16 Septembre

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15 septembre 2005

Bonsoir ami(e)s des saint(e)s, qu'ils soient Celtes ou non, d'ici ou d'ailleurs!

En Belgique, SAINTE , depuis des siècles à l'honneur des Autels. Vies en fin de message.


Nous avons au calendrier byzantin (datation grégorienne), en plus d'une partie des saints ci-dessous :
Saint ;(Etc.)

Que Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est béni dans Ses saintes et saints, par leurs prières, nous fasse miséricorde.

To: "[celt-saints]"<celt-saints@yahoogroups.com>
From: emrys@globe.net.nz>
Date sent: Thu, 16 Sep 2004 14:58:15 +1200
Send reply to: celt-saints-owner@yahoogroups.com
Subject: [celt-saints] 16 September

Saints Celtes et anciens saints Anglais - 16 Septembre
(traduction personnelle http://www.amdg.be )

=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
* Saint Ninian
* Sainte Edith de Wilton
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=

Saint Ninian (+ vers 432),
Apôtre des Pictes, Abbé du monastère Candida Casa (Maison Blanche), évêque de Whithorn

(Nynia, Ninnidh)
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Evêque et confesseur; date de naissance inconnue; mort vers 432; premier Apôtre du Christianisme en Ecosse.
Le plus ancien récit le concernant est chez Bède (Hist. Eccles., 3, 4): "les Pictes du sud ont reçut la vraie Foi par la prédication de l'évêque Ninias, un très vénéré et saint homme de la nation Brittanique, qui avait été régulièrement instruit dans la foi et les mystères de la vérité à Rome; et dont le siège épiscopal, portant le nom de saint Martin l'évêque, et la célèbre église qui lui est dédiée (en laquelle Ninias lui-même et nombre d'autres saints reposent dans leur corps) est à présent en possession de la nation Anglaise. Le lieu appartient à la province des Berniciens et est habituellement appelé la "Maison Blanche" [Candida Casa], parce que là il bâtit une église en pierre, ce qui n'était pas habituel parmi les Britons".
Les faits indiqués par ce passage représentent en pratique tout ce que nous savons de certain sur la vie et l'oeuvre de saint Ninian.

Une vie ultérieure bien plus détaillée, compilée au 12ième siècle par saint Aelred, prétend donner une vie détaillée basée sur Bède et aussi sur un "Liber de vita et miraculis eius" (sc. Niniani) "barbarice scriptus", mais les éléments légendaires y sont largement évidents. Ce récit, cependant, rapporte que pendant qu'il était occupé à bâtir son église à Candida Casa, Ninian entendit les nouvelles du décès de Saint Martin, et décida de lui dédicacer l'église. Vu que saint Martin est mort vers 397, de ce fait la mission de Ninian vers les Pictes du sud a dû avoir commencé vers la fin du 4ième siècle.

[/b> La Vie de saint Ninian par Aelred, Abbé de Rievaux se trouvait en ligne sur :
http://www.uk-christian.net/boc/ninian.htm
à présent sur :
http://web.archive.org/web/20010713123553/www.uk-christian.net/boc/ninian.shtml ]


Saint Ninian fonda à Whithorn un monastère qui devint célèbre en tant qu'école de monachisme endéans le siècle de sa mort; son oeuvre parmi les Pictes du sud n'aura pourtant eut de résultat qu'à cour terme. Saint Patrick, dans son épitre à Coroticus, appelle les Pictes des "apostats", et les références sur l'abandon du Christianisme par les convertits de saint Ninian se trouvent chez saint Columba et saint Kentigern. Le corps de saint Ninian fut enterré dans l'église à Whithorn (Wigtownshire), mais on n'en connaît plus de reliques existantes. La "Clogrinny", ou cloche de saint Ringan (Ninian), d'un artisanat assez sommaire, se trouve à l'Antiquarian Museum d'Edinbourgh.

extrait du site traditionaliste romain :
http://www.newadvent.org/cathen/11084a.htm

~*~*~*~*~*

Une autre Vie :

