INTRODUCTION
J’ai eu l’occasion de lire « Le Robert des noms propres » d’Amélie Nothomb. Elle nous y décrit l’évolution d’une jeune fille douée pour la danse et son intégration dans les « petits rats de l’opéra ». Les professeurs étaient très exigeants au point de vue du poids ce qui entraîna chez elle un fort amaigrissement et une dégénérescence des os par manque de calcium. Cette histoire me semblait tellement irréelle et touchante que j’ai voulu me documenter sur le sujet de l’anorexie mentale.
Peu de gens se rendent compte de la gravité et du danger de cette maladie. Pourtant chaque année elle tue 10% à 15% des personnes atteintes. C’est pour cela que j’ai décidé de vous inviter à mieux comprendre cette maladie.
D’après les statistiques lues dans diverses revues telles que « Top santé et Réponses Psy », l’anorexie mentale est une maladie qui touche plus de 20% des adolescents de nos jours mais très peu d’adultes. C’est un trouble du comportement alimentaire qui existe depuis bien longtemps. En effet, cette maladie était déjà connue au Moyen Age au sein des communautés religieuses, ces privations ayant un caractère mystique et une justification philosophique. On retrouve des observations traitant de ce problème depuis 1689 (Morton). Lasègue parle « d’anorexie hystérique » en 1873 et Gulle « d’anorexie nerveuse » en 1874. On peut dire qu’on étudie le problème depuis la fin du 19eme siècle. Ces deux médecins considèrent le trouble d’origine psychique. Depuis lors, de nouvelles conceptions médicales nous permettent d’appréhender cette affection comme un problème physique, psychologique et psychique.
En effet, il existe un jeu complexe de facteurs largement interdépendants concernant les relations familiales, la position sociale des femmes adultes et des adolescents, les attitudes sociales à l’égard de l’alimentation, du corps, de la sexualité et de la santé.
Cette pratique consiste à se priver de toute sorte de nourriture par peur de prendre du poids ou de devenir gros alors que le poids est inférieur à la normale. Selon de nombreuses enquêtes, elle touche plus de filles que de garçons : ceci est normal vu le nombre de pressions et incitations aux régimes ouvertement adressées aux femmes. C’est pourquoi j’ai décidé de centraliser mon travail sur le comportement alimentaire des jeunes filles….