chemin à emprunter, d’avoir la capacité de distinguer ce qui doit être diffusé et accessible au peuple d’en bas. Bref, des charlatans qui s’imaginent au-dessus du lot et pouvoir entrer au firmament de l’éternité.

 

           Mercredi 11 août

           Il me semble avoir compris que dans une démocratie, il y a des règles pour encadrer les libertés individuelles et que celle-ci ne fut jamais au-dessus de ces règles, l’autorisant à transgresser toute décision destinée à protéger l'ensemble de la population. Dans ce sens-là, le passeport sanitaire n'entrave pas la liberté, puisque fois en sa possession, il est permis d’aller où l'on veut. Pour comparer, le permis de conduire, une fois en poche, il y a la liberté de conduire une voiture à condition de respecter les règles de conduite et le code. Donc celui qui refuse ce principe, cela ne lui donne pas le droit de quand même se mettre et volant et de rouler à 200 km/h en mettant la vie d'autrui en danger. Autrement dit, la liberté s'arrête là ou débute celle de l'autre. Le cadre démocratique établi est celui d’aller où l’on veut en limitant le risque de diffuser ce qui peux causer une détresse sanitaire à son voisin. C’est tout le contraire d’une dictature, c’est le devoir de l’État de protéger l’ensemble de la population. Remettre en cause ce principe avec des manifestations hostiles est le contraire de la liberté dans une démocratie. C'est vouloir l'abolir au profit d’individus qui estiment ne pas avoir de compte à rendre la société s’ils dépassent la ligne rouge. Ne pas confondre le mot « liberté » avec celui de « liberticide » ! Autrement dit, qualifier de dictatorial le passeport sanitaire est une malhonnêteté intellectuelle, puisque chacun est libre de son choix, mais il faut l'assumer jusqu’au bout, rester chez soi. C’est comme en temps normal, celui qui veut sortir de sa maison, voyager, le monde s'ouvre à lui, à condition d’avoir dans sa poche sa carte d'identité ou son passeport civil.

 

           Lundi 10 août

           Peut-on être considéré comme un esprit éclairé parce que l’on a débité une prévision que tout un chacun peut deviner à condition d’avoir un peu les yeux en face des trous. Annoncer qu’il y aura virus qui décimera un grand nombre de gens sur la planète, une épidémie ou une catastrophe qui permettront à une élite économique de s’engouffrer dans la brèche pour augmenter son capital, ce n’est pas une fine analyse, mais un simple bon sens, puisque cela arrivera toujours un jour ou l’autre. C’est comme prédire une peine de cœur, la perte d’un être aimé, un revers financier, etc… Le risque de se tromper est infime. L’art des charlatans et des manipulateurs est d’enfoncer une porte ouverte en faisant croire à leur talent de prédire l’avenir, présentant des synthèses construites sur des fragments de recherche scientifique. À l’heure actuelle ces individus pullulent sur les sites sociaux. Et des politiques radicaux usent de ces fadaises pour consolider leur électorat acquis à la perpétuelle contestation. Une propagande pour donner à croire qu’il y a un complot planétaire pour abolir les démocraties et museler la population, la priver de ses libertés. Le terme le plus approprié pour qualifier cette thèse est fou-thèse. Ne soyons pas dupe !

 

           Lundi 26 juillet

           En suivant un peu l’actualité des nouvelles publications par le biais des réseaux sociaux, il est difficile de ne pas constater que dans la Brabant Wallon il y un clan d’influenceurs très actif pour promouvoir dans les médias nationaux les auteurs du coin, une sorte de lobbying qui ne laisse aucune place à ceux qui ne sont pas de la région. Cela correspond très bien à ce que m’avait dit le libraire d’Uccle lorsque je me suis présenté dans sa boutique : Vous n’êtes pas Bruxellois ! En clair, il faut être du fief ou adoubé pour avoir une place !

           Le constat est identique pour des œuvres candidates à un prix littéraire. Avant toute proclamation de la sélection, une personne du Brabant Wallon qui semble bien faire partie du Comité de Lecture et qui est à la fois une influenceuse, met des textes en avant sur le site social du concours. On peut déjà deviner les textes qui seront écartés.

           Et ne me dites pas que je suis un médiocre frustré… Cet argument a été écrit il y a dix ans par des plumes indignes de figurer dans un journal.

           Que la vérité dérange ceux qui ne veulent surtout pas que cela change est une évidence ! Il faut l’étouffer en portant le discrédit sur celui qui la révèle !

