Extrait « ça m'intéresse » 1995 :
« Tenues en suspicion par le clergé à leur apparition dans les années 1970, les communautés du Renouveau Charismatique, adeptes d'une foi primitive exubérante à base de chants collectifs, croient aux guérisons miraculeuses par la prière, y compris celle du sida. Aujourd'hui elles forment l'aile marchante de l'Eglise en Amérique du Sud, notamment au Brésil, tant et si bien que Jean Paul II a pu les considérer comme « un don de Dieu ». Et des contacts, bien qu'apparemment difficiles, se maintiennent depuis quelques années avec les Témoins de Jéhovah qui, avec plus de 4,5 millions de membres (11 millions avec les sympathisants) dans 229 pays, constituent l'une des « sectes » les plus importantes du monde, loin devant les 400.000 moonistes estimés ou encore le petit millier d'adhérents au mieux du Mandarom de Gilbert Bourdin. Il existe même des cas plus troublants encore sur la difficulté de séparer sectes et religions, comme celui du kimbanguisme africain (environ 5 millions de fidèles au Zaïre, au Congo, en Angola), que rien ne permet de séparer d'une pratique catholique orthodoxe. Et pourtant, son fondateur, Simon Kimbangu, fut emprisonné pendant trente ans par les autorités belges à la demande de l'Eglise (voir Christ Noir). Les religions reconnues ne seraient-elles, comme on le dit parfois, que des sectes qui ont réussi ».