Saint Ninian de Galloway, évêque, missionnaire en Ecosse
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(Nynia, Ninias, Rigna, Trignan, Ninnidh, Ringan, Ninus, Dinan)
Il était Celte, né dans le sud de l'Ecosse vers 360, et est considéré comme le premier prédicateur majeur de l'Evangile auprès des peuples vivant au-delà du Mur d'Hadrien, c'est à dire vivant en dehors du territoire autrefois sous domination romaine. On rapporte qu'il a étudié à Rome (notez qu'il est contemporain d'Ambroise, Jérôme et Augustin), mais fut principalement influencé par son amitié avec saint Martin de Tours, avec qui il passa un temps considérable lors de son voyage de retour d'Italie vers la Grande-Bretagne.
Il est probable qu'il appela son quartier général en Galloway d'après la fondation de Martin en Gaule. Martin avait un monastère connu sous le nom de LOCO TEIAC, forme latinisée du Celtique LEUG TIGIAC. LEUG signifiant "blanc, brillant," et TIG signifiant "maison" (une baraque, "shanty" en anglais actuel, ou SHAN-TIG, est une vieille maison). Le suffixe -AC signifie "petit." Donc, le monastère de Martin portait un nom qui en Celtique voulait dire "petite maison blanche". Vers l'époque de la mort de Martin, en 397, Ninian bâtit une église dans le Galloway, sud-ouest de l'Ecosse. Elle était construite en pierre et enduite de blanc, une construction inhabituelle dans un pays où presque toutes les constructions étaient en bois. Il l'appella "Candida Casa" (Maison Blanche) ou Whithorn, probablement d'après le nom de la fondation de Martin à Tours.
Les archéologues ont excavé et partiellement restauré son église au 20ième siècle.
De sa base du Galloway, Ninian partit prêcher à travers le sud de l'Ecosse, le sud des Montagnes Grampian, et mena des missions de prédication parmi les Pictes d'Ecosse, aussi loin vers le nord que Moray Firth. Il prêcha aussi dans les Plaines Solway et le Discrict Lake en Angleterre.
Comme Patrick (une génération après) et Columba (un siècle et demi plus tard), il fut le principal agent à préserver la tradition de la vieille Eglise Romano-Brittanique et former le caractère de la Chrétienté Celtique. Certains historiens pensent que l'on a exagéré le nombre et l'étendue de ses conversions, mais à travers tout le sud de l'Ecosse il y a un grand nombre d'églises à porter son nom, elles sont fort étendues, et sont traditionnellement considérées comme des congrégations originellement fondées par lui. Notre information le concernant sort principalement de l'Histoire de Bède (livre 3, chapiter 4), d'un récit anonyme du 8ième siècle et d'un récit du 12ième siècle par Aelred. Ce dernier écrit 700 après les faits, et pour cette raison est rejetté comme non-fiable par nombre de critiques. Cependant, il affirme se baser sur un ancien récit, "rédigé par un barbare". Cela suggère qu'il pourrait avoir existé un récit authentique rédigé par un membre de la communauté de Ninian en Galloway.

Tropaire de Saint Ninian ton 8
Ayant été instruit et bénit par des saints, O saint père Ninian,/
Tu revins prêcher le Christ à ton propre peuple dans le nord de la Grande-Bretagne./
Pour que nous suivions ton exemple, O Apôtre des Pictes, Lumière pour ceux dans les ténèbres du paganisme,/
Véritable berger des brebis, Enseignant de la Foi Orthodoxe et fondateur de Candida Casa,/
Prie afin que nous oeuvrions sans relache pour le Christ parmi nos concitoyens, afin que nos âmes soient sauvées.


Prière :
O Dieu, Qui par la prédication de Ton bienheureux serviteur et évêque Ninian fit rayonner la lumière de l'Evangile dans le pays de Grande-Bretagne : Accorde, nous T'en supplions, qu'ayant sa vie et ses oeuvres en mémoire, nous puissions nous montrer reconnaissants en suivant l'exemple de son zèle et de sa patience; par Jésus-Christ notre Seigneur, qui vit et règne avec Toi et le Saint-Esprit, Dieu Un, pour les siècles des siècles.