 

           Mercredi 21 juillet

           J’ai vu la terre de haut, depuis l’espace ! Et cela ne m’a rien couté, pas un centime, pas eu besoin de claquer 250.000 euros, enrichir des milliardaires mégalos qui se prennent pour Icare. Il m’a suffi de rêver une nuit, de chevaucher un cheval blanc aux ailes déployées et de monter, monter et monter encore, de voir un ange m’accueillir là-haut pour me signifier qu’il me fallait d’abord bien regarder ce qui se passait tout en bas, sur cette terre peuplée par de nombreux imbéciles, des inconscients, mais surtout des pauvres gens plongés dans la misère, victimes des catastrophes. Puis d’un geste autoritaire, comme un ordre, sans un mot, il m’a indiqué le chemin du retour. Oui, il a parlé à mon cœur, lequel m’a suggéré de m’occuper des autres, de donner aux nécessiteux et aux victimes ce qui ne m’était pas nécessaire. Mais je n’ai rien, lui ai-je fait savoir. Alors, il m’a susurré que j’avais du temps, une expérience de vie, une capacité à guider les autres dans leurs démarches, à ouvrir de nouvelles voies.

 

           Mardi 20 juillet

           L’indécence serait celui d’apporter tous commentaires et autres réflexions sur la catastrophe qui ravagea des vies et des années d’efforts pour se constituer un petit patrimoine. Et l’impuissance des hommes face aux déchainements des eaux ne peut être attribuée à personne. Néanmoins, on peut se dire qu’il s’agit d’un rappel à l’Homme qu’il n’est qu’une paille sur la terre, qu’il n’est finalement maître de rien. C’est peut-être aussi un rappel à toutes les personnes responsables de la gestion publique, que par leur défaut de prévoyance, la flatterie et l’aveuglement électorale pour leur ambition personnelle en proposant un projet insensé qui aurait sans doute amplifié la catastrophe au centre de la ville de Verviers. J’en reviens au projet de la galerie commerciale, une parfaite illustration que je dénonce depuis le début.

 

           Pour sûr, cette inondation démontre par A plus B que le projet implanté à cet endroit a toujours été inapproprié, surtout lorsqu’au début il fut question de recouvrir la Vesdre avec des panneau de verre pour voir passer l’eau sous les pieds ! Imaginer un peu l’entonnoir, le bouchon que cela aurait été ! Puis quand tout aurait fini par céder, ce n’est pas un mur de 2 ou 3 mètres d’eau qui aurait dévalé vers Ensival et Pepinster mais une montagne. N’écrivais-je pas à l’époque qu’il était primordial de prévoir en cas de crues ! Gérer c’est prévoir dit-on. La majorité de la population avait donc raison, pas les élus !

 

           Dimanche 4 juillet

           En gros, de mémoire, à part le tournoi Euro Foot 2020 et le Covid19, les autres titres tournent le plus souvent autour d’un petit mot et d’un geste qui ne méritent même pas une lettre dans un journal. Mais nous en sommes-là, à chercher ce qui peut faire le titre pour attirer les gogos, les esprits peu éclairés. « Polémique », ce mot magique qui attire l’œil pour donner l’illusion qu’il s’agit d’une info capitale. Polémique de Laurent Ruquier, J-M Bigard, Léa Salamé, Cyril Hanouna, Méghan Markle, Harry, etc… Bref, ça ne vole pas haut ! Le joueur de foot Romelu Lukaku a aussi droit au décorticage de l’un de ses gestes « polémique ». Je prendrais volontiers le contre-pied d’une citation de Dostoïevski. C'est-à-dire qu’à force de déverser un flot de bêtises et d’informations ineptes qui n’ont pas le moindre intérêt, la restriction visuelle finit par réduire aussi le cerveau des personnes intelligente, au point de favoriser l’acceptation de l’intolérance, des interdits, des jugements moraux, du comportement vestimentaire, comme c’est désormais le cas dans certaines stations balnéaires du littoral belge.  Autrement dit : Une société régie par des nouveaux ayatollahs à la sauce occidentale.

