SAINT MATERNE
(& Euchaire et Valère)


Disciple de Saint Pierre, si l'en en croit des traditions vénérables, l'un des 72 disciples les plus proches du Christ, et, peut-être, comme l'ont affirmé certains chroniqueurs, le fils de la veuve de Naïm ressuscité par le Christ. Certains ont voulu reculer jusqu'au 4è siècle la vie de Materne et les débuts de I'Eglise dans le Nord de la Gaule, confondant sans doute avec un autre Materne, originaire de Lombardie, qui vécut à la fin du 3ème siècle, qui fut honoré de la confiance de l'empereur Saint Constantin le Grand lui-même, et qui participa aux conciles locaux d'Arles et de Rome (313-314). Personnellement, je m'en tiendrai à l'antique tradition.


Saint Materne, icône familliale, Philippeville, Belgique.
(icône que l'on peut commander au monastère de Pervijze )


C'est vraisemblablement entre l'an 42 et l'an 52 que trois missionnaires partent de Rome pour évangéliser la Gaule du Nord: Euchère et ses deux jeunes lévites Valère et Materne. Leur destination: Trêves, ville la plus importante et la plus opulente de la Gaule Belgique. Les trois frères y commencent leurs travaux avec un zèle que ne peut rebuter ni la corruption des romains aisés, ni la farouche idolâtrie des autochtones. Plus d'une fois, Euchère, qui s'élève avec force contre l'abomination du culte païen, et proclame que seul Jésus-Christ est digne dadoration, faillit être lapidé. On les chasse de la ville, mais nos missionnaires ne perdent pas courage: ils attendent en paix le moment choisi par Dieu pour faire rejaillir Sa Puissance d'une manière telle que les conversions affflueront.

Cette occasion est donnée à Euchère par Albana, une noble dame veuve d'un puissant sénateur. Dieu guérit miraculeusement son fils par les prières d'Euchère, et Albana se convertit. La nouvelle fait grand bruit, et sert puissamment à la cause de l'Evangile. Les néophytes se mettent à affluer.

Ici, je vais (encore!) me permettre une (dernière?) digression: Dans les vies de saints de cette époque, on parle beaucoup de miracles. Une question se pose: que faut-il en croire? Pieuses légendes? Saintes exagérations? Délire mystique? Ou signes de Dieu? Les auteurs oscillent entre deux positions extrêmes: la première est celle, par exemple, du H.P. Ribadéneira, qui prend pour argent comptant tous les miracles qu'il a entendu rapporter. Les vies de saints ne sont plus, sous sa plume, qu'un long chapelet de miracles. Il faut pourtant être conscient que les chroniqueurs anciens avaient tendance à se servir de "canevas", et à reprendre pour narrer la vie d'un saint, certains miracles précédemment attribués à d'autres saints. A l'opposé, nous avons le chanoine Leclerq, qui élimine systématiquement tout fait qui n'est pas à 100% rationnel, rejetant pour certains personnages l'ensemble de ce que l'on peut en dire, quitte à affirmer doctement après cela: "On ne sait rien de la vie de..."

Personnellement, je pense qu'il y a moyen de trouver une voie médiane entre ces deux choix extrêmes, et que, sans avaler les plus terribles invraisemblances, nous ne pouvons dénier à Dieu le droit de faire des miracles et de modifier des lois qu'il a Lui-même établies. Je me permettrai de rappeler à ce sujet cette belle phrase de Charles Péguy: "Les catholiques sont à battre avec un gros bâton, quand ils se mettent à parler sur un certain ton scientifique de leurs admirables légendes, afin de se mettre, de se hisser à la hauteur de deux philologues traitant de trois versions d'un même épisode homérique".

Revenons-en à Materne. Après 23 ans de travaux, Saint Euchère s'éteint paisiblement à Trèves après une vie pleine de mérites. Valère lui succède, et le christianisme fait de tels progrès que selon un chroniqueur, à la fin de son épiscopat qui dure 15 ans, le nombre de chrétiens dans la ville surpassait le nombre des païens. Materne succède à Valère, mais bien que son âge soit déjà avancé, il ne tient pas en place. Il songe à étendre son champ d'action, ou plutôt, son champ d'évangélisation.