Voyez le livre "The Christian Island," by Beram Saklatvala (J M Dent, London, 1969)
Whithorn Priory and St Ninian, Galloway, South West Scotland




ruines médiévales tardives à Whithorn / Candida Cassa
Les premières implantations Chrétiennes en Ecosse :
http://www.aboutscotland.co.uk/whithorn/priory.html

Les Machars :
http://www.newsnorth.com/whats-on-scotland/machars.html


Sainte Edith (+984), Abbesse de Wilton, (Editha, Eadgith), fille de Saint Edgar et Sainte Wilfrida,
Qui fut distinguée par sa générosité envers les pauvres et sa familiarité avec les animaux sauvages.

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Née à Kensington, Angleterre, en 961; morte en 984. Sainte Edith était la fille illégitime du roi Edgard et de sainte Wulfrida (Wilfrith, voir 9 septembre), une femme noble qu'il avait enlevée. (Le roi entreprit une pénitence de 7 ans pour ce crime, selon la "Vita" par Saint Dunstan (19 mai). Après la mort de sa femme, le roi supplia Wulfrida de l'épouser. Elle rejetta ses sollicitations et prit le voile monastique à Wilton. Ainsi, sainte Edith rentra au couvent en étant bébé, et ne le quitta jamais.
..........
Moins de 2 mois après, saint Dunstan l'assistait à son lit de mort. Elle fut enterrée à Saint Denis. William de Malmesbury, écrivant au début du 12ième siècle, relate que sa fête était célébrée avec grande dévotion (Attwater2, Bénédictins, Coulson, Husenbeth).

Dans l'art, Sainte Edith est dépeinte comme une moniale royale (pas une abbesse) donnant l'aumône à un pauvre. Elle peut aussi être montrée avec une bourse, ou lavant les pieds d'un pauvre (Roeder). Sainte Edith est commémorée dans le diocèse de Clifton et vénérée à Wilton (Bénédictins, Roeder).

[ Voir texte chez les Petits Bollandistes, en fin de message : en dehors des détails ci-avant, c'est le même mais en plus complet. JMD ]


Sources:
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Ajouts personnels :


Bel Office byzantin à saint Ninian, Apôtre des Pictes, en grec, par le protopsaltis Panagiotis Somalis :
http://membres.lycos.fr/stmaterne/psomalis/ninnian.pdf   
Il est demandé à celles et ceux qui célèbreront cet Office de bien vouloir y commémorer pour Panagiotis les personnes suivantes :
a. son défunt père Michael, partit pour le Royaume Eternel le 21/2/2005
b. l'évêque de Telmessos, mgr Hristoforos, qui a été 8 ans évêque auxiliaire à Londres et son père spirituel durant leur séjour commun en Angleterre.



traductions personelles (c) : http://www.amdg.be ;


Du Synaxaire Copte Orthodoxe :
http://www.copticpope.org
http://www.copticcentre.com/synaxarium.pdf
http://www.mycopticchurch.com/saints/
Tobi 23, 1721 AM


Jeudi 16 septembre 2004 ou 6 Tute 1721
Martyr de sainte Basilissa
En ce jour aussi, sainte Basilissa fut martyrisée aux jours de Dioclétien l'infidèle. Cette sainte était une pieuse Chrétienne, et n'était âgée que de 9 ans. Ils l'attrapèrent, la lièrent pieds et mains et la jettèrent dans un feu, mais, par la puissance de Dieu, elle ne fut pas brûlée. Par ses prières, Dieu fit jaillir de l'eau, qu'elle but, puis remit son âme dans les mains de Dieu.


Puisse son intercession être avec nous, et Gloire soit à Dieu à jamais. Amen!






Du site de l'Eglise Orthodoxe Serbe en Amérique du Nord
http://www.westsrbdio.org/prolog/prolog.htm

http://pomog.org/ochrid.html
( site de l'Eglise Russe Hors Frontières aux USA, calendrier julien )



Saint Nicolas Velimirovitch, évêque d'Ochrid, Serbie (+ 05 mars 1958), rescapé de Dachau puis des persécutions communistes, auteur de ce Sanctoral "Prologue d'Ochrid".



