LES MILLIARDS DU ROI ALBERT II

En Belgique, nous sommes en présence d’une famille royale et d’un Roi Albert qui ont chroniquement besoin d’argent non public pour pouvoir régler une série de dépenses qui doivent passer à côté de la surveillance de ceux qui représentent la Nation, l’opinion publique et le peuple.
Le mécanisme passe par le Libéria pour atterrir au Grand-Duché de Luxembourg, pays étroitement lié au Royaume de Belgique puisque la Grande-Duchesse sortante, Joséphine-Charlotte, n’est autre que la sœur du Roi Albert II et que le nouveau chef d’Etat, le Grand-Duc Henri, en est par conséquent le neveu.
C’est ici qu’intervient –comme le monde est petit– le plus puissant groupe financier belge, le groupe Almanij. Ce dernier détient notamment dans son escarcelle, la Kredietbank (KBC). Et dans le giron du groupe KBC, la Kredietbank-Luxembourg, la KB-Lux ou encore KBL. Cette dernière banque, implantée, comme son nom l’indique, au Grand-Duché de Luxembourg, est devenue au niveau européen, la banque spécialisée dans les méthodes de blanchiment les plus diverses et dans les comptes secrets les plus discrets. Des enquêtes judiciaires, comme celle menée en Belgique par le juge d’instruction Jean-Claude Leys, l’ont démontré.
Or, l’un des plus importants clients, sinon le plus important, de la Kredietbank-Luxembourg, s’appelle… Albert II. Plus exactement Albert de Saxe de Cobourg… Nous avons pu examiner la comptabilité secrète de cette banque et notamment la comptabilité de gestion de ses comptes W.K., les comptes à pseudonyme. On y tombe sur une construction de sociétés off-shore dans un pays africain, le Libéria. Plusieurs comptes W.K. se rapportant à des domiciliations africaines sont concernés par ces off-shores douteuses : avant tout, le compte « Vikan » et le compte « Prothéa ». Par ailleurs, nous sommes inopinément tombés sur le fait que le Parlement belge, en 1988, a ratifié sans le moindre débat un traité garantissant les investissements respectifs de chacun de ces deux pays, la Belgique et le Libéria, chez le partenaire. Nous n’avons pas trouvé trace des investissements libériens en Belgique…
En ce qui concerne le compte « Vikan », les fiches secrètes (référence 571120) qui révèlent le nom du détenteur physique du compte anonyme, nous apprennent qu’il s’agit d’un membre de la noblesse proche du Palais royal, Jean de Barcy, cousin d’un escroc actuellement incarcéré, André de Barcy. L’adresse indiquée pour Jean de Barcy est 35, rue Ducale, à Bruxelles, à un jet de pierre du Palais Royal. Le crédit du compte au 31 décembre 1993 : 2 617 349 136,33 francs belges, soit 450 millions de francs français !
La fortune colossale amassée par de Barsy n’est bien sûr pas la sienne. Même si elle remonte, à ne pas en douter, au temps des colonies africaines de la Belgique. Jean de Barcy est plutôt le financier de l’ombre de la famille royale un rôle dans lequel cet homme modeste se complait d’ailleurs. Les fonds de poubelle de la rue Ducale, mais également ses relevés téléphoniques apparus lors du procès qu’il intenta jadis à sa femme de ménage qui téléphonait trop souvent à son goût et à ses frais dans son pays d’origine, en témoignent.
Autre compte important : le compte « Prothéa » (référence 426290), est géré par un certain Estenne, professeur d’université, et affiche le 30 octobre 1993 un crédit de 1 074 304 348,43 francs.
Trois autres pseudonymes émergent comme détenteurs ou actionnaires de sociétés anonymes (montants : 341 630 671,85, 341 775 248,46 et 164 488 941,10 francs).
Or, il y a également obligation d’indiquer pour ces comptes libériens le bénéficiaire économique qui se cache derrière ces structures et hommes de paille. L'indication est claire : Albert de Saxe de Cobourg.
Sans parler du compte secret W.K. « Bamti », dont le solde, au 1
er
janvier 1994 se montait à 1 milliard 123 millions 359 793,56 francs belges.

LES MAGOTS CACHES DES MONARCHIES EUROPEENNES

Il subsiste 25 monarchies encore en exercice dans le monde, dont dix en Europe et parmi elles…, celles de Belgique, de Luxembourg, de Monaco… Des monarchies immensément riches, à en rougir presque de honte, si on était à leur place. Avec, qui l’aurait cru, le Luxembourg en deuxième place en Europe, loin devant les Belges et les Monégasques. Le listing établi par « Eurobusiness » et reproduit plus loin, est éloquent à ce sujet.
Heureusement qu’en Europe, les monarchies n’ont plus les pouvoirs politiques de celles de l’Orient ou spirituel de celles d’Asie. Basé sur une histoire de 6 000 années, le système monarchique européen paraît aujourd’hui bien désuet, sujet de la presse à scandales, vestige du passé et surtout, insolent de par sa richesse, ses trésors cachés et ses magouilles financières. Car comment aurait on pu constituer un pactole aussi énorme ? Comment une dynastie comme la belge a-t-elle pu « détourner » autant d’argent à son bénéfice, comment celle du Grand-Duché. Après que l’état luxembourgeois avait dû compenser les pertes de jeu du Prince Félix. A-t-elle pu devenir la deuxième fortune des monarchies européennes avec 4,655 milliards… d’euros ?
8 des 15 états membres de l’Union européenne sont toujours « dirigés » par des monarques. Et comme la présence républicaine a depuis longtemps renvoyé ces chefs d’état au rang de symboles plus ou moins brillants, l’engouement sans danger des foules pour ces têtes couronnées est toujours aussi grand. Malheureusement, ces foules enthousiastes ne connaissent pas toujours la vérité sur les perversités, les comportements, le quotient intellectuel de leurs idoles. Heureusement, car autrement, on revivrait des moments genre 1789…
Ceci dit, les états comme l’Allemagne. la France ou encore l’Autriche, qui se sont débarrassés de leurs monarchies depuis longtemps, ne s’en sentent pas plus mal. Dans ces états au moins, on n’a pas besoin de mettre que des êtres humains, souvent de peu de valeur morale, puissent être « sacrés et inviolables ». Et narguer le bon peuple avec leurs Ferrari (Pays-Bas), leurs histoires sordides de cul et autres (Grande-Bretagne), leurs blanchiments d’argent (Liechtenstein), leurs affaires de moeurs (Belgique), etc…