Politiquement, c'est une période relativement calme pour les chrétiens. Rome est préoccupée de défendre ses frontières du Rhin, et ne songe pas à persécuter les croyants qui jouissent en Gaule du Nord d'une liberté relative. Materne reprend son bâton de pélerin, il descend la Moselle et le Rhin, s'arrête dans les bourgades échelonnées le long des deux rivières, et y prêche la bonne nouvelle. Sa direction est Cologne, capitale des Ubiens, où l'un de ses disciples, Saint Paulin, meurt martyr et scelle de son sang le témoignage de Jésus-Christ ressuscité. Materne établit en la ville des lieux de prière, et pour les desservir, installe des prêtres chargés de conserver et de faire mûrir le fruit de son labeur. Puis il bifurque vers l'Ouest, et passe chez les Tongres, dont la capitale, qui porte encore aujourd'hui le nom de Tongres, est alors une cité considérable au carrefour de quatre grandes voies militaires vers Bavai, Cologne, Arlon et Nimègue. Materne a mis le pied sur le territoire qui est actuellement la Belgique. L'évangélisation de notre pays a commencé.

Materne connaît à Tongres un succès immédiat, il y bâtit un oratoire en l'honneur de la Très Sainte Mère de Dieu, et on a prétendu que ce fut le premier oratoire dédié à la Vierge Marie en-deça des Alpes. Il jette les bases de l'évêché qui sera plus tard transporté successivement à Maestricht et à Liège. C'est pourquoi d'anciennes images le représentent tenant une église à trois clochers, Trèves, Cologne, Tongres, les trois grandes étapes de sa vie d'évangélisateur.

De Tongres, Materne descend vers la Meuse et se met à parcourir ces rives sauvages où n'existent que de misèrables huttes éparses dans les bois. Trois endroits seulement, ou plutôt trois rochers, présentent quelques habitations réunies: Namur, Maestricht et Dinant. Materne les visite et bâtit un oratoire au pied de chacun de ces rochers. A Namur, c'est à l'endroit où se trouve actuellement l'église Saint Materne, rue Notre-Dame, au pied de la citadelle. Etendant ensuite ses excursions sur les deux rives de la Meuse, il bâtit des chapelles aux endroits où se trouvent aujourd'hui les villes de Walcourt et de Ciney.

A propos de Ciney, une gracieuse légende raconte qu'un jour, les cinq fils d'un homme riche, proconsul ou gouverneur de la station de Ciney, montés sur un attelage pour une promenade dans les environs, virent leurs chevaux s'emballer et se diriger tout droit vers les étangs et marais d'Halloy. Malgré tous leurs efforts, ils ne parvenaient pas à maîtriser les animaux. En désespoir de cause, ils invoquent le Dieu de Materne. Et il n'en faut pas plus pour que les chevaux se calment et s'arrêtent au bord des étangs. Une autre version de la même légende raconte plutôt que les cinq enfants piquent une tête dans l'étang et se noient, tous les cinq, mais que Materne réussit à les ramener à la vie, provoquant du même coup la conversion de toute la famille à la nouvelle Foi. De plus, en reconnaissance, le gouverneur céda un terrain pour y construire une église. Cette histoire, qui est à l'origine du blason à cinq têtes de la ville de Ciney, attire notre attention sur la présence en Condroz de Saint Materne. Pour ce qui en est de Walcourt, c'est Materne qui, selon une vénérable tradition, sculpte de ses mains la célèbre statue de la Vierge Marie, qu'il place sur l'autel d'un oratoire dédié à la mère de Dieu, édifié sur la colline dominant la vallée de l'Eau d'Heure, avec les débris d'un temple païen. Que cette histoire soit vraie ou fausse, elle prouve que nos ancêtres avaient parfaitement conscience que Materne était à l'origine du Christianisme et de la piété dans nos régions.