 

           Mardi 6 juin

           Il y a peu, un agent de presse français déclara : « Le graal est quand un journaliste et critique littéraire lit un roman pour en rédiger un article ou inviter l’auteur dans son émission, puisque cela a une répercussion directe sur les ventes. »

 

           Seulement voilà, la question est de savoir s’il est nécessaire et judicieux de consacrer du temps et des colonnes entières à des auteurs propulsés au firmament de la popularité, avec des textes qui sont parfois décevant et sans intérêts, puisque de toute manière un bon nombre de lecteurs se précipiteront dans les librairies sans jeter un œil sur le rayon d’à côté, faute d’une visibilité médiatique. Il est à craindre que de nombreux journalistes aiment la facilité et la sécurité en revenant sur ce qui est acquis, reconnu, avec un travail souvent prémâché par des agents de presse, par des éditeurs fournissant des dossiers de presse clés sur porte. En lisant divers articles sur un même texte on constate bien souvent qu’ils sont du même tonneau. Idem avec les influenceurs littéraires sur les réseaux sociaux, ils se contentent souvent de mettre les notes des éditeurs pour lesquels ils sont secrètement à leur service, car ils ne sont en rien indépendant.

 

           En résumé, à moins d’être un éditeur bien implanté dans le « monde du livre », le premier graal est celui d’être reconnu par la Fédération Wallonie-Bruxelles, le second graal est celui d’avoir un diffuseur-distributeur, le troisième graal est celui de décrocher l’efficacité d’un agent de presse et le quatrième graal est celui de voir ses livres lus par les grands médias.

 

           Par conséquent, celui qui n’a aucun des quatre « graal », il lui faut croire à ses rêves, avoir la passion des innocents, se dire que peut-être un jour viendra, en sachant fort bien que la probabilité d’être accepté est casi inexistante. Car le critère n’est pas du tout la qualité ni le talent, mais bien celui de la bonne carte, de la bonne famille, du corporatisme, du bon ami, du passe-droit et même parfois celui du portefeuille bien garni.

 

           Mercredi 26 mai

           Comment est-il possible de comparer les précautions sanitaires prises par un État responsable de sa population à celui d’un acte dictatorial apparenté à celui du terrorisme ? Comment donc en arriver à conclure que de mettre un masque chirurgical sur le visage ou celui d’administrer un vaccin pour se protéger d’un virus très contagieux, revient à une torture sur la population, à une privation de liberté ?

           Si pour les adeptes de cette thèse porter le masque ou se faire vacciner est un non-sens, étant donné que le virus « tue peu » - malgré plus d’un million de mort sur une année à travers le monde ! - statistiquement parlant, sur un même laps de temps, le terrorisme, quel qu’il soit, fait beaucoup moins de victime par an. Donc, en suivant leur logique, au regard des chiffres, la stratégie serait de ne pas combattre le terrorisme, mais plutôt le Covid-19 ! Bref, la contradiction ne les effraye pas ! Il faut croire qu’un mort du Covid-19 à moins de valeur que celui d’une victime d’un attentat, surtout s’il est vieux et que cela ne soit pas eux qui se retrouvent entre quatre planches !

           Bref, un récurant fourre-tout utilisé pour échafauder des contre-vérités, de manière à donner l’illusion que leurs conclusions sont issues du bon sens, voire scientifique.

 

           Dimanche 16 mai

           Entendons-nous bien, il n’est pas question de remettre en cause la réalité historique sur la shoah, l’extermination et autres persécutions envers le peuple Juif. Malgré cette utile précision, je sais que le seul fait de s’opposer au régime politique d’Israël, on est aussitôt accusé d’antisémitisme et de tout autres qualificatifs désignant un racisme répugnant. D’ailleurs, n’est-ce pas la raison pour laquelle un éditeur refusa mon texte à paraitre en septembre, parce que mon personnage dénonce la malhonnêteté intellectuelle de certains intellectuels accusant d’antisémitisme le mouvement des « gilets jaune » alors que celui-ci ne revendique que le respect social et salarial ? Le silence rend complice !

 

           Netanyahu et tout autre avocat de la cause israélienne peuvent raconter ce qu’ils veulent, il suffit de regarder les accords qui eurent été pris jadis pour constater que les autorités israéliennes n’ont jamais rien respecté dans le seul but d’agrandir son territoire au détriment de celui de la Palestine. D’ailleurs, ne désignent-ils pas eux-mêmes les terres volées à coup de pelles mécaniques et de bombes comme « les territoires occupés ». Un aveu. Depuis des décennies, les autorités politique d’Israël sont dans les mains d’une droite radicale qui ne veut pas dire son nom, celui de l’extrémisme.