Du site de l'Eglise Orthodoxe Russe en Amérique du Nord
http://ocafs.oca.org/


Saint Dorothée, ermite d'Egypte (4ième s.)
Saint Dorothée, ermite Egyptien, natif de la Thébaïde en Egypte, vécut en ascète dans le désert de Sceté, sur la rive occidentale du Nil. Pallade, évêque d'Helenopolis et auteur de la célèbre HISTOIRE LAUSIAQUE, avait été élève de saint Dorothée durant sa jeunesse, et en a préservé la mémoire.
Saint Dorothée mena une vie ascétique fort austère. Après avoir accomplit ses prières, il partait en plein soleil du midi pour ramasser des pierres pour construire des cellules pour les autres ermites. La nuit, le saint tissais des paniers, en échanges desquels il recevait de quoi vivre.
La nourriture de saint Dorothée consistait en pain et les maigres herbes trouvées dans le désert. Il ne se nourrissait qu'une fois par jour, buvant alors aussi un peu d'eau.
Une fois, saint Dorothée envoya un de ses élèves pour chercher de l'eau, mais il revint en disant qu'il avait vu un serpent dans la source et que l'eau de la source devait à présent être empoisonnée. Saint Dorothée partit lui-même à la source, prit une louche d'eau, traça le Signe de la Croix dessus et la but, en disant : "Où est la Croix, la puissance des démons ne sait rien blesser". Saint Dorothée mourrut en paix à un âge avancé.



Martyre Ludmilla, grand-mère de saint Wenceslaus, Prince des terres Tchèques (+ 927)

La sainte Martyre Ludmila, une princesse Tchèque (Bohémienne), fut mariée au prince Tchèque Borivoy. Les 2 époux reçurent ensemble le saint Baptême de saint Méthode, archévêque de Moravie et Illuminateur des Slaves (Fête 11 mai).
Comme Chrétiens, ils se montrèrent soucieux de l'illumination de leurs sujets avec la lumière de la vraie Foi, ils bâtirent des églises et invitèrent des prêtres à célébrer les divins Offices. Le prince Borivoy mourrut jeune, à 36 ans. Sainte Ludmila, en veuve, mena une vie austère et pieuse, et continua à s'occuper de l'Eglise durant le règne de son fils Bratislav, qui dura 33 ans.
Bratislav épousa Dragomira, de qui il eu un fils, Vyacheslav. Après la mort de Bratislav, Vyacheslav monta sur le trône; il avait 18 ans. Prennant avantage sur la jeunesse inexpérimentée de son fils, Dragomira commença à introduire des habitudes et coutumes païennes dans le pays.
Sainte Ludmila, bien entendu, s'y opposa. Dragomira conçut de la haine pour sa belle-mère et voulut la détruire. Quand sainte Ludmilla déménagea pour la ville de Techin, Dragomira envoya en secrets 2 sicaires pour l'assassiner. Sainte Ludmilla était en prière, et les 2 assassins entrèrent dans la maison et accomplirent l'ordre de Dragomira.
Les reliques de la sainte martyre Ludmilla furent enterrée à Technin dans les murs de la ville. Nombre de guérisons eurent lieu à sa tombe. Le prince Vyacheslav transfera le corps de sainte Ludmila vers la ville de Prague et le plaça dans l'église de Saint-Georges.





Textes à traduire plus tard :

Repos de Saint Cyprien, Thaumaturge et Métropolite de Moscou (+ 1406)

Martyre Sébastienne, disciple de l'Apôtre saint Paul, martyrisée à Heraclea (1er s.)

Nouveau hiéromartyr Gregory (Raevskii) de Tver, Russie (1937)





Dans le livre "Saintes et Saints de Belgique au 1er millénaire", nous trouvons à ce jour :
http://www.amdg.be/amdg12.html "sanctoral Belgique"
[je ne placerai ici des vies de saint(e)s tirées de ce livre que de manière exceptionnelle : il vaut l'achat!]








