Il fut un temps pas si lointain que le bourgmestre de Verviers s’obstinait à vouloir faire disparaître à jamais sous trois cent mètres de béton un cours d'eau naturel pour implanter un complexe commercial de 33.000 mètres carrés. La Vesdre fit jadis la réputation de Verviers avec la composition chimique de son eau pour le lavage de la laine, ce qui valut à Verviers d’être désignée comme Ville Lainière.

 

Aucune ville ne refuse de voir passer un cours d’eau dans son centre, bien au contraire, celles qui n’en ont pas pleurent une telle absence - mais à Verviers, ville qui se gausse aujourd'hui d’être la capitale de l’eau, on voulait rayer en son centre tout un pan environnemental et briser à jamais un magnifique point de vue que les majorités politiques de jadis, tous partis confondus, utilisaient avec orgueil pour argumenter leurs campagnes électorales, mettant en exergue l'aménagement des quais, les canards revenus sur l'eau et la poésie. Bien entendu, il fallait poursuivre cette politique et non l'abandonner pour justifier aujourd’hui un massacre fomenté par un mégalomane à la Nicolae Ceauşescu de Roumanie.

 

Après les dernières élections communales, le chef de file se maria avec le parti libéral MR, lequel fut favorable au recouvrement de la Vesdre.  Depuis lors, le moustachu Disonais (car C. D. réside bien à Dison et non à Verviers comme la loi l’exige) utilise les méthodes éculées de l’Est pour museler les opposants à son projet, bafouant la démocratie sous ses bottes. Pour arrivé à ses fin, le rusé distribue encore du pain et des jeux à une population verviétoise aveugle et borgne, creusant ainsi un déficit communal de plus de trois millions d’euros.

 

Bien entendu Sa Seigneurie avait dissimulé cette dette avant une énième élection, car il espérait toujours voir son projet se réaliser et empocher ainsi le pactole du promoteur hollandais à qui il a sans doute promis monts et merveilles.  Seulement voilà, son beau plan concocté avec ses compères a déjà été compromis à plusieurs reprises, puisqu’il fut interdit de construire sur un cours d’eau, d’autant plus que celui-ci n’appartient pas à la ville mais à la Région Wallonne, laquelle a refusé le permis.

 

Mais Monseigneur et sa bande reviennent en faisant appel au copinage politique pour obtenir toutefois l’autorisation de bâtir la cathédrale commerciale. Voilà qui prouve une gestion lamentable à l’image de la ville de Charleroi, où le clientélisme et la corruption sont les fonds de commerce du vieux système socialiste auquel s’inspire le fossoyeur.

 

L'association des Notaires de Verviers constate désormais qu'au centre de la ville les immeubles commerciaux de proximités ne se vendent plus, signe de la désertification causée par ce projet qui pend au-dessus des petits commerces. Pour dissimuler la désertification commerciale, il fait démolir des blocs d'habitation jadis commerciaux au profit des logements sociaux. La stratégie du Bourgmestre est justement de voir se vider le centre ville et la diminution d'espace de commerce pour justifier l'implantation nécessaire de son shopping batave.

 

Personne n'a le droit de saccager et de priver les générations futures de l'environnement d'origine pour le seul profit de l'argent. Certes, le centre-ville mérite effectivement un renouveau commercial à l'échelle humaine, mais en valorisant le cours d’eau, en l’intégrant dans un complexe à l’échelle de la ville de manière a attirer les touristes. Il est inacceptable, inconcevable, inimaginable, criminel même, de vouloir défigurer irrémédiablement une ville pour les marchands du temple.

 

Des marchands du temple Hollandais qui n’auraient jamais oser proposer chez eux ce qu’ils ont voulu faire et imposer chez nous, c’est-à-dire de couvrir des canaux à Amsterdam ou le cours d’eau à Maastricht pour construire une galerie commerciale. Aucun respect pour notre patrimoine!

 

Nous courrons, Sa Majesté de Verviers y compris, soit à Amsterdam, soit à Maastricht, soit à Bruges, soit à Durbuy, voire même jusqu’à Venise pour jouir des charmes des cours d’eau au cœur de la ville ayant préservé son patrimoine existant.

 

Pour vous forger une opinion, visionnez donc le diaporama.

 

 

La proportion du projet:

 

 Certes, les chiffres se manipulent, mais ils peuvent aussi dire beaucoup de chose. Par exemple évaluer le pourcentage de la superficie du projet de galerie Foruminvest dans le coeur de Verviers et le transposer en proportion égale dans le coeur d’une ville comme Liège et Bruxelles.