 

           La source des conflits permanents est bien celui de l’expansion territoriale d’Israël qui se fait en toute illégalité, avec l’assentiment internationale, sous prétexte que ce peuple à souffert sous le régime hitlérien. Résultat, à force de passer la main à l’enfant blessé, celui-ci devient lui-même le bourreau d’un autre peuple, reclus dans une prison à ciel ouvert, derrière un mur (tout un symbole), sous le jouc des décisions qui violent les droits humains et à l’auto détermination qu’Israël présente comme « terroriste ». Mais qui terrorise qui ?

 

           Remettons les pendules à l’heure ! Pourquoi le conflit a-t-il repris de plus belle ces derniers jours ? Tout simplement parce que Israël expulse des palestiniens de Jérusalem-Est considéré comme territoire palestinien pour y loger des Israéliens, de manière à s’accaparer l’entièreté de la ville. Le principe de la tache d’huile qui se voit jusqu’à l’autre bout de monde. Mais Israël envoie une armée de lobbyste pour tenter de nous faire croire le contraire, qu’il ne grignote rien, qu’il ne provoque pas son voisin à se révolter. Au contraire, selon lui l’envahisseur c’est l’autre, qui face au silence du monde, ne voit plus que les armes pour faire savoir qu’il est de nouveau oppressé, brimé, réduit à rien. Et Israël se met à massacrer à coup de missile sous prétexte de se défendre, alors qu’il est l’envahisseur. Ce pays pratique une politique de voyou ! Et qu’il soit Juif ou non, ayant été victime d’Hitler ou non, cela ne change rien sur le principe.

 

           Mercredi 12 mai

           Bientôt un mois que je n’ai pas écrit dans ce journal. Un mois que ma tête est absorbée par d’autres tâches, comme la publication de mon troisième roman Ludo du Brésil. Même si le texte ne reprend que quelques vers d’une poésie et d’une chanson encore protégées, il me faut obtenir les autorisations de reproduction. Et ce n’est pas une mince affaire ! D’abord trouver les ayant droits, puis expliquer, réexpliquer, informer le nombre d’exemplaire papier au premier tirage, la limite autorisée de la version numérique (mais était-il envisageable de se priver de vendre plus de X exemplaire ?). Bref, c’est un peu la galère. Mais il sortira.

 

           Dans le même temps, je prépare déjà la sortie de septembre 2022. La négociation s’achève avec l’agent artistique d’un grand dessinateur japonais de manière à utiliser l’un de ses dessins coloriés pour la couverture du livre.

 

           Bref, même si le ciel ne s’éclaircir pas du côté des médias et des autres acteurs du livre (comme la Foire du Livre qui est en cours et qui boude mon travail), je garde confiance sur la qualité éditoriale, elle finira tôt ou tard par payer.

 

           Comme me l’a dit un photographe :  »Ceux qui vous méprisent aujourd’hui finiront par venir manger dans votre main. » Je n’en demande pas tant, lui ai-je répondu ! Donc, pas trop envie de les voir venir me salir la main. D’ailleurs, puis-je avouer que mon vœu le plus cher serait de ne pas devoir faire le trottoir pour voir mon travail diffusé. Oui, me tapir dans l’ombre pour laisser la place au texte, sans devoir expliquer le pourquoi du comment, blablabla. Selon moi, le récit doit impérativement se suffire à lui-même.

 

           Samedi 17 avril

           Je lis tout ce qui me tombe sous les yeux, les informations dites sérieuses - normalement vérifiées avant d’être balancées dans le public - et les autres qui foisonnent sur les sites Internet - que je vérifie quand elles me paraissent plausibles.  Bref, je lis pour ne pas mourir idiot. Puis, je me trébuche aussi sur quantités de vidéos qui circulent sur les sites sociaux et je me demande comment certaines personnes peuvent croire ce qu’ils racontent, comment d’autres peuvent-ils aussi gober et partager de telles âneries !

 

           L’insupportable sont les amalgames destinés à manipuler une opinion. Par exemple, utiliser la demande écrite en 1848 par Victor Hugo - qui faisait suite à une insurrection prolétaire, donc à une cause spécifiquement politique - de manière à dénoncer « la fermeture arbitraire » actuelle des lieux de Culture, suite à un fait pandémique, à une prévention pour la santé publique… Une incroyable malhonnêteté intellectuelle. Cela revient à du révisionnisme.

 

           Quand je lis à longueur de journée que respecter les autres, c’est de ne pas les empêcher de vivre comme bon leur semble, au gré de leurs opinions : refus de se faire vaccin, ni masque, ni distanciation sociale… Autant dire : Allons-y gaiement, cultivons le Covid jusqu'à l’immunisation collective et tant pis pour celui qui tombera, car faut bien mourir un jour… ! Je tombe de ma chaise tant la négation et l’aveuglement sont grands, même insupportable pour les proches de ceux qui ont été fauchés. Pour l’heure, avec le confinement le chiffre de victime est de 0,05 % ! Mais au Brésil, sans le confinement, c’est combien ? Plus de 350.000 ! À pleurer.