Dans le livre en néérlandais "Vergeten Helden", volume "september", nous trouvons à ce jour:
http://www.amdg.be/ed-pervijze.html




D'après le sanctoral des RP Bénédictins, éditions Letouzey & Ané 1936, on trouve entre autres :




Textes à corriger plus tard :





D'après les Petits Bollandistes, 7ième édition, Bar-le-Duc 1876, entre autres :



p.131-133


A Cordoue [ Espagne, alors sous occupation musulmane ], les saints martyrs Roger ou Rogel et Serdieu ou Servio-Deo, qui eurent les mains et les pieds coupés avant qu'on leur tranchât la tête. 852

En Ecosse, saint Ninian, évêque et confesseur. 432. Ninian (Ninias ou Ninien) fut l'apôtre des Cumbriens (Angleterre) et prêcha la Foi de Jésus-Christ dans les contrées du Cumberland et du Galloway. Fils d'un prince des Bretons Cumbriens, il avait été envoyé à Rome pour y faire son éducation. Il y trouva des professeurs célèbres qui l'instruisirent dans toutes les branches des connaissances humaines, telles qu'on les enseignait alors; mais il fit surtout des progrès dans l'étude de l'Evangile. Sa piété crût avec son zèle et il se sentit appelé à faire connaître le culte du vrai Dieu dans sa patrie. L'évêque de Rome saint Boniface 1er le fit évêque et il repartit en Grande-Bretagne. Ninian réussit à triompher de la farouche barbarie de Tudoval, roi des Pictes; il convertit les populations idolâtres et bâtit une église en pierre dans le Galloway. Jusque là les Bretons septentrionaux n'avaient pas vu d'édifice de ce genre : ils donnèrent à la construction nouvelle le nom de "Candida Casa" (Maison blanche) : c'est aujourd'hui Whitehern ou White-Horn. Ninian y établit son siège épiscopal et dédia l'église sous l'invocation de Saint Martin, dont il avait visité le tombeau glorieux durant le cours de ses voyages. Whitehern devint une pépinière de Saints et d'hommes apostoliques : Ninian y mourut le 16 septembre 432. Ses reliques se sont gardées à Whitehern jusqu'à la prétendue réforme; il y a un bras de saint Ninian dans une église de Douai. -- Darras, "Histoire générale de l'Eglise", tome 13, p.165; de Montalembert, "Les Moines d'Occident", tome 3, p.19; Godescard, tome 5.

En Alsace, sainte Roswinde, vierge. Elle était la dernière des filles du duc Adabric, et soeur de sainte Odile (13 décembre), fondatrice du monastère de Hohenbourg (Mont-Sainte-Odile), au diocèse de Strasbourg. Roswinde renonça aux biens de la terre et résolut d'imiter sa pieuse soeur en se consacrant à Dieu dans le même monastère. Son corps fut enseveli à Hohenbourg dans la chapelle de Saint-Pierre, à côté de l'autel où on le trouva en 1663. b

Encore en Alsace, sainte Eugénie, fille d'Adalbert, duc d'Alsace, nièce de sainte Odile et abbesse du même monastère de Hohenbourg. Elle donna pendant 15 ans, à sa communauté, l'exemple de toutes les vertus. Son corps fut déposé dans la chapelle de Saint-Jean-Baptiste, près du tombeau de saitne Odile. Ses reliques furent conservées dans cet endroit jusqu'à la guerre des Suédois qui ouvrirent son tombeau et dispersèrent ses ossements. Depuis cette époque, on n'a pu en conserver que quelques parties dans les églises d'Obernai (arrondissement de Schelestadt) et de Willgoltheim (arrondissement de Strasbourg). 8ième s.
[voir "Vie" au 26/9 en fin de page ]
Encore en Alsace, les saintes Gudelinde et Eimhilde, abbesses de Niedermunster (Inferius monasterium), au diocèse de Strasbourg. Gundelinde était soeur de sainte Eugénie de Hohenbourg dont nous venons de parler; Eimhilde lui succéda dans le gouvernement de son monastère. Leurs reliques étaient placées sur le maître-autel de l'église de Niedermunster, d'où elles parvinrent dans celle du village de Saint-Nabor. 8ième s.




SAINT CYPRIEN, EVEQUE DE CARTHAGE, DOCTEUR DE L'EGLISE ET MARTYR (+ 258)
http://www.amdg.be/sankt/cyprien-carthage.html

voir aussi les textes au 31 août (calendrier byzantin) :
http://www.amdg.be/sankt/aou31.html



SAINTE EDITH, VIERGE, PRINCESSE D'ANGLETERRE (+ 984)
évêque de Rome : Jean 14 - roi d'Angleterre : Ethelred 2

Personne n'est en sécurité dans cette vie
comme celui qui ne désire posséder rien autre
chose que le Christ.
Saint Isidore de Séville.