On signale aussi son passage à Leffe et à Foy-Notre-Dame, où il serait également à l'origine des célébres sanctuaires que nous connaissons aujourd'hui. On le signale aussi à Huy, et il n'est pas, dit un ancien biographe, d'infirmité corporelle ou spirituelle qui ne reçoive soulagement de l'apôtre. Hérigène célèbre son zèle pour le salut des âmes, son humilité, sa simplicité, sa douceur, sa bonté, l'austérité de sa vie.

De retour à Cologne vers la fin de la quarantième année de son apostolat, presque centenaire, miné par les fièvres, Materne reçoit la récompense de ses travaux, et l'an 130 de Jésus-Christ, rend paisiblement son âme à Dieu. Ses trois églises se disputent ses reliques, et c'est Trèves qui l'emporte. Materne repose en paix auprès de ses deux prédécesseurs Euchére et Valère. Il est vénéré dans le diocèse de Liège (fête le 20 septembre) et dans celui de Namur (fête le 25 septembre). Ses reliques sont partagées entre les villes de Tongres, Liège et Trèves. Parmi les églises qui lui sont dédiées, citons la basilique de Walcourt et la petite église Saint Materne à Namur.

Tropaire de Saint Materne (ton 4)



De l'apôtre Pierre tu fus le disciple,
Et comme lui infatigable dans ton travail d'évangélisation,
Tu parcourus la terre des Belges
Pour l'arracher aux ténèbres de l'idolâtrie,
Et tu tiras de la mort les cinq fils d'un homme de Ciney
Pour proclamer par ce miracle étonnant
Que Christ est le seul Dieu digne d'être adoré,
Vénérable père Materne,
Prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.

Amen!


SAINT MATERNE, APÔTRE DE LA BELGIQUE ET LA PRIMO-ÉVANGÉLISATION DES GAULES, faits, sources historiques, etc



Saint Materne, extrait de sa Messe.

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extrait de : JEAN HAMBLENNE
"SAINTS ET SAINTES DE BELGIQUE AU PREMIER MILLENAIRE"
Cet ouvrage balaie la période des dix premiers siècles de l'ère chrétienne. La Belgique a connu une évangélisation très précoce, dès la fin du premier siècle. Puis, après les périodes sombres des persécutions et des invasions, la doctrine chrétienne s'implante solidement dans nos régions, pour culminer au septième siècle appelé le "siècle des saints". L'ouvrage recense tous les saints de cette période: les saints évangélisateurs comme saint Materne ou saint Servais, les saints évêques comme saint Amand ou saint Hubert, les vierges martyres comme sainte Dymphne, et une multitude de saints connus ou inconnus. Cet ouvrage de 360 pages présente leur vie, la date de leur fête, les raisons pour lesquelles ils ont été invoqués, les catégories sociales dont ils sont les patrons, et les prières qu'on leur a adressées. Nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Prix public: 15 Euros.
Envoi contre versement au CCP 000-0560212-37 de
JP Hamblenne BP 19 B-1420-Braine l'Alleud Belgique.
Pour la France: chèque au nom de JP Hamblenne.
Editions Altaïr, Braine-l'Alleud, Belgique
mai 2003
isbn 2-930197-41-2
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Synaxaire (=Sanctoral) de Belgique


introduction au livre :
qu'est-ce qu'un saint, au sens de la Bible?
le culte des saints est-il légitime?
la Belgique au sens historique du terme (Jules César, etc)
développement de l'Eglise en Belgique
calendrier des saintes et saints de Belgique avant le schisme d'Occident de 1054, etc
bonne découverte!
Jean-Michel



Saint Amand et saint Materne, Apôtres en Belgique, mais aussi en Alsace!
Chapelle des Larmes, Mont-Sainte-Odile, 12ième siècle (mosaïques du début du 20ième s.)