 

           Justement au Brésil… Lorsque je lis qu’un juge de la Cour Suprême accuse l’avocat de Lula d’avoir porté préjudice au processus anti-corruption « Lava Jato » parce qu’il a introduit plus de 100 recours judicaires pour faire innocenter son client, lequel vient de voir toutefois toutes ses condamnations annulées, je me dis que le monde est perdu. L’avocat aurait donc eu le tort de trop travailler pour dénoncer les dérives des juges corrompus, à la botte d’un autre juge au service de Bolsonaro ! Et au dernier sondage, 40 % du peuple est encore susceptible de voter pour eux. Misère, misère…

 

           Vendredi 9 avril

           « Arrête d’être comme ton grand-père, à éplucher chaque jour les journaux et les commentaires, cela te fait du mal ! » Ne devrais-je plus m’informer pour ne pas pester devant les aberrations, les âneries, l’ignorance, la mauvaise foi et les propos indignes de certains lecteurs. Le bonheur serait-il logé dans un cloitre où la rumeur du monde ne traverserait pas les murs ? Peut-être. Mais sonder les travers de la société pour la dénoncer, modestement, à son petit niveau, me semble quand même utile.

 

           Ne l’ai-je pas jadis écrit : « Une société qui ne respecte pas les anciens, est une société déshumanisée. » Et l’épreuve de la pandémie qui fait sauter les plombs des uns ou des autres ne peut pas être une excuse pour que tout soit pardonner. La crise sanitaire réduit à contre cœur les libertés, c’est un fait. Par contre est-ce acceptable de dire que les vieux feraient mieux de penser à la jeunesse sacrifiée de manière à lui permettre de braver les règles pour jouir des joies de la vie, que les vieux devraient moins penser à leur propre vie, puisque celle-ci est quand même derrière eux, que ce sont des fossiles « suces pension. » Oui, vous lisez bien ! Là, je me dis qu’on rejoint l’ignoble discours hitlérien, au même titre que celui de l’extermination des Juifs, des estropiés, des malades mentaux, car ils empêchaient la prospérité du peuple arien, beau, grand et fort, de la belle Allemagne, de l’Europe idéalisée sous un drapeau à Croix gammée. Le Covid réveille les salauds, les ordures, les délateurs, les vieux démons qui conduisent au pire. Autrement dit, que les seuls à avoir le droit de vivre devrait être les organisateurs de cette pensée inique, ceux qui s’imaginent être invincibles.

 

             Samedi 3 avril

           Voilà mes interrogations avec l’espoir de ne pas recevoir une volée de bois verts:

 

           Me manquerait-il quelques neurones pour saisir le phénomène auquel j’assiste ces derniers jours ?

           Y aurait-il une autre vérité que celle de vouloir protéger les êtres humains touchés par un virus mortel ?

           L’avenir serait-il celui de narguer le mal en le protestant sans avoir les moyens de le combattre ?

           La solution viendra-t-elle par une revendication de liberté tout en organisant une désobéissance guerrière ?

           N’est-ce pas une jeunesse qui réclame la liberté de consommer à côté d’une autres qui n’en a pas les moyens ?

           Est-ce aussi celle de se regrouper par millier en favorisant une contamination et une surcharge hospitalière ?

           Faudra-t-il en arriver à voir les soignants tellement épuiser au point de ne plus avoir la force de soigner ?

           N’est-on pas parvenu à un point de non-retour au regard du déni affirmé par une poignée d’irréductible ?

           Ne serait-il pas aussi urgent de trouver un remède capable de rétablir quelques circuits électriques du cerveau ?

           Liberté, culture veulent-ils dire que l’égoïsme doit passer avant la sécurité sanitaire de ses voisins ?

           Un meilleur refinancement des hôpitaux devrait-il être dans le but de pouvoir augmenter le nombre de contaminer ?

           N’y a-t-il donc pas dans cette anarchie des arguments pour le moins irréfléchis et qui se contredisent ?

           Est-il difficile de comprendre que les responsables politiques ne sont ni des devins ni des Dieux ?

           Et enfin, les contestataires ont-ils à leur tour apporté la solution miracle pour éradiquer la pandémie ? 

 

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