Edith vint au monde en 961. Elle était fille naturelle et adultérine du roi Edgar. Ce prince l'avait eue d'une dame illustre par sa naissance, qu'il avait enlevée, et qui se nommait Wulfride ou Wilfrith. Sa femme étant morte, il voulut épouser celle qu'il avait déshonorée ; mais Wuilfrith ne voulut point y consentir, et alla même prendre le voile dans le monastère de Wilton, dont elle devint abbesse peu de temps après. Elle voulut se charger elle-même du soin d'élever Edith, sa fille, qui par là fut arrachée à la corruption du monde, avant d'en avoir ressenti les effets. C'est ce qui a fait dire au rédacteur du martyrologe romain, en parlant de notre Sainte, que, "s'étant consacrée à Dieu dès son enfance, elle avait moins quitté le monde qu'elle ne l'avait ignoré" : ignorance infiniment précieuse, et qui est le plus sûr moyen de vivre dans une parfaite innocence.
La jeune princesse profita si bien des exemples et des instructions de sa mère, qu'elle se fit religieuse dans le même monastère. Elle faisait l'office de Marthe à l'égard de toutes les religieuses et des externes, et les fonctions de Marie à l'égard de Notre-Seigneur; car, sans considérer sa naissance, elle s'appliquait aux plus vils ministères de la maison, assistait les malades, et se faisait la servante des étrangers et des pauvres. Elle fonda pour eux, près de son monastère, un hôpital pour en entretenir toujours 13. Secourant de ses aumônes et de ses soins ceux qu'elle savait être dans l'indigence, elle cherchait les affligés pour leur donner de la consolation, et aimait mieux converser avec les lépreux, qui sont abandonnés de tout le monde, qu'avec les premiers princes du royaume. Plus les personnes étaient rebutées des autres à cause de leurs infirmités, plus elles étaient bienvenues auprès d'elle; en un mot, Edith était incomparable dans son zèle à rendre service à son prochain. L'abstinence faisait ses plus grandes délices, et elle fuyait autant les viandes délicates que les autres les recherchent avec empressement, joignant à cela une vie de rude ascète. Telle fut la vie de cette jeune princesse jusqu'à l'âge de 15 ans.
Le roi, informé de tant de belles qualités de sa fille, voulut la faire abbesse de 3 monastères; mais elle le remercia, et se contenta de lui proposer pour cela des religieuses que son humilité lui faisait juger beaucoup plus capables qu'elle d'occuper ces places. Elle ne put se résoudre à quitter une maison où elle avait déjà reçu tant de grâces; elle aima mieux obéir que commander, et demeurer sous la conduite de sa mère, que d'être chargée de la conduite des autres. Mais son humilité parut bien davantage lorsqu'elle refusa la couronne d'Angleterre; car, après la mort de saint Edouard le Pacifique (8 juillet), son demi-frère, que l'Eglise honnore comme martyr, les seigneurs vinrent la trouver pour lui présenter le sceptre, et employèrent toutes les raisons possibles, et même tentèrent les voies de la violence pour l'obliger de l'accepter. Elle leur résista toujours généreusement, et l'on aurait plutôt transmué les métaux, dit son historien, que de la retirer de son cloître, et de lui faire quitter la résolution qu'elle avait prise d'être toute sa vie dévouée au service de Dieu.
Elle avait fait bâtir une église en l'honneur de saint Denis; elle pria saint Dunstan d'en faire la dédicace. Pendant la solennité de la Messe, ce saint prélat eut révélation que la mort de la jeune princesse, qui n'avait encore que 23 ans, arriverait au bout de 40 jours. Cette nouvelle attendrit son coeur et tira de ses yeux des torrents de larmes
"Hélas !" dit-il à son diacre qui lui demanda le sujet de sa tristesse, "nous perdrons bientôt notre bien-aimée Edith; le monde n'est plus digne de la posséder. Elle a, en peu d'années, acheté la couronne qui lui est préparée dans les Cieux. Sa ferveur condamne notre lâcheté; notre vieillesse n'a pu encore mériter cette grâce; elle va jouir des clartés éternelles, et nous demeurons toujours sur la terre dans les ténèbres et les ombres de la mort". S'étant aperçu, durant la cérémonie, que la Sainte faisait souvent le Signe de la Croix sur le front, il dit aussi par un esprit de prophétie : "Dieu ne permettra pas que ce pouce périsse jamais". L'événement vérifia l'une et l'autre de ces 2 prédictions ; car, au bout de 40 jours, le 16 septembre 984, elle rendit son âme dans la même église, entre les mains des Anges, qui honorèrent son décès de leur présence et d'une mélodie céleste; et ce même pouce, dont elle s'était tant de fois servie pour former sur elle le Signe de la Croix, fut trouvé 13 ans après sa mort sans aucune marque de corruption, quoique tout le reste de son corps fût presque entièrement réduit en cendres. Cette église de Saint-Denis, qu'elle avait souvent visitée et arrosée de ses larmes pendant sa vie, lui servit aussi de sépulture. 30 jours après son décès, elle apparut à sa mère avec un visage serein et tout lumineux, lui disant que le Roi des Anges, son cher Epoux, l'avait mise dans Sa gloire; que Satan avait fait tout ce qu'il avait pu pour l'empêcher d'y entrer, en l'accusant devant Dieu de plusieurs fautes; mais que, par le secours des saints Apôtres, et par la vertu de la Croix de son Sauveur Jésus, elle lui avait écrasé la tête, et, en triomphant de sa malice, l'avait envoyé dans les enfers.
Plusieurs miracles ont été opérés par ses mérites. Nous rapporterons seulement l'exemple suivant qui montre combien pèchent ceux qui usurpent les biens de l'Eglise. Un homme s'étant approprié une terre de sainte Edith, tomba tout à coup si malade, qu'on le crut mort sans avoir eu le temps de faire pénitence. Mais un peu après, étant revenu à lui, il dit aux assistants : "Ah ! mes amis, ayez pitié de moi et secourez-moi par la ferveur de vos prières; l'indignation de sainte Edith contre moi est si grande que, pour me punir de l'usurpation que j'ai faite d'une terre qui lui appartenait, elle chasse mon âme malheureuse du Ciel et de la terre. Il faut que je meure, et cependant je ne puis mourir. Je veux réparer mon injustice, et restituer à l'Eglise le bien que je lui ai ravi". Il n'eut pas plus tôt témoigné cette bonne volonté, qu'il expira paisiblement.
On la représente tenant d'une main une bourse, et de l'autre une pièce de monnaie, pour marquer son grand amour pour les pauvres.