Notes personnelles sur l'hagiographie ci-dessus et sur ces 3 saints en général.
Il est important de toujours resituer les lieux et personnages dans leur contexte historique. Ainsi, la ville de Trèves, actuellement en Allemagne, se trouva jusque fort tard en "Gaule Belgique", territoire de l'antique tribu des Trévires.
Des "scientifiques" diront qu'il n'y a rien en Gaule Belgique avant le 3ième voire même le 4ième siècle. Ils se basent sur divers textes contradictoires pour affirmer cela.
L'Histoire et l'archéologie la plus récente nous permettent de savoir pourtant avec beaucoup de certitude à quel point la ville de Trêves était importante pour l'empire romain, et cela dès l'an 18 avant Jésus-Christ, et ne cessera de prendre de l'importance.
De la période païenne, retennons que le tristement célèbre futur empereur Caligula y était né. De la période chrétienne, des gens "sans importance" comme le saint empereur Constantin le Grand, saint Ambroise "de Milan", saint Césaire "d'Arles", saint Honnorat "de Lérins", pour citer quelques figures à peine marquantes tant de l'Histoire que du christianisme, cela devrait suffire pour comprendre qu'ils ne sont pas "apparus" dans un lieu perdu. Et que si le lieu en question n'avait pas été depuis longtemps un centre de grande importance dans les campagnes d'annonce de l'Evangile du Salut, jamais ils ne seraient devenus ce qu'ils sont devenus.
Je rajouterais un détail qui a son importance concernant la forte présence chrétienne dans cette ville de Trèves aux tous débuts de la diffusion du christianisme. Le 23 février, nous avons saint Celse (qui est le même que celui du 4 janvier) : connu comme 5ième épiscope du lieu, mort vers 150. Le 23 février 978, sous l'évêque Egbert, on retrouva au monastère de Saint-Euchère le corps d'un confesseur du nom de Celse : c'est "l'invention" des reliques dont parlent les martyrologes, ce qui veut dire leur découverte, pas leur "invention" dans le sens actuel du terme.
Donc nous reprennons en partant du texte de l'hagiographie (cfr aussi le long texte sur saint Valerius, qui sera retraduit et disponible ici) : premier épiscope, Eucherius, puis Valerius, puis Maternus (*), puis un 4ième, puis Celse jusqu'en 150, on a une succession normale dans les datations, tout se tient, pas de raison de douter!
(*) avant que Materne ne vienne pousser la Mission dans la partie actuelle de la Belgique, ceci seul pouvant expliquer les nombreux oratoires et antiques lieux de cultes en vallée mosane qui lui sont soit attribués soit dediés.
Je me garderai bien de parler d'évêque pour une raison fort simple : on ne sait pas avec certitude quand en Occident le système épiscopal a pris le relais du système presbytéral prévalant comme dans le judaïsme, système qu'on voit en vigueur à Rome tout le premier siècle (pas de pape!), encore du temps de saint Justin Martyr (milieu du 2ième siècle), et il faut attendre saint Hyppolite de Rome et son ouvrage "la Tradition Apostolique" pour avoir la mention d'évêque dans le monde romain.
Episcope ou hiérarque feront l'affaire.
La page le(s) concernant chez nos amis les Petits Bollandistes, ci-dessous, vous confirmera tout cela, avec tout le sérieux qu'on leur connaït (sauf quand les faits, la vérité de l'Histoire remet en question leur conception non-apostolique du rôle de l'Apôtre Saint Pierre, mais c'est une autre histoire! 0=%^)= .


Jean-Michel


scène de la vie de saint Materne : sa résurrection par l'imposition du baton pastoral de Saint Pierre.
Cliquez sur l'image pour quelques vues récentes de la basilique Saint-Materne à Walcourt, province de Namur, Belgique.