 On peut admettre que le coeur de Verviers incluant la plupart des commerces se situe dans un périmètre allant de l'église Saint-Remacle à l'église Saint-Antoine (900m) et en largeur de Hodimont à la rue Xhavée (250m). Hors le projet actuel est de 260m sur 90m (le plus large - sachez que le premier projet incluant la couverture de la Vesdre était de 140m de large). C'est à dire plus ou moins dans sa longueur 1/3 du centre de la ville.

 

Comparons maintenant avec des villes comme Liège.

Longueur: Pont Saint-Léonard - gare des Guillemin: 2300m.

Largeur: Sauvenière - en Outre-Meuse: 600 mètres.

La galerie devrait faire 750m (toute la rue Pont d'Avroy et la rue Cathédrale) sur 200m (de la place Cathédrale jusqu'au Théâtre). Sachez aussi que les complexes existants font:

Rocourt : 240m sur 190m.

Belle Ile: 400m sur 140m.

 

Et à Bruxelles:

Longueur: Gare du Nord - gare du Midi: 2000m.

Largeur: Anspach - Gare Centrale : 700m.

La galerie devrait faire 666m (du théâtre de la Monnaie à la place Rogier en passant par la rue Neuve) sur 233m (Bld Adolphe Max jusqu'au Passage 44).

 

 Serait-ce imaginable de construire de tels complexes dans ces villes ? Bien sûr que non. Alors pourquoi veut-on fourguer à Verviers un bazar qui va manger 1/3 de la longueur du centre ville. Je dis bien un tiers! Les chiffres parlent d'eux même au point de comprendre qu’il y a un véritable problème avec Claude Desama et son collège échevinal. Je vous le dis comme je le pense, sans doute comme la majorité de la population, cette équipe et l'Union des Classes Moyennes est une bande de mégalomane aveuglé par une auréole qui pourrait planer au-dessus de leur tête. Et quand on sait que Foruminvest sponsorise des manifestations dites culturelles pour obtenir les bonnes grâces du résidant disonais élu bizarrement à Verviers, il y a de quoi se dire que cela sent le roussi. Lisez ci-dessous le portrait de Claude Desama.

 

Pour protester contre ce méga complexe non adapté à la proportion de la ville, faites circuler l’information auprès de vos amis

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Le bourgmestre de Verviers Claude Desama résida sur la commune de Dison alors qu’il avait établi son domicile sur la commune de Verviers pour pouvoir se présenter sur une liste électorale et être élu.

 

Un fait qui a son importance vis-à-vis de la loi, car au regard de cette dernière il y a l’obligation d’établir son domicile sur la commune dont on veut être élu. Et si l’on ne réside pas dans le domicile déclaré, il s’agit d’un domicile fictif.

 

Abus de pouvoir.

En 2002 le même Claude Desama et sa belle administration refusa durant 8 mois d’établir mon domicile dans l’appartement que je louais depuis 2 ans déjà et dans lequel je m’établissais, sous prétexte que je quittais l’appartement d’une dame qui demeurait en dessous de chez moi. Oui, oui, car il y avait suspicion de domicile fictif étant donné que j’allai selon eux continuer à vivre chez ma voisine. La preuve par quatre que selon le « maïeur » il faut bien résider dans son domicile pour être en conformité avec la loi, loi qu’il ne s’applique donc pas. C’est encore pire !

 

On m’informa que dans les années 1985 ou 1986, non seulement deux conseillés communaux Ecolo de Verviers, mais aussi le PS en la personne de Claude Desama, virent leur mandat invalidé par le Conseil d’État suite à la plainte déposée par un membre de la majorité (PSC-PRL) parce que l’un des Ecolos résidait à Jalhay et non à son domicile de Heusy, l’autre résidait ailleurs que dans la commune de Verviers et Desama parce qu’il résidait déjà à Dison, commune où son épouse était échevin et parfois bourgmestre faisant fonction. Puis il y eut encore l’invalidation du scrutin en 1982 ! Nous avons donc à faire à un indécrottable récidiviste avéré !

 

Une habitude verviétoise...!