Acta Sanctorum; Godescard; Surius.





post-Schisme : Dans l'ancienne abbaye cistercienne de Savigny, au diocèse de Coutances, le vénérable Vital de Mortain, fondateur et abbé de ce monastère. Natif du village de Tierceville, près de Mortain (Manche), il embrassa l'état ecclésiastique, puis se retira avec quelques disciples dans la forêt de Craon (Mayenne), et plus tard dans celle de Fougères; en 1105, il se fixa dans celle de Savigny, et y jeta les fondements d'un monastère. Vital avait un talent remarquable pour la parole : il prêcha avec succès en France et en Angleterre. En 1119, le roi Henri 1er lui donna le prieuré de Dompierre (Domnipetra), sur la paroisse de Mantilly, dans le Passais, avec 600 arpents de terre et l'étang de Morette, l'un des plus beaux du diocèse du Mans. Vital y établit une communauté importante où il mourut. Il se fit plusieurs miracles pendant les 3 jours que son corps demeura exposé à la vénération du peuple. Ses restes furent transférés dans l'abbaye de Savigny. 1122.




Textes à corriger plus tard :


SAINTE EUPHEMIE, VIERGE ET MARTYRE A CHALCEDOINE, et ses compagnons sainte Luxe et saint Géminien, martyrs à Rome (+ vers 302)
p.149-153


SAINT PRINCIPE, EVEQUE DU MANS (+ 541)
P.162-163

SAINT FRODULFE OU FROU, MOINE A AUTUN, solitaire au diocèse de Dijon (7ième siècle)
p.163-164

SAINTE LUDMILLE OU LUDOMILLE, MARTYRE, duchesse et patronne de Bohème (+ 927)
p.164





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que les saints Anges du Seigneur veillent sur vous!

jean-michel


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