Saint Euchaire, premier évêque de Trèves, et ses successeurs les saints Valères et Materne (1er siècle).

note : Nous avons suivi la chronologie adoptée par Baronius, le rédacteur du martyrologe romain. Il fait de saint Materne un apôtre qui a reçu sa mission de saint Pierre en personne, tandis que quelques hagiographes, les Bollandistes, entres autres, soutiennent qu'il appartient au 4ième siècle; nous avons déjà vu qu'une étude plus approfondie de ces questions a démontré que c'est au 1er siècle, et non au 4ième siècle, qu'il faut placer l'évangélisation des Gaules.


Une tradition immémorable raconte que le culte de la Sainte Vierge, conjointement avec le Christianisme, fut apporté dans l'Alsace, par saint Materne, disciple de saint Pierre, et, selon plusieurs écrivains, le fils unique de la veuve de Naim, que Jésus-Christ ressucita et admit ensuite au nombre de Ses 70 disciples. La tradition ajoute que Materne étant mort à Eil, dans le cours de ses prédications, Euchaire et Valère, les deux compagnons de son apostolat, retournèrent à Rome exposer leur douleur à saint Pierre, que celui-ci leur donna son bâton pastoral, en leur disant de le poser sur le corps du défunt, et de lui commander de ressusciter; après quoi il continuerait sa mission avec plus de succès qu'auparavant; qu'enfin tout se passa comme l'avait dit le Prince des Apôtres; et que par Materne ressuscité et ses compagnons furent fondées les églises de Strasbourg, de Trèves, de Cologne et de Liège.
Si cet antique récit a été contredit par certains critiques, qui, offusqués des faits miraculeux qu'ils rencontrent dans l'histoire, étudient, sous l'inspiration du préjugé, les moyens de les en bânir, ou du moins de les mettre en suspicion, on ne peut disconvenir que celui-ci réunit en ses faveur des raisons et des autorités puissantes  : ce sont les martyrologes des huitième, neuvième et dixième siècles, et divers écrits de la même époque, qui citent cette tradition comme admise de temps immémorial; c'est la croyance religieusement conservée en diverses églises, malgré les grandes distances qui les séparent; c'est le respect avec lequel Cologne et Trèves ont conservé les deux demi-moitiés du bâton pastoral de saint Pierre, qu'elles se sont partagé, et l'accord des anciens auteurs à motiver par ce miracle la coutume qu'on les Papes de ne pas porter de crosse; c'est l'antique basilique de la Résurrection bâtie à Eil, et où la foule des pélerins visitait dévotement le tombeau vide qui avait servi pendant quarante jours de sépulcre à saint Materne; c'est le témoignage uniforme des historiens alsaciens, allemands, italiens, des siècles plus rapprochés du nôtre; c'est l'office propre du bréviaire de Strasbourg; c'est enfin, d'une part, le fait non contesté que saint Materne fut le premier apôtre de l'Alsace, de l'autre, le fait incontestable que dès le second siècle l'Alsace comptait des chrétientés florissantes.
Saint Euchaire tint le siège épiscopal de Trêves pendant 23 ans, et il s'endormit dans le Seigneur le 8 décembre; Valère lui succéda, siégea 15 ans et mourut le 29 janvier; Materne continua les travaux apostoliques de ses deux prédécesseurs immédiats et s'envola au ciel le 14 septembre, après avoir gouverné son diocèse pendant 40 ans. Leurs corps furent ensevelis hors des murs de la ville de Trêves. On voit des reliques de saint Valère dans la crypte souter­raine de Saint-Mathias de Trèves; des parcelles cal 816 transférées à Lisbonne. L'église métropo­litaine possède des ossements de saint Materne. Les peintres ont coutume de représenter saint Materne avec une église à trois tours, afin de rappeler que son diocèce comprenait primitivement les trois villes importantes de Cologne, de Trêves et d'Utrecbt, qui, plus tard, à cause du nombre de chrétiens, devinrent autant de titres épiscopaux.

Tiré du "Propre de Trèves"; de "l'Histoire des 72 Disciples", par M. l'abbé Maistre; et de "Notre-Dame de France", par M. le curé de Saint-Sulpice.

Texte : les Petits Bollandistes, 7ième édition, Bar-le-Duc 1876

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