 Dans le même temps, à Theux, le bourgmestre de Verviers de l’époque PSC Jean-Marie Raxhon se rendait en pantoufle dans la boulangerie la plus proche de sa résidence pour aller chercher les croissants. Deux poids deux mesures. Abus de pouvoir avéré ! Pour prouver qu’il vivait bien au dessus de son cabinet d’avocat établi rue du Palais à Verviers, Monsieur Raxhon avait ouvert les portes de son appartement aux télévisions nationales où l’on voyait une valisette posée sur le sol de « sa chambre à coucher » avec une paire de soulier, deux costumes, quelques chemises, chaussettes et slip rangés dans une armoire presque vide. Le journaliste avait même fait la réflexion que sa garde robe était moins bien garnie que celle d’un allocataire social. Et M. Raxhon avait répondu avec cran que c’était bien la preuve qu’il vivait modestement, sans profiter de son mandat pour s’enrichir. Une blague écoeurante ! Imaginez un avocat et de surcroît bourgmestre de Verviers avec deux costume de réserve dans son armoire ! On voyait bien qu’il n’y vivait pas. Dès lors, si cela n’avait pas d’importance au regard de la loi, pourquoi donc avoir fait ce cinéma ?

 

Et ce n’est pas parce que cela se passe dans d’autres communes avec des élus célèbres, que cela fait office de jurisprudence et qu’il faut accepter l’inacceptable par dépit. N’est-ce pas Claude Desama qui prétendit faire appliquer la loi, en interdisant par exemple la distribution de tracts dans la rue ?

 

Mais voilà aussi la question : Pourquoi il y eut cette inertie de l’opposition ? Un journaliste du Journal Vers l’Avenir me répondit par un seul mot : mystère.

 

Plainte auprès du Conseil d’État.

Je déposai bien une plainte auprès du Conseil d’État pour demander l’invalidation du mandat de l’usurpateur Disonais ! En effet, il m’est quand même assez insupportable de constater que le premier élu de ma commune, via son administration, m'accusa à tord en 2002 de vouloir établir un domicile fictif à Verviers alors que dans le même temps ce même élu a lui-même établi un domicile fictif à Verviers pour se faire élire et, via la complicité de la police communale aux ordres, m'accuser de vouloir frauder.

 

Comment aussi accepter une telle situation quand nous savons par expérience qu’un individu sans emploi, un allocataire social (ou un chômeur) est dans l’obligation de résider en permanence dans son domicile déclaré pour avoir droit aux minimum d’insertion social du CPAS, lequel est un service de l’administration communale géré par le bourgmestre. Et n’oublions surtout pas qu’il serait interdit à cet allocataire social de partager quotidiennement sa salle de bain avec une dame demeurant dans une autre habitation des plus confortables. Il serait poursuivi pour faux, usage de faux, escroquerie et condamné à rembourser les allocations indûment perçues. C’est vraiment l’exemple parfait du politique fraudeur qui use de son pouvoir pour dire au petit peuple qu’il ne peut pas faire ce que lui fait en toute impunité !

 

Qui disait que Verviers ce n’était pas Charleroi ? Cest peut-être pire, puisque le premier élu n’était même pas un habitant de la ville, aux sus de beaucoup de monde et des élus. Comme à Charleroi, c’était l’omerta, personne ne protesta… Il y avait complicité par omission, même des électeurs qui savaient et qui avaient voté pour lui !

 

Seulement voilà, à Charleroi les membres de l’opposition politique eurent quand même fini par faire la besogne, avec l’aide bénévole de la RTBF. Ici, rien de tout cela. L’opposition, préféra ne pas remuer ce genre d’affaire sous prétexte qu’il ne faut pas attaquer l’homme sur ce terrain mais seulement dans son action politique, comme si le fait de déclarer un domicile fictif pour devenir bourgmestre ce n’était pas un acte politique. Je crois rêver ! Accepter de le discréditer seulement sur son action politique, c’était valider et donner du crédit à son mandat.

 

Était-ce à un citoyen ordinaire ou était-ce à l’opposition politique de déposer une plainte ?

 

Le Conseil d’État me répondit qu’il s’agissait d’une question juridique et que « Il est préférable d'adresser ces demandes à des avocats ou encore à des boutiques de droit, des Maisons de Justice, des organisations d'assistance juridique, des C.P.A.S., des organisations syndicales, etc, qui donnent des avis juridiques gratuits ou à des tarifs avantageux. »

 

Demander au CPAS, voire même au syndicat FGTB… ! Une mauvaise blague évidemment. Par expérience j’avais écrit à la Maison de Justice de Verviers qui me répondit que « cela n’entrait pas dans leurs compétences ».

 

En clair, le citoyen floué aux élections par un intrus venu de Dison aurait du payer de sa poche les services d’un avocat pour pouvoir dénoncer à l’État Belge que le bourgmestre de Verviers avait été élu de manière illicite puisque ce dernier avait dissimulé à la grande majorité de la population qu’il résidait à Dison.

 

N’était-ce-ce pas à l’opposition politique de se bouger le popotin et à faire le ménage, même sil y a chez eux des brebis galeuses?

Un diaporama exceptionnel de 9 minutes sur la ville de Verviers